Le 25 mai 2018, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) entrait en vigueur. Rares sont les réglementations qui ont fait l’objet d’une telle médiatisation.

Un an plus tard, la question se pose : le RGPD a-t-il permis d’apporter le niveau de protection et de confidentialité des données attendu par les consommateurs ?

Selon une nouvelle étude réalisée auprès de 1 000 répondants français par la solution d’emailing Mailjet, la réponse est clairement “non”…



Le RGPD n’a pas tué le spam…

Une des ambitions principales du RGPD était de redonner aux consommateurs le contrôle sur la manière dont les marques utilisaient leurs données.

Pourtant, cette nouvelle recherche révèle que 41 % des consommateurs reçoivent toujours des emails marketing alors qu’ils n’ont pas expressément donné leur consentement.

Bien que 5 % ont le sentiment que cela arrive moins fréquemment qu’avant, il n’en demeure pas moins que lorsqu’un utilisateur renseigne son adresse email, cette dernière est encore utilisée à d’autres fins que celles indiquées par les marques.

Une impression de statu quo

Alors que le nombre de plaintes déposées par les internautes a fortement augmenté suite à l’entrée en application du RGPD (dans les années 2000, la CNIL recevait environ 3 000 plaintes par an, elle en a reçu plus de 11 000 en 2018), les sanctions prononcées par la CNIL et ses homologues européens n’ont pourtant pas encore réellement augmenté en volume.

Or, c’est bien souvent le risque de sanctions lourdes qui incite les acteurs privés comme publics à se mettre en conformité.

Selon les Français récemment interrogés par Mailjet, 42 % d’entre eux considèrent que les marques qui ne respectent pas la protection de leurs données méritent des sanctions plus sévères.


L’heure n’est plus à l’indulgence

Pour près de 10 % d’entre eux, cela concerne particulièrement les grandes marques qui semblent intouchables.

Les consommateurs ont de quoi être contrariés. Mis en cause dans sa gestion des données personnelles de ses utilisateurs, Facebook s’expose à une sanction record qui pourrait atteindre 5 milliards de dollars.

Pourtant, pour le géant américain, il semble qu’il s’agisse d’une sanction indolore ne représentant qu’une fraction des bénéfices que Facebook fait en une année.  

L’entrée en vigueur du RGPD a constitué l’un des changements les plus importants apportés aux pratiques commerciales et marketing des entreprises au cours de ces dernières années.

Le 24 mai 2018, alors que des vagues massives de campagnes emailing relatives au RGPD étaient envoyées par les marques, Mailjet a atteint le chiffre record de plus de 100 millions d’emails traités en une journée.

Les entreprises qui appliquent les exigences du RGPD n’ont pas travaillé aussi dur et les consommateurs n’ont pas attendu aussi longtemps pour que l’utilisation abusive des données personnelles reste impunie.

Des sanctions plus sévères et plus nombreuses pourraient être la solution pour redonner confiance aux consommateurs dans la façon dont leurs données sont utilisées par la marque et leur assurer de ne recevoir que les communications qu’ils attendent dans leur boîte de réception…

# à lire aussi...

L’email a toujours la cote auprès des Français

Selon la dernière étude Médiamétrie, plus de 42 millions de Français se…

Délivrabilité et engagement sont liés

Une nouvelle étude révèle le lien direct entre l’engagement de l’abonné et…