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[Etude] Les internautes français et le numérique

L’édition d’avril 2014 du baromètre de la confiance de La Poste réalisée par TNS Sofres dessine la vie numérique des internautes français. Si la confiance dans le e-commerce et les usages numériques est au plus haut, la méfiance s’est désormais reportée sur la question des données personnelles sur le web.

 

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L’édition d’avril 2014 du baromètre de la confiance de La Poste réalisée par TNS Sofres dessine la vie numérique des internautes français.

Si la confiance dans le e-commerce et les usages numériques est au plus haut, la méfiance s’est désormais reportée sur la question des données personnelles sur le web.

 

25 ans après la généralisation d’Internet et dix ans après la naissance des réseaux sociaux, les Français ont développé une véritable vie numérique. Aujourd’hui, 8 Français sur 10 sont des internautes, et parmi eux :

  • 9 sur 10 effectuent des achats en ligne et consultent leurs comptes bancaires ; 3 sur 10 stockent des documents en ligne et deux tiers possèdent un compte sur les réseaux sociaux.
  • Plus leurs usages sont importants et fréquents… et plus les internautes ont confiance : plus ils effectuent d’achats en ligne et plus ils ont confiance dans cette pratique (86% des acheteurs fréquents sur des sites marchands et 66% sur des sites de vente entre particuliers vs respectivement 79% et 39% de l’ensemble des internautes). De même, plus ils stockent en ligne et plus ils ont confiances dans cet usage (61% des internautes qui stockent leurs documents en ligne vs 35% de l’ensemble des internautes).

Enfin pour ceux qui ont l’usage le plus intensif et varié d’Internet, la confiance et la confiance numérique fonctionnent en cercle vertueux : même si la défiance reste majoritaire, ils sont plus confiants envers les personnes qu’ils rencontrent pour la première fois (38% pour ceux qui ont un usage intensif et varié d’Internet vs 28% des internautes) ; ils sont également plus confiants dans l’avenir des générations futures (38% de ceux qui ont un usage intensif et varié d’Internet vs 27% des internautes). 

Les pratiques numériques des internautes français, entre pratiques matures et pratiques en devenir

Si l’ordinateur reste le principal terminal de connexion à Internet (96% des internautes français se connectent à Internet depuis un ordinateur), l’utilisation du web mobile a gagné du terrain et concerne près d’un internaute sur deux (45%, soit 37% via un smartphone et 21% via une tablette).   

Au quotidien, leurs pratiques en ligne sont très diverses:

  • Envoi et réception d’emails sont un incontournable pour tous (82% le font tous les jours ou presque).
  • De même que les achats sur des sites marchands (88% le font) ou achats ou échanges avec des particuliers (56%).
  • Consultation de ses comptes bancaires (88%) et réalisation d’opérations bancaires (81%).
  • Développement des relations, via la consultation (64%) et le partage de contenu sur les réseaux sociaux (contenu 56%, photos ou vidéos 51%), Facebook en tête.
  • Stockage des documents sur des espaces en ligne : alors que leur création est récente, ils sont déjà utilisés par une part non négligeable des internautes (34%).

L’usage génère la confiance

Plus les usages d’Internet sont fréquents… et plus on a confiance dans ces usages.

Ce constat est valable quel que soit le type de pratique, qu’il s’agisse de :

  • Relation : les personnes très actives sur les réseaux sociaux ont une plus grande confiance dans les réseaux sociaux (36% chez les usagers fréquents vs. 23% pour l’ensemble des internautes). Il en va de même pour la confiance dans le partage de photos sur les réseaux sociaux (71% vs. 31%).
  • Transaction :  Les personnes réalisant fréquemment des achats ou échanges en ligne sont beaucoup plus confiantes dans tous les aspects de la transaction, notamment les transactions avec des particuliers (66% des usagers fréquents vs. 39% de l’ensemble des internautes).   De la même façon pour les pratiques bancaires en ligne : plus on gère ses comptes sur Internet, et plus on est confiant dans la consultation (95% des usagers fréquents vs. 86% de l’ensemble des internautes) et les virements (90% vs. 75%).
  • Stockage : les personnes stockant leur documents en ligne sont plus confiantes à la fois dans le stockage lui-même (confiance dans « les espaces de stockage en ligne » 61% des usagers vs. 35% de l’ensemble des internautes, « stocker ses factures » 48% vs. 41%), mais aussi dans la protection de leurs données (49% vs. 33%) et dans le fait de pouvoir supprimer leurs documents (38% des usagers vs. 30% de l’ensemble des internautes) ou les retrouver à l’avenir (57% vs. 41%).

