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E-commerce : bilan de l’année 2017 en France

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Vers quels produits les Français se sont dirigés sur le web? Quel est le profil type du consommateur sur internet en 2017 ? Comment a évolué la consommation e-commerce au cours de toute l’année ? Quelles sont les différences majeures par rapport à l’année 2016 ?

idealo (groupe Axel Springer), 1er comparateur de prix en Europe, a souhaité dresser un bilan e-commerce détaillé de l’année 2017 en France.

 

Les grands mois de l’année e-commerce

Janvier, juillet, novembre et décembre : voici les mois suscitant le plus d’activités de la part des consommateurs français sur internet. En effet, idealo a mesuré le trafic sur son site français en faisant du mois de janvier sa base 100.

Si l’on peut observer une baisse continue jusqu’en avril puis une bonne remontée, le mois de juillet dépasse le mois de janvier en termes de trafic avec un indice 101. En août, septembre et octobre, le trafic diminue légèrement pour ensuite s’envoler en novembre et en décembre, avec respectivement des trafics d’indices 158 et 145.

Ces chiffres coïncident avec les grandes périodes de consommation de l’année : le 11 janvier ont débuté les soldes d’hiver ; les soldes d’été, quant à elles, ont débuté le 28 juin ; puis le 24 novembre a eu lieu le Black Friday pour terminer l’année par Noël en décembre.

 

 

On remarque donc que la consommation des Français, bien qu’atteignant son apogée en novembre et décembre, se déporte énormément sur internet pendant les périodes de soldes, confirmant la relative perte d’intérêt pour les soldes dans les enseignes physiques.

La consommation sur internet atteint son apogée à l’occasion du Black Friday – pendant lequel on peut trouver énormément de rabais sur internet – et reste très forte en décembre en vue de Noël.

 

Le profil type du consommateur en ligne et son évolution par rapport à 2016

C’est en région Île-de-France que l’on peut noter le plus fort trafic sur idealo.fr pendant le dernier trimestre 2017 avec 29 % du trafic. Ce taux reste dans les mêmes standards qu’à la même période de l’année 2016 où il était de 30 %.

Le classement du trafic par régions n’évolue d’ailleurs quasiment pas entre 2016 et 2017 à l’exception de l’Occitanie et des Hauts-de-France qui ont vu leur pourcentage de trafic augmenter. La Corse reste la dernière région métropolitaine en termes de trafic, mais ce classement se pondère notamment par la très faible densité de population de la Corse.

En termes d’âge et de sexe, là encore, il n’y a que de très faibles variations entre 2016 et 2017. En 2017, ce sont les hommes qui vont majoritairement faire leurs achats sur internet à 52 % contre 48 % de femmes, même si cet écart a plutôt eu tendance à se resserrer en une année.

Concernant l’âge des consommateurs, les 25-34 ans et les 35-44 ans représentent la moitié des consommateurs en ligne (49 % en tout). La troisième catégorie d’âges est celle des 45-54 ans (16 %).

 

Enfin, concernant les plateformes et les systèmes d’exploitation, les desktops et Android sont privilégiés par les consommateurs. Cependant, les deux observent des tendances contraires entre 2016 et 2017. Alors qu’en 2016 les desktops étaient très majoritaires (59 %), en 2017, ils ne représentent plus que 53 % du commerce sur internet, contre 47 % pour les mobiles.

A contrario, la domination d’Android sur les autres systèmes d’exploitation a augmenté en une année. En 2016, Android représentait 56 % du trafic sur idealo.fr contre 41 % pour iOS. En 2017, Android est passé à 59 % du trafic, contre 38 % pour iOS.

 

Smartphones, TV, enceintes, consoles… Les produits high-tech, rois de l’e-commerce

Sans grande surprise, les produits high-tech arrivent de loin en tête des produits les plus demandés par les consommateurs français sur internet en 2017. En effet, parmi les 10 catégories de produits les plus populaires auprès des Français, 7 d’entre elles concernent les nouvelles technologies.

