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Insights

La collaboration au travail à l’ère du numérique

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Si le concept de collaboration au travail n’est pas nouveau, il renaît à la faveur de l’émergence de la nouvelle économie et de ses acteurs : GAFA, licornes et autres start-ups.

Une récente étude fait l’état des lieux des nouvelles pratiques et standards observés dans les entreprises d’aujourd’hui…

 

 

La collaboration n’est pas un concept nouveau. Cela fait 15 ans que sa courbe Google Trends oscille légèrement mais conserve la même dynamique.

D’abord utilisé dans le champ de l’apprentissage, le mot « collaboration » connaît – à la faveur de l’émergence de l’économie numérique – une renaissance certaine.

Pour faire le point sur le sujet, FABERNOVEL INSTITUTE et BAP viennent de publier les résultats d’une étude sur la collaboration au travail réalisée auprès de 50 entreprises françaises et internationales*[1] entre février et avril 2018.

 

Non, la collaboration n’est pas réservée aux Millenials

98% des plus de 35 ans disent préférer travailler en équipe contre 80% pour les moins de 35 ans.

Les environnements de travail propices à la collaboration sont cependant mal distribués : 95% des employés issus des start-ups évaluent positivement la capacité de leurs équipes à collaborer, alors qu’ils ne sont que 27% dans ce cas pour les grandes entreprises.

Pourtant, l’étude montre que la révolution numérique a fait du chemin dans les grandes organisations : 54% des personnes interrogées aimeraient collaborer plus souvent.

Et des mots tels que Scrum, digitalnomades ou encore squad ne sont plus des inconnus, ils sont mêmes devenus indispensables tant est acquise désormais la célèbre phrase de Peter Drucker*: « Culture eats strategy for breakfast ».

 

 

4 axes stratégiques à suivre pour emmener ses équipes dans la nouvelle économie :

 

Axe numéro 1 – Disrupter les organisations pour donner de la flexibilité.

L’étude révèle que plus de 30% des employés, en grande majorité issus des grands groupes, sont habitués à des équipes projet de plus de 7 personnes. 14% disent même travailler dans des équipes projet de 11 personnes. Pourtant, la plupart des répondants (54%) estiment que la taille idéale d’une équipe est entre 4 et 6 personnes.

La première étape consiste à se saisir des nouveaux modèles organisationnels à l’échelle de l’entreprise afin de rester innovant et agile et de donner aux équipes plus de flexibilité et d’autonomie.

Ces nouveaux modèles – squad, organisation distribuée ou encore holacratie – ont en commun d’organiser les équipes autour du travail à produire, à la différence de l’organisation souvent figée des structures traditionnelles.

 

Axe numéro 2 – Repenser les espaces en fonction des besoins.

L’espace architectural est un des véhicules de la culture d’entreprise et reflète souvent son organisation : les équipes divisées par département travaillent dans des espaces différents, avec peu de variation au niveau de l’installation, et les bureaux individuels sont réservés pour les managers et les directeurs.

Or favoriser la collaboration, c’est repenser ses espaces de travail en fonction des besoins de ses collaborateurs : le Flex office, le télétravail et les espaces de coworking permettent de fluidifier la communication et de créer des synergies grâce à de nouvelles rencontres.

Le travail à distance est compatible avec la collaboration pour 93% des personnes interrogées.

 

Axe numéro 3 – Avant d’adopter des outils, réfléchir aux usages.

Un autre axe consiste à identifier l’usage des outils collaboratifs au sein de l’entreprise.

Bien que 88% des répondants aient l’accès à des messageries instantanées et à des réseaux sociaux d’entreprise, l’email reste à 51% l’outil principal pour échanger de l’information dans le cadre professionnel.

De nouveaux outils dédiés à la collaboration intègrent des logiciels de gestion de projet (Slack, Yammer, Workplace by Facebook) ainsi que les principes des méthodologies agiles (Trello et Azendoo) afin de favoriser de nouveaux usages en fonction des besoins.

Les nouvelles méthodes de travail telles que  le Design Thinking, le Lean Startup ou le Scrum, intègrent la collaboration à de différentes étapes du projet.

 

Axe numéro 4 – Garder les yeux ouverts grâce à la mobilité.

La dernière recommandation de l’étude concerne la mobilité des talents.