Dans la vie, comme dans la vie numérique, la confiance ne se déclare pas, elle se prouve. Dans la vie numérique, elle se prouve au quotidien à travers les usages qu’en ont les internautes français.

Confiance et confiance numérique : un cercle vertueux

Pour les internautes qui ont un usage intense et varié d’Internet pour l’ensemble de leurs comportements (information, relation, transactions, stockage) la confiance est sensiblement plus importante :

  • Dans les sources d’informations (médias, etc.), notamment les sources d’informations online (médias présents exclusivement en ligne 35% des internautes dont l’usage est plus varié et intense vs. 32% de l’ensemble des internautes, portails comme Yahoonews ou MSNnews 29% vs. 20%).
  • Dans les personnes que l’on côtoie, avec des scores supérieurs en ce qui concerne les gens qu’ils rencontrent pour la première fois (38% vs. 28%) et les autres en général (30% vs. 22%).
  • Dans l’avenir, de façon très substantielle concernant l’avenir des générations futures (38% vs. 27%) et la capacité des Français à être solidaires entre eux (33% vs. 24%).
  • Et en eux-mêmes (86% vs. 78%).

Ainsi, l’usage d’Internet crée un cercle vertueux : les internautes qui ont un usage intense et varié d’Internet sont dans une dynamique positive qui génère de la confiance, elle-même génératrice du développement de ces pratiques online.

Les leviers de la confiance numérique

Des inquiétudes sont toutefois manifestes et donc des marges de progression conséquentes en matière de confiance. Ce, même chez les usagers les plus intensifs. Tous se posent des questions et dans les mêmes proportions : 8 internautes sur 10 s’interrogent sur la protection des informations personnelles, sont inquiets du fait que l’on puisse accéder à leurs informations et ont le sentiment qu’elles ne leur « appartiennent plus réellement ».

Toutefois, hormis le développement de l’usage, il existe d’autres leviers capables d’améliorer la confiance numérique :

  • L’échange d’informations : Que ce soit dans un cadre relationnel ou transactionnel, plus on donne d’informations, plus l’interlocuteur a tendance à avoir confiance.
  • La maîtrise des paramètres de sécurité : Les paramètres de sécurisation de paiement apparaissent fondamentaux pour un site marchand : facteur de confiance pour 75% des personnes qui achètent sur des sites marchands.

Les paramètres de sécurité sur les espaces de stockage d’informations personnelles constituent également des garanties mais seuls 21% des internautes disent bien les connaître.

Parmi les leviers de la confiance, on note également :

  • La certification numérique : 70% des internautes la jugent utile pour les documents qu’ils échangent ou les transactions qu’ils font en ligne.
  • La marque et la réputation : un « site connu » crée de la confiance dans les sites marchands et services en ligne : 65% des personnes qui achètent en ligne sur des sites marchands déclarent que le fait que le site soit connu renforce leur confiance.
  • Le « made in France » : données stockées sur des serveurs en France : 61% des internautes se disent rassurés si leurs données sont stockées en France ; sites marchands et services en ligne français : 46% des personnes qui achètent en ligne déclarent que le fait que le site soit français renforce leur confiance.
  • Le recours à un tiers de confiance : garanties, labels : 40% des personnes qui achètent en ligne sur des sites marchands déclarent que les garanties et labels renforcent leur confiance ; recommandations : 28% des personnes qui achètent en ligne sur des sites marchands.

