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Comment construire une bonne campagne emailing en 2017 ?

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Malgré les années qui passent et l’émergence de nouveaux canaux de communication directe, le bon vieil emailing est toujours présent. Plus qu’une simple présence en attendant son heure, il est encore aujourd’hui le canal plus utilisé par les agences et annonceurs.

Les réseaux sociaux, Messenger et autre WhatsApp sont peut-être l’avenir de la communication mais à l’heure actuelle, l’email marketing tient toujours son rôle de N°1. Cependant la pratique demande d’être irréprochable pour atteindre une performance maximale.

 

Face à une attente de personnalisation de plus en plus grande de la part des consommateurs, l’email n’y déroge pas. De plus, la mauvaise réputation qui lui colle à la peau (à tort) n’arrange rien. Le client final souhaite un message personnel au contenu dédié et surtout sans erreur de ciblage. La volatilité n’a jamais été aussi forte, alors une faute d’envoi de campagne emailing et dites au revoir à votre consommateur !

 

La stratégie emailing en 2017

Une bonne stratégie est impérative et de bonnes pratiques sont à respecter. Avant de vous lancer dans l’envoi de campagnes ou dans le paramétrage de vos messages, il faut définir quel est l’objectif de votre emailing. Comme pour toute action de communication, un email répond à un besoin et donc doit avoir un objectif.

Plusieurs objectifs sont possibles, une fois définis, vous pourrez commencer à réfléchir à la structure et au contenu du message.

 

Les objectifs d’un emailing

  • Générer du trafic dans votre point de vente / sur votre site web
  • Informer sur une mise à jour / une nouvelle fonctionnalité / une ouverture ou fermeture exceptionnelle…
  • Fidéliser vos clients
  • Animer votre activité pour booster les ventes

 

Amener des clients dans vos points de vente ou sur votre site, et donc par extrapolation augmenter vos ventes, est un objectif fort qui entraînera un message différent d’un email de fidélisation. Les différences sont fortes entre ces deux messages : corps du mail, call-to-actions placés différemment ou encore tonalité et mots choisis varieront.

Pour exemple, un emailing commercial devra avoir une accroche impactante, contenir des phrases courtes avec un (ou des) call-to-action placés haut dans le corps du message. De beaux visuels sont toujours les bienvenus. Un email de fidélisation (type newsletter) ne répondra pas aux mêmes prérequis et permettra plus de souplesse : plus de texte, moins d’accroche commerciale, de l’informationnel seront permis.

 

Personnalisation et contenu : les maîtres du jeu

Mais la structure n’est pas l’enjeu prioritaire. Elle sert pour améliorer l’expérience utilisateur et augmenter vos chances de conversion. Rien ne sert de proposer la structure parfaite si le contenu du message ne suit pas. Pire, s’il n’est pas personnalisé !

 

Conseils importants pour réussir son emailing

  • S’adresser personnellement à votre destinataire
  • Proposer du contenu correspondant aux attentes de chaque cible. Pour cela, il vous faut être capable de bien segmenter votre base de données. Plus vous aurez d’information client dans cette dernière, plus vous pourrez cibler des critères précis et plus vous atteindrez votre objectif.
  • Respecter un bon ratio texte / image (70/30) et aérer les contenus.
  • Mettre un lien de désabonnement (obligation légale)

 

Parmi les solutions emailing existantes, Digitaleo tire son épingle du jeu dans la personnalisation et la création de contenu. Plus qu’un simple éditeur de mail, la solution propose des modèles en fonction de vos objectifs business et en fonction de votre secteur d’activités. Vous gagnez donc du temps dans la conception de vos messages et êtes certains de proposer du contenu dédié à votre cible.

 

Mesurer et analyser pour s’améliorer

Une fois votre campagne emailing envoyée, le travail n’est pas terminé. L’erreur serait de ne pas mesurer les retombées et analyser les comportements de vos ouvreurs et cliqueurs. Si le calcul du retour sur investissement est devenu courant aujourd’hui, il est important d’analyser également les taux d’ouverture, de clics, la délivrabilité ou encore le désabonnement. Ces indicateurs ne sont pas seulement là pour vous faire perdre du temps.

Les bons résultats comme les mauvais sont fait pour vous permettre de vous améliorer sur vos prochains envois. Le Test & Learn est important et vous permet de savoir quand sont les périodes propices à une campagne plutôt qu’à une autre. Quand obtenir les meilleurs taux de clics. A vous d’analyser les statistiques de campagnes et d’en tirer le meilleur pour performer dans le futur !