La note attribuée à son entreprise pour sa capacité à collaborer décroît avec l’ancienneté dans cette même entreprise : elle tombe à 2,95 / 5 pour les collaborateurs qui ont passé plus de 10 ans dans une même structure.

Changer régulièrement de structure permet de se nourrir de nouveaux modes de fonctionnement et de travailler avec des personnes différentes aux parcours variés.

Favoriser la mobilité interne, organiser une learning expedition, travailler en collaboration avec des nomades digitaux à travers le monde permet de réinventer ses objectifs, questionner ses certitudes, de s’inspirer de la manière dont les autres travaillent, et d’insuffler un nouvel esprit dans son propre groupe.

 

Conclusion : Créer des lieux d’innovation pour faire émerger la collaboration.

60% des personnes interrogées dans les grands groupes ont un programme dédié à l’innovation : incubateur, programme d’intrapreneuriat, espaces d’échange avec des start-ups…

Même ceux qui n’y contribuent pas régulièrement estiment à 85% que cette initiative a une influence positive sur la collaboration au sein de l’entreprise.

Le passage à l’échelle est sans doute la prochaine étape clé de la transformation des organisations…

 

Les résultats complets de l’étude sont disponibles ici.

 

 

 


Méthodologie

Dans le cadre de cette étude, FABERNOVEL INSTITUTE et BAP ont interrogé plus de 50 entreprises françaises et internationales. L’enquête s’est déroulée de Février à Mars 2018 et a couvert huit secteurs : Transports, Luxe, Produits de consommation, Banque et assurance, Conseil, Publicité, Retail et Télécommunications.

[1] 37% grandes entreprises, 32% de PME, 17% Startups, 8% organisations publiques, 6% autres

[2] Peter Drucker est un professeur, consultant américain en management d’entreprise auteur et théoricien du début du XXème siècle.

 

 

 

Insights

Bienvenue dans l’ère du Smart Marketing !

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Smart city, smart home, smart phone…font partie de notre quotidien, qu’en est-il du « Smart Marketing » ?



Par Ghislaine de CHAMBINE, directrice du salon e-marketing Paris





L’intelligence serait partout et on en aurait encore plus besoin aujourd’hui qu’auparavant.

Rassurons-nous, il ne s’agit pas de l’intelligence humaine, non, celle-ci gageons que nous en bénéficions tous, hier comme demain. Il s’agit de l’intelligence artificielle.

Et si on connaît depuis plusieurs années les smart city, les smart home et bien sûr les smart phones… n’allons-nous pas à grands pas vers le smart marketing ?


Mais qu’est-ce que le smart marketing ?


Il consisterait en un bon équilibre entre l’utilisation des technologies (Intelligence Artificielle, chatbot, recherche vocale, visuelle, blockchain…), la création de campagnes sur tous les réseaux sociaux, avec des influenceurs plus proches de leur communauté, avec l’objectif permanent de personnaliser l’expérience et fluidifier le parcours d’achat omnicanal.

Et ceci tout en créant une vision unique de la marque pour la différencier et renforcer son impact.

Serait-ce si difficile ? Néanmoins, voici 3 grandes notions qui renforcent le smart marketing :

Un marketing qui rend le consommateur « smart »

Aujourd’hui les marques sont poussées à partager leur vision pour améliorer le monde car une écrasante majorité des consommateurs pensent que les entreprises doivent s’impliquer pour un sujet sociétal et beaucoup parmi eux se sentent alors plus motivés pour acheter un produit à une telle entreprise.

Dans un monde en transformation, les consommateurs apprécient les repères que leurs proposent les marques et se tournent naturellement vers celles qui ont le plus de valeurs.

De la même façon, les consommateurs se tournent maintenant vers les micro-influenceurs.

Lassés des posts sponsorisés, du manque de transparence et de personnalisation des échanges, les followers préfèrent se tourner vers des infuenceurs, plus humains, pour y trouver plus d’authenticité.

Le smart marketing d’influence s’intéressera donc de plus en plus à ces petits influenceurs, avec des taux d’engagement bien supérieurs, malgré des communautés plus restreintes.

Un marketing responsable qui utilise les réseaux sociaux for Good

Les médias sociaux font le ménage, alors que la reconnaissance faciale, les notations façon «Black Mirror», les robots humanoïdes émergent comme des solutions, mais révèlent aussi des risques.