5 profils d’internautes

Cette étude permet enfin de dresser une typologie des internautes français en 5 facettes :

  • Les Utilitaires (26%) qui ont un usage très pragmatique d’Internet (consultation de leurs comptes, achats). Ce profil rassemble des personnes plus seniors que la moyenne, plus diplômées de l’enseignement supérieur et qui se connectent davantage via une tablette.
  • Les Consommateurs collaboratifs (25%) qui utilisent Internet avant tout pour acheter et échanger avec des particuliers. En plus forte proportion, ils sont d’âge moyen et de catégories socioprofessionnelles modestes.
  • Les Mobiles (22%) qui accèdent plus que la moyenne à Internet via leur smartphone et profitent de ses opportunités pour se faciliter la vie en mobilité.
  • Les Ubiquitaires (14%) qui ont un usage varié et intense d’Internet où se duplique l’ensemble de leurs comportements (relation, achat, gestion bancaire, stockage). En plus forte proportion que l’ensemble des internautes, ils sont d’âge moyen, issus de milieux favorisés, habitants d’Ile de France.
  • Les Sociaux (13%) pour qui Internet est presqu’exclusivement synonyme de réseaux sociaux et qui sont bien plus jeunes que la moyenne des internautes.

 L’ensemble des résultats de l’étude est consultable ici

Avis d'experts

Médias: Quel avenir face au duopole Google/Facebook ?

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À l’heure où Facebook et Google accroissent leur domination sur le marché publicitaire en ligne, que peuvent faire les médias et éditeurs pour survivre ?

Olivier Simonis, co-fondateur et PDG de Qualifio et ancien directeur marketing et digital au sein du groupe media Rossel, se penche sur la question…



On le sait : la source de revenus la plus importante pour une entreprise média, c’est la publicité vendue aux « annonceurs ». Ces dernières années, la consommation d’information s’est déplacée massivement vers les supports digitaux et, logiquement, la pub a suivi et s’est digitalisée.

Or, aujourd’hui, environ 80 % du marché de la publicité digitale est dans les mains de Google et Facebook.

Selon le GESTE (Groupement des éditeurs de contenu et de services en ligne), 92 % de la croissance du marché publicitaire est captée par les deux géants américains, au détriment des éditeurs traditionnels…


Comment expliquer cette position dominante ?


Facebook et Google disposent de moyens financiers colossaux (respectivement 95 milliards et 35 milliards de chiffre d’affaires en 2017), de quoi investir massivement dans leurs plateformes technologiques, ce qu’aucun éditeur au monde ne peut se permettre de faire à cette échelle.

Ces mêmes géants disposent d’une quantité immense de données accumulées sur chacun d’entre nous, qui permet un ciblage publicitaire inédit.

Pour Facebook, ces données sont collectées non seulement via la plateforme, mais aussi via chaque site affichant un bouton Like ou Share.

Pour survivre à cette transformation numérique rapide et souvent violente, les médias ont tenté avec plus ou moins de succès de rendre leurs contenus payants (à travers des « paywalls ») ou de diversifier leurs revenus, devenant, par exemple, organisateurs d’événements.

Ils ont été contraints de lancer des plans de restructuration, en sabrant dans les coûts éditoriaux (les journalistes), mettant de facto en danger le cœur de leur produit et de leur raison d’être.

Cela les a entraîné dans une spirale infernale. Car qui dit moins de pub dit moins de moyens, moins de journalistes, une détérioration du produit, moins d’audience, moins de pub, etc.

Je t’aime, moi non plus…

Face à cette dominance croissante de Google et Facebook, les médias hésitent sur la position à adopter et c’est une parfois une relation « amour-haine » qui les unit.

Tout en étant leurs plus sérieux concurrents, Google et Facebook représentent une énorme source de trafic pour les éditeurs (via les posts qui apparaissent sur le mur Facebook, par exemple).

De plus, les deux géants sont dans une démarche de séduction permanente des médias traditionnels : Google, par exemple, déverse des millions d’euros chaque année pour des projets d’aide aux journalistes via son Digital News Innovation Fund.

A la recherche de la masse critique

Face à cet écrasant déséquilibre du marché, un autre phénomène est apparu dans la plupart des pays européens : autrefois concurrents, souvent à couteaux-tirés, les groupes médias commencent à s’allier entre eux pour lancer des projets communs.

