26 juin 2017

En 2015, les achats réalisés par les Français sur Internet ont atteint 64,9 milliards d’euros, un chiffre en hausse de 14 %. Pour 2016, la Fevad table encore sur une croissance de 10 % du marché.

 

La Fevad vient de rendre public les chiffres du e-commerce français pour l’année 2015 et de livrer ses prévisions pour l’année à venir.

 

Un croissance plus forte que prévue

Au total, les Français auront dépensé 64,9 milliards d’euros sur internet en 2015, un chiffre en hausse de 14,3% sur un an.

Le marché des ventes sur internet a progressé en 2015 de manière plus rapide que l’an dernier (+11% en 2014) grâce notamment à une progression plus forte que prévue sur les 9 premiers mois de l’année.

Quant à la période des achats de Noël, les mois de novembre et décembre, elle a vu les achats en ligne atteindre 12,8 milliards d’euros, soit 12% de plus qu’à la même période l’année précédente.

Cette tendance permet à la Fevad de prédire qu’en 2016, le commerce électronique français franchira la barre symbolique des 70 milliards d’euros, grâce à une croissance de 10%.

 

Des achats toujours plus nombreux mais moins importants

En 2015, le nombre de transactions sur Internet a augmenté de 19%, passant en un an de 700 à 835 millions d’achats en ligne, réalisés sur plus de 182 000 sites marchands actifs (25 000 de plus en un an, soit +16%). Un indicateur poursuit néanmoins sa chute : le montant moyen des dépenses en ligne.

Le panier moyen du commerce électronique a ainsi perdu 5 euros (soit 6%) entre les quatrièmes trimestres 2014 et 2015. Sur l’ensemble de l’année 2015, il tombe à 78 euros. Cette diminution confirme la normalisation des achats sur Internet, dont le montant moyen se rapproche peu à peu de celui des achats en magasin.

La Fevad ne s’en inquiète d’ailleurs pas, puisque cette baisse est compensée aussi bien par l’arrivée de nouveaux cyberacheteurs (2,3 millions de plus en un an) que par l’augmentation de la fréquence d’achat.

En moyenne, les cyberacheteurs ont réalisé 23 transactions en ligne en 2015, soit quasiment 2 achats par mois, pour un total de 1780 euros (contre 1640 euros en 2014). Autrement dit, le nombre moyen de commandes en ligne par cyberacheteur a augmenté de 13% et le montant des dépenses de 8%. Sur les quatre dernières années, la fréquence d’achat en ligne a bondi de 68%, les sommes dépensées sur Internet de 45% et le nombre de cyberacheteurs de 20%.

 

Marketplaces et mobile continuent leurs progressions

L’indice iPM*, destiné à mesurer le volume des ventes réalisées sur les places de marché, a progressé de 46% en un an. Ces ventes représentent 26% du volume d’affaires total des sites participant à l’iPM (vs 20% en 2014). Le marché des market places peut ainsi être estimé à près de 3 milliards d’euros en 2015 soit 9% des ventes de produits en ligne.

L’indice iCM* qui mesure les ventes sur l’internet mobile a progressé de 39% en un an et représente 20% du volume d’affaires total des sites étudiés vs 15% en 2014. Ce marché peut être estimé à plus de 6 milliards d’euros soit 10% du marché e-commerce.

 

Objectif 70 milliards

Le marché du e-commerce devrait, selon la Fevad, progresser de 10% en 2016 et donc franchir la barre des 70 milliards d’euros.

Cette projection table sur la poursuite de l’augmentation du nombre d’acheteurs et de la fréquence d’achats avec près de 1 milliard de transactions en 2016 et sur une nouvelle poussée de l’offre puisque la barre des 200 000 sites marchands actifs devrait être franchie.

 

 
Méthodologie :

Les résultats présentés dans le cadre du bilan e-commerce sont issus des études menées par la Fevad à partir des données collectées directement auprès des sites marchands et des plateformes de paiement sécurisées. Le bilan s’appuie sur les définitions suivantes :

*Indice commerce électronique (iCE) : Il est calculé à partir du chiffre d’affaires réalisé directement par les entreprises du panel iCE 40 sur l’internet fixe et mobile (hors marketplaces). Uniquement les commandes livrées en France quelque soit le lieu de livraison (domicile, relais, magasins,…). Il s’agit du chiffre d’affaires commandé, annulations, échanges et retours déduits, frais de port compris, T.T.C pour les ventes aux particuliers, HT pour les ventes aux professionnels.

*Indice place de marché (iPM) : Il est calculé à partir des données collectées auprès des places de marché qui participent au panel. Il correspond aux ventes réalisées sur les market places par les sites utilisateurs.

*Indice commerce mobile (iCM) : Il est calculé à partir des données collectées auprès des sites du panel. Il correspond au chiffre d’affaires réalisé directement par les entreprises membres du panel sur smartphones et tablettes numériques dans le cadre des sites mobiles et applications (hors téléchargements d’applications).

*Composition du panel iCE 40 : Les résultats du bilan e-commerce ont été calculés à partir du panel iCE 40 composé des sites suivants :
3 Suisses, Accor-Hotels, Actissia, Air France, Auchan, Blanche Porte, Boulanger, Brandalley, Cdiscount, Cdiscount Pro, Club Med, Conforama, Darty, Edreams, Ebookers, Fnac, Go Voyages, Bruneau, Kiabi, La Redoute, Lastminute, LDLC Pro, Legallais, Manutan, Mistergooddeal, Opodo, Pierre & Vacances, Raja, Rue du commerce, Sarenza, Sephora, Showroomprivé, Spartoo, Staples/JPG, Ugap, Vente-privee.com, vente-privee-voyage.com, Verbaudet, Viking Direct, Voyages-sncf.com, Yves Rocher.

Composition du panel PSP : Pour les besoins de l’étude, la Fevad interroge un panel de plateformes sécurisées de paiement, totalisant 182 00 sites : Adyen, Be2bill-Rentabiliweb, Worldline, Monetico Paiement, Monext, PayBox, Paypal, PayZen, Worldline.

Estimation du marché global : Le calcul de l’estimation de marché global est obtenu en agrégeant les données recueillies auprès des sites du panel iCE40 et la valeur des paiements électroniques (hors membres du panel iCE.40) communiqués par les prestataires participant au panel PSP.

 

4 commentaires

Newsletter

Chaque mardi, un condensé d'infos Marketing / Digital et Ebusiness directement dans votre boite mail !

à télécharger sans modération