Les Français et les marques : les raisons du boycott

40% des Français ont déjà boycotté une marque et pour la moitié d'entre eux, quand cette rupture se produit, elle est définitive...


Lorsqu’une mauvaise publicité ou un scandale frappe une marque, la relation avec les consommateurs est généralement impactée.

Une nouvelle étude YouGov menée dans 10 pays européens montre que 37% des personnes interrogées ont déjà temporairement ou définitivement arrêté d’utiliser une marque suite à un scandale.

Dans le détail, les Espagnols (50%), les Danois (45%), les Suisses (41%) et les Français (40%) sont les populations qui ont le plus tendance à boycotter une marque.

A l’inverse, en Norvège, les conséquences d’un scandale sont beaucoup moins importantes pour les marques (28%).


L’alimentaire est particulièrement sujet au boycott


Après un scandale, les marques du secteur alimentaire/boissons sont particulièrement susceptibles d’être boycottées par les consommateurs : 52% des « boycotteurs » européens déclarent avoir déjà boycotté une marque de cette industrie, un chiffre qui grimpe à 57% au Danemark et en Autriche.

Le second secteur le plus touché est celui de la banque et des services financiers (25%), suivi de la mode (23%).

Parmi les Français affirmant avoir déjà boycotté une marque, 1 sur 2 a déjà tourné le dos à une marque du secteur alimentaire/boissons (50%). Le secteur automobile et les cosmétiques sont respectivement les 2ème et 3ème secteurs les plus boycottés en France (27% et 26%).


Quelles sont les principales raisons qui poussent les consommateurs à boycotter une marque ?


Les nuisances environnementales sont la principale raison évoquée par les Européens pour justifier le boycott d’une marque (36%).

Cet argument est particulièrement cité en Autriche (52%), en Suisse (49%), et en Allemagne (44%).

Parmi les autres raisons évoquées, on retrouve notamment la maltraitance animale (32%), l’impact négatif sur la santé du consommateur (30%) ou encore les mauvaises conditions de travail des employés (30%).

A noter : en France, la première raison citée est l’impact négatif sur la santé (42%), suivie de la maltraitance animale (40%).




Les marques ont-elles une chance de reconquérir les consommateurs qu’elles ont perdus ?


Parmi les « boycotteurs » européens, 28% sont déjà retournés vers une marque après qu’elle ait changé ses pratiques, un chiffre qui s’élève à 33% en France, 36% en Suisse et 39% en Finlande.

Cependant, on observe qu‘un tiers des Européens (33%) préfère définitivement bannir la marque qu’ils ont cessé d’utiliser suite à un scandale.

Ce constat est d’autant plus fort en France, où ce chiffre grimpe à 49%.







Méthodologie :

Etude RealTime réalisée du 27 juillet au 19 août 2020 auprès de 10 157 personnes dans 10 pays européens : France (n=1 018), Danemark (n=1 016), Suède (n=1 015), Espagne (1 021), Italie (1 026), Allemagne (n=2 040), Autriche (n=500), Suisse (n=500), Norvège (n=1 013), Finlande (n=1 008). Tous les échantillons sont représentatifs de la population nationale adulte de chaque pays, selon la méthode des quotas.