Face à cet écrasant déséquilibre du marché, un autre phénomène est apparu dans la plupart des pays européens : autrefois concurrents, souvent à couteaux-tirés, les groupes médias commencent à s’allier entre eux pour lancer des projets communs.

Ces projets visent à créer une masse critique (audience, données,…) capable de concurrencer les géants américains via des plateformes d’authentification communes, des offres publicitaires communes, une collecte de données mutualisée, etc.

Cas de conscience citoyenne

En tant que citoyen, cette situation de dominance pose question : Google et Facebook ne paient pas d’impôts dans nos pays, ne déclarent pas leurs revenus (la publicité est facturée aux annonceurs et centres medias au départ de pays comme l’Irlande), n’emploient pas de journalistes et, surtout, mettent les médias traditionnels sur les genoux.

Ces derniers sont pourtant les garants de la démocratie et sont un contre-pouvoir indispensable.

Plus globalement, par le partage massif et impulsif de news sur base d’un titre, de trois lignes de texte et d’une photo racoleuse, Facebook et Google ont contribué à la propagation des « fake news » mais aussi à instaurer une culture du zapping, des news sensationnalistes consommées rapidement en « scrollant » sur un mur, au détriment d’un travail journalistique de fond et plus fouillé.


La taxe comme seule solution?


Au niveau législatif, des initiatives de taxation des GAFA existent, comme la « taxe sur les services numériques au niveau européen », mais tardent à voir le jour.

La France a pris les devants avec, à partir du 1er janvier 2019, une « taxe GAFA », c’est-à-dire une mesure spécifiquement conçue pour augmenter la contribution des géants de l’Internet à l’impôt dans l’Hexagone.

Au niveau des amendes, l’Union Européenne n’est pas en reste.

Le 20 mars 2019, Google a en effet été condamné à payer une amende de 1,5 milliards d’euros pour avoir bloqué ses concurrents sur le marché publicitaire.

Fin 2018, l’Union Européenne avait voté ce qu’on appelle les « droits voisins ». Cette réforme a pour but de contraindre les GAFA à contribuer au financement de la presse, dans une optique de paiement des droits d’auteur.

Les journalistes n’étaient jusqu’alors pas rémunérés pour l’utilisation de leur contenus par Google ou encore Facebook, qui touchaient donc des revenus publicitaires pour des contenus qu’ils n’avaient pas financés. Un pas de plus vers un internet plus juste…

Au niveau citoyen, nous avons aussi chacun un rôle à jouer.

Ne soyons pas rétrogrades : personne ne nous demande de boycotter les réseaux sociaux ou Google, ou de refuser cette évolution dans notre manière de communiquer. Les réseaux sociaux ont amené énormément de positif.

Je pense notamment à la plateforme d’hébergement citoyen, en Belgique, qui permet chaque jour à plus de 500 migrants d’être accueillis par des familles bénévoles, via un groupe Facebook.

Mais chacun peut aussi consommer l’information de manière responsable et accepter de payer pour l’info locale, vérifiée et de ce fait contribuer au maintien d’un écosystème journalistique de qualité…




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Digital

IA et Marketing: Retour sur un duo plein d’avenir

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50000 tweets et retweets ont été analysés pour mieux comprendre comment les professionnels et le grand public appréhendent l’impact de l’intelligence artificielle dans le domaine du marketing…



Lors du salon E-marketing qui s’est clôturé la semaine dernière à Paris, Smart Data Power, spécialisée dans la collecte et l’analyse de données via Twitter et son croisement avec l’open data, a révélé en exclusivité les résultats de son étude « Intelligence artificielle et marketing ».

Cette étude d’envergure s’est déroulée en 3 temps :

1. une analyse fine d’environ 50 000 tweets et retweets français (sur 2 ans d’antériorité), croisés avec l’open data, en lien avec l’intelligence artificielle et le marketing*,

2. un baromètre auprès d’influenceurs et experts du marketing**

3. un baromètre d’opinion grand public***

Cette étude a permis d’identifier les thématiques et cartographier les personnes qui s’expriment sur ces sujets.

Elle a par ailleurs mis en lumière le concept de « TransMarketing », un marketing transcendé ou augmenté par l’IA et la machine.


