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Quelle “Google-dépendance” pour les médias et les marques en France?

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My Media Group vient de publier les résultats de son Search Dependence Index® (S.D.I), un indice qui permet de mesurer la dépendance des sites internet aux moteurs de recherche, et, en particulier, à Google qui concentre 94 % des requêtes web en France…

 

Ce baromètre de la « Google Dépendance » classe ainsi une sélection de 100 sites parmi les plus importants issus de la mesure Médiamétrie/Netratings.

Plus l’indice est faible, moins le site internet est dépendant des recherches sur Google : la note 1 signifie que le site évalué est proche d’une autonomie totale tandis que la note 100 traduit une dépendance totale à Google dans l’acquisition de son trafic.

Les scores dévoilés dans ce 1er baromètre sont basés sur une analyse des flux entrants sur la période de janvier 2018*.

 

François Lienart, directeur des études de My Média Group, explique :

« Une vieille sagesse populaire veut que tous les chemins mènent à Rome. Le monde a bien changé, et force est de constater que désormais, tous les chemins passent par les moteurs de recherche et notamment Google !

En effet, même lorsqu’un internaute connaît le nom du site auquel il veut accéder, il tape très souvent le nom de ce site dans la barre d’un moteur de recherche. Or, en France, dans 90% des cas, ce moteur de recherche s’appelle Google.

Dès lors, tout site désireux d’attirer un minimum de trafic et de clients potentiels doit être « Google-compliant ». Mais comme Google change régulièrement les règles du jeu, les marques présentes sur le web et les producteurs de contenus basculent alors bien malgré eux vers une « Google-dépendance ».

 

Une dépendance très variable d’un secteur à l’autre

Si l’indice moyen de dépendance des 100 sites les plus visités en France ressort à 34, l’échelle varie tout de même de 0 à 87 !

Parmi les marques les plus autonomes, les sites Lidl.fr, Blablacar.fr, Labanquepostale.fr, Leboncoin.fr, Societegenerale.fr, Showroomprive.com, se distinguent avec un score S.D.I compris entre 0 et 3:

 

A contrario, les sites médias web semblent beaucoup plus tributaires de moteurs de recherche si l’on en croit le top 10 des sites les plus dépendants:

 

Les médias web sont parmi les plus “Google-dépendants”

Les déclinaisons digitales des médias affichent des résultats contrastés.

La presse quotidienne nationale affiche un indice moyen de 35 ; celui des news magazines ressort à 50 ; la presse quotidienne régionale affiche le meilleur score global du segment média avec un S.D.I moyen de 20 ; enfin, les sites des radios et télévisions font ressortir un indice moyen de 31 quand les média pure players du web affichent un score de 41.

L’une des révélations de ce baromètre est la position occupée par la PQR. Avec des index particulièrement bas, la PQR traduit la proximité historique des titres avec leurs lectorats.

La forte propension des lecteurs à privilégier l’accès direct aux déclinaisons digitales des titres est renforcée par leurs fortes présences sur les réseaux sociaux, espace de fidélisation des lecteurs.

 

 

L’importance de la marque et des usages

Les acteurs du secteur bancaire affichent des performances homogènes et le meilleur indice tous secteurs confondus avec une moyenne de 7.

La fidélité historique des clients à leur banque se confirme sur leur déclinaison numérique et l’usage de ces sites est clair (consultation des comptes à distance).

Les enseignes de distribution affichent, quant à elles, un S.D.I moyen de 21 tous segments confondus. Cependant, il existe de fortes disparités entre les enseignes clairement positionnées comme leaders sur leurs segments respectifs et celles devant faire face à un fort environnement concurrentiel.

 

Les pure players de la vente en ligne (Aliexpress.com, Showroomprive.com, Wish.com, venteprive.com) affichent un excellent indice d’indépendance aux moteurs de recherche, devant les acteurs traditionnels (Carrefour.fr, Auchan.fr, Boulanger.com, Decathlon.fr) et les voyagistes.

Viennent ensuite et les acteurs du bricolage avec un S.D.I moyen de 29. A noter que le géant américain Amazon.fr fait ressortir un S.D.I de 18.

 

Avantage aux spécialistes

Les acteurs de la distribution illustrent une tendance générale observée avec le SDI : plus on est généraliste et soumis à un cadre concurrentiel plus dense, plus on est potentiellement dépendant.

