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Avis d'experts

Micro-influenceurs, des acteurs à suivre de près ?

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De plus en plus sensibles aux notions d’engagement et de légitimité, nombreuses sont les marques qui se tournent désormais vers les influenceurs pour relayer leurs contenus auprès des consommateurs.

Mais si la valeur de ces prescripteurs se jaugeait jusqu’ici à l’aune du nombre de followers, les choses semblent avoir sensiblement évoluées depuis quelques temps…

 

 

 


Une tribune de Thomas Faganello, Pre-Sales Director EMEA de Digimind.


 

 

D’un message délivré uniformément aux masses, la communication des marques a évolué vers des messages formulés spécifiquement par des relais d’influence choisis et particulièrement porteurs d’engagement, grâce à l’identification ou l’adéquation des sujets de prédilection entre ces influenceurs et leur communauté.

Les micro-influenceurs constituent un phénomène de plus en plus identifié et intégré sciemment aux campagnes de communication. Plus accessibles que les célébrités les plus en vue ou historiques, leurs communautés vont de 10 000 à 100 000 followers et sont dynamiques.

Ces micro-influenceurs se révèlent être des acteurs de premier plan dans l’écosystème des interactions entre les marques et les consommateurs, porteurs d’un renouveau dans la communication et créateurs de nouveaux rapports marques-influenceurs-communautés.

 

L’émergence de nouveaux influenceurs

L’évolution des stratégies de communication et de leur réception par les différentes cibles ont généré un changement dans la place qu’occupent les influenceurs et les attentes des audiences à leur égard.

Les marques, pleinement conscientes de l’enjeu de la pertinence du choix des influenceurs et de leur intégration à leur communication, cherchent à créer un engagement pérenne, basé sur l’adéquation entre les socionautes, principalement, et les micro-influenceurs.

 

L’influence, un enjeu en perpétuelle mutation

La prépondérance du net puis des réseaux sociaux dans les comportements d’achat des consommateurs ont fait de l’étude de ces derniers une source extrêmement surveillée d’insights, permettant d’identifier leurs réactions aux actions menées par les marques (lancements de produits, campagnes marketing ou de communication), les attentes des clients comme des prospects, etc.
Chaque avis compte et peut générer un effet de masse.

Les marques l’ont compris et ne surveillent pas simplement les profils à multiples followers puisqu’un avis exprimé dans un tweet, un post Facebook ou sur tout autre média internet ou réseau social peut être à l’origine d’un buzz. Désormais, tous les influenceurs comptent.

 

Une défiance croissante des macro-influenceurs

Par ailleurs, l’éducation des socionautes, notamment les millenials, au fonctionnement des stratégies de collaboration instaurées avec les influenceurs les ont rendus lucides sur les leviers et les dérives de ces communications qui peuvent être plus révélatrices d’un lien financier entre la marque et l’influenceur, célébrité ou anonyme devenu macro-influenceur, qu’un soutien au produit présenté.

Lorsqu’elle est identifiée, cette notion d’intérêt fait perdre de la crédibilité en premier lieu à l’influenceur, ce qui peut aller jusqu’à un désengagement voire un désintérêt de sa communauté pour l’influenceur concerné puis, à terme, des marques. Car sans communauté d’influence, les enseignes n’ont aucun intérêt à s’y associer.

 

Authenticité, pertinence et monétisation : les attentes des consommateurs devenus intransigeants

La monétisation des campagnes est, en effet, un sujet phare dans la mise en place des actions de communication et les utilisateurs des réseaux sociaux ne sauraient se laisser duper.

Ils fuient ce qu’ils considèrent comme de la publicité déguisée et sont en quête de LA valeur clé dont découle le nouveau mode de fonctionnement des micro-influenceurs : l’authenticité.

La méfiance des socionautes à l’égard de personnalités “achetées” par les marques pour faire de la promotion plus ou moins subtile est un phénomène dont les marques sont désormais tout à fait conscientes. Côté followers, la fidélité de la communauté repose sur la pertinence des contenus postés, dont le micro-influenceur est garant.

 

Micro-influenceurs, qui sont-ils vraiment ?

Venus d’ici et d’ailleurs

Qui sont ces nouveau influenceurs, pour lesquels l’intérêt suscité auprès des marques est presque inversement proportionnel à la taille de leur communauté ?

