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CX: Les 4 grandes tendances à suivre pour le retail

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Le retail est en pleine mutation et doit faire face à des clients toujours plus exigeants et habitués à la praticité offerte par le digital. Quels sont les magasins à travers le monde qui parviennent à tirer leur épingle du jeu dans ce contexte et quelles tendances peut-on en dégager sur qui fait le succès d’une expérience client aujourd’hui?

 

S’appuyant sur son réseau d’experts présent dans 40 pays, Mood Media lance son premier cahier de tendances : à travers les 5 continents et 30 exemples, il revient sur ce qui fait le succès du commerce aujourd’hui autour de 4 grandes tendances:  Sur mesure, immersion, communauté et commodité sont désormais au cœur d’une expérience client réussie…

 

Un contexte mondial propice à l’uniformisation de l’expérience client in store

Un des grands enseignements de cette analyse est probablement l’uniformité des tendances constatées (1).

Du Nigéria au Chili, au Vietnam ou en France, la vision de l’expérience client en magasin devient donc mondiale, et cela dans tous les secteurs d’activité, ce n’est plus forcément le retail qui investit sur l’expérience client.

2ème enseignement, l’incroyable succès international des centres commerciaux partout dans le monde.

Ainsi 24 centres commerciaux vont ouvrir leurs portes d’ici la fin de l’année simplement en Colombie ! Et ce sont bien plus que des temples du shopping, ils deviennent partout des centres culturels et d’animation : accueillant des parcs d’attraction comme en Indonésie, organisant des festivals et des concerts comme au Maroc, voire abritant des salles de spectacles comme en Côte d’Ivoire, ou même des universités !

La proximité est un des autres enseignements avec la réinvention des magasins de quartiers, comme en Chine avec 7 Fresh ou Cartier au Japon.

Avec des petits formats de proximité, les marques répondent à la fois au nouvel impératif de livraison rapide qui s’impose aux enseignes et au besoin des clients d’avoir des marques inscrites dans un contexte local (via les produits et l’ambiance générale donnée aux magasins).

Dernier élément, le rôle des e-commerçants et des start-ups dans le développement du commerce de détail : au Mexique avec Amazon ou en Chine avec Alibaba, partout les géants du commerce en ligne investissent des petits commerces indépendants pour les mettre aux nouvelles normes du phygital, avec du click and collect ou en modernisant le paiement.

 

Pour Valentina Candeloro, directrice marketing de Mood International :

« Le pronostic vital est aujourd’hui engagé pour les marques, face à des consommateurs surinformés, exigeant tout, tout de suite, elles doivent créer un parcours client autour de l’expérience et dans lequel le point de vente doit reconquérir une place déterminante.

Les enseignes sont en train de se réinventer, et on voit clairement un nouveau type de commerce se profiler autour de 4 grandes tendances : sur mesure, immersion, communauté et commodité ».

Pour Jérôme Monange, Conseil Marketing et Communication au sein du Lab LUXURY and RETAIL®, le luxe doit également se réinventer autour de ces tendances :

« Alors que la frontière se floute entre le luxe historique et les nouveaux entrants qui se donnent les attributs du luxe, les marques de luxe doivent plus que jamais préserver leur pré carré en offrant une expérience immersive et sur mesure à chacun de leur client.

Du carnet vendeur hier à l’intelligence artificielle aujourd’hui, la personnalisation doit rester une de ses forces.

Certaines plateformes digitales de luxe, non seulement s’hybrident en rentrant dans le monde physique, mais innovent et anticipent les besoins des futurs consommateurs que seront les millennials. »

 

Les 4 grandes tendances pour réinventer l’expérience client

Les tendances sont donc mondiales et uniformes, Mood Media a retenu quatre grandes tendances qui mettent le client au centre:

 

#1 Le Sur mesure

Utilisé parfois de manière événementielle en point de vente avec des technologies comme l’impression 3D, le sur mesure est surtout un concept physique en magasin comme le Levi’s Tailor shop.

L’Intelligence Artificielle deviendra un allié important mais n’a pas encore pénétré les points de vente du quotidien.

Même si certaines prémices sont intéressantes comme Vodafone et KIRI, un avatar présent en point de vente pour accueillir les clients et surtout traiter avec eux les tâches les plus simples.

Autre exemple passionnant, la conquête de la personnalisation par Adidas à travers le projet « speed factory », on est là davantage sur une personnalisation liée au contexte local.