Ainsi, les acteurs de distribution alimentaire, parfaitement identifiés sur leur territoire de marque et jusqu’ici peu challengés par de nouveaux entrants digitaux, obtiennent un SDI inférieur à la moyenne générale (Ex : Carrefour =11).

Scénario plus complexe pour les généralistes du brun et du blanc (Darty et Fnac à 34), d’autant plus challengés par de nouveaux entrants. La surprise vient pourtant de ces derniers avec de grands écarts entre les généralistes (ex Cdiscount à 30) et les hyper spécialistes (Showroomprivé à 3).

 

David Ringrave, directeur général de My Media Group conclut : 

 

« La Google Dependence est un fait établi qui va s’accentuer dans les années à venir avec les nouveaux usages digitaux comme la reconnaissance vocale où une seule réponse sera proposée par requête. Le néo-consommateur s’est en effet habitué à une approche transversale pour effectuer toutes ses requêtes génériques en accordant de moins en moins une confiance aveugle à une marque, à un nom.

Les marques les plus puissantes dans un environnement digital sont celles qui sont parvenues à allier une notoriété globale forte et un segment de marché vertical, très identifié, en se hissant comme le N°1 ou N°2 dans leur domaine.

C’est ainsi que « nous allons sur Leboncoin », que « nous prenons un Uber », que « nous réservons un Airbnb » et que « nous sommes Blablacar ». Face à la Google Dependence, les marques doivent acquérir leur puissance d’indépendance jusqu’à leur lexicalisation.

Il y a tout juste un siècle, General Motors déposait la marque Frigidaire, une appellation devenue depuis générique ».

 

 


Méthodologie

Basé sur une analyse représentative des flux web entrants d’un site web, l’indice S.D.I évalue la contribution du trafic issu des canaux « search » (tous moteurs) en distinguant les leviers SEO / SEA. Les mesures tiennent également compte du facteur notoriété des marques influençant la nature des requêtes (marque/hors marque) et par conséquent la dépendance aux moteurs de recherche dans l’audience globale.

Au-delà de sa valeur absolue, cet indice permet de comparer l’efficacité des dispositifs web marketing de différents acteurs dans un secteur donné. L’évolution de l’indice dans le temps doit révéler la capacité d’une marque à se détacher progressivement de Google pour sécuriser son trafic.

L’objectif du Search Dependence Index® est d’établir un standard de performance en marketing digital. Sa méthodologie permet de proposer un baromètre mensuel global ainsi qu’un baromètre sectoriel, tout en identifiant les évolutions dans le temps pour identifier la pertinence des investissements et des actions de communication et de référencement.

Pour chaque secteur, le Search Dependence Index® permet d’identifier des tendances et de proposer des recommandations, certaines visant à améliorer le référencement des sites concernés, d’autres évoquant plutôt la nécessité de sortir d’une stricte approche SEO pour sortir de la dépendance aux moteurs de recherche, notamment via une stratégie média globale permettant d’améliorer la notoriété des sites et des marques.

 *Les chiffres utilisées par la matrice Search Dependence Index® s’appuient principalement sur des données produites par SimilarWeb, Alexa et Semrush (références big data pour le classement des sites web/mobile et le forage de données).

 

 

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Quelle place pour le DirCom aujourd’hui ?

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Si la communication tient une place de plus en plus importante au sein des entreprises, les professionnels des métiers de la com se sentent pourtant parfois peu entendus et insuffisamment écoutés au sein de leur propre organisation…


Alors que les frontières entre les métiers de la communication, du marketing deviennent de plus en plus floues à cause du digital, Cision, fournisseur de solutions et services pour les professionnels de la communication, a mené une enquête auprès de 343 Dircom pour connaître leur ressenti.

Quel est le rôle aujourd’hui d’un directeur de communication ? Quels sont ses objectifs et vivent-ils la transformation digitale?


#1 – Des Dircom en manque d’écoute

La communication tient une place de plus en plus importante au sein des entreprises. C’est ce que pensent 72% des Directeurs Communication interrogés.  

Et pourtant :

  • 51 % affirment que les problématiques liées à la communication de sont pas suffisamment écoutées par la DG
  • 70 % considèrent que les consignes du service de communication ne sont pas suffisamment appliquées par les collaborateurs

Malgré l’importance de la com, ce manque d’écoute peut s’expliquer par le fait que seulement 37% des Dircom font partie du Comité de Direction. Même si ce pourcentage grimpe à 44 % dans les grandes entreprises, il reste inférieur à la moyenne.

