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Réseaux Sociaux

TikTok talonne déjà Facebook …

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L’application numéro 1 auprès des adolescents dans le monde vient de dépasser le milliard de téléchargements. Et si TikTok était encore devancé par les applications Facebook l’année dernière, la tendance semble s’inverser en 2019…

 

TikTok, une application de partage de vidéos prisée des jeunes adolescents, vient de dépasser le milliard de téléchargements (hors utilisateurs d’Android en Chine), deux fois plus qu’en juin 2018, d’après le cabinet Sensor Tower.

Propriété du groupe chinois ByteDance, TikTok figure au quatrième rang des applications les plus téléchargées (hors applications de jeux) en 2018 sur App Store et Google Play, juste derrière Whatsapp, Messenger et Facebook

 

Une croissance hors-normes

Lancée en septembre 2016, TikTok connaît une croissance fulgurante depuis quelques mois, son nombre de téléchargements a doublé depuis juin 2018.

TikTok a enregistré 663 millions de téléchargements en 2018, sans compter les utilisateurs chinois sur Android.

 

«À titre de comparaison, l’application Facebook a été téléchargée environ 711 millions de fois l’année dernière, Instagram 444 millions de fois», note le cabinet Sensor Tower, spécialiste des applications mobiles, sur son site internet.

 

En janvier 2019, TikTok, où circulent principalement vidéos de danse et défis, était l’application (hors jeux) la plus téléchargée aux États-Unis, devant les mastodontes Facebook, Instagram et Snapchat.

 

Phénomène mondial

L’application est particulièrement populaire chez les Indiens. En janvier, 43% des nouveaux téléchargements de TikTok provenaient d’Inde, et 9% des États-Unis.

La France n’échappe pas à ce succès planétaire. La formule fonctionne particulièrement chez les 11-14 ans, dont 38% déclarent avoir un compte sur TikTok, selon les chiffres de l’association Génération Numérique, qui analyse les pratiques des jeunes sur internet.

 

(Source: AFP)

 

 

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Digital

Vers une régulation des GAFA ?

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La Commission fédérale du commerce américain vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête spécifique sur les conditions de concurrence dans le secteur des nouvelles technologies. En ligne de mire : la domination de certains acteurs comme Google ou Facebook sur le marché de la publicité en ligne notamment…

 

Le régulateur américain du commerce va dédier une équipe spéciale à la question de la concurrence dans le secteur technologique, quitte à remettre en question des fusions déjà bouclées, a annoncé mardi la Federal Trade Commission (FTC).

 

Les GAFA dans le viseur

Cette annonce de la Commission fédérale du commerce intervient alors que s’intensifient, aux Etats-Unis et dans le monde, les débats sur les géants du secteur comme Google, Facebook ou Amazon, accusés d’être trop puissants.

L’agence officielle a refusé de donner des noms, mais a précisé qu’elle envisageait de réexaminer des opérations passées, avec à la clé des annulations ou des demandes de revente de certaines activités.

La FTC, qui partage avec le ministère de la Justice le rôle d’autorité de la concurrence, examinera «toute la palette des solutions possibles», a indiqué Bruce Hoffman, à la tête du service concurrence de la FTC, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes.

Interrogé sur certains dossiers précis, comme le rachat d’Instagram par Facebook en 2012, M. Hoffman a refusé de répondre.

 

Publicité, mobile, réseaux sociaux : Tout l’écosystème digital est concerné…

La nouvelle «task force» de la FTC comprendra 17 juristes et s’intéressera en particulier à la publicité en ligne (dominée par Google et Facebook), les réseaux sociaux, les systèmes d’exploitation mobile et les «apps» (dominées par Android/Google) et de façon générale «l’économie des plateformes», une notion qui s’applique à la plupart des entreprises technologiques récentes (réseaux sociaux et économie du partage, type Uber ou Airbnb), a détaillé la commission.

La technologie, dont «les marchés évoluent rapidement et touchent à bien d’autres secteurs économiques, suscite des défis nouveaux en matière de respect de la concurrence», a déclaré Bruce Hoffman.

 

Effet d’annonce ou volonté réelle?

Cette annonce, qui intervient aussi dans un contexte marqué par les critiques récurrentes du président américain Donald Trump contre la Silicon Valley, marque un changement de pied pour la FTC, qui avait en 2013 clos une enquête sur la domination de Google dans la recherche en ligne et la publicité au moment où la Commission européenne enquêtait elle-même sur le dossier.