 

#2 L’Immersion

Il s’agit pour les marques d’immerger leurs consommateurs dans leur univers.

Pour cela, elles ont à leur disposition deux outils redoutables : l’art et le jeu, comme Samsung au Canada dont la boutique ressemble à une véritable œuvre d’art au sein même d’un centre commercial …

Ou General Pants à Sydney qui n’hésite pas à intégrer un demi-terrain de basket dans son magasin !

 

#3 La Communauté

Les marques et les enseignes doivent affronter un défi : avoir un univers suffisamment fort pour transcender leurs produits et fédérer une véritable communauté, et c’est bien tout l’intérêt d’avoir des consommateurs dans un même lieu.

Pour cela, elles ont mis en place des stratégies très efficaces dans leurs points de vente à travers 3 types d’expériences :

– Collective : les marques mettent leurs magasins à disposition des clients, ils y sont comme chez eux comme chez Pirch à New York, un magasin d’équipement ménager où on est accueilli par le comptoir d’une cuisine américaine avec la machine à café qui ronronne, la limonade fraîche, tous les appareils sont branchés et fonctionnent réellement.

– Communautaire : le magasin est un lieu de rencontres, avec café et restaurant (Banco Galicia en Argentine qui, aux côtés de Starbucks, propose en plus un service de cafétéria avec connexion Wi-Fi gratuite, un espace de travail collaboratif (coworking space) et des conseils spécialisés. C’est aussi l’expression d’une communauté « sélectionnée » comme dans le cas de Revolve Clothing aux Etats-Unis, où on ne peut avoir accès que sur invitation.

– Collaborative : le magasin est le lieu de vie d’une véritable communauté qui apprend, fait du sport, se forme, ou découvre ensemble comme chez Lego en Chine qui invite les familles à se rendre en point de vente pour concevoir des constructions innovantes tout en passant du bon temps. Ou la boutique Canon Collective en Australie qui organise diverses activités hebdomadaires, notamment des guides de photographie pour débutants, des excursions photo et des ateliers de montage dans le magasin.

 

#4 La Commodité

Le digital a profondément renouvelé l’approche de cet axe fondamental du commerce : rendre service à ses clients !
Quelques exemples :

– 7 Fresh en Chine, le supermarché nouvelle génération dédié à l’alimentaire, avec des chariots intelligents qui guident les clients à travers les allées, une application de paiement mobile avec WeChatPay et un service de livraison en 30 minutes et enfin un restaurant où les produits achetés par les clients peuvent être préparés.

Woolworths 3.0 en Australie, le magasin de quartier qui comprend une zone de drive inédite : via une application, les clients préviennent le magasin de leur arrivée pour se garer dans une zone désignée sans avoir besoin de sortir de la voiture pour être livrés.

– Le Magasin Nike à LA et celui de NYC qui vient d’ouvrir ses portes, utilisent les données NikePlus pour personnaliser la visite en magasin : reconnaissance à l’entrée, disponibilité des articles et paiement en rayon, réservation des articles pour les récupérer dans des “casiers intelligents”, déverrouillage des offres et produits uniques dans un grand distributeur automatique, envoi de messages aux vendeurs pour effectuer un retour ou un échange en restant dans leur voiture, consultations de style et zone pour essayer des produits.

 

 


Méthodologie

Le facteur clé pour cette sélection a été le point de vue du client en entrant dans le magasin, qu’y a-t-il de nouveau aujourd’hui versus il y a 5 ans ? Et ce, sur tous les continents, en essayant de retenir ce qui est le plus représentatif et aussi le plus durable, même si tous les pays ne sont pas cités.

Dans cette analyse, Mood Media n’a pas retenu d’expériences tests isolées mais des tendances qui s’annoncent comme des lames de fond. La sélection a été difficile, et la veille aussi, il se passe chaque jour quelque chose dans le monde, il y a une incroyable vitalité du brick & mortar, et c’est pour cela qu’il nous a semblé plus intéressant d’isoler des initiatives qui peuvent être reproduites.

Pour télécharger ce cahier de tendances : https://moodmedia.fr/les-tendances-de-l-experience-client-dans-le-monde/

 

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Social Media : Ce qui aura marqué 2018

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Explosion des stories, chute du reach, descente aux enfers de Snapchat ou encore scandales Facebook… 

L’agence Kolsquare revient sur les tendances fortes qui auront marqué les réseaux et les influenceurs cette année… 

 

 

Réseaux Sociaux : le Top 5 des tendances 2018

 

1. Le boom des contenus éphémères

L’effet FOMO (“Fear Of Missing Out”) prouve toute son efficacité !