Passionnés de running, de cuisine, de mode, de cosmétique, de jeu vidéo ou toute autre thématique, ayant décidé de partager leur sujet de prédilection avec d’autres amateurs, les micro-influenceurs sont initialement des anonymes.

Le phénomène n’ayant pas fait l’objet d’une étude approfondie, il reste difficile de savoir si ces acteurs avaient le projet de devenir micro-influenceurs ou s’ils sont le fruit d’une évolution sociétale qui leur a conféré ce statut malgré eux.

 

D’une simple passion à un univers professionnel

En participant à des événements, en mettant en place des partenariats avec des marques, celles-ci ont fait évoluer les contenus que produisent les micro-influenceurs, passant de posts générés par des amateurs très éclairés, à des publications très qualitatives de tests et avis pointus, dans lesquels leur expertise prend le pas sur leur statut d’anonyme.

En revanche, les micro-influenceurs se livrent peu. Il est donc difficile de savoir si certains vivent de leur activité ou si franchir le cap de la professionnalisation reste étranger à cette catégorie d’influenceurs.

 

Les dons de produits, au cœur de l’écosystème des micro-influenceurs

Dans ce contexte, les dons de produits faits aux micro-influenceurs sont de deux natures. D’une part, les produits présentés, testés par le micro-influenceur, chaussures de running, produits cosmétiques, etc. sont les premiers qui viennent à l’esprit et sont à la source du contenu réalisé pour les communautés.

D’autre part, le don de matériel fourni par la communauté soutient aussi les micro-influenceurs et leur permet de tourner des vidéos et réaliser des photos qualitatives.

Ces donations revêtent évidemment un intérêt double : pour les micro-influenceurs, elles permettent d’alimenter, de faire vivre la chaîne de l’influenceur, notamment sur YouTube, et l’amélioration de la qualité de leurs posts est appréciée des fans, ce qui renforce leur attrait pour la communauté en question. En découle un intérêt accru porté par les marques envers eux.

 

KPI et ROI, les bénéfices des campagnes micro-influenceurs

Des résultats chiffrés attractifs

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur Instagram, avec un pic de likes et de commentaires atteint par les ambassadeurs (influenceurs aux communautés de moins de 10 000 personnes), la courbe amorce une descente et le meilleur compromis pour le marques se situe dans la section des micro-influenceurs.

Les micro-influenceurs génèrent 60% d’engagement supplémentaire comparé aux macro-influenceurs. Sur leurs comptes on dénombre 22 fois plus de conversations.

Outre ces chiffres d’engagement élevés et un ROI intéressant pour les marques, les micro-influenceurs sont un relais auprès d’une communauté ciblée, authentique et spontanée à qui le compte veille à proposer un contenu de qualité.

Par ailleurs les tarifs pratiqués par les macro-influenceurs les ont poussé à s’intéresser à investir dans des stratégies digitales au ROI le plus important possible.

 

Un taux d’engagement bien supérieur à la moyenne

Les marques ont changé la hiérarchie des KPI sur lesquels elles s’appuient pour mesurer le succès des campagnes et enrichi le nombre de ces indicateurs.

Elles qui, auparavant, basaient leurs campagnes sur le nombre total de followers et donc de cibles potentielles atteignables via la diffusion d’un post ou d’une vidéo, s’intéressent désormais à l’engagement. Elles cherchent ainsi à atteindre le taux le plus élevé possible.

Elles peuvent désormais s’appuyer sur des outils d’analyse précis surveillant les KPIs clés que sont les Social metrics – reach, engagement et sentiment généré, les Digital metrics – trafic et taux de conversion, et enfin les Business metrics – vente et part de marché.

 

Des divergences selon les domaines

Naturellement la maturité dans la collaboration avec les micro-influenceurs diffère fortement d’un sujet à l’autre. Les plus matures sont le sport et l’entertainement.

Les plus gros micro-influenceurs traitent de thématique lifestyle, fédératrices et très visuelles, ce qui se prête bien aux réseaux sociaux à forte affluence que sont YouTube et Instagram.

Le secteur du gaming se démarque, par l’ampleur des budgets consacrés par les entreprises, par l’importance de leur volonté de mettre en place des partenariats et du sponsoring d’envergure. Ce domaine dispose même d’un réseau social de référence pour les aficionados du jeu vidéo: Twitch.

