A l’heure de la transformation digitale et de la flexibilité du travail, on pourrait penser les seniors moins enclins à s’adapter à ces nouveaux usages. Pourtant, d’après une récente étude, la jeune génération est bien souvent plus frileuse que ses aînés quand il s’agit de mobilité…

 

D’après une étude internationale menée par Fuze auprès de 6 600 collaborateurs (1), les 55-64 ans sont séduits par la mobilité au travail

Les espaces de coworking, les outils de chat, les outils collaboratifs dans le Cloud seraient-ils l’apanage de la génération Y, voire des Millennials ?

Pas nécessairement. Au premier abord, les 55-64 ans sont plus réticents à utiliser des espaces de travail partagés en dehors des locaux de l’entreprise (28 % pour les 55-64 ans pour 55 % chez les moins de 35 ans).

Pourtant, lorsqu’ils sont à la recherche d’un nouvel emploi, 73 % des 55-64 ans sont intéressés par la possibilité de travailler d’où ils le souhaitent (60 % chez les moins de 35 ans).

La génération des Baby-Boomers semble bien décidée à prendre le train de la mobilité en marche. S’il est vrai que nos habitudes de travail ont été bousculées par la jeune génération, on se rend compte que les séniors sont plus enclins à s’adapter à ces nouveaux usages.

 

Une jeunesse plus frileuse au travail à distance ?

Le temps de trajet pour se rendre sur son lieu de travail ne rebute pas les jeunes salariés. Seuls 60 % des employés de moins de 35 ans considèrent que le temps de trajet est un facteur important lors du choix d’un nouvel emploi contre 73 % chez les 55-64 ans.

44 % des moins de 35 ans sont soucieux du regard et du jugement que les autres collaborateurs portent sur le travail à distance. Chez les 55-64 ans, cela ne concerne que 33 % des personnes interrogées.

 

Des collaborateurs expérimentés sûrs de leur valeur

Aujourd’hui, 35% des 55-64 ans choisissent le lieu où il travaille contre seulement 28 % des employés de moins de 55 ans.

Cela peut s’expliquer par le fait qu’ils occupent des fonctions plus élevées dans la hiérarchie de l’entreprise. Les exigences liées à leurs fonctions les contraignent parfois à travailler en dehors des locaux de l’entreprise.

28 % des 55-64 ans travaillent depuis plusieurs lieux (domicile, transport, en déplacement, etc…), pour 7 % des 35-44 ans et 4 % des moins de 35 ans !

Ces collaborateurs plus expérimentés auraient-ils moins peur de négocier leurs horaires et lieux de travail que leurs cadets ?

 

Des salariés en quête de bien-être

Pour les collaborateurs les plus expérimentés, la mobilité est avant tout une affaire de confort.

Libérés des obligations familiales et des préoccupations carriéristes, les aînés s’intéressent davantage à leur bien-être. Ainsi, après la volonté d’éviter les transports (71 %), c’est le bien-être (53 %) qui arrive comme principale motivation au travail à distance.

Matthieu Courtois, Directeur Régional Europe du Sud de Fuze déclare :

« La mobilité concerne tous les salariés, dans leur ensemble. Étonnamment, même les 55-64 ans se sentent concernés, voire même particulièrement intéressés par des solutions qui leur permettent de favoriser la mobilité.

Ils attendent donc plus de souplesse et de propositions de la part de leur employeur. Bien que de nombreux dirigeants soient toujours réfractaires à ce mode de travail flexible, ils sont de plus en plus nombreux à en voir les bénéfices. »

 

 


(1) Etude Fuze internationale, Les collaborateurs de demain

 

 

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