COVID-19 : quel bilan pour le secteur de la Tech ?

Le nouveau livre blanc publié par Corp Agency dresse le bilan de la crise dans le secteur des nouvelles technologies et ouvre des perspectives sur ce qui nous attend


Confrontée à de nouveaux défis dans un contexte inédit, la filière numérique s’apprête à se retrouver en septembre à l’occasion de Big Data Paris et AI Paris 2020.

En amont de ce rassemblement, Corp Agency, à l’origine de ces deux événements, publie un livre blanc d’actualité dans lequel il dresse le bilan de la crise de la COVID-19 dans le secteur des nouvelles technologies.

Quel a été son impact sur les acteurs de la filière ? Quels rôles ces derniers ont-ils joués au plus fort de la pandémie et joueront-ils demain pour prévenir ou gérer son éventuel retour ?

Quelles activités et typologies d’acteurs sont les plus touchées ou, au contraire, lesquelles s’en sortent le mieux ?

Un livre blanc à mettre entre toutes les mains pour mieux comprendre ce que nous venons de vivre et ce qui nous attend… 




Un secteur de la tech mis à l’épreuve


Il est une évidence qui n’aura échappé à personne : les nouvelles technologies ont été omniprésentes, voire salvatrices, pendant la période du confinement et se sont développées à vitesse grand V.

Pour autant, tous les acteurs de la filière n’ont pas vécu la même « crise ».


Une activité en baisse, mais des projets qui se poursuivent

En France, une récente étude, menée par l’Interactive Advertising Bureau (IAB) et le Collectif Pour les Acteurs du Marketing Digital (CPA) auprès d’une centaine de dirigeants du secteur IT, a révélé que le secteur du numérique n’avait pas été épargné.

L’IAB déplore ainsi une perte de chiffre d’affaires entre -40 à -60 % en avril. Le CPA quant à lui, estime cette perte à -30 %.

Les membres du Syntec Numérique ont confirmé une baisse moyenne de 25,1 millions de leur chiffre d’affaires prévisionnel.

Point positif, il ressort toutefois de cette dernière étude que 60 % des projets ont été maintenus…


En pleine crise, un secteur qui recrute

Une enquête menée par Candor a confirmé qu’à l’échelle mondiale, le secteur de l’IT a recruté pendant le confinement.

Dans la Silicon Valley, 62 % des acteurs de l’IT interrogés ont augmenté leurs effectifs comme la plate-forme Zoom ou Amazon, ainsi que des acteurs de l’e-learning et des jeux vidéo.


Des start-up dans un état stable

On aurait pu les croire plus fragiles, mais il semblerait que les start-up soient parvenues à résister à la crise de la Covid-19.

Certaines ont su se rendre utiles et même accélérer le déploiement de leur activité pendant la période du confinement.


La 5G accuse un retard significatif en Europe

Tandis que les États-Unis et la Chine poursuivaient le déploiement de la 5G sur leurs territoires pendant la crise, l’Europe accumulait les retards.

L’Autriche, la France ou encore le Portugal ont notamment annoncé le report des procédures d’attribution des fréquences.



Le rôle clé joué par les technologies pour traverser la crise


Entre faiseuses de miracles et liberticides, les nouvelles technologies ont su trouver une place dans cette crise.

Prédire l’arrivée de l’épidémie

Certaines entreprises ont su tirer profit des données mises à leur disposition pour accélérer la recherche sur la Covid-19, la prédire, voire la tracer.

La société canadienne BlueDot, notamment, a créé un algorithme passant au radar plusieurs milliers d’articles par jour et de données du trafic aérien dans le but de détecter et de suivre la propagation des maladies infectieuses.

Elle a ainsi pu prévenir l’arrivée du virus, avant que les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et l’OMS ne donnent l’alerte.


L’IA au service de la recherche

Plus que jamais, l’IA a cherché à faire ses preuves dans la course au vaccin, au traitement et à une détection plus rapide de la Covid-19.