 

Les limites de l’écosystème des micro-influenceurs

KPI et objectifs, les éléments déterminants d’une analyse pertinente

Tout d’abord, les entreprises ne doivent pas perdre de vue qu’engagement ne rime pas systématiquement avec acte d’achat. Cette problématique concerne évidemment toutes les catégories d’influenceurs, y compris les macro-influenceurs.

C’est pourquoi il est nécessaire de prendre du recul par rapport au prisme du social media, le reach et l’engagement et prendre en compte les autres KPIs, comme le trafic généré sur le site et le KPI business des ventes générées.

A l’heure actuelle, ces indicateurs qui font partie de l’analyse du parcours d’achat des marques matures sont suivis par seulement 5 à 10% des marques françaises.

Ces KPIs évoluent bien entendu en fonction de l’objectif de la marque, qui peut être simplement un objectif de notoriété.

 

La problématique des sociétés B2B

Les micro-influenceurs sont quelque peu victimes de leur succès et attirent des marques auxquelles ils ne correspondent pas vraiment de par les univers et le fait que les communautés sont plus généralement grand public.

Ainsi les marques B2B prennent acte du potentiel des micro-influenceurs et de la confiance qui leur est accordée par leur communauté mais les intégrer à leurs stratégies de communication s’avère moins primordial et prometteur que dans les univers B2C.

 

Les perspectives envisageables pour les micro-influenceurs

Les entreprises s’imbriquent de plus en plus dans l’écosystème des micro-influenceurs. La conséquence de l’attention croissante portée à ces acteurs risque de pousser des sociétés à aider des individus à devenir des micro-influenceurs professionnels.

Ensuite, les entreprises doivent avoir en tête un aspect majeur sur lequel elles n’ont pas de prise : l’évolution de leur communauté.

Si celle-ci croît, le micro-influenceur deviendra peut-être à terme macro-influenceur. L’analyse des KPIs pourra révéler des statistiques ne correspondant plus aux chiffres auxquelles aspirent les marques.

En cela, le bon timing reste un enjeu de premier ordre, qui obligera toujours les marques à rester en veille active et à adopter une attitude réactive face aux changements éventuels.

 

 

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IA et Marketing : 4 exemples concrets

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L’IA est la nouvelle technologie tendance qui prend d’assaut le monde du marketing, mais de nombreux spécialistes du marketing sont encore dans l’ignorance quant à la façon dont les stratégies d’intelligence artificielle peuvent être utilisées dans les campagnes marketing quotidiennes.

Voici 4 exemples éprouvés de marketing par l’IA…

 

 


Une tribune d’ Amaury Martin, Country Manager France, Emarsys


 

 

 

#1- Marketing Préemptif

Grâce à l’intelligence artificielle, les spécialistes du marketing peuvent passer au crible de grandes quantités de données pour déterminer les tendances et les modèles, et grâce aux solutions d’intelligence artificielle qui effectuent la ” recherche “, l’analyse manuelle des données est faible ou nulle.

Une fois les tendances identifiées, les spécialistes du marketing peuvent faire la promotion préventive de solutions, de produits ou de programmes auprès des segments d’auditoire respectifs.

Un bon exemple de marketing préventif vient de Netflix et de sa suggestion “vous pouvez aussi aimer”.

 

Netflix fusionne les données de visionnement et les fait passer dans ses programmes d’IA pour repérer les émissions ou les films similaires qu’un téléspectateur pourra apprécier.

 

 

#2- Génération de contenu

Tout d’abord, mettons cet état de fait de côté : une partie importante des articles liés au sport et à la finance sont déjà écrits par des machines, et non par des humains.

Avec l’IA dans le marketing cette tendance est en passe de s’étendre à d’autres industries. Les finances et les sports sont traditionnellement des industries à forte intensité numérique, ce qui permet aux programmes d’IA de comprendre facilement les données et de les traduire en articles lisibles à l’œil nu.

Le marketing étant de plus en plus axé sur les chiffres, le contenu commencera à être écrit (ou du moins décrit) par des programmes automatisés.

 

#3- Prévision des ventes

Cette stratégie de marketing incluant de l’intelligence artificielle fait passer la gestion de la conversion à un niveau supérieur en analysant la communication entrante par rapport à des paramètres traditionnels tels que l’engagement des consommateurs, les entreprises fermées et les canaux de communication.