À la fin de l’année 2018, Instagram a mis en place une initiative visant à lutter contre les tricheurs. La plateforme parvient à supprimer des mentions j’aime, des commentaires ou des abonnements acquis de manière illicite grâce à l’intelligence artificielle.

On assiste aussi à l’émergence des réseaux sociaux de marque. Non, les marques ne vont pas renoncer aux réseaux sociaux classiques, mais certaines créent leur propre média social, à l’image de Kiabi, qui a déployé sa plateforme collaborative “we are kiabi” où ses fans interagissent, échangent avec les magasins, et revendent des articles Kiabi entre eux.


Un marketing inclusif qui innove

Le marketing se doit d’innover, au moins au même rythme que les consommateurs. Et ceci passe par les technologies: recherche vocale, visuelle, intelligence artificielle, algorithme, blockchain…

Les entreprises qui possèdent d’importants volumes de données seront celles qui seront les plus fortes, si elles savent les exploiter. L’IA offre ainsi aux marketeurs la possibilité de très bien comprendre leurs clients et de leur proposer des communications hyper pertinentes et personnalisées.

La recherche vocale devient le 4ème canal de vente et nous fait entrer dans l’ère du V-Commerce. On estime que d’ici à 2020, 50% des recherches seront vocales (sur son portable, son assistant personnel Google Home, Siri…).

Et ce type de recherche va impacter le référencement des contenus qui devront être optimisés, pour que les algorithmes les identifient. 

La recherche visuelle se développe aussi et permet d’identifier des produits dans une image, pour pouvoir les rechercher ailleurs sur le web et … les acheter peut-être.

Un serviette de bain vous plait ? La recherche visuelle vous permet de rechercher une serviette similaire.

Alors pour tout connaître ces tendances, rien ne vaut d’en discuter avec ses pairs, rien ne vaut de rencontrer ceux qui les créent, et profitez de toutes les occasions pour aller à leur découverte, comme le prochain salon e-marketing Paris (9, 10,11 avril 2019) !..




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Digital

Quelle place pour le DirCom aujourd’hui ?

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Si la communication tient une place de plus en plus importante au sein des entreprises, les professionnels des métiers de la com se sentent pourtant parfois peu entendus et insuffisamment écoutés au sein de leur propre organisation…


Alors que les frontières entre les métiers de la communication, du marketing deviennent de plus en plus floues à cause du digital, Cision, fournisseur de solutions et services pour les professionnels de la communication, a mené une enquête auprès de 343 Dircom pour connaître leur ressenti.

Quel est le rôle aujourd’hui d’un directeur de communication ? Quels sont ses objectifs et vivent-ils la transformation digitale?


#1 – Des Dircom en manque d’écoute

La communication tient une place de plus en plus importante au sein des entreprises. C’est ce que pensent 72% des Directeurs Communication interrogés.  

Et pourtant :

  • 51 % affirment que les problématiques liées à la communication de sont pas suffisamment écoutées par la DG
  • 70 % considèrent que les consignes du service de communication ne sont pas suffisamment appliquées par les collaborateurs

Malgré l’importance de la com, ce manque d’écoute peut s’expliquer par le fait que seulement 37% des Dircom font partie du Comité de Direction. Même si ce pourcentage grimpe à 44 % dans les grandes entreprises, il reste inférieur à la moyenne.

Cette situation peut conduire au fait que les Dircom ne soient que 42 % à se considérer comme épanouis à très épanouis dans leur métier (55% pour ceux travaillant dans des entreprises de plus de 500 personnes) et 17% pas du tout ou insuffisamment épanouis.


#2 – Objectif visibilité et crédibilité

 Pour les Dircom, l’objectif prioritaire de leur mission est de générer de :

  • La visibilité à 72%
  • La crédibilité et de la confiance envers la marque à 69%
  • L’engagement, de l’attachement, de la sympathie à 62%

En ce qui concerne la Direction Générale, ils estiment que l’objectif prioritaire qui leur est assigné par cette dernière est :

  • La visibilité à 45%
  • La crédibilité et confiance à 42 %
  • La génération de leads à 38%

Les Dircom et les dirigeants sont en phase sur les objectifs prioritaires (visibilité et crédibilité). Mais les dirigeants placent la génération de leads sur le podium alors que les Dircom la mettent en 4ème position à 30%.

Ils ont bien conscience que leur mission est avant tout d’assurer une bonne image de leur marque et de susciter la confiance et l’attachement des consommateurs pour celle-ci. 