 

 

Article réalisé en partenariat avec Digitaleo

 

 

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La réputation des expéditeurs devient cruciale…

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D’après une nouvelle étude menée par Return Path, les emails provenant d’expéditeurs réputés sont 23% plus susceptibles d’atteindre leur destinataire, et l’écart se creuse…

 

Return Path vient de publier l’édition 2018 de son « Baromètre Sender Score ». Depuis 2012, ce rapport fournit des analyses d’experts et des informations sur l’impact de la réputation sur le taux de placement en boîte de réception des emails provenant d’expéditeurs commerciaux, le tout en utilisant les données globales du « Sender Score » et du réseau de réputation Return Path.

L’étude révèle que bien que les scores de réputation soient en légère baisse par rapport à 2017, les expéditeurs d’emails réputés ont beaucoup plus de chance d’atteindre leurs destinataires que leurs homologues ayant des scores de réputation inférieurs.

 

Délivrabilité et réputation sont désormais indissociables

Les recherches ont démontré que les annonceurs avec un score compris entre 91 et 100 (le meilleur score de réputation) voient 91 % de leurs messages délivrés. Ce chiffre chute à 68 % pour les expéditeurs notés entre 81 et 90, et à 42 % pour ceux notés entre 71 et 80.

Le déficit de délivrabilité a augmenté depuis la dernière édition de ce baromètre. En effet, en 2017, les sender score pour les trois premières catégories de réputation étaient respectivement de 92 %, 72 % et 45 %.

 

« Les équipes marketing du monde entier comptent sur l’email, qui rapporte en moyenne des revenus de 38 dollars pour chaque dollar dépensé. Mais quand l’email n’arrive pas à atteindre la boîte de réception du destinataire, les marques manquent l’opportunité de se connecter avec leurs abonnés et de réaliser une vente par la suite, » déclare Tom Sather, Senior Director of Research, chez Return Path.

« Année après année, nos études ont montré un lien évident entre la réputation et la délivrabilité, il est donc fondamental de contrôler votre réputation expéditeur et de la maintenir au plus haut niveau possible. »

 

Les taux de plainte sont également un facteur important pour aider les expéditeurs à déterminer quels messages sont indésirables, et ils sont par conséquent fortement pris en compte dans les décisions de filtrage.

Cela n’est pas surprenant car les études démontrent une forte corrélation entre le taux de plainte et la réputation expéditeur. Les marques notées entre 91 et 100 avaient un taux de plainte moyen de seulement 0,5 %, alors que celui pour les expéditeurs notés entre 81 et 90 a bondi à 2,8 %, soit presque six fois supérieur au taux des meilleurs expéditeurs.

 

« Maintenant plus que jamais, les expéditeurs cherchent des moyens de lutter contre le spam, de délivrer des messages légitimes et d’améliorer l’expérience utilisateur de la boîte de réception » poursuit Sather.

« La réputation expéditeur offre un aperçu unique de la source de chaque email, ce qui en fait un élément clé du processus de filtrage. »

 

Vers un emailing plus “propre” ?

Il est intéressant de noter que le volume de distribution d’emails a radicalement changé au cours des six dernières années.

En 2012, le premier rapport de référence de Return Path sur le sender score, révélait que 60 % de tous les emails étaient envoyés par les expéditeurs les moins réputés, tandis que les « meilleurs » expéditeurs ne représentaient que 6 % du volume total.

Aujourd’hui, 36 % des emails proviennent des meilleurs expéditeurs, tandis que les emails envoyés par les moins réputés ont chuté à seulement 25 %.

Ce changement est en grande partie dû à l’amélioration de la technologie de filtrage et à l’importance accrue accordée à la réputation expéditeur par les fournisseurs de messagerie, le tout ayant rendu les emails indésirables plus difficiles à délivrer et beaucoup moins rentables.

 

Le “Baromètre Sender Score ” 2018 de Return Path est consultable en intégralité ici.

 

 


Méthodologie :
Le « Baromètre Sender Score » 2018 de Return Path a analysé plus de 6 000 milliards de messages envoyés en 2017 à partir des adresses IP dont la note de l’expéditeur a été calculé, et dont les données d’engagement de l’abonné et de placement en boîte de réception étaient disponibles.

En plus du Sender Score, l’étude a utilisé les données provenant du « réseau de réputation » de Return Path pour suivre les taux de placement des emails chez les principaux fournisseurs de messagerie.

