Malgré la crise, la plupart des entreprises ont atteint leurs objectifs en 2020

73% des entreprises en France ont atteint ou dépassé leurs objectifs de croissance en 2020, soit seulement 10% de moins qu'avant la pandémie...



Malgré les épreuves et les tribulations de l’année dernière, près des trois quarts (73%) des entreprises en France ont atteint ou dépassé leurs objectifs de croissance, selon une nouvelle enquête d’Oracle NetSuite ; c’est seulement 10% de moins que ce que révélait une étude comparable réalisée avant la pandémie.

La nouvelle étude intitulée Etat de la croissance” rassemble les analyses de 2 000 salariés de différents pays* sur la réaction des entreprises aux défis du COVID-19 et leurs objectifs de croissance.


« Nos résultats montrent clairement que beaucoup d’entreprises françaises se sont mobilisées pour s’adapter pendant la pandémie afin d’atteindre leurs objectifs de croissance .

Mais les entreprises françaises savent bien que d’autres défis les attendent : une situation en évolution constante et les réponses à apporter aux attentes des salariés sur les modalités et les lieux de travail. Et ce sont les entreprises qui sauront évoluer avec rapidité et efficacité qui réussiront à accélérer leur croissance. »

déclare Éric Liard, Directeur Commercial France d’Oracle NetSuite. 




Des entreprises confiantes malgré la crise


Les entreprises interrogées ont démontré leur capacité à réagir et à s’adapter au cours de l’année écoulée.

Elles envisagent globalement avec optimisme leur croissance sur l’année 2021 ; avec un bémol pour les entreprises françaises comparativement à leurs voisins européens, par exemple, près d’un tiers d’entre elles anticipant même une stagnation de leur chiffre d’affaires.

La majorité (73%) des répondants Français affirment que leur entreprise a atteint ou dépassé ses objectifs de croissance l’année dernière.

Un résultat cohérent sur l’ensemble de la région : Royaume-Uni (83%), Benelux (83%), Espagne (82%), Allemagne (80%), Pays Nordiques (78%), Italie (72%) et Moyen-Orient (70%).

Dans toutes les régions, le secteur d’activité des répondants a un impact sur la performance.

Les secteurs de la publicité, des médias et de la presse (89%), des services professionnels (85%) ainsi que des logiciels et des technologies (82%) affichent une croissance supérieure à celle de l’industrie manufacturière (64%) et de la distribution (70%).

Mais les entreprises françaises n’en sont pas moins conscientes des autres défis qui les attendent.

Les répondants Français sont ainsi moins nombreux à anticiper une croissance annuelle pour 2021 (40%) qu’en Espagne (66%), au Royaume-Uni (65%) et en Italie (59%). Et 29% des répondants Français anticipent une stagnation du CA cette année…



Prospérer plutôt que survivre


Les entreprises se sont beaucoup mobilisées pour s’adapter rapidement à un environnement instable, et les répondants sont confiants dans les capacités de leur organisation à continuer à relever ces défis.

La majorité des entreprises interrogées ne sont pas accablées par la pandémie : seulement 22% des répondants Français citent le COVID-19 comme étant la plus grande menace externe à laquelle leur entreprise doit faire face, juste au-dessus du Brexit (21%) et de l’émergence de nouveaux concurrents (20%).



Les bonnes performances financières peuvent être attribuées à la capacité de réaction d’une organisation : 66% des répondants Français placent leur entreprise au-dessus de la moyenne pour sa capacité à ajuster ses priorités en raison du COVID-19.

77% des répondants Français disent avoir dû changer la façon dont ils ont communiqué avec leurs clients au cours des 12 derniers mois ; 58% affirment qu’ils ont plus vendu en ligne et 62% que les canaux de vente se sont diversifiés.




L’impact du télétravail sur l’environnement de travail de demain


L’année écoulée a bien sûr aussi confirmé une modification de la façon dont les salariés travaillent ainsi que leur aspiration à des formes de travail plus hybrides.

33% des salariés Français interrogés prévoient de revenir à temps plein de façon permanente dans les locaux de l’entreprise, les plus âgés (plus de 55 ans) étant les plus nombreux à vouloir revenir au bureau (42%).

A noter aussi, que plus d’un tiers (36%) des salariés en France aimeraient bénéficier d’une flexibilité permanente dans leurs horaires de travail.



Mais cette tendance ne signifie pas pour autant une bascule complète vers le télétravail à l’avenir. 40% des salariés aimeraient ainsi télétravailler plus de la moitié du temps après la pandémie ; à comparer aux 35% qui le faisaient déjà avant la pandémie.

Le télétravail n’a eu qu’un impact limité sur la capacité des organisations françaises à collaborer et à résoudre les problèmes, 62% des répondants la considérant inchangée et 20% affirmant que le télétravail a amélioré leurs capacités.

Les télétravailleurs se sont bien adaptés, bien que la collaboration en présentiel soit la plus citée (27%) parmi les choses qui manquent aux salariés en raison de leur absence du bureau ; à l’inverse, 73% des répondants Français ne souffrent pas de l’absence de collaboration en présentiel avec leurs collègues, ce qui suggère que beaucoup d’entre eux ont trouvé leur rythme dans ces nouvelles habitudes du télétravail…








*Méthodologie

Pour cette enquête, NetSuite s’est associé à Opinium Research afin d’interroger 2000 salariés situés au niveau hiérarchique manager ou au-delà.

Cette étude fait suite à une autre enquête effectuée l’année dernière et dont les conclusions avaient été publiées dans un rapport intitulé “Libérer la croissance“.

Les répondants sont issus de PME (CA compris entre 5 millions et 200 millions de dollars US) de plusieurs secteurs d’activité (distribution, industrie manufacturière, distribution en gros, logiciels et technologies, services professionnels, publicité, média et presse), au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, dans les Pays Nordiques, au Benelux, au Moyen-Orient (Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite), en Espagne et en Italie, avec 250 personnes dans chaque région.

Les participants ont répondu à un questionnaire en ligne en mars et avril 2021.