 

Les spécialistes du marketing peuvent utiliser ces données pour répondre à des questions difficiles, telles que :

  • Un prospect est-il prêt pour une invitation à une réunion 1:1 ?
  • Devrait-on envoyer une réponse par courriel ?
  • Est-il temps de disqualifier une piste ?

 

#4- Optimisation de la publicité

Pour les spécialistes du marketing numérique, le ciblage publicitaire se résume généralement aux mesures clés du coût par clic et du coût par acquisition.

Les algorithmes de marketing par intelligence artificielle et d’apprentissage machine aident les spécialistes du marketing à optimiser ces mesures en analysant de plus grands volumes de données pour mieux détecter les tendances des utilisateurs.

Il peut s’agir de n’importe quoi, qu’il s’agisse d’images ou de produits à promouvoir ou d’une copie à utiliser pour un groupe démographique particulier.

 

C’est particulièrement fréquent sur les plateformes de médias sociaux comme Instagram. Les outils d’IA permettent d’analyser quels types de consommateurs suivent généralement quels comptes, et d’obtenir des publicités ou des promotions spécifiques pour ces segments d’audience.

 

Dernières réflexions

Ces idées peuvent sembler venir du futur, mais ne vous inquiétez pas, les esprits créatifs d’Emarsys mettent déjà en œuvre des solutions de marketing innovantes et orientées IA.

En utilisant des algorithmes avancés d’apprentissage machine, nous construisons des solutions d’intelligence artificielle qui peuvent prendre en charge la plupart des tâches fastidieuses auxquelles les spécialistes du marketing doivent faire face….

 

 

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Le futur du (data)marketing passera par l’IA …

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Pour exploiter au mieux le volume grandissant des données afin de satisfaire la demande actuelle, les marketeurs vont devoir développer une expertise certaine dans l’utilisation de l’IA d’entreprise.

 

 


Une tribune de Stéphane Amarsy, fondateur d’Inbox 


 

 

Une exploitation insuffisante de l’IA et du Big Data

Comment proposer une expérience unique et exclusive à chaque client quand les interactions ont lieu sur tous les canaux avec des milliers, voire des millions d’individus ?

Jusqu’à récemment, les services commerciaux et les community managers, dont la fonction s’est enrichie de l’utilisation des chatbots, semblaient être la solution pour faire face au volume exponentiel des données et des demandes client.

Mais il s’agissait d’une étape désormais révolue : aujourd’hui, 61% des clients estiment recevoir des offres qui ne correspondent pas toujours à leurs centres d’intérêt, indiquant que les marques méconnaissent leurs envies.

Plusieurs raisons peuvent expliquer les erreurs de ciblage :

  • 59% des clients estiment que les marques utilisent des données obsolètes lorsqu’elles leur proposent des services.
  • Les enseignes, notamment en France, peinent à concurrencer les GAFA qui gardent une longueur d’avance sur la connaissance des besoins client.

 

En outre, malgré la profusion de conférences et de séminaires marketing ayant pour sujet principal l’IA, celle-ci est encore sous-exploitée par les départements marketing, qui ne s’appuient pas encore suffisamment sur les données pour élaborer des offres qui évoluent avec les besoins et les envies du client.

 

Prendre la donnée client comme point de départ stratégique : l’approche data-driven

Il n’est désormais plus possible de fonder sa stratégie sur un même canal, voire sur un nombre limité de canaux. Le numérique a introduit de nombreux nouveaux paramètres.

Les interactions sur les réseaux sociaux impliquent une disponibilité permanente sur tous les médias sociaux et une adaptation du discours et de son format. Les avis de consommateurs supposent une réactivité et une transparence à toute épreuve. Ces nouvelles exigences ont une incidence sur la base même d’une stratégie marketing.

La nouvelle feuille de route du marketeur change de structure : elle est centrée sur le client, dont il faut attentivement analyser le parcours sur tous les canaux, les besoins réguliers et ponctuels, leurs fluctuations et l’empreinte numérique.

Gérer la multitude des informations ne sera facilité que par une maîtrise du Big Data, laquelle est rendue possible par l’usage de l’IA.

L’approche data-driven consiste à choisir, parmi les nombreuses catégories de données, celles qui informent le mieux sur les besoins et les attentes des clients vis-à-vis de l’offre, puis de mettre en place la stratégie marketing autour de ces données.

C’est le processus de la smart data : en centralisant sur une même base des données issues de différents canaux, le marketeur dispose d’une vision globale et peut partir d’une connaissance affinée du client pour élaborer ses actions futures.