En sera-t-il de même cette fois-ci alors que le champ d’investigation semble beaucoup plus large? Affaire à suivre…

 

Source: AFP

 

 

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Réseaux Sociaux

L’avènement du consommateur-influenceur…

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D’après un récent sondage, 42% des Français utiliseraient les réseaux sociaux dans le but d’influencer les autres et un tiers des internautes considère qu’il n’y a aucune règle à respecter lorsqu’ils s’expriment en ligne.

Un cocktail qui peut s’avérer détonnant pour la e-réputation des marques…  

 

Si l’on en croit les résultats du sondage mené par l’ IFOP pour Havas Paris et August Debouzy, les Français témoignent d’une certaine méconnaissance des règles de droit sur les réseaux sociaux qui deviennent un terrain toujours plus propice aux risques réputationnels pour les marques.

 

L’ère de l’influence

Au cours des 12 derniers mois, 68% des Français ont utilisé Internet pour exprimer une opinion sur un sujet d’actualité et 55% d’entre eux (66% chez les moins de 35 ans) ont publié un avis sur des entreprises, des marques ou des services.

42% des Français utilisent les réseaux sociaux dans le but d’influencer les autres. Un chiffre qui monte à 54% chez les moins de 35 ans.

 

Des outils qu’ils utilisent principalement pour s’exprimer sur les produits ou les services d’une entreprise tant pour signaler leur insatisfaction (86%) que pour en vanter les mérites (82%).

 

 

Une zone de non-droit ?

1 Français sur 2 considère qu’il a le droit de dire publiquement tout ce qu’il veut au sujet d’une marque, d’une entreprise ou d’un dirigeant.

 

1 Français sur 3 considère qu’il n’y a aucune règle à respecter lorsqu’il s’exprime sur les réseaux sociaux, et donc que la liberté d’expression y serait sans limite.

 

 

Un environnement à risque pour les marques

En cas de crise, le silence est une option risquée pour les entreprises, puisque 65% des Français attendent d’elles qu’elles s’expliquent ou s’excusent rapidement.

Un souhait de transparence et de réactivité qui ne suffit pas toujours à endiguer la crise.

 

Ainsi, 47 % des Français ont déjà renoncé à acheter un produit ou un service d’une marque suite à une atteinte à sa réputation. Un chiffre qui monte à 59 % chez les 18/24 ans…

 

 

Plus de régulation face aux fake news

Les Français sont 74% à considérer avoir déjà été exposés à des « fake news ».

Ils souhaitent d’ailleurs à 86 % que la récente loi anti « fake news », cantonnée aux périodes électorales, soit étendue à d’autres domaines comme l’économie, l’immigration, l’alimentation, l’environnement ou le climat.

Ils sont également 87% à être favorable à l’adoption d’une loi qui viendrait durcir la responsabilité des hébergeurs…

 

 

 


Méthodologie

L’enquête a été menée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1 008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 24 au 25 janvier 2019.

 

 

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Réseaux Sociaux

Millennials et Gen-Z se méfient des contenus de marques

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Les consommateurs des générations Y et Z (nées entre 1980 et 2005) auront bientôt le plus gros pouvoir d’achat combiné sur la planète.

Ils sont nés, ou ont grandi, avec le mobile et le social media, ce qui a complètement transformé leurs modes de consommation. Avec un moteur de recherche greffé au creux de la main, ces nouveaux consommateurs se renseignent largement en ligne avant, pendant et après leurs achats.

Pour cela ils se tournent de plus en plus vers la source d’information la plus fiable qu’ils connaissent : les autres consommateurs…

 

Comment est-ce que les contenus publiés par d’autres consommateurs impactent les comportements d’achat des Millennials et de la Génération Z ? Quelle importance accordent-ils à ce que l’on appelle le User Generated Content par rapport aux contenus produits par les marques ? Quels sont les formats qu’ils plébiscitent ?

La plateforme de vidéos consommateurs Teester a interrogé des consommateurs des générations Y et Z pour comprendre leurs attentes et leurs habitudes.