Cette année, 300 millions de personnes ont utilisé les stories Instagram dans le monde.

Inspiré de Snapchat, ce format est maintenant incontournable sur Instagram et Facebook.

 

2. La chute du reach organique

La chute de la portée naturelle des posts sur Facebook incite les marques à investir dans les publicités pour continuer à pousser leurs contenus vers leurs abonnés si durement acquis, et ainsi conserver leur taux d’engagement.

Elles ont donc tout intérêt à faire appel à des influenceurs qui bénéficient d’un reach plus important que la marque elle-même.

 

3. Snapchat en berne, Instagram cartonne

Suite à une la mise à jour Snapchat en février dernier, un simple tweet mécontent de l’influenceuse Kylie Jenner a fait chuter l’application de 1,03 milliard de dollars en bourse.

Et ce n’est pas tout : en mai, deuxième chute vertigineuse du réseau qui perd 22 % en bourse suite à la divulgation de mauvais résultats (notamment sa première baisse de 3 millions d’utilisateurs au 2e trimestre 20181).

Cette descente précipitée a bien sûr profité à d’autres réseaux, tout particulièrement Instagram qui n’a cessé de gagner en popularité (et en utilisateurs) en 2018.

Le milliard d’utilisateurs actifs a ainsi été dépassé dès juin 20182.

 

4. Entre scandales et professionnalisation

Polémique des fake followers et autre scandale de Cambridge Analytica, 2018 a été une année mouvementée.

La problématique des fake followers a provoqué une méfiance des marques envers les influenceurs, alors même que l’influence marketing est en cours de professionnalisation.

Avec la reconnaissance du métier d’influenceur, vient une exigence croissante des marques envers ces derniers en termes de prestation.

En témoigne d’ailleurs le premier recours en justice pour non-respect du contrat contre l’influenceur Luka Sabbat, dans le cadre de la promotion des lunettes spectacles de Snapchat.

Le scandale de Cambridge Analytica a quant à lui été une véritable bombe pour Facebook.

Accusé d’avoir utilisé des données de 30 à 70 millions d’utilisateurs, le réseau social a vu sa croissance en nombre d’utilisateurs ralentir : elle n’était que de +3,2% entre le 1er et le 3e trimestre 2018, contre +6,7% entre le 1er et le 3e trimestre 20173.

 

5. L’événement foot qui a fait vibrer les réseaux sociaux

Evénement sportif et médiatique de l’année, la Coupe du Monde est également un événement d’influence incomparable.

Sur Twitter, l’équipe de France a été la plus populaire du Mondial, avec près de 4 millions de tweets.

La photo de Kylian Mbappé embrassant la coupe a été partagée plus de 180 000 fois sur Twitter en moins de 20h et a comptabilisé environ 5 millions de réactions sur Instagram.

Et le jeune Benjamin Pavard a gagné +1525 % d’abonnés durant la période de la compétition !

 

 

 


1 Source : Lesechos.fr 

2 Source : Lepoint.fr 

3 Source : Journaldunet.com

 

 

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Digital

Tech : 10 tendances à suivre en 2019

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Applications espionnes, jumeau numérique, objets conscients ou encore obésité mentale… Voici quelques unes des grandes tendances de consommation que nous prédit le ConsumerLab pour les mois à venir…

 

Dans la huitième édition de son rapport sur les 10 grandes tendances de consommation, l’observatoire ConsumerLab d’Ericsson dévoile les attentes de 34 millions d’early adopters de technologies.

La dernière édition du rapport annuel analyse les idées et attentes des consommateurs des futures technologies, notamment l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, la 5G et l’automatisation.

Le rapport révèle que la technologie autonome et prédictive de l’humeur pourrait bientôt jouer un rôle plus important dans la vie quotidienne des individus.

 

« Imaginez un smartphone animé d’une conscience, capable de décrypter non seulement ce que vous faites, mais aussi ce que vous êtes », déclare Michael Björn, directeur de recherche de l’Ericsson Consumer & IndustryLab et principal auteur de ce rapport.

« Aujourd’hui déjà, l’intelligence artificielle est capable de cerner votre personnalité rien qu’en regardant dans vos yeux.