L’IA pressentie pour disrupter l’organisation de l’entreprise et les métiers du marketing


Selon l’analyse des tweets et retweets, les principaux sujets associés à l’IA et au marketing tournent autour des évolutions du marketing (25,2%), de la stratégie d’entreprise (19%), du parcours client (16%) et des outils IA (14,3%).

Pour Cédric Chabal, directeur associé de Smart Data Power :

« Les tweets mettent en exergue les conséquences du développement de l’IA dans la sphère marketing, notamment en matière d’évolution des métiers. De nombreux tweets parlent également des bouleversements engendrés par l’IA dans l’organisation des entreprises, la modernisation de leur stratégie marketing / communication pour adresser leurs cibles, etc. A noter que le sujet de la sécurité et de l’éthique ne récolte que 2,8% : la thématique du RGPD est finalement très peu abordée ».




Le data marketing, le marketing relationnel et la publicité premiers concernés par l’IA

Létude a permis d’identifier que les métiers du marketing les plus concernés par l’IA sont le marketing prédictif (25,2%), le marketing relationnel (18,6%) et la publicité (6%). Les métiers du SEO (5,8%), le retail (5%) et le marketing d’influence (4,6%) sont moins cités.

Laurie Lhuillier, chef de projet Smart Data Power :

« Ces résultats sont à mettre en parallèle avec les atouts de l’IA qui facilite le traitement d’importants volumes de données hétérogènes, l’analyse, la prédiction des comportements, le ciblage contextuel des prospects / clients ou encore la façon de converser avec ses cibles (par exemple avec les chatbots) ».


La lecture humaine des 500 premiers tweets segmentés en 10 catégories « marketing » (dont le marketing prédictif / relationnel / d’influence) a permis par ailleurs de déceler pour chacune d’entre elles les top influenceurs, top médias et top hashtags.


Les communicants et marketeurs, premiers à s’exprimer sur l’IA et le marketing

Le croisement des biographies des twittos avec l’open data NAF de l’INSEE (secteurs d’activité) a mis en évidence que ceux qui s’expriment sur ce sujet travaillent dans la communication et le marketing (32,6%), dans l’IT / numérique / data (26,4%) et dans les médias (8,9%).

Les segmentations par tranches d’âges et genres ont été également analysées selon la même méthode.


Le TransMarketing pour aller au-delà du clivage IA vs humain 

L’analyse des tweets et retweets a par ailleurs mis en exergue un nouveau thème : le « TransMarketing », qui prône une synergie entre l’humain et l’IA pour optimiser les process marketing.

C’est sur ce thème émergeant qu’un baromètre a été soumis à un panel d’experts**.

Si ces experts confirment sans ambiguïté l’importance de l’IA dans le marketing prédictif (80,5%), le marketing publicitaire (58,4%) et le marketing relationnel (41,5%), seuls 24,1% d’entre eux utilisent l’IA dans leur activité.

Une des raisons ? 87,3% estiment que l’IA n’est pas complètement opérationnelle.

Au final, comme l’indique l’expert data des réseaux sociaux, Anthony Rochand :

« La solution Smart Data Power permet de faire ressortir le meilleur des données, de faire un tri « multidimensionnel » dans cette abondance de data. La détection des influenceurs pertinents pour la marque est facilitée, surtout via cette une interprétation humaine et des prestations sur-mesure. Ce duo entre la machine et l’humain est un parfait compromis afin de détecter les tendances à la pointe et aussi les signaux faibles ».




