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Et si le Web3 avait (aussi) de bons côtés ?

Si métavers, bitcoin ou NFT n’ont pas très bonne presse ces derniers temps, le Web3 est pourtant aussi porteur de belles promesses pour le futur.



EY Fabernovel et Arbevel viennent de publier leur étude « Web3, les 5 usages à potentiel vertueux qui ne font pas le buzz ».

Décentralisation, expériences sociales et immersives, inclusivité et exclusivité illustrent les principales promesses que le Web3 peut offrir. Présentées dans la première brique de cette étude, ces promesses sont aujourd’hui rendues possibles par la maturité des technologies et trouvent écho aux besoins de changements culturels et économiques de notre société.

« Si le blanchiment d’argent souvent associé au Bitcoin et la spéculation dans l’achat de terrains virtuels, d’œuvres d’art numériques ou de cryptomonnaies sont les usages les plus mis en avant et pointés du doigt, d’autres usages du Web3 à potentiel plus vertueux méritent d’être mis en lumière pour anticiper et construire un futur plus désirable et responsable ».

explique Sébastien Lalevée, directeur général d’Arbevel


5 usages positifs du Web3



Tracer et identifier les données

La possibilité de publier des données tracées et identifiées, de façon transparente et sécurisée, représente un des premiers grands macro-usages développé dans l’étude. 

Les scandales à répétition dans l’alimentaire (grippe aviaire, OGM, rappels produits…) ou le manque d’informations et de traçabilité de marques qui ont pu abuser par exemple du ”Made in France”, n’ont fait que renforcer le besoin d’une plus grande visibilité pour le client final.

L’engouement de l’application Yuka, avec ses plus de 25 millions d’utilisateurs qui offre plus d’informations sur le niveau nutritionnel, la composition et l’impact d’un bien consommable, illustre bien ce besoin sociétal.

Les régulateurs commencent à accélérer dans la même direction. L’Union Européenne est en train de porter la future directive CSRD qui demandera aux entreprises de partager leurs données liées aux critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) et travaille aussi à des réglementations dédiées à l’éco-conception et à l’économie circulaire.

C’est dans ce contexte que les technologies du Web3, notamment la blockchain – 6,6 milliards de dollars de dépenses en 2021 selon Statita – peuvent venir répondre à ces attentes.

Tracer et rendre transparent le processus de fabrication d’un produit est l’un des usages les plus connus et matures de la blockchain, aussi bien en termes environnementaux (comment ont été cultivés tels légumes par exemple) que sociétaux (connaître les conditions de travail des fabricants de la chaîne de production). 

Pour autant, bien que les informations entrées dans la blockchain soient infalsifiables, elles ne sont pas toujours vérifiées. Cet usage nécessite donc d’ouvrir davantage les données et de s’appuyer sur des blockchains publiques où un plus grand nombre de personnes peuvent consulter et authentifier les données affichées.

Cet usage de la blockchain peut être étendu à l’économie de la création en plein boom avec le Web3, les créateurs – artistes, designers, développeurs – ayant besoin de garantir la propriété de leur travail numérique ainsi que leur authentification et leur traçabilité.

Le rapport de Hiscox rappelait d’ailleurs que près de la moitié des places de marché d’art en ligne songeaient à intégrer cette technologie blockchain en 2021. 



L’étude met en avant 4 autres grands macro-usages à potentiel vertueux :  

  • Fluidifier les transferts de données en valorisant les contributeurs, pour que la répartition de la valeur soit plus équitablement répartie entre pairs ou entre entreprises : monétisation du travail numérique, tokenisation, prêt entre pairs.

  • Valoriser et sécuriser les nouveaux modes d’actions collectives pour trouver des alternatives aux grandes plateformes numériques propriétaires.

  • Retrouver du lien social en animant l’interaction virtuelle.

  • Dépasser les contraintes du réel et (se) représenter à l’infini : jumeaux numériques pour résoudre des problématiques difficiles dans le monde réel, mais aussi voyager ou se divertir différemment…



« Les technologies du Web3 peuvent être catalyseurs voire moteurs de changements d’usages, mais ce sont bien les usages qui déterminent l’intérêt de ces technologies – et leur bilan.

La première question n’est donc plus de savoir comment intégrer le Web3 dans mon entreprise mais plutôt d’identifier les besoins auxquels une entreprise ou un individu peut mieux répondre grâce au Web3.


Bien que les usages présentés dans cette étude ne soient pas nécessairement ceux qui resteront, ils sont d’abord une première source d’inspiration du futur, mais aussi de premiers terrains d’essais pour des entreprises qui osent.

Il faut prendre le risque de tester. Ne pas tester n’importe quoi, tester en mesurant, tester dans un contexte de nouveau raisonnable, mais tester ». 

prévient Arthur de La Brunière, analyste Web3 d’EY Fabernovel et co-auteur de cette étude






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