Les premiers adoptants que nous avons interrogés imaginent même un futur où nos équipements auront de nous une connaissance meilleure que celle que nous aurons d’eux. »

 

 

10 tendances qui se profilent à l’horizon 2019 et au-delà :

 

 

 

#1 – Des appareils dotés d’une conscience

Plus de 60% des utilisateurs d’assistants virtuels pensent qu’il existera, d’ici trois ans, des équipements capables de décrypter nos humeurs.

 

#2 – Des disputes entre « intelligences artificielles »

Ils sont 66% à imaginer, également d’ici trois ans, l’existence d’enceintes intelligentes capables de se lancer dans des disputes, comme le feraient les membres d’une famille.

 

#3 – Des applications espionnes

47% des consommateurs pensent que les applications collectent des renseignements sur eux, mêmes en dehors des périodes d’utilisation.

 

#4 – Des accords forcés

51% des consommateurs se disent agacés par le fait qu’il leur est sans cesse imposé d’accepter l’utilisation de cookies collectant les données.

 

#5 – L’Internet des compétences

Plus de 50% des utilisateurs de la réalité augmentée/virtuelle rêvent d’applications, lunettes ou gants qui les aideraient, virtuellement, à accomplir des tâches pratiques quotidiennes telles que la cuisine et les réparations.

 

 

 

#6 – Une consommation sans aucune intervention

Près de la moitié des utilisateurs d’assistants virtuels souhaiteraient des factures ou des abonnements automatiques, ainsi que des articles ménagers capables d’auto réapprovisionnement.

 

#7 – L’obésité mentale

Les prises de décision quotidiennes devenant de plus en plus automatisées, 31% des consommateurs envisagent bientôt d’aller à des “cours de gymnastique mentale” pour s’exercer à la réflexion.

 

#8 – Un moi écologique

39% des consommateurs sont demandeurs d’une montre écologique capable de mesurer leur empreinte carbone.

 

#9 – Un jumeau numérique

48% des utilisateurs de réalité augmentée/virtuelle veulent des avatars en ligne capables de les imiter à la perfection, de manière à pouvoir être à deux endroits à la fois.

 

#10 – La 5G comme moteur de l’automatisation de la société

Près de 20% des utilisateurs de smartphones pensent que la 5G permettra d’améliorer la connectivité des objets, comme par exemple les appareils ménagers ou les compteurs électriques.

 

 

Devrions-nous considérer ces technologies comme une menace ou une opportunité ?

 

« Nous sommes déjà entrés dans une ère où l’humain et des machines dotées d’intelligence interagissent dans presque chaque aspect de la vie quotidienne. Mais, nous n’en sommes encore qu’aux premiers balbutiements », constate Pernilla Jonsson, directrice au sein du Consumer & Industry Lab.

« Le futur “zero-touch” (sans intervention humaine) reste encore à construire et c’est à nous de définir comment. »

 

 

 

 


Les opinions émises dans ce rapport reposent sur des travaux de recherche réalisés par l’observatoire Ericsson ConsumerLab depuis plus de 23 ans, ainsi que sur des données issues d’une enquête en ligne menée en octobre 2018 auprès d’internautes avancés dans 10 grandes villes du monde.

Le rapport détaillé est consultable ici

 

 

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Insights

Les Français attendent plus d’engagement de la part des marques

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En 2018, près des deux tiers des français (65%) choisissent d’acheter ou de boycotter une marque pour ses prises de position. Pour exister aux yeux des consommateurs, la marque se doit donc aujourd’hui d’afficher ses valeurs et, surtout, de les mettre en pratique…

 

Selon l’étude Earned Brand 2018 menée par le groupe Edelman*, les consommateurs attendent des marques qu’elles s’engagent sur les grands sujets au cœur des enjeux sociétaux et politiques.

La preuve : 65% des consommateurs achètent une marque en fonction de leurs convictions. En France, ce chiffre a augmenté de 15 points par rapport à l’année dernière, la plus grande hausse jamais enregistrée.

Pour la majorité des consommateurs, l’acte d’achat est motivé par leurs convictions, et ce tous marchés confondus : États-Unis : 59% (+12) ; Japon, 60% (+21) ; Royaume-Uni 57% (+20) et Allemagne, 54% (+17).