Cette situation peut conduire au fait que les Dircom ne soient que 42 % à se considérer comme épanouis à très épanouis dans leur métier (55% pour ceux travaillant dans des entreprises de plus de 500 personnes) et 17% pas du tout ou insuffisamment épanouis.


#2 – Objectif visibilité et crédibilité

 Pour les Dircom, l’objectif prioritaire de leur mission est de générer de :

  • La visibilité à 72%
  • La crédibilité et de la confiance envers la marque à 69%
  • L’engagement, de l’attachement, de la sympathie à 62%

En ce qui concerne la Direction Générale, ils estiment que l’objectif prioritaire qui leur est assigné par cette dernière est :

  • La visibilité à 45%
  • La crédibilité et confiance à 42 %
  • La génération de leads à 38%

Les Dircom et les dirigeants sont en phase sur les objectifs prioritaires (visibilité et crédibilité). Mais les dirigeants placent la génération de leads sur le podium alors que les Dircom la mettent en 4ème position à 30%.

Ils ont bien conscience que leur mission est avant tout d’assurer une bonne image de leur marque et de susciter la confiance et l’attachement des consommateurs pour celle-ci. 

La plus grande dissonance entre Dircom et DG concerne l’engagement. En effet, 62% des Dircom jugent que « créer de l’engagement pour sa marque » est un objectif prioritaire de la communication et le placent en 3ème position. 

La Direction Générale ne le ressent pas ainsi puisque seuls 25% le considèrent prioritaire…



#3 – Les RP comme KPIs

Pour la direction générale, les indicateurs de succès des actions de communication les plus importants sont :

  • Les relations presse avec la comptabilisation des retombées médias obtenues : 22%
  • Le CA généré par les actions de communication : 17%
  • La génération de leads : 15%
  • Les indicateurs réseaux sociaux : 14 %
  • Le trafic du site web : 10 %


Si le résultat des relation presse se détache nettement des autres indicateurs, les deux suivants sont clairement orientés « business » avec la prise en compte du CA et des leads.

C’est peut-être cela qui fait dire à 60 % des Dircom qu’il n’y a plus de frontière entre le marketing et la communication.

L’importance accordées aux retombées médias par la DG explique le fait que 70 % des Dircom estiment que les RP ont toujours une place prépondérante dans leur stratégie de communication.

Il peut paraître surprenant que les indicateurs liés au « on line » arrivent en bas du classement avec les réseaux sociaux (14%) et le trafic du site web (10%).

Peut-on en déduire que les DG accordent moins de valeur à ces canaux de communication ?

 #4 – Des Dircom en attente de plus de moyens humains

48%, c’est-à-dire près de la moitié des Dircom se déclare satisfaite voire très satisfaite des résultats de ses actions de communication. 40 % s’estiment moyennement satisfaits. A noter que 12% des Dircom révèlent être « peu » ou « pas du tout satisfaits ». 

Ceux qui travaillent dans des grandes entreprises (plus de 500 salariés) sont plus nombreux à afficher leur satisfaction (54 %) et moins nombreux leur insatisfaction (8 %).

Les Dircom, toute taille d’entreprises confondue, estiment que leurs actions pourraient rencontrer encore plus de succès.

Et le budget n’est pas sur le podium de leurs premières revendications même s’il est cité par 54% des Dircom.

En premier, les Dircom souhaiteraient avoir à :

  • 61 % : plus de collaborateurs dans leur service
  • 60 % : des investissements dans de nouveaux outils / technologies (veille médias, plateforme d’influence, social media management, e-mail automation…)
  • 58 % plus de soutien et d’implication de leur Direction Générale.


 #5 – En quête de transformation digitale

Si l’humain est donc l’une des revendications majeures des Dircom, que ce soit au sein de leur équipe ou à la DG on a vu que 60 % attendaient des investissements dans de nouveaux outils et technologies qui sont nécessaires à la transformation digitale. 

On connaît l’importance des réseaux sociaux dans les stratégies de communication à l’heure actuelle.

D’ailleurs les Dircom sont 84 % à affirmer qu’ils ont impacté positivement leur métier. 