La plus grande dissonance entre Dircom et DG concerne l’engagement. En effet, 62% des Dircom jugent que « créer de l’engagement pour sa marque » est un objectif prioritaire de la communication et le placent en 3ème position. 

La Direction Générale ne le ressent pas ainsi puisque seuls 25% le considèrent prioritaire…



#3 – Les RP comme KPIs

Pour la direction générale, les indicateurs de succès des actions de communication les plus importants sont :

  • Les relations presse avec la comptabilisation des retombées médias obtenues : 22%
  • Le CA généré par les actions de communication : 17%
  • La génération de leads : 15%
  • Les indicateurs réseaux sociaux : 14 %
  • Le trafic du site web : 10 %


Si le résultat des relation presse se détache nettement des autres indicateurs, les deux suivants sont clairement orientés « business » avec la prise en compte du CA et des leads.

C’est peut-être cela qui fait dire à 60 % des Dircom qu’il n’y a plus de frontière entre le marketing et la communication.

L’importance accordées aux retombées médias par la DG explique le fait que 70 % des Dircom estiment que les RP ont toujours une place prépondérante dans leur stratégie de communication.

Il peut paraître surprenant que les indicateurs liés au « on line » arrivent en bas du classement avec les réseaux sociaux (14%) et le trafic du site web (10%).

Peut-on en déduire que les DG accordent moins de valeur à ces canaux de communication ?

 #4 – Des Dircom en attente de plus de moyens humains

48%, c’est-à-dire près de la moitié des Dircom se déclare satisfaite voire très satisfaite des résultats de ses actions de communication. 40 % s’estiment moyennement satisfaits. A noter que 12% des Dircom révèlent être « peu » ou « pas du tout satisfaits ». 

Ceux qui travaillent dans des grandes entreprises (plus de 500 salariés) sont plus nombreux à afficher leur satisfaction (54 %) et moins nombreux leur insatisfaction (8 %).

Les Dircom, toute taille d’entreprises confondue, estiment que leurs actions pourraient rencontrer encore plus de succès.

Et le budget n’est pas sur le podium de leurs premières revendications même s’il est cité par 54% des Dircom.

En premier, les Dircom souhaiteraient avoir à :

  • 61 % : plus de collaborateurs dans leur service
  • 60 % : des investissements dans de nouveaux outils / technologies (veille médias, plateforme d’influence, social media management, e-mail automation…)
  • 58 % plus de soutien et d’implication de leur Direction Générale.


 #5 – En quête de transformation digitale

Si l’humain est donc l’une des revendications majeures des Dircom, que ce soit au sein de leur équipe ou à la DG on a vu que 60 % attendaient des investissements dans de nouveaux outils et technologies qui sont nécessaires à la transformation digitale. 

On connaît l’importance des réseaux sociaux dans les stratégies de communication à l’heure actuelle.

D’ailleurs les Dircom sont 84 % à affirmer qu’ils ont impacté positivement leur métier. 

Et pourtant ils sont moins de la moitié (46 %) à estimer que les pratiques de la communication se sont suffisamment adaptées à la transformation digitale…




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Insights

La neutralité du net fait de la résistance…

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Pour beaucoup, la décision de la Commission des Communications américaine de mettre fin à la neutralité des réseaux fin 2017 a signé l’arrêt de mort de la neutralité du net.

Pourtant, les choses ont évolué depuis et la résistance s’organise outre-atlantique pour rétablir ce principe fondateur du Web…



Une tribune proposée par Avira



La neutralité du net n’a peut-être pas disparu

Ce vendredi, les défenseurs et opposants de la neutralité du net se retrouveront à la Cour d’appel de Washington, D.C. pour défendre leur position, concernant la fin de la politique décrétée par la FCC fin 2017.

Le panel composé de trois juges pourrait prendre une décision d’ici l’été, et le résultat est toujours incertain.

Ils pourraient faire respecter l’autorité de la FCC, déclencher un retour en arrière par rapport à la précédente ordonnance de M. Pai ou trouver un compromis entre les deux.

Il y a fort à parier que tous les spectateurs seront pendus aux lèvres des juges.

Pour résumer, la neutralité du net signifie que toutes les données sont sur le même pied d’égalité.

Aux États-Unis, cette politique a empêché les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) de pratiquer la discrimination contre les données provenant de certaines applications ou plateformes et leur demandait de traiter tout le trafic Web de manière égalitaire.