Et cette tendance n’est plus réservée à une élite informée puisqu’elle est désormais partagée par toutes les classes d’âge et ce, quels que soient les niveaux de revenus.

 

 

Communiquer sur les valeurs plus que sur les produits

Les messages d’une marque axés sur les valeurs (34%) incitent davantage les consommateurs à envisager l’acte d’achat qu’une communication produit (28%).

Pour la majorité des personnes interrogées dans tous les marchés (60%), l’expression de l’engagement de la marque doit se prolonger et être perceptible jusque dans le point de vente, au moment de l’acte d’achat, un chiffre qui s’élève à 56% en France.

Alors que selon 58% des consommateurs français, les marques passent plus de temps à essayer de forcer leur attention par des actions marketing mal calibrées, que de la gagner de manière naturelle en s’inscrivant dans la continuité de l’engagement de la marque.

« Le marketing n’est plus simplement une fonction, mais l’expression d’une aspiration. Les marques peuvent prendre position via tout un éventail d’actions depuis la défense ponctuelle d’une cause jusqu’au militantisme », explique Alexandre Faure, Head of Digital d’Elan Edelman.

 

Des marques pour changer la société ?

Plus de la moitié des personnes interrogées dans le monde (54% vs. 49% en France) considèrent que les marques peuvent faire plus que les gouvernements pour résoudre les problèmes sociaux.

Dans l’Hexagone, 48% jugent d’ailleurs qu’il est plus facile d’amener les marques à prendre en charge les questions sociétales que d’obtenir une action de la part des pouvoirs publics dans ce domaine.

37% des consommateurs français disent même que les marques ont des idées plus pertinentes que le gouvernement pour résoudre les problèmes de leur pays.

 

A l’instar de Nike, de plus en plus de marques s’impliquent aujourd’hui dans les débats de société

 

« En votant chaque jour avec leur portefeuille, les Français expriment à la fois un désenchantement et une adhésion, constate Antoine Harary, Global Managing Director d’Edelman Intelligence.

Un désenchantement envers les mécanismes traditionnels de la politique et leur capacité à agir et délivrer des résultats et une adhésion ‘prudente’ au projet et à l’engagement que certaines marques et entreprises savent communiquer et mettre en œuvre.

En cela, les marques s’invitent dans la démocratie et deviennent un objet politique.

Les marques et entreprises doivent prendre la mesure de cette opportunité et de cette responsabilité : sincérité, transparence, bienveillance et efficacité sont sans doute les notions clefs du succès pour les marques et entreprises qui s’engageront dans cette voie. »

 

La fin de la neutralité des marques

Quel que soit leur niveau d’intervention, les marques doivent comprendre qu’elles ne peuvent plus rester à l’écart et qu’il est désormais temps d’agir.

Pour preuve, toutes les réflexions, les communications et surtout les actions en cours autour du ‘purpose’ menés par les marques.

Amélie Aubry, Brand Marketing d’Elan Edelman souligne :

« La question n’est plus de savoir si les marques doivent prendre position, mais comment elles doivent le faire.

Le fond de l’engagement et de l’ambition reste au cœur des préoccupations mais au-delà de ce ‘quoi’, c’est aujourd’hui le ‘comment’ qui est au cœur des jugements.

Il convient d’écouter nos publics, de les laisser nous challenger, de prendre leurs retours, sans fard et sans peur. L’humilité est un passage obligé.

J’ai la conviction que les marques qui subsisteront seront les plus horizontales et celles qui agissent en miroir des mouvances sociétales. Et c’est bien cela qui est au cœur d’une approche ‘earned media’. »

 

Selon 45% des personnes interrogées dans le monde, une marque parvient mieux à retenir l’attention des consommateurs lorsqu’elle bénéficie d’une visibilité gratuite acquise dans les ‘earned media’ – combinaison de médias sociaux et de médias généralistes – que lorsque cette visibilité est achetée par l’entreprise sur les ‘paid media’ (29%) ou auto-détenue sur les ‘owned media’ (25%, des chiffres qui ressortent de l’enquête par mobile.