* Analyse des tweets et des retweets publiés entre le 1er février 2017 et le 31 janvier 2019 sur l’IA et le marketing : achat sur Twitter France, téléchargement et tri de 21 083 tweets et 28 766 retweets en lien avec l’intelligence artificielle et le marketing (et les mots clés approchants : le deep learning / machine learning, le emarketing / webmarketing) ; analyse de toutes les publications cibles (par mots clés, par hashtags, par sentiments, par temporalité) ; segmentation 100% manuelle par thématiques ; cartographie des auteurs des tweets les plus retweetés en les classant par secteur d’activité et par niveau d’influence ; classements des comptes les plus cités en lien avec l’IA et le marketing : TOP médias, TOP influenceurs / experts, TOP clubs / associations / think tank

** Baromètre réalisé sur Twitter, Facebook et LinkedIn auprès de 87 experts entre mars et avril 2019

*** Baromètre réalisé sur Twitter et Facebook auprès du grand public (257 répondants) entre mars et avril 2019





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Digital

Le numérique a un impact direct sur la croissance

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Selon le baromètre “Croissance et Digital” publié par l’ACSEL, les entreprises ayant entamé leur transformation numérique ont 2.2 fois plus de chances d’être en croissance que les autres…


L’ACSEL et ses partenaires (Google, Salesforce, Solocal, la CCI Paris Ile-de-France, le METI, Prestashop et le MBA DMB), ont présenté hier les résultats de la 3ème édition du baromètre Croissance & Digital, au ministère de l’Economie et des Finances.

L’occasion de mesurer les conséquences directes de la transformation numérique sur le développement de la croissance des entreprises issues du tissu économique français et plus particulièrement sur les PME et ETI.



Le digital a un impact direct sur la croissance des entreprises


Le baromètre montre que les entreprises engagées dans leur transformation digitale ont 2,2 fois plus de chance d’être en croissance que celles qui n’ont entamé aucune transformation.


Parmi les entreprises interrogées, une écrasante majorité (77 %) reconnaît que le numérique participe à leur croissance.

A ce sujet, les ETI sont encore plus nombreuses, puisque 87% d’entre elles considèrent le digital comme un levier de croissance.


Avec une augmentation de 8 points par rapport à 2017, ce sont désormais 64% des ETI qui ont pleinement mis en oeuvre leur digitalisation.

Ainsi, 34% des entreprises reconnaissent que le numérique contribue pour plus de 25% à leur croissance.



Les digital champions, les porte-étendards de la transformation digitale


Les digital champions, ces entreprises qui ont mis en place les bonnes pratiques et en tirent des bénéfices, déclarent à 64% avoir connu de meilleurs résultats en 2018, 19 points de plus que le total du panel. Ils prévoient à l’unanimité une croissance sur l’année 2019 contre 46% des autres entreprises.


Le numérique est donc un vecteur de croissance que les entreprises ne peuvent négliger.

Les digital champions sont pour 93% des PME, créées il a plus de 15 ans pour la majeure partie d’entre eux (67%), c’est-à-dire le cœur du tissu économique français.


Pourquoi les entreprises ne sont-elles pas toutes des digital champions ?

Qu’il s’agisse du manque de temps (54%), du coût (49%), de la complexité de mise en oeuvre (39%), ou encore du manque de formation (36%), chacun de ces freins à la mise en oeuvre d‘une stratégie digitale, s’ils existent encore, est clairement en baisse depuis 2017.


De plus, il apparaît que le digital n’irrigue pas suffisamment tous les services de l’entreprise et reste très orienté vers la communication et l’IT.

La stratégie digitale des entreprises est encore trop « en silo ».

Si 73% des entreprises interrogées ont une équipe dédiée à la transformation numérique, seules 33% d’entre elles sont en interaction avec d’autres départements de l’entreprise.


4 piliers pour une transformation digitale réussie


D’après les résultats du baromètre, les entreprises doivent mettre en place 4 bonnes pratiques pour réussir leur transformation digitale :

1- Une politique « volontariste » de l’entreprise,

2- Une équipe dédiée avec des relais forts avec les autres départements de l’entreprise,

3- Une bonne connaissance client et,

4- Pour les marchands, mettre en place une stratégie phygitale (stratégies physique et web complémentaires).


Grâce à cette stratégie, les entreprises ont observé pour 86% une augmentation des ventes, pour 78% une amélioration de la satisfaction client et pour 69% une meilleure efficacité opérationnelle…




Etude réalisée par IPSOS / février 2019

Cible : dirigeants et décisionnaires d’entreprises prenant part à la transformation digitale

Échantillon de 600 répondants : 450 interviews d’entreprises de 20 à 4999 salariés et 150 ETI




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Digital

Google Duplex arrive, et cela risque de tout changer…

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Entré dans sa phase de test dans quatre villes américaines fin 2018, Google Duplex s’apprête à remplacer le “Ok Google” que nous connaissons tous. Mais concrètement, qu’est-ce que cela va changer ?