30 études françaises faisant appel à cette technologie ont ainsi été lancées pour lutter contre la pandémie…


Les GAFAM affichent une santé de fer

Hausse des livraisons chez Amazon, explosion du nombre d’abonnements à Netflix, 20 % d’utilisateurs supplémentaires chez Snapchat… Les GAFAM et, plus largement, les entreprises de la Silicon Valley sont les grands gagnants de la crise.

Parmi les chiffres illustrant cette explosion des usages tech, 62 millions de téléchargements d’applications professionnelles ont par exemple été effectués en 2020 soit une hausse de 90 % par rapport à la même période en 2019…


Tech for good

De nombreuses entreprises de la tech ont mis leurs ressources au service de la lutte contre la pandémie. NVIDIA, Apple, Dyson, Lenovo, Microsoft, WeChat ou encore Alibaba ont toutes apporté leur l’aide.

En France, e.Voyageurs SNCF, Allo-Media et l’Inserm ont réuni leurs compétences pour créer la hotline AlloCovid régie par une IA pour conseiller et assister médicalement les citoyens inquiets pour leur santé.


L’émergence des robots

Au plus fort de la crise, les robots sont venus soutenir le personnel soignant dans les hôpitaux pour tenir compagnie aux patients, livrer les repas, laver les espaces, dans le but de réduire au maximum le contact avec les humains. Des drones ont aussi permis la livraison de matériel médical.

À Singapour, Spot, le robot de Boston Dynamics a même été dressé pour faire respecter les mesures de distanciations sociales dans les espaces publics…



Quelle place pour la tech dans un monde post confinement ?


Le déconfinement s’est fait petit à petit aux quatre coins du monde. Les technologies opèrent aujourd’hui un rôle de veilleur du respect des gestes barrières.

Demain, la domotique, l’IoT ou encore l’infrarouge aideront à rendre notre quotidien plus serein.

Un retour à la normale pas avant la fin de l’année

Selon l’IAB (Interactive Advertising Bureau), 31 % des effectifs des entreprises de l’IT pourraient bien ne pas être maintenus en raison des conséquences économiques du confinement.

La majorité des acteurs du numérique estime un retour à la normale de leur activité entre novembre et début 2021.


Veiller à un déconfinement respecté et efficace

Des outils de surveillance s’installent progressivement pour s’assurer du respect des gestes barrières et éviter un retour brutal de la pandémie. Au sein de la station Châtelet — Les Halles, un logiciel de la start-up Datakalab détecte les porteurs de masques.

De leur côté, les membres des forces de l’ordre italiens en poste à l’aéroport de Rome sont aujourd’hui équipés de casques intelligents, qui détectent les voyageurs présentant une température corporelle trop élevée.


Vers moins de contact et plus de domotique

Les objets connectés pourraient s’avérer incontournables lors de prochaines pandémies.

Grâce au vocal, nous sommes déjà capables de commander des actions à distance (interrupteurs, sonnettes vidéo, climatiseurs, volets roulants…).

Google Assistant, Alexa ou encore Siri devraient donc connaître une recrudescence d’utilisations, tout comme les applications de santé ou encore les technologies infrarouges qui permettent là encore d’éviter les contacts.


Vers un usage durable de la télémédecine

La crise de la Covid-19 a clairement contribué à l’amélioration des outils de téléconsultation médicale, ainsi qu’à l’exploitation d’objets connectés pour faciliter les diagnostics à distance.

Pas moins de 70 plates-formes de téléconsultation existent actuellement…



Tantôt diabolisées, tantôt idéalisées, les nouvelles technologies peuvent mettre en péril nos libertés, mais aussi nous sauver. Elles ont clairement révélé leur utilité durant le confinement.

Il est aujourd’hui évident pour tous qu’elles auront un rôle majeur à jouer si des caps de pandémie ou d’autres catastrophes sanitaires devaient se représenter…






Pour plus d’infos sur le sujet, le livre blanc complet est accessible ici






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