 

Du marketing déterministe au marketing individualisé : vers un nouveau paradigme

Alors que nous sommes habitués à mesurer la moyenne, en termes de fréquence d’achat ou de performance notamment, l’usage de l’intelligence artificielle nous emmène beaucoup plus loin.

L’hyperpersonnalisation implique de s’affranchir de la « moyenne » pour adopter une approche individualisée, fondée non seulement sur les goûts du client, mais également sur tous les facteurs qui influenceront l’acte d’achat en temps réel.

L’humeur, les événements de la vie, les choix des amis ou des contacts sur les réseaux sociaux, les liens relationnels sont autant d’informations que l’on recueille grâce à l’empreinte numérique et aux données que l’on consent à fournir.

L’IA vient affiner la connaissance du client en suivant l’évolution, en temps réel, des envies et des besoins qui détermineront la stratégie à appliquer.

Les opérations marketing de fidélisation, telles que le Welcome Pack, les cadeaux d’anniversaire ou les périodes promotionnelles, se personnalisent plus aisément, avec pour effet d’individualiser la relation client et de l’intensifier.

Le marketing prédictif va ensuite enrichir les prévisions en termes de performance, et permettre d’associer une action à l’impact qu’elle peut avoir et au bénéfice qu’elle va occasionner.

 

Faire de l’intelligence artificielle une alliée

S’il ne faut pas craindre un remplacement des humains par l’IA, il serait dangereux d’ignorer son impact sur l’avenir des métiers du marketing.

Les méthodes purement issues de l’expérience du passé cèderont peu à peu la place aux algorithmes de prédiction, d’autant que ceux-ci ont une capacité supérieure d’apprentissage et peuvent stocker les milliards de données qu’un cerveau humain ne saurait gérer.

En revanche, l’IA a besoin d’être supervisée, guidée dans son apprentissage, et de se nourrir aux bonnes sources.

Il est donc nécessaire de penser dès maintenant une restructuration des départements marketing, afin qu’ils soient les maîtres à bord qui détermineront la manière dont l’intelligence artificielle agencera et exploitera les informations.

De nouveaux métiers émergeront : on peut imaginer une équipe marketing constituée d’un auditeur des processus d’IA et d’un orchestrateur de la connaissance client augmentée.

L’analyse cognitive et la projection individualisée seront les fers de lance d’une stratégie conduite au moyen de l’intelligence artificielle.

Une attitude ouverte et agile, propre à l’écoute des besoins des clients, s’avère désormais vitale pour les entreprises. C’est de cette manière qu’elles pourront se positionner en accompagnatrices de la révolution de l’IA, et éviter d’en subir les effets…
 

 

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CX+EX=UX : La nouvelle équation de la relation client…

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Employees First, Customers Second.

C’est le titre du livre de Vineet Nayar, sorti en 2010, qui a bousculé un bon nombre d’idées reçues. En privilégiant d’abord ses employés au détriment de ses clients, le PDG de HCL Technologies a renversé les paradigmes habituels du management.

Ce changement de culture a transformé l’entreprise, dont la croissance rapide en a fait l’une des plus rentables et des plus influentes de l’univers IT.

Cette initiative nous montre comment l’amélioration de la relation client est activable par une grande variété de leviers. De l’UX (expérience utilisateur), au CX (expérience client) en passant par l’EX (expérience employé), les possibilités sont presque infinies !

 

 


Une tribune de Thibault de Clisson, CEO de Knowesia


 

 

 

Les valeurs fondamentales structurent la culture d’entreprise

Il existe des entreprises qui font beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions de travail de leurs employés.

Certaines embauchent même des “happiness managers” dont la mission consiste à s’assurer du bien-être quotidien des salariés.

Cadre de travail agréable, compensation financière, baby-foot, jeux vidéo, repas gratuits… si ces initiatives sont louables, la question de fond est de savoir comment celles-ci peuvent s’inscrire dans l’amélioration de la relation client.

En effet, les valeurs partagées en interne doivent aussi se retrouver avec la valeur ajoutée apportée aux clients.

Prenons un exemple : si l’on parle d’innovation, il est important d’avoir un environnement qui promeut l’innovation avec des méthodes et des cadres de travail non conventionnels, mais il est également fondamental que cette valeur se retrouve dans la relation et le service client.

En ce sens, l’EX (expérience employé) doit s’aligner avec le CX (expérience client).

