Alors que Facebook s’apprête à fêter son 10ème anniversaire, le réseau social a de nouveau fait la une des médias ces derniers jours.

Entre célébration d’un Facebook au plus haut de sa forme (qui fait entrer sa numéro 2 dans le cercle très fermé des milliardaires) et la déferlante médiatique annonçant quelques jours après la mort prématurée du géant du web dans les 3 ans à venir, retour sur la drôle de semaine de Facebook.

 

Facebook au sommet de sa gloire….

En début de semaine dernière, la plupart des médias ont mis l’accent sur le retour en force de Facebook 1 an près une introduction en bourse ratée…

Facebook est au donc meilleur de sa forme: l’augmentation du prix des actions Facebook a fait de Sheryl Sandberg, sa directrice des opérations, une milliardaire. Quant à Mark Zuckerberg, 29 ans, son créateur et CEO, sa fortune est estimée à 19 milliards de dollars. 

La plupart des articles soulignent que l’engouement des investisseurs pour Facebook ne se dément donc pas malgré les dernières annonces et études qui montrent que les adolescents désertent de plus en plus le réseau social au profit de concurrents comme Twitter ou SnapChat.

Si cette perte d’influence auprès des plus jeunes (confirmée par Facebook ) a provoqué une chute du cours en bourse de Facebook de près de 15%, les analystes et les arguments de Zuckerberg sur le sujet ont donc apparemment su rassurer…

… mais condamné à une mort imminente

Dans les jours qui ont suivi, c’est une étude beaucoup plus ‘sensationnaliste’ qui a fait parler de Facebook jusque sur les médias généralistes : Facebook pourrait perdre 80% de ses utilisateurs d’ici à 2017. Ce scénario a été imaginé par deux étudiants de Princeton qui ont comparé sa progression à celle des maladies infectieuses.

Leur approche est particulièrement originale, puisqu’ils se basent sur le modèle de la prolifération des virus pour prédire ce que sera l’avenir du réseau social. Et le résultat est inquiétant pour tous les adeptes de Facebook, puisque celui-ci pourrait perdre près de 80% de son audience entre 2015 et 2017.

Il semble que parler de « viralité » sur Internet ne soit plus si éloigné de la réalité : d’après ces chercheurs, le rythme d’adoption et d’abandon d’un réseau social est comparable à celui de l’infection d’un corps par un virus. Celui-ci doit d’abord en passer par une période d’incubation (le temps que le réseau social se fasse connaître), puis de contamination (taux d’inscription en hausse sur le réseau), la maladie atteignant enfin son apogée (que Facebook a sans doute déjà connu) avant d’être éliminée (lassés ou attirés par d’autres solutions, les internautes quittent le réseau).

Ils sont donc arrivés à la conclusion que Facebook, dont l’action a atteint un record mardi dernier à 58,51 dollars, avait atteint son sommet en 2012, et allait « connaître un déclin rapide », corroborant des études selon lesquelles les plus jeunes usagers avaient commencé à quitter le réseau social en 2013. « Facebook devrait connaître un déclin rapide dans les années à venir, diminuant de 20% de sa taille maximale d’ici à décembre 2014 », envisagent les auteurs.

Pour étayer leurs propos, les responsables de cette étude n’hésitent pas à ériger en exemple Myspace. Le réseau social dédié à l’univers de la musique, était très connu en 2007 et a presque disparu de nos jours. La courbe de croissance des adoptions à Facebook serait sensiblement la même que celle de Myspace. Les chercheurs peuvent ainsi prédire la fin du réseau social de Mark Zuckerberg aux alentours de 2017.

Prémonitoire ou symptomatique  ?

Si cette étude a eu un très fort retentissement médiatique, elle a aussi été beaucoup contestée depuis…

Elle témoigne cependant d’une inquiétude réelle qui plane sur Facebook actuellement et surtout du spectre de la bulle internet qui refait surface depuis quelques mois suite aux valorisations faramineuses de certaines start-up telles que Snapchat qui surfe justement sur ce possible déclin de Facebook…

Il est trop tôt pour savoir si cette étude va s’avérer prémonitoire mais le traitement médiatique appliqué à Facebook ces derniers jours est en tous cas symptomatique des interrogations que suscitent, à tort ou à raison, les réussites du web ces derniers temps… 

 

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