La suppression de cette politique aurait permis aux opérateurs comme Verizon, AT&T et T-Mobile de ralentir le trafic Internet d’applications comme Netflix, Skype et YouTube et potentiellement de facturer les sites pour qu’ils obtiennent des débits plus rapides.


Les États-Unis de la confusion

Peu satisfaits par la décision de la FCC, certains États comme la Californie et le Montana ont fait passer leurs propres mesures pour protéger la neutralité du net.

La Californie a également fait passer ses propres réglementations de sécurité.

Tout cela a déclenché une bataille pour savoir quelle agence ou quel organisme a l’autorité de réglementer Internet.

L’entrée en vigueur de la nouvelle loi californienne est en suspens en attendant que la cour de Washington D.C. prenne une décision.


Le streaming jusqu’à la 5G

Les questions sur le traitement de différents flux de données sont capitales pour déterminer l’utilisation, la commercialisation et la tarification des services Internet.

Ces enjeux sur les données seront de plus en plus importants alors que les réseaux 5G vont bientôt faire leur apparition.

Ces réseaux de dernière génération devraient augmenter le volume de données transmises de façon exponentielle et soutenir le déploiement plus rapide des objets connectés dans les maisons connectées et l’industrie…




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Avis d'experts

Quel avenir pour les chatbots ?

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Marketing, service client, ressources humaines, santé, vente, loisirs culturels, RGPD… Aucun domaine ne semble aujourd’hui échapper à la vague des chatbots, comme s’ils avaient réponse à tout.

Annoncés il y a quelques années comme LE nouveau canal de communication entre les entreprises et leurs clients, les chatbots font dorénavant partie intégrante du paysage numérique, au même titre que les réseaux sociaux.

Pourtant, ils font l’objet de plus en plus de critiques : il paraitrait que les chatbots ne seraient pas si intelligents que ça, n’en déplaise à l’IA, au deep learning et autres NLP.

Qu’en disent les principaux intéressés ?




Une tribune de Damien Jouhaud et Emmy-Lou Nicolai du cabinet de conseil PMP




Les chatbots sont partout…

Les chatbots se sont durablement installés dans le paysage numérique et les entreprises en font une arme marketing de choix

Toujours disponibles, spécialistes de leurs domaines, ludiques… Il n’est aujourd’hui plus nécessaire de dresser la liste des avantages des chatbots mis en avant par les entreprises.

Parmi ceux-ci, le besoin d’immédiateté, auquel le chatbot répond parfaitement : 65% des consommateurs attendent des réponses et des interactions en temps réel de la part des marques, ce chiffre s’élevant même à 84% pour les clients professionnels, tandis que 83% des cyberacheteurs reconnaissent avoir besoin d’assistance au cours de leur recherche.

De fait, 80% des entreprises seront équipées d’un chatbot en 2020 et le marché des chatbots approchera le milliard de dollars en 20241, contre 250 millions aujourd’hui2.

C’est tout un écosystème qui se met en place pour répondre à cette demande et faire économiser quelque 8 milliards d’euros et 27 milliards d’heures aux entreprises3.

Logiquement, un grand nombre d’acteurs s’est installé sur ce marché, la France en comptait déjà plus de 60 au début de l’année 20184.

Environ la moitié se positionne sur la mise à disposition des technologies nécessaires à la construction d’un bot simple au travers d’outils ou de plateformes de création comme le fait notamment la startup parisienne Botfuel, tandis que certaines entreprises proposent un bot « opérationnel », répondant à un service bien précis à l’instar de Zelros.

D’autres, comme the chatbot factory, offrent un service complet, de la création d’un bot à sa maintenance, à destination de grandes entreprises.


Pourtant, ces bots font face à de plus en plus de critiques


Les attentes placées dans cet outil étant probablement trop élevées, de plus en plus de personnes se disent déçues par un bot moins performant que ce qu’elles imaginaient.

Le terme IA a été, il est vrai, quelque peu galvaudé par un certain nombre d’acteurs prétendant mettre sur le marché un chatbot intelligent, ne cessant d’évoluer et pouvant s’adapter à différents types d’interlocuteurs.

Certes, il existe plusieurs degrés « d’intelligence » parmi les chatbots, et certains sont plus performants que d’autres.