Et pourtant ils sont moins de la moitié (46 %) à estimer que les pratiques de la communication se sont suffisamment adaptées à la transformation digitale…




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Digital

Gaming : Des français toujours plus accros

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Le jeu vidéo ne cesse de se développer en France. L’arrivée des dernières générations de consoles et surtout l’explosion des jeux mobiles ont permis à ce marché d’avoisiner les 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018.

Aujourd’hui le gaming touche toutes les couches de population : en 20 ans, la moyenne d’âge des joueurs est passée de 21 à 39 ans et un joueur sur deux est une femme…

 

 

Avec la diversification des supports de jeux vidéo ainsi que la variété des offres proposées, le « gaming » est devenu une activité quotidienne et touche désormais des catégories de personnes très diverses.

Médiamétrie s’est penchée en détail sur cette pratique dans le cadre de l’étude « Les Français et le jeu vidéo » menée pour le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs (SELL).

 

1 internaute sur 3 joue tous les jours aux jeux vidéo

Au même titre que les médias, la musique, la lecture ou la vidéo, le jeu vidéo se pratique régulièrement : ainsi plus d’1 internaute sur 3 joue tous les jours aux jeux vidéo.

La moitié (51%) y joue au moins une fois par semaine.

La proportion est plus élevée chez les enfants et adolescents de 10 à 17 ans : plus de la moitié (56%) y joue quotidiennement et 84% chaque semaine.

 

L’ère de mobile et du casual game

Cette fréquence est notamment liée à la variété des supports de jeu. Le smartphone se place en tête pour plus de la moitié des joueurs (59%).

 

Pour Thibault Evide, Responsable d’études et de clientèle à Médiamétrie:

«Le smartphone correspond à une pratique du jeu plutôt ” mainstream ” ; il est utilisé par un public large pour occuper certains moments d’attente, dans les transports en commun par exemple. ».

 

L’ordinateur arrive en seconde position avec 55% des joueurs. Près de la moitié des joueurs (47%) pratiquent cette activité sur la console de jeux TV.

Les joueurs aiment varier leurs supports de jeux et en utilisent en moyenne 2,3. Près de 2 sur 3 (64%) utilisent plus de 2 supports pour jouer aux jeux vidéo.

Les jeux sur mobile et les casual games[1] sont plébiscités par les joueurs (42%). 3 sur 10 préfèrent les jeux de rôle et d’aventure ou de plateformes.

 

De la pub sous conditions

La publicité fait partie intégrante de la pratique : près des ¾ des joueurs (73%) ont déjà vu de la publicité en jouant à un jeu vidéo au cours des 6 derniers mois.

Celle-ci est présente quel que soit le support, avec une prédominance du smartphone.

La publicité sur l’écran d’accueil du jeu constitue d’ailleurs le premier type de publicité vue.

La publicité est plutôt bien acceptée dans cet univers puisque 6 joueurs sur 10 sont d’accord pour y être exposés si cela leur permet de bénéficier d’un service supplémentaire dans le jeu (temps additionnel, vie supplémentaire, customisation/personnalisation d’avatar, etc.)

 

 

 

 

32 millions de gamers

Un public de plus en plus large a depuis quelques années adopté le jeu vidéo en tant que loisir.

Les chiffres sont éloquents : en 2018, près des 3/4 des internautes de 10 ans et plus sont « gamers », soit 32,3 millions de personnes.

La totalité des enfants et adolescents de 10-17 ans sont joueurs de jeux vidéo, soit 3 millions (ils constituent 9% de la population de joueurs).

Parmi les adultes de 18 ans et plus, 72% sont joueurs – soit 29,3 millions (91% de la population de joueurs). Un phénomène encore amplifié par la pratique de l’eSport[2] : pour Thibault Evide, « l’esport prend de l’ampleur et dynamise la pratique du jeu vidéo en France ».

Par rapport à l’ensemble des internautes de 10 ans et plus, en moyenne, les joueurs de jeux vidéo révèlent un profil légèrement plus masculin, âgé de moins de 50 ans, CSP+ ou étudiant.

Pour Thibault Evide:

« En 2019, le jeu vidéo concerne désormais toutes les couches de la population : il existe des types de joueurs très divers que ce soit en termes de profils mais aussi de fréquence, de catégorie de jeu, etc.
Avec l’arrivée de consoles aux interfaces hyper intuitives et le développement des casual games sur smartphone, le jeu vidéo s’est étendu à un public plus familial et plus féminin. »

 

Du jeu mais pas que…

Ainsi, le jeu est un loisir comme les autres, et prend sa place à leurs côtés.