Les 3 catégories restantes sont 2 catégories de prêt-à-porter, et 1 catégorie de produits électroménagers.

En tête des produits les plus demandés sur internet, on retrouve un smartphone – le Samsung Galaxy S8, le grand succès de l’année 2017. Les deuxième et troisième catégories les plus demandées par les Français sont les télévisions – le LG OLED 55C6V en tête – et les enceintes, dont le produit le plus populaire est l’enceinte JBL Xtreme.

En dehors de l’utilité évidente des smartphones, on peut déduire d’après cette étude que les Français sur internet se sont surtout orientés vers des produits de loisir. Au rayon des consoles de jeux vidéo, la Nintendo Switch est bien évidemment la reine des consoles sur l’année 2017.

La première catégorie de produits recherchées par les Français qui ne correspond pas à l’appellation « nouvelles technologies » est la catégorie des baskets – les Puma Heart Patent en produit star de l’année.

Voici ci-dessous le classement des 10 catégories les plus recherchées par les consommateurs français, avec le produit le plus demandé pour chaque catégorie sur l’ensemble de l’année 2017 :

 

Top 10 produits : le high-tech, et Samsung en tête, prennent les pleins pouvoirs

idealo a également choisi de mettre en exergue l’évolution de la consommation des Français sur internet entre 2016 et 2017. Et bien que l’évolution soit très relative, la consommation des Français a changé en un an.

En effet, en 2016, les produits high-tech occupaient la majorité des places du top 10 des produits les plus demandés (7 sur 10). Cependant, le classement était très éclectique : baskets, smartphones, appareils et objectifs photo, jouets… Il y en avait pour tous les goûts et tous les besoins.

En 2017, les nouvelles technologies s’emparent presque totalement du top 10 des produits les plus recherchés de l’année, ne laissant qu’une seule place à un produit d’une autre catégorie (le jouet Canal Toys Slime Factory). Par ailleurs, il est intéressant de noter que cette année a été un excellent cru pour Samsung qui occupe 6 places sur 10 grâce à ses smartphones et sa montre connectée Gear S3 Frontier. Du côté du jeu vidéo, Nintendo frappe un grand coup puisque la firme nippone place la NES Mini et la Switch dans le top 10 tandis que ses concurrent PlayStation et Xbox n’apparaissent pas dans ce classement.

 

Il est donc intéressant de relever une certaine homogénéisation des demandes et des besoins des consommateurs français, ceux-ci se concentrant majoritairement sur les nouvelles technologies. Samsung avec ses smartphones et Nintendo avec ses 2 consoles ont pris le pouvoir du marché sur internet.

Mais si l’on peut douter de la présence de Nintendo dans le top 10 de l’année 2018, il y a fort à parier que Samsung fera à nouveau son apparition dans le classement l’année prochaine.

 

 

 

 


MÉTHODOLOGIE DE L’ÉTUDE

10 catégories les plus consultées sur idealo.fr entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017. Pour chaque catégorie, idealo a indiqué le produit le plus populaire en 2017.

L’indice de popularité est basé sur le niveau de la demande en 2017. Le niveau 100 correspond au niveau de la demande en smartphones (catégorie de produits la plus demandée).
Top 10 des produits les plus consultés sur idealo en 2016 et en 2017, toutes catégories confondues.
Profil des utilisateurs d’idealo.fr lors des derniers trimestres de 2016 et de 2017.
Evolution du trafic sur idealo.fr, le mois de janvier servant d’indice de base 100.

 

 

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Les sites marchands sont la première cible des hackers

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Entre mai et décembre 2018, les cybercriminels ont dirigé plus de 10 milliards de tentatives de vols d’identifiants vers les sites de vente en ligne, faisant du e-commerce le secteur le plus ciblé …


Selon le rapport État des lieux d’Internet / Sécurité pour l’année 2019 d’Akamai, les sites e-commerce sont les cibles privilégiées des attaques des hackers.

L’entreprise a étudié la technique de vol d’identifiants, connue sous le nom de « credential stuffing », dans laquelle les cybercriminels exploitent systématiquement les botnets pour tenter de dérober des informations d’identification sur le Web.

