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Avis d'expert

Transformation digitale : les entreprises doivent passer en mode « collaboration first »

Pour soigner leurs expériences digitales, les entreprises vont devoir entrer dans l’ère des fusion teams…





Par Cedric Demeulenaere, Directeur Général Europe du Sud et Ouest Acquia




Pour la 1re fois cette année, les ventes mondiales du e-commerce devraient dépasser les 5000 milliards de dollars, soit plus de 1/5 des transactions dans le retail1.

Si elles veulent performer, les entreprises du secteur doivent donc, à tout prix, soigner leurs expériences digitales. Or, c’est loin d’être évident, dans un contexte budgétaire difficile, mais aussi face à des consommateurs en attente de parcours toujours plus fluides et personnalisés.

Dans ces conditions, comment faire plus, et mieux, avec moins ?

La solution passe par un changement d’état d’esprit : finies les équipes hyper-spécialisées ; bienvenue dans l’ère des fusion teams ou équipes inter-fonctionnelles


Le marketing et l’informatique, des secteurs obligés de collaborer

Aujourd’hui, les entreprises n’ont plus le choix : offrir les expériences attendues par le consommateur est essentiel pour engager, satisfaire, voire enchanter les clients, sous peine de les voir se tourner vers la concurrence.

Les équipes marketing doivent, de surcroît, réaliser ces prouesses dans des délais records et sur un éventail de canaux de plus en plus large, avec toujours moins de moyens. Leurs budgets sont ainsi passés de 11 % en 2020 à 9,5 % en 20222.

Dans ce contexte, marketeurs et informaticiens, soumis à une pression de plus en plus forte, peinent à répondre aux exigences des dirigeants.

Selon le cabinet Gartner, 76 % des équipes chargées de la digitalisation ne sont aujourd’hui pas en mesure d’assurer la rapidité et la flexibilité nécessaires aux organisations2.


Pour en finir avec la dispersion des compétences

Comment, dès lors, les aider à gagner en efficacité, afin d’accélérer la transformation digitale ?

Une piste intéressante est à rechercher du côté des process internes. De nombreuses entreprises développent en effet des approches trop conventionnelles, éclatant les responsabilités au sein de silos qui communiquent difficilement entre eux.

Les acteurs numériques les plus prospères au monde, au contraire, changent de paradigme en s’appuyant sur le modèle de fusion teams, ainsi que l’a baptisé le Gartner Group.

Ces équipes interfonctionnelles sont composées de profils multidisciplinaires, qui favorisent la coopération et accélèrent les projets.

Les études montrent que les initiatives menées de façon simultanée et adoptant une approche globale progressent ainsi 2,5 fois plus vite que les efforts centralisés et séquentiels.2

Constituées d’un vivier de talents à géométrie variable – marketing, digital, expérience clients, IT, DEvOPs -, les fusion teams partagent la responsabilité des solutions élaborées par l’équipe.

Dans ce mode d’organisation, les utilisateurs métiers peuvent créer, mettre à jour et optimiser les pages Web de leurs sites Internet de manière autonome, grâce à des outils partagés, sans l’aide des développeurs.

Ces derniers gagnent ainsi du temps pour se consacrer à des activités plus innovantes : construction de modèles de machine-learning, amélioration de l’expérience client, etc.

En combinant les compétences technologiques, analytiques et l’expertise métier, les entreprises augmentent leur productivité, ainsi que leur agilité et leur capacité d’innovation.


Outils hybrides et souplesse technologique : les 2 clés de voûte d’une coopération optimale

Toutefois, il ne suffit pas de réunir des personnes aux profils variés pour construire des partenariats efficaces. Dans le modèle de la fusion teams, la sélection des outils joue un rôle essentiel.

Adieu, donc, les systèmes monolithiques, qui limitent le choix des logiciels à un seul fournisseur. C’est la composabilité qui devra être privilégiée.

Cette nouvelle approche basée sur le service et la désagrégation complète des infrastructures permet d’allouer et réallouer les différentes ressources, favorisant ainsi la flexibilité, ainsi qu’une coopération transparente entre les divers collaborateurs.

La plateforme d’expériences digitale composable offre une combinaison de bibliothèques, packages et codes personnalisés partagés, tandis qu’il est possible d’ajouter, de supprimer et de modifier rapidement des éléments de l’architecture, pour répondre aux différentes évolutions de l’entreprise.

Autre point essentiel : le CMS (Content Management System) choisi devra s’adapter aux besoins des membres de l’équipe, dont les niveaux de langage informatique sont hétéroclites.

Il devra proposer à la fois une approche low-code pour le marketeur ; high-code et architecture headless pour les développeurs et, enfin, hybride pour les profils chargés de l’alignement entre la technologie et la stratégie de l’entreprise.

C’est dans la somme de tous ces ingrédients, sans en oublier un seul, que se fera l’alchimie nécessaire aux expériences digitales personnalisées et véritablement data-driven.






1 Étude de Statista : Retail e-commerce sales worldwide from 2014 to 2026

2 Gartner : « Fusion teams, cross-fonctional collaboration for the digital area, 19 juin 2017








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