On peut en distinguer trois types :

  • Les chatbots de première génération qui ne sont pas dotés « d’intelligence », et sont dorénavant rares sur le marché. Pour échanger avec leur interlocuteur, ils se basent sur une arborescence définie en amont par les équipes métier. Les grandes entreprises telles que Oui.sncf, Orange ou AirFrance ont abandonné ce type de bots pour se tourner vers des modèles plus performants.
  • Les chatbots de seconde génération qui proposent des fonctionnalités plus étendues. Ils exploitent les technologies NLP (Natural langage processing) et NLG (Natural langage generation), qui permettent au bot de comprendre le langage humain et de créer un véritable dialogue basé sur la reconnaissance du langage et le Machine Learning. Beaucoup d’acteurs sont désormais positionnés sur ce créneau, notamment The Chatbotfactory, OWI et IBM Watson.
  • Les chatbots de nouvelle génération, qui seront dotés d’une IA plus performante et seront surtout capables d’apprendre par eux-mêmes dans un futur proche. Cet apprentissage sera induit par les informations émanant des données de l’entreprise, l’historique des conversations ou de bases de données tierces.


Outre les critiques sur les limites de l’outil, la nature même de robot peut provoquer des réticences.

À terme, si ce modèle n’est pas piloté au sein des entreprises, les marques pourraient perdre le contact humain avec leurs utilisateurs.

En effet, si le chatbot a vocation à satisfaire toutes les interrogations et actions basiques, il n’a pas pour autant vocation à se substituer complètement à l’humain, d’autant plus qu’il n’en a pas encore démontré sa capacité.

Lorsque le bot bloque sur une demande, la possibilité d’échanger avec une personne bien réelle doit être donnée à l’utilisateur.

Oui.sncf l’a bien compris : bien que son bot soit l’un des plus aboutis, les utilisateurs peuvent choisir de poursuivre la conversation avec un agent humain en cliquant sur un simple bouton.

Les chatbots prennent la parole


Alors que les chatbots continuent de se développer, un nouveau canal de communication des entreprises arrive dans nos foyers depuis 2017 et commence à leur faire de l’ombre : les voicebots.

Ces derniers fonctionnent avec des technologies similaires à celles utilisées pour les chatbots, à la différence près que les échanges sont vocaux. Les usages de ces voicebots sont pour le moment limités, mais leurs perspectives d’évolution semblent, elles, illimitées.

Air France est la première compagnie aérienne française à prêter sa voix aux enceintes connectées d’Amazon, après avoir pris tôt le tournant des chatbots.

Pour l’instant seulement 500 personnes par mois utilisent son voicebot, sans doute en raison de fonctionnalités limitées : le voicebot permet d’obtenir des informations sur un vol précis (statut du vol, services à bord et informations pratiques).

Depuis, la filiale Transavia a elle aussi lancé son bot fin 2018, mais cette fois avec Google Assistant. Air France fait ainsi figure de pionnier en lançant ses voicebots, et surtout en testant à la fois les solutions proposées par Google et Amazon.

Oui.scnf va un peu plus loin avec l’assistant Google : en plus d’apporter le même type d’information qu’Air France, le bot propose la pose d’option sur un billet et les abonnés TGV Max peuvent, depuis peu, réserver un billet.

Dans un autre secteur, à l’occasion de sa foire aux vins d’automne, l’entreprise Cdiscount, très habituée des chatbots, a proposé son premier voicebot dont les fonctionnalités étaient limitées au recueil d’informations.

Ce marché des voicebots est pour le moment dominé par un faible nombre d’acteurs.

Si Apple (Siri) et Microsoft (Cortana) sont présents, ce sont bien Amazon (Alexa) et Google (Google Assistant) qui mènent la course.

D’ici 2 à 5 ans, ces acteurs promettent des applications qui bouleverseront notre approche des nouvelles technologies, comme le prouve Google Duplex, présenté en mai 2018.


Avec l’arrivée de ces nouveaux outils laissant apparaître le spectre de la disparition du clavier au profit de la voix, plus naturelle pour les utilisateurs, une question majeure se pose aux entreprises.

Lorsque la mise en place d’un assistant conversationnel s’avère pertinente, faut-il privilégier chatbots, voicebots ou les deux ?..




  1. Source : Les Echos
  2. Source : Global Market Insight
  3. Source : Etude de Juniper Research
  4. Source : Maddyness




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