 

 

 


* Pour cette étude Earned Brand 2018, 8 pays ont été interrogés : Brésil, Chine, France, Allemagne, Inde, Japon, Grande-Bretagne et États-Unis. L’étude est basée sur deux temps d’interrogation : le premier par smartphone du 29 juin au 24 juillet 2018 pendant lequel 32 000 personnes ont été interrogées et le deuxième a été mené en ligne du 10 au 20 juillet 2018 auprès de 8 000 personnes sur les mêmes marchés

 

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Data

2019 : Et les hackers créèrent SkyNet…

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2019 sera une année charnière en termes de cybersécurité. Le développement toujours plus rapide des objets connectés combiné à l’utilisation de l’IA par les hackers pourrait même faire penser à certains scénarii de science fiction bien connus…

 

Bomgar (qui s’appellera BeyondTrust en janvier 2019), leader mondial de la sécurité centrée sur les privilèges (Privilege-Centric Security), révèle ses 10 prédictions de sécurité pour la nouvelle année.

Les experts Morey Haber, Chief Technology Officer, Brian Chappell, Senior Director Enterprise & Solutions Architecture, et William Culbert, Directeur Europe du Sud, ont combiné leurs années d’expérience et d’expertise pour établir leurs prédictions concernant les compromissions de données, la sécurité IT et les cyber-risques.

 

1. L’IA au service des attaques – Skynet devient conscient !

2019 verra l’émergence d’un nombre croissant d’attaques initiées avec l’aide de l’IA/du Machine Learning. L’IA analysera les options disponibles d’exploitation et permettra de développer des stratégies pour intensifier et multiplier les attaques fructueuses.

L’IA pourra également reprendre des informations relatives aux piratages ayant abouti pour les incorporer à de nouvelles attaques, avec la capacité d’apprendre à identifier des stratégies de défense à partir des modes de fonctionnement des outils disponibles.

Cette évolution pourra éventuellement mener à des attaques contre lesquelles il sera beaucoup plus difficile de se défendre.

 

2. La poursuite des attaques privilégiées

Les accès privilégiés resteront le vecteur numéro un de compromissions des données des consommateurs et des entreprises.

Alors que le Gartner reconnaît que la gestion des accès privilégiés (Privileged Access Management) est la priorité de sécurité en 2018, de nombreuses entreprises sont toujours dans le déni des risques liés aux comptes privilégiés, qui s’expliquent souvent par de mauvaises pratiques de gestion des mots de passe.

En 2019, on déplorera encore plus de compromissions largement médiatisées. Les entreprises doivent découvrir et gérer leurs comptes privilégiés car ce vecteur d’attaque n’est pas près de disparaître et alimentera encore de nombreuses fois les unes des journaux.

 

3. Des vulnérabilités bien connues dominent encore les rapports de cyberattaques

Le scénario des attaques réussies ayant exploiter des vulnérabilités bien connues et que l’on pourrait empêcher ne montre aucun signe de ralentissement.

Les entreprises continuent de se tromper de priorités, ignorant les vulnérabilités de moindre gravité donnant lieu à des brèches connues en faveur de vulnérabilités bien plus graves représentant de sérieux risques.

Elles laissent donc leurs systèmes vulnérables, ce qui ouvre des voies d’exploitation avec à la clé de graves incidents d’exfiltration des données.

 

4. La supply chain est exposée à des risques

Des compromissions de sécurité majeures vont continuer de dominer les actualités, mais la forme d’attaque la plus récente que connaissent les entreprises vise leur chaîne d’approvisionnement.

Comme l’explique l’article récent de Bloomberg qui accuse la Chine d’intégrer des puces de la taille d’un grain de riz dans des serveurs super micro, et aux vues des précédentes attaques au moyen de puces embarquées dans des imprimantes achetées par le gouvernement américain, la menace est très réelle.

Les attaques d’entreprises et l’espionnage industriel vont prendre une nouvelle envergure à mesure que les attaques malwares sur la chaîne d’approvisionnement seront découvertes.

 

5. Les dispositifs IoT sont des cibles privilégiées

Les principaux dispositifs visés seront ceux de l’IoT, des routeurs grand public aux caméras de surveillance du domicile. Il faut s’attendre à ce que la supply chain de nombreux fournisseurs, y compris ceux qui proposent des assistants personnels numériques, devienne une nouvelle cible pour ceux qui aspirent à infiltrer les environnements et les processus DevOps mal sécurisés.

 

6. Les systèmes de contrôles industriels entrent en jeu

Au cours des prochaines années, on assistera à des attaques par les cybercriminels et les Etats sur les systèmes ICS/SCADA.

L’opportunité d’installer des ransomwares affectant directement les infrastructures nationales critiques va attirer l’attention des cybercriminels motivés par le gain financier et de ceux qui cherchent à développer des armes de premier rang.

