Les fake news c’est les autres… C’est, en substance, ce que nous apprend une récente étude menée par Ipsos sur le sujet. Si un peu plus de la moitié des français se dit capable d’identifier une fake news, ils ne sont que 38% à accorder la même faculté de discernement à leurs concitoyens…

 

Un peu plus d’un Français sur deux s’estime capable d’identifier une “fake news” quand il y est confronté, une proportion inférieure à la moyenne mondiale, selon une étude Ipsos menée dans 27 pays.

Selon cette étude “Ipsos global advisor” réalisée en ligne du 22 juin au 6 juillet auprès de 19.243 personnes (1.005 en France), 54% des Français sont persuadés de pouvoir distinguer le vrai du faux, quand la moyenne mondiale s’établit à 63%.

 

 

Plus d’un Français sur deux (54%) estime être confronté régulièrement à des fake news, une proportion inférieure à la moyenne des autres pays (60%), et 43% des personnes interrogées disent avoir déjà cru à une information avant de découvrir qu’elle était fausse (contre 48% de l’opinion mondiale).

 

Un problème qui concerne surtout “les  autres

En France, seuls 38% des sondés estiment que leurs concitoyens sont eux aussi capables de distinguer une fake news d’une véritable info. C’est dire le peu de crédit accordé à ce vaste ensemble que sont “les autres“.

 

 

Au niveau mondial, cette tendance semble encore plus flagrante:

  • 65% des personnes interrogées pensent que les autres vivent dans leur propre bulle sur Internet, en cherchant principalement des opinions semblables aux leurs – mais seulement 34% admettent eux-mêmes vivre dans leur bulle.
  • 63% sont sûrs de pouvoir identifier les fake news – mais seulement 41% pensent qu’une personne moyenne en est capable.
  • 58% s’estiment être plus à même de repérer les fake news qu’une personne lambda
  • 60% pensent que les autres” ne se soucient plus des faits et croient simplement ce qu’ils ont envie de croire.
  •  59% sont convaincus qu’ils comprennent mieux les réalités sociales telles que les niveaux d’immigration et les taux de criminalité qu’une personne moyenne

 

Bref, une belle leçon d’humanisme et d’estime de soi…

 

Fake News, Médias et Politiques

L’étude d’Ipsos relève une nouvelle fois la défiance ambiante vis-à-vis des politiques et des médias.

Pour la grande majorité des sondés, les fake news sont ainsi largement relayées par les médias et les politiciens qui n’hésitent pas à les utiliser à leur profit:

  • 60% des personnes interrogées estiment voir très ou assez souvent des organes de presse dire délibérément quelque chose qui n‘est pas vrai.
  •  Les gens définissent principalement les fake news comme des histoires dont les faits sont erronés, mais 36% les voient comme des mots utilisés par les hommes politiques et les médias pour discréditer les informations avec lesquelles ils ne sont pas d’accord (51% aux USA).

 

Les Français se sentent un peu préservés de ces histoires de fake news, leur ressenti est moins crispé que dans d’autres pays, comme notamment les Etats-Unis où le président Trump a fait des fake news un argument électoral et brandit régulièrement le terme“, analyse Yves Bardon, directeur de la prospective chez Ipsos.

Compte tenu du manque de confiance dans les politiques et les médias, habituellement mesuré dans les études sur la fracture sociale en France, on pouvait s’attendre à des niveaux de défiance plus importants“, relève-t-il.

Interrogés sur les perceptions erronées de certains faits comme les niveaux d’immigration ou les taux de criminalité, plus de la moitié des répondants (52%) estime que c’est la faute des hommes politiques, près de la moitié (49%) celle des médias et 41% celle des réseaux sociaux…

 

L’intégralité de l’étude mondiale est consultable ici.

 

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