Les pirates ciblent les pages de connexion des banques et des commerçants en partant du principe que de nombreux clients utilisent les mêmes informations d’identification pour plusieurs services et comptes.

Les bots font leurs courses

L’intérêt des cybercriminels pour le commerce de détail est motivé par la valeur des marchandises qu’ils achètent par le biais de comptes piratés et qu’ils revendent le plus souvent.

Selon le rapport, les bots AIO insidieux que les cybercriminels déploient sont des outils multifonctions qui permettent d’effectuer des achats rapides en tirant parti du « credential stuffing » et d’un certain nombre de techniques de dissimulation.

Un bot AIO peut, à lui seul, cibler plus de 120 détaillants simultanément.

Des données sur le marché noir

Selon le rapport, le secteur des médias et du divertissement est également durement touché par les vols d’identifiants, en raison des informations personnelles conservées par ces sites.

Par exemple, les utilisateurs finaux partagent leurs informations de carte de crédit et des données démographiques lorsqu’ils s’inscrivent à des services de streaming OTT (Over-the-Top) en ligne. La demande pour ce type de données est élevée sur le marché noir.

Akamai a également noté un nombre important de vols d’identifiants sur les sites de services financiers, les sites d’hôtel et de voyage, ainsi que les sites vendant des biens de consommation.

Selon Martin McKeay, chercheur en sécurité et directeur de la rédaction du rapport État des lieux d’Internet / Sécurité:

Les techniques évoluent, mais la motivation reste la même : la cupiditéLes détaillants restent en première ligne, car les marchandises volées se vendent rapidement et à un prix élevé.


Tous les secteurs sont visés

Dans le secteur du commerce de détail, en dehors du segment de marché de l’habillement Akamai a suivi les tentatives d’attaques de « credential stuffing » vers

  • le commerce direct,
  • les grands magasins,
  • les sites de mode et de vente de bijoux,
  • mais aussi vers les magasins de fournitures de bureau…




NB : Le rapport État des lieux d’Internet / Sécurité pour l’année 2019 : attaques sur le commerce de détail et trafic API est téléchargeable ici.




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Le panier moyen continue de chuter et ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle

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En 10 ans, le montant moyen d’une commande en ligne a chuté de près de 30%, passant de plus de 90 euros à 60 euros en 2018.

La Fevad vient de publier une analyse sur ce phénomène qui pourrait, à première vue, sembler inquiétant pour l’avenir du e-commerce…

 

 

Le panier moyen sur internet est l’un des indicateurs clés du e-commerce car il traduit des évolutions profondes qui vont bien au-delà de la simple évaluation du chiffre d’affaires des sites. Il s’agit d’une donnée structurante du marché des ventes sur internet qui permet de mieux comprendre la manière dont celui-ci se développe.

C’est la raison pour laquelle il fait l’objet d’un suivi trimestriel de la part de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) à travers son indicateur évolution du panier moyen e-commerce .

 

Un panier moyen en chute libre

En 2018, le montant moyen d’une commande internet sur le panel des plateformes de paiements mis en place par le Fevad (plus de 150.000 sites), est passé de 65,5 € à 61,6 €, soit une baisse de 5€ en un an. Et si l’on tient compte uniquement des commandes de produits, la moyenne se situe désormais en dessous de 60€.

Alors, comment interpréter une telle chute globale de plus de 6% en si peu de temps ?

Tout d’abord, il convient de préciser que celle-ci s’inscrit dans une tendance de fond qui anime le e-commerce depuis plusieurs années, puisqu’il s’agit là de la 8ème année consécutive de baisse.

En fait, celle-ci correspond, ni plus ni moins, à une banalisation progressive de l’achat sur internet.

Ainsi, la commande moyenne qui, il y a 10 ans, tournait autour de 90€ se rapproche maintenant de plus en plus du panier moyen en magasin.

Cette évolution doit être rapprochée de celle observée au niveau du « mix produit » sur internet.