Un client peut être en contact avec plusieurs employés au cours de son parcours : l’ingénieur commercial, le chargé de projets, le support client, le téléconseiller, etc. Chaque interaction doit être cohérente dans ces valeurs partagées, les mots utilisés et la qualité de la relation interpersonnelle.

Cette relation employés / clients n’est d’ailleurs pas à sens unique. Un article de Forbes confirmait que les entreprises qui excellent dans la gestion de l’expérience et de la relation client ont des employés une fois et demi plus impliqués que les entreprises avec un faible investissement dans l’Expérience Client (CX).

Mieux : les entreprises qui investissent dans l’expérience employé (EX) sont quatre fois plus rentables que celles qui ignorent cette composante.

 

Les bonnes pratiques de la relation client

UX = CX + EX.

Une belle équation, n’est-ce pas ? Décryptons-là ensemble : l’expérience utilisateur, c’est-à-dire l’ensemble des émotions et des sentiments ressentis lors d’un contact avec votre marque ou lors de l’utilisation de vos produits et services, est égale à la somme des efforts investis dans la relation client et la relation employé.

Plus vos employés sont impliqués et heureux, plus vos clients le sont également, et plus l’expérience finale est concluante. Pour y parvenir, voici quelques bonnes pratiques et idées concrètes susceptibles de faire mûrir ou d’améliorer votre projet.

 

Alignez vos messages avec une plate-forme dédiée

Impossible de s’assurer d’un bon alignement entre vos valeurs et la réalité opérationnelle du quotidien sans support sur lequel vos employés puissent se baser.

Site web interne, plateforme de self-care, FAQ… il existe de nombreux moyens de créer ce lien et de le maintenir. Plus la communication sera claire, humaine et sincère, plus elle sera efficace dans le partage de vos valeurs au bénéfice de votre relation client.

 

Investissez dans la formation de vos employés

Si ces derniers sont en première ligne avec vos clients, prenez le temps de bien les former de manière efficace.

Par petit groupe, de manière individuelle, avec des phases de blended-learning mixant autoformation et formation en présentiel, et en intégrant les nouveaux outils technologiques (MOOC, réalité virtuelle, vidéos, etc.), le temps passé sur la formation est du temps investi au bénéfice de vos clients.

 

Mesurez la satisfaction pour mieux l’améliorer

Difficile d’améliorer ce que l’on ne mesure pas.

Pour y parvenir, vous devez vous baser sur un minimum des données fiables qui peuvent être quantitatives ou qualitatives.

Sondages internes, entretiens annuels, études de satisfaction, surveillance de sites externes regroupant les avis des clients et des employés, mesure de la fidélité… la satisfaction des employés, comme celle des clients, se mesure et se contrôle. Des KPI qui vous permettent de constamment améliorer votre qualité de service.

Si l’expérience utilisateur se nourrit de toutes les micro-interactions avec une marque, celles-ci sont généralement créées par les employés eux-mêmes.

De l’accueil dans un magasin au support reçu par téléphone, en passant par la réactivité du service commercial ou la qualité des réponses reçues, le CX et l’EX forgent la manière dont votre marque sera perçue de l’extérieur.

Un ensemble de leviers et de stratégies destiné à faire grandir votre relation client pour faire croître vos affaires…

 

 

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IoT : les défis du monde à venir

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À mesure que les modèles économiques se transforment pour faire des données la principale source de richesse, la société doit s’en emparer pour améliorer les services publics tout en assurant le respect de la vie privée.

 

 


Une tribune de Pedro Moneo,

PDG de Opinno et Partenaire International du MIT Technology Review 


 

 

Pendant des siècles, l’humanité a stocké ses données dans les livres. L’arrivée du digital a donné une dimension exponentielle et globale à cette pratique, et permis d’utiliser ces données pour connecter des appareils au sein d’un réseau global.

Ce qui a commencé avec nos smartphones s’étend désormais aux objets du quotidien qui deviennent « intelligents »  ; c’est ce qu’on nomme l’Internet des Objets (IoT*).

Cette révolution des données, qui n’est encore qu’à ses prémices, promet de connecter la partie la plus substantielle du monde qui restait jusqu’alors hors-ligne.

 

Vers une économie data-driven

L’arrivée de l’IoT va donner lieu à une nouvelle génération d’objets, vêtements et meubles truffés de capteurs pour analyser notre environnement et en générer des données actionnables.