 

Découvrez les résultats dans cette infographie tirée d’une enquête menée auprès de 690 consommateurs nés entre 1980 et 2005 :

 

 

 

 

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Insights

Focus sur WeChat, miroir d’une Chine connectée

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Méconnue en occident, l’application Wechat compte aujourd’hui près d’un milliard d’utilisateurs et représente la moitié des recettes du géant chinois Tencent. Retour sur les raisons d’un succès qui en dit long sur la transformation qui s’opère actuellement en Chine…

 

Tous les ans depuis 2006, Fabernovel réalise une étude à destination de tous afin de remplir l’une de ses principales missions : contribuer à la lisibilité et à l’accessibilité de la révolution numérique.

La réalisation de ces études – qui prend en moyenne 3 mois et mobilise 2 à 5 personnes est à la fois une occasion d’approfondir des sujets d’innovation, de prendre de la hauteur sur le numérique et de développer des framework de réflexion qui décryptent les succès des GAFA, licornes et géants chinois en tentant d’en livrer les recettes.

Après Uber en 2017 et Tesla en 2018, Fabernovel consacre son étude annuelle 2019 à l’analyse du phénomène WeChat.

Plus que de coutume, la question de l’applicabilité et de l’exportabilité du modèle de la filiale de Tencent pose question. Et ce, alors que certains observateurs s’inquiètent d’une croissance chinoise ralentie (6,5% !) au troisième trimestre 2018, sur fond de guerre commerciale avec les Etats-Unis…

 

WECHAT, “SHAPE OF THE CONNECTED CHINA”

 

Si la Chine impressionne et intrigue, son exemple est trop souvent mis de côté, car “trop différent”.

La Chine a pourtant été au cours de la dernière décennie – et grâce au déploiement de politiques économiques protectionnistes – le théâtre d’une transformation sans précédent qui lui a permis de passer d’atelier du monde à centre de Recherche et Développement de la planète.

Pour ce faire elle peut s’appuyer sur des champions de la Tech implantés dans des villes particulièrement dynamiques telles que Pékin, siège de 40 licornes et de nombreux capital risqueurs, Shanghai pour les services financiers, Shenzhen, la Silicon Valley du Hardware ou encore Hangzhou, siège d’Alibaba.

 

WeChat, le vertige.

Parmi les géants qui portent la dynamique, il est un qui a particulièrement contribué à faire de la Chine un territoire connecté [1]. Il s’agit de WeChat, produit phare et véritable colonne vertébrale de Tencent.

L’application s’est développé à la vitesse de l’éclair en atteignant les 100 millions d’utilisateurs après seulement 433 jours d’existence (contre 1650 jours pour Facebook) et en contribuant à créer 20,3 millions d’emplois.

Nous estimons que cette plateforme, qui compte 1 milliard d’utilisateurs, représente aujourd’hui plus de la moitié de la valeur de Tencent qui capitalise plus de 400 Milliards de dollars à la Bourse de Hong-Kong.

 

Et l’application explose tous les records puisqu’on estime que son taux de pénétration du marché chinois est de 92% [2], et qu’elle est en passe de réaliser le rêve de la super application en connectant ses utilisateurs avec un écosystème de fournisseurs de services marchands, de services publics et une solution de paiement unique, rendant sa promesse “one tap away from everything” [3] effective.

Un rêve qui a influencé la création d’applications similaires en Asie du Sud-Est telles que Grab à Singapour ou Go-Jek en Indonésie.

 

“Prendre un rdv médical, commander un chauffeur, prendre un billet d’avion, envoyer de l’argent à ses proches, divorcer, payer ses factures d’énergie ou ses impôts, partager des photos avec ses amis, autant de démarches à la portée de tout utilisateur de WeChat.”

 

Rétrospectivement, il est possible de comprendre le secret de sa réussite à l’aune de 5 stratégies que les fondateurs de WeChat ont mis en exécution.

 

1. WeChat, c’est d’abord l’histoire d’un pivot stratégique qui a réussi.

En 2010, et alors que l’iPhone d’Apple souffle sa troisième bougie, Tencent est un acteur installé au coeur des foyers chinois via sa plateforme QQ Messenger (650 millions d’utilisateurs) qui domine le marché chinois du social.

Bien plus, QQ est un écosystème de services accessibles depuis un ordinateur. Conscient que les nouveaux usages mobiles vont s’imposer, que QQ risque de perdre sa position de leader, et sur fond de développement en Occident et en Asie d’applications de messagerie instantanée, Tencent est confronté au dilemme de l’innovateur décrit par Clayton Christensen selon lequel face à des innovations de rupture, les acteurs installés hésitent. Au risque de disparaître.

