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Génération Z et réseaux sociaux : entre conscience et addiction…

93% des jeunes de la génération Z affirment que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur leur bonheur…


Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour la génération Z, et leur surconnexion a engendré une série de problèmes liés à l’identité personnelle, à la santé mentale et à l’intimité numérique.

Telles sont les conclusions d’une enquête menée par ExpressVPN auprès de personnes âgées de 16 à 24 ans en France, en Allemagne et aux États-Unis…


Une génération dépendante aux réseaux sociaux ?


Pour les membres de la génération Z, les réseaux sociaux font indéniablement partie de leur vie quotidienne.

En effet, 100% des personnes de la génération Z déclarent avoir au moins un compte sur les réseaux sociaux.

En France, Snapchat (89 %) et Instagram (89 %) sont les plus utilisés par les membres de la génération Z. Twitter est le moins populaire parmi la génération Z, avec seulement 56 % d’utilisation. 

Ce qui est plus choquant, c’est le temps passé sur ces plateformes.

63 % d’entre eux déclarent passer au moins une heure par jour sur TikTok uniquement, et une petite poignée (7 %) y consacre même plus de cinq heures par jour.

Une autre application populaire parmi la génération Z en France est YouTube : plus de 40% déclarent passer au moins une heure par jour sur la plateforme. 


Des effets néfastes dont les jeunes ont pleinement conscience


Mais même s’ils sont très dépendants de ces plateformes, et conscients de ce fait, 2 personnes sur 3 se disent concernées par l’addiction aux réseaux sociaux.

De plus, une grande majorité s’accorde à dire qu’elle a un impact négatif sur leur bonheur (93 %), leur image de soi (92 %), leur estime de soi (90 %), mais aussi qu’elle engendre de la solitude (83 %) et peut provoquer la dépression (76 %).

Mais c’est en comparant les jeunes femmes et les jeunes hommes de cette génération que l’on se rend compte que les réseaux sociaux affectent davantage les répondantes que les répondants, peut-être plus sensibles à l’image que ces plateformes peuvent renvoyer d’elles-mêmes.

 FemmesHommes
Image de soi55 %38 %
Estime de soi54%37 %
Bonheur54 %38 %
Anxieté50 %34 %
Solitude50 %33 %
Dépression46 %30 %




Plusieurs actions ont un impact sur l’estime de soi de la génération Z, à savoir le nombre de likes (64 %), le nombre de messages/réponses privés (59 %), le nombre de vues (58 %) ou de « followers » (57 %).

Certains vont même plus loin en admettant avoir déjà supprimé des publications qui n’ont pas reçu assez de « likes » (32 %).

À ce titre, les personnes interrogées sont ravies de l’introduction de la fonctionnalité « Cacher les likes » sur Facebook et Instagram.

76 % pensent qu’elle a rendu les publications plus agréables et authentiques, 63 % disent qu’elle a augmenté le sentiment que leur vie privée était mieux protégée.

En outre, plus de la moitié (58 %) admet qu’elle a réduit leur anxiété autour des posts.


Une génération Z entre intimité numérique et désir de popularité en ligne


Les personnes de la génération Z interrogées sont généralement conscientes des risques qu’elles encourent en matière de vie privée, par leur présence sur les réseaux sociaux.

Beaucoup les utilisent dans un cercle restreint (amis, famille et connaissances proches) et 91 % ont paramétré au moins un réseau social en privé.

Cela s’explique principalement par le fait de vouloir contrôler qui voit leurs publications (51 %) et éviter d’être harcelés par des inconnus ou des personnes qu’elles ne connaissent pas (39 %).

Une autre façon pour la génération Z de se protéger activement, notamment leur contenu privé, est de créer des comptes alternatifs qui peuvent être utilisés pour des publications publics ou privées.

Selon l’étude, 30 % des personnes de la génération Z en France ont déclaré avoir un « Finsta » ou un faux compte Instagram, dont plus d’un tiers (34 %) ont trois comptes ou plus.

La raison principale derrière ces faux comptes est qu’ils offrent un certain niveau d’anonymat sur les réseaux sociaux.

Pourtant, il est important de noter qu’il existe également des utilisations néfastes de ces profils dont les autres utilisateurs devraient être conscients.

Par exemple, 13 % des personnes interrogées ont déclaré avoir un « Finsta » dans le but précis de garder un œil sur leur ex…

De plus, la génération Z ne fait pas entièrement confiance aux plateformes de réseaux sociaux qu’elle convoite, exprimant des inquiétudes quant à l’utilisation de leurs données à des fins publicitaires (66 %) et de leurs images pour la reconnaissance faciale (63 %). 

Bien qu’elles soient conscientes des nombreux risques liés à être présents sur les réseaux sociaux, 75 % des personnes interrogées de la génération Z sont prêtes à divulguer davantage d’informations personnelles en échange d’une notoriété sur ces plateformes.

En outre, 40 % d’entre eux seraient prêts à divulguer davantage de données personnelles en échange d’un accès anticipé à de nouvelles fonctionnalités.


Plus d’un répondant sur cinq (22 %) admet également avoir acheté de faux « followers », et ce pour diverses raisons.

Il est intéressant de noter que les hommes interrogés sont plus susceptibles de le faire afin d’attirer des collaborations avec des marques ou d’avoir leurs comptes vérifiés, tandis que les femmes sont plus susceptibles d’acheter des « followers » afin de donner l’impression qu’elles ont plus d’amis que dans la réalité.  

« Ce qui est assez surprenant à travers cette étude, c’est le fait que la génération Z a beau être consciente que les réseaux sociaux exploitent leurs données personnelles et les revendent à des tiers, certains restent prêts à divulguer certaines informations très privées en échange d’une forme de célébrité sur ces plateformes.

Un post sur Instagram ou une vidéo sur TikTok peut faire naître l’engouement pendant plusieurs jours, mais l’accès d’une entreprise à vos informations personnelles peut durer à vie. »

commente Harold Li, Vice-Président d’ExpressVPN






Méthodologie :

ExpressVPN a mené cette enquête en ligne avec Pollfish en octobre 2021 auprès de 1 500 personnes représentatives de la génération Z (âgés de 16 à 24 ans) en France, en Allemagne et aux États-Unis, portant l’enquête mondiale à 4 500 personnes au total.





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