Pour rappel, depuis plus de 10 ans, le nombre de sites marchands actifs augmente en moyenne, chaque année, de plus de 10%. Cette baisse du panier moyen est donc en premier lieu le résultat d’une augmentation de la diversification de l’offre sur internet.

Il est vrai cependant que cette tendance s’est accélérée ces trois dernières années avec le développement du « clic & collect» et surtout celui des offres avec livraisons illimitées, lesquelles ont considérablement boosté les commandes de faible montant, autrefois inenvisageables en raison de l’effet particulièrement dissuasif des frais de livraison sur ce type d’achat.

Enfin, plus récemment, le succès des plateformes proposant des produits d’importation en provenance d’Asie, est venu renforcer le mouvement.

 

Faut-il s’inquiéter de cette nouvelle baisse du panier moyen ?

D’une manière générale, doit-on s’alarmer de cette tendance baissière pour l’avenir du e-commerce ? La réponse est clairement non.

Car celle-ci, jusqu’à présent, a toujours été compensée par une hausse de la fréquence d’achat.

Ainsi, comme le montre le dernier bilan annuel du e-commerce, si le chiffre d’affaires des sites a progressé de 13,5% en 2018, le nombre de commandes a, lui, bondi dans le même temps de plus 20%.

L’an dernier, les Français ont passé plus d’un milliard et demi de commandes sur internet, soit l’équivalent de 3 commandes par mois et par cyberacheteur. C’est deux fois plus qu’il y a quatre ans !

Et selon les projections de la Fevad, cette tendance devrait se poursuivre sur les prochaines années, de sorte que le panier moyen sur internet devrait bientôt finir par ressembler à celui des magasins…

 

 

 

Source : Blog de la Fevad

 

 

 

 

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38% des ventes en ligne se feront via mobile d’ici 2020

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Les ventes sur smartphone vont atteindre 17,5 milliards d’euros en France, soit + 95% de croissance des ventes depuis 2018…

 

RetailMeNot (éditeur des sites  Ma Reduc et Poulpeo) dévoile son dernier rapport réalisé avec le Centre for Retail Research (CRR) sur les chiffres et les tendances du e-commerce et m-commerce en France et 5 autres marchés clés en Europe : Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie et Pays-Bas.

L’étude analyse les ventes de détail depuis 2017 et se projette sur les 3 prochaines années. Les ventes en ligne vont atteindre 53,7 milliards d’euros en France en 2019, puis 68 milliards en 2021.

Les ventes sur mobile sont le principal moteur de croissance du e-commerce dans les prochaines années.

 

La croissance du e-commerce ralentit en 2019

Les ventes en ligne vont représenter 10.9% des ventes du retail en France en 2019, soit une augmentation très faible par rapport à 2018 (10.1%).

Il n’y a pas eu d’effet « gilets jaunes » sur les ventes de Noël en ligne comme escompté par le secteur. Après des années fastes avec de très fortes progressions, la consommation ralentit et touche maintenant le e-commerce.

En 2012, les ventes en ligne représentaient 5.4% des ventes, et ont doubler pour atteindre 10.1% en 2018. Elles devraient représenter 13.3% en 2021 avec un total de 68 milliards d’euros de ventes dans l’Hexagone.

La France arrive à la troisième place du podium des champions du e-commerce en Europe, derrière le Royaume-Uni avec 87.6 milliards d’euros en 2019 et l’Allemagne, avec 78.8 milliards d’euros.

 

 

Entre 2018 et 2020, les ventes sur mobile vont augmenter de + 95% en France

Le commerce sur mobile est le dernier facteur de croissance majeure du e-commerce sur les prochaines années. Les dépenses en ligne sur mobile, tablette ou smartphone vont augmenter de 26.6% en 2019 en France.

En 2019, les ventes sur mobile vont s’élever à 20.386 milliards d’euros, dont 12.7 milliards d’euros sur smartphone, et 7.6 milliards pour les tablettes.