Les données du « réseau consommateur » de Return Path ont également été utilisés pour identifier les résultats et le taux de placement en boite de réception pour plus de 17 000 expéditeurs commerciaux.

Les données exploitées pour cette étude ont été agrégées, rendues anonymes et ne sont pas limitées aux clients Return Path. Le Sender Score est un service d’évaluation de réputation gratuit et disponible sur www.senderscore.org

 

 

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Avis d'experts

RGPD et Email : remettons les points sur les i !

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Depuis la mise en place officielle du RGPD, nos boîtes mail sont saturées de messages d’informations ou de demandes de consentement de la part de sociétés dont nous n’avons parfois jamais entendu parler.

Mais, plus étonnant encore que la précipitation qui semble avoir guidé l’envoi de ces courriers de mise en conformité, la plupart de ces emailings sont tout simplement inutiles car issus d’une mauvaise interprétation du texte de loi. Une mise au point s’impose…

 

 


Une tribune de Benoît De Nayer, Founder et Chief Product Officer chez ACTITO


 

 

Comme moi, vous êtes probablement noyés ces temps-ci sous les courriers d’entreprises dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler vous invitant à « reconfirmer » votre consentement à recevoir des e-mails publicitaires.

La plupart de ces e-mails ont été écrits à la va-vite dans un style assez maladroit. Aucun de ceux que j’ai eu à lire ne semble avoir été analysé par un juriste. Certains sont même illégaux. Tous, je dis bien tous les e-mails de “confirmation” qu’il m’a été donné de lire juste ici loupent complètement le coche.

En effet, en mélangeant RGPD et consentement e-mail, ils passent à côté de l’essentiel : non le RGPD ne demande pas de « réoptiniser » vos bases de données (c’est même le contraire, le considérant 171 prévoit que lorsque les bases de données ont été constituées en conformité avec la directive 95/46/CE, le responsable du traitement peut continuer à les utiliser).

Devant l’ampleur du désastre, je me suis dit (un peu tard peut-être) qu’il fallait faire preuve de pédagogie. Je reprends donc le problème à sa base.

 

1. Le RGPD et l’E-mail, ce sont deux choses différentes

D’abord, le RGPD ne parle pas d’e-mail. Il ne se soucie pas de canaux, puisqu’il ne parle que de traitements de données personnelles.

Les dispositions relatives à l’e-mail se retrouvent dans une Directive Européenne de 2002 (Directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 juillet 2002 concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques dite “directive vie privée et communications électroniques“) qui a été transposée dans le droit des Etats Membres, de manière assez diverse.

Cette matière sera profondément remaniée dans les prochains mois par un futur règlement e-Privacy, mais à chaque jour suffit sa peine, comme on dit.

En substance, la directive dit ceci :

– Les communications par e-mail faites à des personnes physiques (vous et moi) requièrent un consentement préalable (OPT-IN). Sauf si l’e-mail a été collecté dans le cadre d’une transaction commerciale et qu’on s’en sert pour envoyer des publicités concernant un produit similaire. Dans ce cas, c’est un régime d’OPT-OUT qui s’applique.

– Les communications par e-mail faites à des personnes morales (les sociétés) ne requièrent pas de consentement préalable mais ouvrent un droit d’opposition (OPT-OUT).

 

2. Pour envoyer des E-mails, il faut des données

C’est là que le RGPD, sorti par la porte revient par la fenêtre. Pas de campagne e-mail sans traiter des données personnelles (en passant précisons au besoin qu’une adresse info@sociéte.com n’est pas une donnée personnelle et que son traitement n’est pas soumis au RGPD).

Et, pour traiter des données personnelles, il faut un consentement, me direz-vous.

Oui et non : là où la plupart des expéditeurs cités ci-dessus se trompent, c’est en pensant qu’un consentement est toujours nécessaire pour autoriser le traitement. Rien n’est plus faux.

Le Consentement, n’est qu’une des circonstances dans lesquelles le traitement de données est considéré comme licite (c’est un peu la “mère de toutes les justifications de traitement”). Lorsqu’une entreprise se base sur le consentement de la personne pour traiter ses données, il lui revient de faire la preuve de l’exacte portée de ce consentement (notamment du moment où le consentement a été donné, du canal par lequel le consentement a été donné etc).

Parmi les autres circonstances, on trouve la loi qui peut vous obliger à traiter certaines données, l’exécution d’un contrat, et l’intérêt légitime.