Si l’on observe l’ensemble des pratiques culturelles des gamers, elles sont très proches de celles de l’ensemble des internautes, voire supérieures s’agissant de la fréquentation des cinémas, des concerts, des expositions ou des événements sportifs.
Et plus de la moitié des joueurs de jeux vidéo pratiquent une activité physique ou sportive régulière.

Un marché en pleine croissance

Pour Emmanuel Martin, Délégué Général du SELL, le jeu vidéo est un secteur qui évolue sans cesse, et ce dans divers domaines.

Le marché est marqué par une évolution des supports de jeux offrant de nouvelles possibilités et expériences. Cette évolution technologique s’est accompagnée de l’évolution des techniques de création, avec la réalisation de véritables chefs-d’œuvre artistiques.

Autre évolution marquante, le profil des joueurs : en 20 ans, leur moyenne d’âge est passée de 21 à 39 ans et un joueur sur deux est une femme.

Par ailleurs, la transition vers le 2.0 a également permis la création de véritables communautés de passionnés, qui échangent entre elles, avec les éditeurs ou les studios.

Enfin, les possibilités de jeu se sont multipliées : on peut jouer chez soi ou dans le métro, en totale immersion en VR, sur mobile, voire sur une box TV.

Il est aussi désormais possible d’acheter un jeu physique, dématérialisé, de télécharger une application, ou de s’abonner à un service de jeu vidéo à la demande.

L’année 2018 marque un nouveau record pour le secteur avec un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros (+15%).

Le marché du jeu vidéo est porté à la fois par les ventes de Hardware et de Software, qui représentent respectivement 1,65 et 3,28 milliards d’euros en 2018.

 

 

 

 


1 Le casual game est un jeu vidéo destiné au large public des joueurs occasionnels (casual gamer).

2 L’esport est la pratique de jeux vidéo permettant à des joueurs de se confronter, seuls ou en équipes, quel que soit le type de jeu ou le support de jeu (ordinateur, console ou tablette). Ces confrontations se déroulent sur Internet (online) ou sur place (offline), et peuvent prendre la forme de compétitions locales, nationales ou internationales.

 

 

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Digital

Quelle place pour les femmes dans la révolution digitale ?

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Quelle est la participation des femmes dans le domaine du digital ? Les femmes sont-elles devenues plus « digitales » que les hommes ? Réponses chiffrées dans cette étude livrée par Kantar Media…

 

Le 8 mars, à l’occasion de la Journée Internationale des droits des Femmes, plutôt que de se concentrer sur les défis actuels auxquels les femmes sont confrontées, Kantar Media a décidé de célébrer les progrès accomplis par les femmes.

Car oui, des progrès, il y en a eu…

 

Plus connectées

Les données TGI Global Quick View de Kantar Media révèlent en effet que 40% des femmes connectées sur 22 des plus grands marchés publicitaires du monde utilisent Internet en permanence tout au long de la journée, soit 5% de plus que les hommes.

Le monde se digitalise et les femmes ont rattrapé les hommes dans de nombreux pays !

 

Plus mobiles

Les femmes connectées possèdent de multiples appareils digitaux. 86% d’entre elles (contre 83% des hommes connectés) possèdent un smartphone.

De même, 44 % des femmes connectées (contre 39 % des hommes connectés) possèdent une tablette.

Il est également intéressant de noter que les femmes européennes sont les plus grandes consommatrices de tablettes parmi les 22 pays étudiés.

 

 

 

 

Plus sociales

Les femmes sont désormais davantage présentes sur les réseaux sociaux par rapport aux hommes dans de nombreux pays, en particulier sur Facebook, Instagram, Snapchat et Pinterest.

Le pouvoir de prescription online des femmes est aussi important que celui des hommes.

Aujourd’hui, pas moins d’une femme connectée sur 10 dans 22 des plus grands marchés publicitaires au monde aime exprimer son opinion en ligne, sur les réseaux sociaux, les blogs et les forums.

 

Parité dans le e-commerce

Les femmes ne sont plus les seules à faire leurs achats en ligne. Les résultats de l’étude contestent le stéréotype de longue date selon lequel les femmes achètent bien plus que les hommes.