Néanmoins, les ventes sur PC dominent toujours les ventes en ligne avec 33.4 milliards d’euros qui seront dépensés en 2019, mais le pourcentage de croissance est de plus en plus faible d’une année sur l’autre : +3% seulement en 2019.

 

 

  • Zoom sur le smartphone

Le smartphone représente à lui seul près de 42% de croissance en 2019, contre 7% pour les tablettes.

Les smartphones deviennent de plus en plus puissants avec des écrans toujours plus larges qui permettent aux acheteurs, non seulement de rechercher les meilleurs produits, mais aussi de passer directement à l’achat, notamment grâce au développement des applications des marchands qui facilitent le parcours d’achat sur mobile.

Les prévisions de croissance pour les deux prochaines années à venir sont fulgurantes pour les smartphones.

En 2020, les ventes sur mobile vont atteindre 17.5 milliards d’euros, soit +95% de croissance entre 2018 et 2020.

C’est un chiffre record, loin devant les tablettes (+16%) et les PC (+8%). En 2018, les ventes sur smartphones s’élevaient à 8.9 milliards d’euros, puis sont estimées à 12.7 milliards d’euros en 2019 et 17.5 milliards d’euros en 2020 pour représenter alors 28.8% des ventes en ligne (contre 13.2% en 2017).

En Europe aussi, le smartphone affiche une croissance record sur les deux prochaines années, avec l’Espagne en tête et +119% de croissance des ventes entre 2018 et 2020, et +96.9% en Italie.

 

 

 

Les acheteurs français dépenseront 720€ sur leur mobile en 2019

Aujourd’hui, 68% des Français ont accès à un smartphone. Les acheteurs sur mobile représentent 61% des acheteurs en ligne en 2019, contre 34% en 2017.

L’un des facteurs de cette croissance tient notamment au développement des infrastructures et des équipements (4G et bientôt 5G, appareils et sites web plus adaptés, applications dédiées etc…).

L’étude prévoit ainsi qu’en 2020, les acheteurs sur mobile représenteront 70% des acheteurs en ligne, soit 51% de la population française.

Selon l’étude RetailMeNot, les prévisions de croissance du m-commerce par utilisateur est de 11% pour 2019.

Les acheteurs français favorisant le mobile dépenseront chacun 720€ sur mobile, soit une moyenne de 50€ par transaction pour 2019.

 

Selon Thomas Sauzedde, Directeur Général France chez RetailMeNot :

« L’e-commerce poursuit sa croissance de manière stable après des records atteints ces dernières années, il est désormais tiré par les ventes sur mobile. Le temps que les consommateurs passent sur leur smartphone a radicalement modifié la dynamique d’achat et a brisé les barrières entre achat en ligne et commerce physique.

L’étude a analysé les raisons principales qui poussent les acheteurs à privilégier ce canal. 63% des répondants le trouve plus pratique, 40% prônent la flexibilité de pouvoir réaliser leurs achats à n’importe quel moment, mais aussi la possibilité de profiter d’offres spécifiques et de bons plans plus rapidement pour 36% des français.

C’est également ce que nous avons constaté chez RetailMeNot, où plus de 51% du trafic de nos sites Ma Reduc et Poulpeo, est mobile.

Les résultats de notre étude soulignent l’importance pour les commerçants français d’optimiser leur performance en ligne en investissant notamment sur des stratégies d’offres promotionnelles conçues pour le mobile afin de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation. »

 

 

 


Méthodologie

Ce rapport indépendant sur les ventes au détail sur Internet pour la période 2017-2021 a été commandité par RetailMeNot et réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) établi à Nottingham, en Angleterre.

L’étude analyse le bilan et les prévisions de l’e-commerce dans 6 pays européens. Les pays européens sur lesquels porte l’étude sont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Des entretiens ont été menés avec des échantillons représentatifs dans les 6 pays européens en octobre et novembre 2018 avec 5 500 acheteurs et 300 détaillants au total. Nous avons également utilisé des données publiées par des agences de statistique gouvernementales, des départements nationaux de l’économie et des finances, des bureaux d’études, des analystes et des groupes de recherche.