L’intérêt légitime est la bouteille à encre du RGPD. On lui fait parfois dire n’importe quoi.

Le considérant 47 du RGPD (qui peut servir à son interprétation) indique cependant clairement que la prospection commerciale peut constituer un intérêt légitime.

 

Si l’on combine ce considérant avec ce qui a été dit sous 1°, on peut tirer des conclusions intéressantes :

En BTOB :

Il n’est pas besoin de consentement préalable pour traiter des données et adresser des e-mails de prospection à des entreprises. Les entreprises, personnes morales, étant nécessairement représentées par des personnes physiques, il est donc possible d’adresser des e-mails de prospection au titulaire d’une adresse nom.prénom@société.com.

C’est d’ailleurs l’enseignement de la CNIL en France (https://www.cnil.fr/fr/la-prospection-commerciale-par-courrier-electronique) qui précise que la prospection par e-mail reste possible sans consentement sous l’empire du RGPD.

Attention, la situation est un peu différence dans certains pays : en Belgique par exemple l’Arrêté Royal du 4 avril 2003 visant à réglementer l’envoi de publicités par courrier électronique requiert, lui, un accord préalable pour envoyer un email à une adresse nom.prénom@société.com.

Et n’oubliez pas, cet usage doit être raisonnable. Par exemple, il ne peut porter que sur des produits et services qui intéressent la société. Il ne pourrait par exemple être question de tenter de vendre une console de jeux au titulaire d’une adresse nom.prénom@société.com sans consentement préalable.

En outre, la personne concernée doit, en tout temps, pouvoir exercer son droit d’opposition à des traitements à finalité de marketing.

Nul besoin donc de “ré-optiniser” une base de données de prospection BTOB.

En revanche, il peut être utile de rappeler aux personnes présentes dans cette base l’étendue de leurs droits (notamment d’opposition aux traitements à des fins de marketing) et les inviter à se “désinscrire” si les messages ne leur paraissent pas pertinents. Il s’agit là de simple bon sens marketing.

 

En BTOC :

Ici, la question est un peu plus complexe. Même si l’on devait considérer que la prospection commerciale à l’attention de consommateurs pouvait entrer dans le cadre du considérant 47, il faudrait encore constater que la directive de 2002 interdit d’utiliser l’e-mail sans consentement préalable.

Le seul cas où il est possible de recourir à l’e-mail pour communiquer un message marketing à un consommateur sans consentement spécifique préalable est le cas où la personne a acheté un bien ou un service, que son e-mail a été collecté à cette occasion et que l’on s’en sert pour promouvoir des biens et services similaires (par exemple des morceaux de musique MP3 a quelqu’un qui a acheté un autre morceau de musique).

Dans ce cas, on retombe dans le cadre de l’intérêt légitime. Le traitement de données est bien entendu légitime puisqu’il est autorisé par la loi (qui transpose la directive).

A nouveau, dans ce cas, il faudra permettre au consommateur de s’opposer au traitement, et partant, aux communications ultérieures.

  • Soit vous disposez d’un consentement spécifique du consommateur pour l’envoi de communications marketing par e-mail, et rien dans le RGPD ne vous interdit de continuer à vous fonder sur ce consentement.
  • Soit vous êtes dans une relation commerciale avec le consommateur et vous vous fondez sur celle-ci pour adresser au consommateur des e-mails qui portent sur des produits ou services similaires à ceux qu’il a acquis. A nouveau, rien dans le RGPD ne vous interdit de continuer à lui adresser des communications sur ce fondement.

 

En revanche, rien ne vous autorise, si vous ne vous trouvez pas dans une de ces situations, à adresser un e-mail au consommateur pour lui demander de s’inscrire (ou de se ré-inscrire) à votre programme d’e-mail marketing. Or, c’est ce que la plupart des courriers qui nous parviennent ces derniers temps, nous invitent à faire. Ils nous paraissent donc illégaux.

Cela étant écrit, il peut être intéressant, pour les marketeurs qui peuvent se fonder soit sur le consentement e-mail, soit sur le régime opt-out dans le cadre de relation commerciale pré-existante, d’adresser au consommateurs, un e-mail leur rappelant leurs droits et les invitant, le cas échéant, à modifier leurs préférences.

 

J’espère avoir été clair. Si ce n’était pas le cas, n’hésitez pas à me communiquer vos doutes, questions et avis sur linkedin ou par email @ benoit.de.nayer@actito.com

Bonne mise en conformité….