Disponible sous forme de logiciel bêta sur les smartphones Pixel, l’IA de Google promet de révolutionner la valeur ajoutée que peut nous apporter un assistant sur notre téléphone (et pas seulement), en allant bien au-delà de ce qu’il peut faire aujourd’hui.

En mai de l’année dernière, Sundar Pichai a dévoilé l’intelligence artificielle destinée aux consommateurs, déclinée en une plate-forme capable de gérer certaines activités quotidiennes, comme la réservation de restaurants et la prise de rendez-vous chez le coiffeur, laissant planer le doute quant à l’éthique appropriée devant être instaurée dans la relation entre l’homme et la machine, toujours plus à risque dans la société de demain.

À l’époque, la question a créé une belle polémique, car l’Assistant pouvait tromper les interlocuteurs en leur faisant croire qu’un être humain se trouvait à l’autre bout du fil.

Google a par la suite déclaré que Duplex s’annoncerait avant tous les appels et, tout récemment seulement, confirmé une transparence et une flexibilité accrues.

Duplex, qu’est-ce que c’est ?

Duplex est un système entièrement automatisé qui passe des appels au nom d’un utilisateur, avec une voix synthétisée proche de la voix humaine.

De plus, le logiciel est capable de comprendre les phrases complexes, les mots dits rapidement, les pauses et intervalles, tout comme le langage naturel et conventionnel.



Les tâches qu’il simplifie et automatise vont de la planification et la gestion des rendez-vous aux demandes de congés et de congés maladie pour les entreprises et les médecins.

Pour que Duplex fonctionne, l’appelant doit avoir accepté de communiquer avec une IA.

C’est là l’exigence essentielle pour relier les utilisateurs à l’IA à l’avenir.

Au cœur de Google Duplex se trouve un réseau neuronal, qui utilise une plate-forme d’apprentissage automatisée appelée TensorFlow Extend (TFX).

Le réseau dit récurrent (RNN), permet à l’IA de traiter les informations séquentielles et contextuelles, ce qui les rend appropriées pour l’apprentissage machine, la modélisation du langage et la reconnaissance vocale.


Va-t-il remplacer l’Assistant Google ?


À l’heure actuelle, les assistants numériques personnels sont en mesure de répondre à des demandes limitées, en lien avec ce qui a trait au téléphone mobile.

Ils ne sont pas si dédiés à l’assistance, du moins pas au sens où nous l’entendons normalement.

Nous pouvons leur demander d’allumer les lumières ou de régler la radio, mais ils ne peuvent pas annuler un rendez-vous ou dépasser la fonction qui est attribuée à une poignée de bits.

Nous nous attendons certainement à ce que Duplex remplace, pour la qualité et l’extension du support, l’IA d’aujourd’hui, même si cela ne se fera pas tout de suite.

Les avantages seraient évidents et capables de surmonter les barrières linguistiques et les handicaps individuels : les malentendants, les touristes à l’étranger et bien d’autres bénéficieraient d’un logiciel qui prendrait notre place, et ce uniquement à notre convenance.

C’est également la promesse de gagner encore un peu de temps de vie.

Trop souvent connectés, occupés à faire d’autres choses, Duplex serait capable d’effectuer des activités au bon moment, sans nous le demander, mais en suivant un ordre donné même plusieurs jours auparavant.

Comme quoi ?

« Duplex, commande deux margaritas pour demain soir à 20 heures. »

Ou : « Duplex, si je ne suis pas à la maison à temps pour midi, annule mon rendez-vous chez le dentiste ».

Il ne s’agit là que d’exemples, nous pourrions continuer encore et encore.

Un futur pas si proche ? Pas du tout.

Aujourd’hui, New York, Atlanta, Phoenix et San Francisco s’y sont déjà mises, et l’Assistant vraiment intelligent est désormais prêt à conquérir le monde…



Une tribune proposée par Avira





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