 

 

 

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Avis d'experts

Le mariage de raison des magasins et du e-commerce

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Avec le commerce omnicanal, points de vente et e-commerce additionnent leurs forces historiques pour relever leurs challenges respectifs. Le magasin devient un entrepôt de proximité dont il convient d’optimiser l’organisation et le fonctionnement.

 

 


Une tribune de Pauline Poissonnier, consultante avant-vente chez Hardis Group


 

 

e-commerce : livrer toujours plus vite au moindre coût

En quelques années, les géants du e-commerce ont imposé la livraison à J+1, voire la livraison en moins de deux heures dans les zones urbaines, comme des standards du marché.

Mais pour la majorité des distributeurs, cette promesse client est (trop) coûteuse, voire intenable compte-tenu de leur organisation logistique.

Ce qui les conduit à réfléchir à de nouveaux moyens de livraison et de mise à disposition des produits et qui les amène à repenser leurs schémas logistiques, en orchestrant différemment les commandes et en utilisant tous leurs points de stock – entrepôts, stocks des fournisseurs, plateformes logistiques en zones péri-urbaines pour livrer dans des délais très courts en centre-ville et points de vente – comme des dépôts logistiques.

 

Renouer avec une croissance des ventes en magasins

De leur côté, les magasins font face à une moindre fréquentation et à une baisse significative de leur chiffre d’affaires.

Non pas que l’acte d’achat physique soit devenu impopulaire, mais les arguments du e-commerce séduisent : choix inégalé de produits accessibles en quelques clics, possibilité de passer commande tous les jours et à n’importe quelle heure…

Toutefois, les magasins, de part leur proximité, peuvent servir la promesse du e-commerce : mettre à la disposition des consommateurs, dans des délais très courts et à un moindre coût, un nombre exponentiel de références.

 

Commerce omnicanal : additionner les forces des magasins et du e-commerce

C’est la raison pour laquelle les enseignes multiplient, depuis quelques années, des services web-to-store (click-and-collect, drive, e-réservation…) ou ship-from-store (commande en magasin avec livraison à domicile).

Le commerce omnicanal permet, en effet, d’additionner les forces historiques des canaux physiques et digitaux : les points de vente et le site e-commerce ne sont plus limités par le stock disponible dans l’entrepôt dédié ou dans les magasins.

Les délais de mise à disposition des articles sont raccourcis, tout en réduisant les coûts de transport.

En invitant le consommateur à se rendre au point de vente de son choix, le magasin gagne en fréquentation et en chiffre d’affaires, le panier moyen d’un client « omnicanal » étant deux à trois fois supérieur à celui d’un client « monocanal ».

 

Le magasin, un « entrepôt de proximité » à optimiser

Ces nouveaux services omnicanal transforment le magasin en un « entrepôt de proximité », ce qui implique de s’organiser, voire de reconfigurer le point de vente, pour gérer ces nouvelles tâches logistiques.

Le personnel du magasin doit pouvoir, par exemple, identifier rapidement l’emplacement des articles d’une commande click-and-collect ou d’une e-réservation afin de réduire le temps de préparation ou d’attente des clients, connaître le niveau de stock en réserve et en magasin, gérer les exceptions (par exemple, un client en magasin qui prend la dernière pièce alors qu’elle était réservée depuis le site) ou encore gérer facilement les retours de commandes e-commerce.

 

Ces nouveaux services peuvent imposer une reconfiguration des magasins, avec, par exemple, des espaces dédiés à la préparation et à la délivrance des commandes ou réservations issues de canaux digitaux. Ils nécessitent de mettre à disposition des vendeurs de nouveaux outils, utilisables partout dans le point de vente, pour simplifier leur prise en charge.

Ce qui conduit aussi à faire évoluer les compétences des vendeurs afin de leur permettre de rester performants dans leur mission première – la vente – tout en leur facilitant la réalisation de tâches logistiques au sein d’un magasin devenu mini-entrepôt…

 

 

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