Historiquement, les équipes en charge des technologies opérationnelles rechignaient à adopter les pratiques de sécurité IT, mais nous assistons à un changement maintenant que toutes les équipes reconnaissent que la cybersécurité est un aspect critique de la continuité des opérations.

 

7. Android ferme son accès libre

Android ne sera plus entièrement ouvert et extensible. Google a déjà annoncé que seule l’application par défaut a accès aux appels et aux SMS dans la prochaine version d’Android et l’application par défaut doit être explicitement paramétrée dans la configuration.

Il ne sera plus possible de partager de multiples applications, y compris des outils de détection de spam, avec les applications de téléphonie et de SMS.

Il faut s’attendre à ce que Google poursuive cette lutte contre les malwares et spywares en verrouillant davantage encore le système d’exploitation au nom de la sécurité.

 

8. L’info-économie (Infonomics) commence à devenir mainstream

Comme pour toute autre propriété intellectuelle, il faut s’attendre à ce que les entreprises attribuent une valeur aux données et qu’elles divulguent et vendent les informations dont elles disposent.

Si vous pensez que c’est inconcevable, pensez à la valeur des données GPS au cours des 30 dernières années. Des débuts de MapQuest aux appareils GPS les plus récents, les données de conduite et de transport sont devenues une commodité.

Et si vous commencez à ajouter des couches de données, comme celles de trafic, de travaux, etc., comme c’est le cas de Waze, vous obtenez une base de données de grande valeur qui va devenir cruciale pour les voitures autonomes.

Il y a un fort potentiel de valeur et un prix à payer pour les constructeurs automobiles.

Les données elles-mêmes ont de la valeur et les entreprises vont commencer à se noter publiquement sur les données d’info-économie qu’elles possèdent et non seulement auprès d’investisseurs privés et autres entreprises désireux de réaliser des fusions-acquisitions mais d’acheter l’information.

 

9. Les millenials remettent tout à plat et font évoluer la notion de vie privée

La génération Y partage à peu près tout sur Internet. Les plus jeunes publient tout sur les réseaux sociaux indépendamment du caractère sensible des données.

Ainsi, c’est toute une génération qui a un degré de sensibilité moindre vis-à-vis des données privées et l’on assiste à l’émergence d’une attitude « je m’en foutiste » vis-à-vis des informations sensibles.

Plus nous deviendrons insensibles à l’exposition des données, à la divulgation publique des dossiers de santé et des informations d’inscription des électeurs, plus il faudra s’attendre à un mouvement de recul des jeunes électeurs en cas d’exposition des données piratées.

Si les données personnelles les plus sensibles sont publiques (nom, e-mail, adresse, anniversaire, etc.) et que seules les informations les plus importantes sont protégées (numéro de sécurité sociale, relevés de banque, cartes de paiement), la valeur de ce qui est déjà exposé diminue et le mouvement « je m’en foutiste » prend son essor.

Il faut s’attendre à une évolution de la classification des données sur la base des plus jeunes utilisateurs et à ce qu’une part de ce que nous considérons privé aujourd’hui ne le soit plus demain.

 

10. Emergence de courtiers de centralisation de l’information

Des courtiers de l’information vont commencer à émerger en vue de protéger et contrôler l’exposition des données personnelles.

Ces services fourniront des mécanismes centralisés permettant le partage granulaire des données de sorte que seules les données essentielles seront partagées, quel que soit le service auquel un utilisateur s’inscrit.

L’UE travaille à une identité numérique de cette forme depuis plusieurs années et pourrait être la première à la mettre en vigueur, mais d’autres suivront et proposeront un mécanisme de décentralisation des données.

Ceci aidera à limiter l’exposition de données individuelles en cas de compromission de système et permettra un plus grand contrôle des données par les individus, ainsi que de ceux qui y auront un accès légitime.

 

« Comme pour n’importe quelle stratégie de cyberdéfense, Bomgar/BeyondTrust recommande de poser des bases correctes », déclare Morey Haber.

« Cela suppose de sécuriser les comptes privilégiés, d’éliminer les privilèges utilisateur excessifs, de permettre l’accès à distance sécurisé aux systèmes, d’appliquer en priorité des correctifs aux vulnérabilités associées à des exploits connus, et surtout de ne pas négliger le reporting, le reporting, le reporting… »

 

 

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