Ce dilemme, ils le résolvent en proposant – entre autre – un concours d’innovation interne.

C’est l’équipe d’Allen Zhang, alors directeur de la recherche de QQ Mobile et futur fondateur de WeChat, qui remporte la compétition. Après quelques mois de développement et une fois que Tencent s’est assuré que les fonctionnalités du nouveau produit correspondaient aux standards du marché, la base d’utilisateurs de QQ a été connectée à WeChat.

WeChat naît ainsi le 21 janvier 2011 avec 650 millions potentiels d’utilisateurs dans son berceau.

 

2. Plus qu’un canal de distribution, WeChat est une solution à toutes les frictions de la vie quotidienne.

Pour se faire adopter par les ménages chinois, WeChat a placé la résolution des frictions de la vie quotidienne des Chinois au cœur de son produit et de son expérience.

En 2014, en digitalisant la tradition millénaire des “petites enveloppes rouges qui consiste à offrir de l’argent à ses proches pour des occasions, WeChat s’est inscrit dans la durée comme l’acteur incontournable des moments de vie des utilisateurs chinois.

 

“Being a product creator is like being in a relationship with the users. Otherwise, it’s only a business transaction. Product managers must have big hearts.”

Allen Zhang, founder & CEO de WeChat

 

Surtout, fidèle à l’adage amérindien selon lequel “tout est bon dans le bison” [4], WeChat a su tirer profit de tous les capteurs du smartphone : la caméra, l’accéléromètre, le GPS, l’écran, le podomètre, le micro… pour répondre aux besoins des utilisateurs en mobilité, tout en créant des usages devenus des standards d’expérience tels que le Shake, en diffusant massivement l’usage du QR code aujourd’hui, en investissant dans le vocal demain.

 

 

3. WeChat a construit un écosystème où la valeur créée circule de manière équilibrée

Pensé comme un couteau suisse numérique, WeChat donne accès sans friction à une multitude de services, avec un accès raccourci et une utilisation fluide.

Cette exigence du service se retrouve dans son modèle économique puisque contrairement à Facebook, WeChat n’est pas organisé par un algorithme dont l’objectif est la rétention des utilisateurs sur son application.

Surtout, le modèle publicitaire n’est pas au cœur de la rentabilité de l’application. WeChat se rémunère en partie sur les transactions générées par leurs partenaires et le cloud.

Enfin, c’est la créativité et la viralité d’une campagne qui fait la visibilité d’une marque plus que les budgets alloués à l’achat média.

 

4. Tencent utilise WeChat comme un bras armé pour asseoir son développement et sa diversification face à Alibaba

Pour y parvenir, WeChat se dote d’alliés tels que Didi, JD.com, mobike etc. qu’elle sélectionne et met en avant sur sa plateforme.

Sa stratégie d’alliance va plus loin puisqu’elle repère les champions de demain dans son écosystème, les sélectionne et les propulse, à l’instar de Pinduoduo (Appli de Social commerce) créée en 2015 – évaluée aujourd’hui à 24 milliards de dollars.

 

5. Pensée au départ pour les utilisateurs chinois, la question de l’exportabilité de WeChat reste en suspend

Après une première tentative ratée en 2012, WeChat n’a pas abandonné. Car, avec un taux de pénétration du marché chinois de 92%, les clés de sa croissance résident dans son développement international.

Et WeChat a deux options:

  • Elle peut augmenter la valeur par usager existant en développant des services à destination des touristes chinois ou de sa diaspora.
  • Elle peut également augmenter le nombre d’utilisateurs en allant confronter son modèle à des géants déjà établis sur leurs continents (Gafas et licornes) ou encore en défrichant de nouveaux territoires comme l’Asie du Sud-Est.

A cet égard, les récentes déclarations de Jack Ma, fondateur d’Alibaba – principal compétiteur de Tencent – sur l’Afrique peuvent apporter des éléments de réponses…

 

 


[1] WeChat, l’entreprise qui a dessiné la Chine connectée.
[2] Chiffres 2017.
[3]“A un clic de tout.”
[4] Cet adage est également populaire en France : “Tout est bon dans le cochon.”

 

 

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