 

 

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e-Privacy: Les marques s’attendent à perdre 1/3 de leur trafic…

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Une étude réalisée par Mailjet en France et au Royaume-Uni révèle que la législation sur l’e-Privacy pourrait faire perdre aux marques plus de 30% de leur trafic sur Internet mais que les marketeurs sont majoritairement favorables aux bienfaits de cette nouvelle réglementation.

 

Une nouvelle étude internationale réalisée par la solution d’emailing Mailjet auprès de 400 marketeurs en France et au Royaume-Uni dévoile que 30% d’entre eux prévoient de réduire le nombre de publicités display, de recherches payantes et de reciblages basés sur les cookies, et ce immédiatement après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation e-Privacy.

Alors que 85% de l’ensemble des répondants affirment connaître la différence entre l’e-Privacy et le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), 93% des entreprises exploitent encore des solutions publicitaires utilisant les cookies pour atteindre leurs consommateurs.

Avec la nouvelle réglementation e-Privacy, les internautes auront la possibilité de définir les permissions concernant les cookies directement au niveau de leur navigateur. Du point de vue des marques, cela pourrait signifier une réduction drastique du nombre de données détenues sur des millions de consommateurs.

 

Un déficit de données

Les utilisateurs qui ne paramètreront pas leurs permissions au niveau de leur navigateur seront confrontés à des pop-ups lorsqu’ils arriveront sur un site Internet.

Ces dernières pourront restreindre l’accès à une partie, voire à l’ensemble, du contenu d’un site Internet jusqu’à ce que l’utilisateur ait accepté ou refusé la collecte des cookies par des tiers. 93% des marketeurs français s’attendent à ce que cela entraîne une perte du trafic global allant jusqu’à 30%.

Ce qui est probablement plus préoccupant pour les marketeurs, c’est la perte d’informations sur leurs consommateurs. En effet, en France, 44% des spécialistes déclarent que les informations parmi les plus importantes qu’ils collectent via les cookies sont les données personnelles des clients (adresse, numéro de téléphone, informations de paiement…). Ainsi, les marketeurs devront donc trouver d’autres sources de données.

Plus inquiétant, 6 marketeurs français sur 10 admettent acheter actuellement des listes de données. Bien que ces bases de données deviendront probablement plus limitées et donc plus coûteuses à la suite de la mise en place du RGPD, 75% des Français déclarent qu’ils continueront à utiliser autant, voire plus, ces listes de données achetées.

Mais alors que le projet de loi actuel e-Privacy prévoit que les communications B2B nécessiteront obligatoirement le consentement de la personne, l’achat de listes sera donc moins intéressant pour les entreprises.

 

Un changement de priorité des canaux de communication

Alors que les spécialistes du marketing cherchent de nouveaux moyens pour se procurer des données, ils prévoient d’instinct de changer leurs priorités concernant les canaux de communication. Ainsi, en France, 80% des spécialistes du marketing déclarent qu’ils utiliseront davantage l’email marketing après l’entrée en application d’e-Privacy.

Actuellement, 56% des personnes interrogées attestent qu’elles utilisent toujours le marketing direct et 36% les communications par SMS.

Pour de nombreuses entreprises, ces communications sont essentielles dans la façon dont elles génèrent du trafic sur leur site Internet, mais elles pourraient également s’avérer être une source de données à mesure que les informations basées sur les cookies se réduisent.

 

Les marketeurs restent optimistes

Malgré les conséquences potentielles, une majorité des marketeurs estiment que l’e-Privacy représentera un changement positif pour leur entreprise sur le long terme.

Les marketeurs français s’appuieront moins sur des tactiques comme le reciblage des publicités et construiront davantage de données qualitatives pour créer des campagnes qui trouveront un écho auprès de nouveaux consommateurs (58%).

Enfin, pour 57% des marketeurs en France, l’e-Privacy incitera leur marque à être plus transparente sur les informations qu’ils suivent, ce qui aidera les clients à les considérer comme plus dignes de confiance.

 

”L’e-Privacy impactera les marketeurs du monde entier de différentes manières. Les préoccupations immédiates seront probablement centrées sur la perte de données qui alimente l’expérience client et les revenus.

L’opportunité à plus long terme d’approbation des cookies au niveau du navigateur signifie que les marques B2B et B2C devront se concentrer stratégiquement sur la façon dont elles peuvent augmenter et maintenir les précieuses connaissances clients qui font réellement avancer leurs business”

-explique Michyl Culos, Directrice Marketing Communications chez Mailjet.

 

 

 

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