Cette «  intelligencialisation  » du monde s’accompagnera naturellement d’un basculement vers des modèles économiques basés sur les données, afin de les exploiter pour répondre aux besoins des usagers et améliorer leur bien-être.

Les services de divertissement qui triomphent actuellement (Netflix, Spotify, …) sont justement ceux qui excellent à faire bon usage des données, à travers un système de recommandations pour façonner leurs catalogues cinématographiques et musicaux en fonction des goûts du public.

Outre le strict usage des données, la protection des données va également entraîner une explosion du secteur de la cybersécurité, déjà en plein essor. On voit ainsi émerger un panel de start-ups qui promettent soit, à la façon des banques, de stocker les données, soit de tracer leur utilisation pour que les utilisateurs aient une vision claire de leur « empreinte » digitale.

Aujourd’hui, l’économie a déjà commencé à s’acheminer vers un modèle axé autour de l’usage des données, a data-driven economy, comme le disent les Anglo-saxons. Dans ce modèle, les données sont la principale valeur d’échange et de création de richesse.

Nombre d’entreprises ont d’ores et déjà pris le pli de cette révolution et proposent des services « gratuits » qui s’acquièrent ou se téléchargent en échange de données.

Dans le même but, les GAFAM** cherchent à développer un rapport fusionnel avec leurs clients, par une approche globale et inclusive, avec une gamme de smartphones, ordinateurs et à présent assistants vocaux.

 

Prévenir catastrophes et épidémies

L’usage des données ne saurait se limiter au secteur privé  ; il est essentiel que les autorités s’y intéressent, non seulement pour encadrer cet usage, mais aussi pour améliorer leur mission de services publics.

Dans le domaine de la santé, l’étude des données peut ainsi permettre de déployer de meilleurs traitements en affinant les diagnostics. De cette façon, les mesures de santé publiques peuvent être améliorées pour être plus qualitatives et efficaces.

Les données et capteurs ont également un grand rôle à jouer dans la prévention des épidémies et des catastrophes naturelles, dont le nombre ne devrait cesser de croître avec le dérèglement climatique.

Lors d’un tremblement de terre, les données peuvent permettre de savoir où des téléphones sont rechargés, donc aider les secours à localiser des rescapés, voire même à anticiper la catastrophe par des capteurs implantés dans le sol des zones à risques.

Demain, l’analyse des données sera donc non seulement à la base de l’économie mais aussi un outil majeur pour améliorer l’efficacité des institutions et la sécurité des populations.

 

L’arrivée du RGPD : un ébranlement salutaire

Porteuse d’opportunités si nombreuses qu’on n’en mesure pas bien l’ampleur, la révolution des données comprend une part de défis d’égale mesure, en particulier en matière de protection de la vie privée.

C’est de cette prise de conscience qu’est né le RGPD***, dont l’arrivée a ébranlé les — nombreuses — entreprises dont la création de valeur reposait sur une détention et une utilisation abusive des données des utilisateurs.

Ces entreprises ont dû s’adapter aux nouveaux standards du RGPD, qui a ainsi créé un bouclier normatif posant les jalons de modèles économiques centrés sur les données, mais sains et durables car respectueux de la vie privée des internautes.

Alors que nous ne sommes qu’à l’aube de l’Internet des Objets, le défi d’assurer la sécurité et la confidentialité des données est extrêmement important et doit être relevé en amont car le déploiement de l’IoT et de ses capteurs va générer une quantité phénoménale de données sensibles (configuration de la maison, signes vitaux, goûts et relations).

Si ces données venaient à être croisées, elles pourraient générer plus de renseignements sur une personne qu’il n’en a encore jamais été possible.

 

Dans notre rapport à la technologie, le Contrat social 2.0 consiste à sacrifier un peu de notre intimité pour une amélioration du bien-être. À mesure que le flux de données partagées s’accélère et se personnalise, le besoin d’encadrement se fait pressant.

S’il est difficile de se projeter, l’Histoire a montré que chaque stade de l’évolution d’internet a entraîné des défis juridiques pour lesquels des régulations ont été créées. Le RGPD n‘est donc que la première loi sur les données et sera suivi d’autres au fur et à mesure que l’IoT s’installera dans nos vies.

 

 


IoT : Internet of Things
** GAFAM : Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft
*** RGPD : Règlement européen sur la protection des données

 

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