Ces derniers, eux aussi, font des achats en ligne, et presque autant que les femmes.

 

 

 

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Digital

La télévision peut-elle survivre à Netflix ?

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Lancé en France en septembre 2014, Netflix a depuis complètement bouleversé le paysage audiovisuel français et nos habitudes de consommation de vidéos.

Face à ce géant du streaming, qui compte plus de 140 millions d’abonnés (dont 5 millions en France) et lorgne désormais de plus en plus vers le cinéma, les acteurs historiques de la télévision tentent de préparer leur riposte en misant sur une dérégulation du secteur.

Ce choix peut-il vraiment être viable et, surtout, n’arrive-t-il pas trop tard?

 

 

Isabelle de Silva, la présidente de l’Autorité de la concurrence, a organisé le 21 février, une conférence de presse qui a fait grand bruit.

Elle y a en effet annoncé les grandes lignes d’un rapport qui préconise la dérégulation du fonctionnement des chaînes de télévision, pour résister à la concurrence des plateformes de streaming et notamment Netflix.

Autorisation de publicités ciblées via des données collectées, suppression des jours interdits de cinéma sur les grandes chaines (mercredi, vendredi, samedi pour rappel) et surtout allègement des investissements obligatoires dans les œuvres cinématographiques européennes et françaises. Ce dernier point pourrait avoir l’effet d’une bombe.

Ce rapport alarmant témoigne surtout de l’impact de Netflix sur la société et de comment cette entreprise a changé notre rapport à la télévision.

 

Les séries ont longtemps été une variable d’ajustement à la télévision

Combien de fois avez-vous allumé votre télévision et êtes tombé sur le même épisode que vous aviez vu la dernière fois ? Rediffusions en cascade, diffusion des épisodes dans le désordre, pas de VOST disponible… Les chaines de télévision, hormis les spécialisées comme Canal Jimmy ou 13e Rue, ont longtemps manqué de respect aux fans de séries.

Pourtant, des fans, la France en compte beaucoup, nous vous en parlions dernièrement : 9 Français sur 10 déclarent regarder régulièrement des séries. Les plateformes de streaming ont permis aux fans de reprendre le contrôle, ce qui a fini par convaincre un très grand nombre de délaisser la télévision pour Netflix et consorts.

 

Netflix and chill

Ce slogan devenu populaire n’est pas né des services communication de Netflix, mais bien des clients eux-mêmes sur Twitter. « Netflix and chill », installez-vous dans votre canapé et plus besoin de bouger.

Pas de publicité, et surtout, révolutionnaire, les épisodes s’enchaînent tout seul sans que vous n’ayez besoin de cliquer où que ce soit. On crée ici une forme d’addiction, la suite arrive tout de suite.

Car Netflix a aussi bouleversé le rythme de diffusion. Fini l’attente d’une semaine pour un autre épisode, une saison peut se consommer en une seule fois : c’est ce qu’on appelle désormais le « binge-watching ».

Comme le rappelle cet article sur l’économie partagée, avec Netflix les utilisateurs peuvent visionner de façon illimitée et à tout moment séries et films du catalogue contre un abonnement mensuel.

Comme dirait Emmanuel Macron, voici la possibilité de devenir le maître des horloges, ce qui peut vite faire passer la télévision pour ringarde et désuète.

 

Le cinéma, la prochaine grande ambition de Netflix

Si on a souvent loué la qualité des séries Netflix, c’est loin d’être le cas de ses films. Car oui, Netflix joue aussi les producteurs. Mais la donne pourrait changer, en témoigne la pluie de récompenses reçues par Roma, film produit par Netflix et qui a obtenu trois Oscars.

Avec ce film, Netflix prouve aussi que les blockbusters ne sont pas leur priorité et que le cinéma d’auteur peut y avoir sa place.

Ce qui tranche avec les chaines de télévisions qui souhaiteraient délaisser les investissements obligatoires dans le cinéma, ce qui pourrait condamner, à terme, le cinéma d’art et d’essais français.

Les annonces faites par l’Autorité de la concurrence ont pour but de sauver la télévision mais ne prennent pas en compte ce que veulent les téléspectateurs, bien au contraire, et c’est ce qui devrait assurer encore de belles heures à Netflix…

 

 

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