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Avis d'experts

Les marketers ont-ils vraiment raté le virage de la donnée ?

C’est en tout cas ce qu’affirment les auteurs d’une tribune parue dans la prestigieuse Harvard Business Review. Ce constat alarmant se base sur une étude qu’ils ont réalisée auprès de 800 dirigeants marketing des 1000 premières entreprises du top édité par Fortune.

Tribune de Guillaume Cholet, PDG de Loyalty Expert

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C’est en tout cas ce qu’affirment les auteurs d’une tribune parue dans la prestigieuse Harvard Business Review. Ce constat alarmant se base sur une étude qu’ils ont réalisée auprès de 800 dirigeants marketing des 1000 premières entreprises du top édité par Fortune. 

Tribune de Guillaume Cholet, PDG de Loyalty Expert

 

La data est citée comme dernier élément de décision pour les actions marketing à destination de leurs clients. La connaissance client est donc loin derrière des éléments beaucoup plus subjectifs comme leur ressenti par rapport aux campagnes précédentes, les échanges qu’ils ont en interne avec leurs collègues et leurs managers, ou encore les avis d’experts lus dans la presse ou sur le web ! Dans un environnement économique de plus en plus complexe où les directions générales attendent de plus en plus de résultats concrets, le fameux ROI, les marketers continuent donc de se fier à leur seule impression… bien avant d’avoir une démarche beaucoup plus rationnelle, basée sur une connaissance fine de leurs clients !

Il ne faut pas croire pour autant que les marketers qui revendiquent utiliser la donnée sont tous performants. En effet, ils sont 11% des interrogés à revendiquer l’utilisation de la data pour mener leurs actions, mais en poussant plus loin leur étude, les auteurs ont perçu le danger de la surexploitation de la data. Certains se lancent effectivement tête baissée dans des actions sur la base des analyses, adaptant leurs campagnes au fur et à mesure des dernières statistiques, réajustant au moindre signal d’alerte. Sauf qu’en voulant réagir en temps presque réel, il leur manque le recul et l’analyse nécessaires pour privilégier une stratégie de fond et ne pas uniquement apporter des actions opportunistes, décidées au fur et à mesure des dernières retombées.

Les auteurs concluent en prédisant que les futurs top-marketers seront des marketers très sensibles à la data, mais avec également trois grandes qualités : être à l’aise avec le changement, être capable d’utiliser la donnée marketing pour répondre à des enjeux stratégiques, garder le cap sur des objectifs réellement tactiques.

Nous pourrions aussi ajouter à cette conclusion une question d’un autre ordre. Alors que cette étude montre bien combien le phénomène de la Data Marketing prend du temps à s’installer dans les priorités des directions marketing, il apparaît aussi qu’il y a un véritable enjeu d’éducation et d’accompagnement autour de la data. Quand on voit que 11% de ces décideurs, pourtant animés par une bonne volonté, finissent par se noyer littéralement sous la data au risque de se perdre, on peut se demander s’il est normal que leurs outils ne leur permettent pas un meilleur discernement. Nous avons déjà eu l’occasion de poser la question dans un autre article, mais comment s’y retrouver dans une telle jungle de chiffres ? Comment un vendeur peut-il déchiffrer et utiliser concrètement des tableaux Excel envoyés quotidiennement et renfermant tellement d’informations qu’il devrait y passer ses jours et ses nuits pour en extraire des informations exploitables pendant ses ventes ? Est-ce aux utilisateurs à se plier aux contraintes de la machine, ou est-ce que celle-ci n’a pas plutôt vocation à être au service des utilisateurs en leur mâchant le travail autant que possible ?

Pour nous, chez Loyalty Expert, la réponse est qu’il faut donc mettre la problématique de l’exploitation statistique de la donnée au même niveau que la problématique marketing. Cela signifie faire travailler en totale synergie des experts de ces deux univers, pour que les experts data acquièrent une bonne compréhension marketing, et vice-versa. C’est seulement à ce prix que la donnée pourra devenir intelligente, intelligente parce que analysée, décryptée et finalement « prête à l’emploi ».

Avis d'experts

Pourquoi le marché de l’audio à la demande va exploser en 2019 ?

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Podcasts, replay radio, conférences, livres audio,… Le vocal semble enfin (re)trouver sa place sur le web et dans le monde digital.

Voici, en bref et en 5 points, pourquoi  le marché de l’audio à la demande est bien parti pour exploser en 2019…

 

 

 


Une tribune de Pierre Denis, fondateur et président de tootak*


 

 

1- L’audio, un format à l’épreuve des balles.

Dans un monde submergé d’images, la force de la voix humaine et des formats audio, est sous-estimée. En fait l’audio c’est LE format qui résiste le mieux à tout : au numérique, aux nouveaux usages, à la crise de confiance vis-à-vis des médias,…

Partout dans le monde, la radio conserve de bonnes audiences alors que celles de la télévision et de la presse ont été atomisées ; En France plus de 92% de la population écoute encore la radio (source Médiamétrie).

L’audio c’est du solide ! La voix ne trahit pas, elle transmet une émotion, une liberté et une vérité qu’il est difficile de contrefaire.

Ce n’est pas un hasard si la radio reste le premier média de confiance des français (Selon le dernier Baromètre de Kantar Media pour le Journal La Croix réalisé en janvier, la radio est le média dans lequel les français ont le plus confiance, deux fois plus qu’internet).

 

2- L’audio est incroyablement bien adapté aux nouveaux usages.

Les podcasts et les formats audio à la demande s’inscrivent parfaitement bien dans les nouveaux usages : smartphones, enceintes intelligentes, voitures connectées.

Particulièrement flexible et adapté à la mobilité, au zapping – à la consommation n’importe où, n’importe quand -, l’audio permet aussi, et c’est un avantage imbattable, de faire autre chose en même temps.

Du point de vue de la structuration de l’écosystème, le cycle de 10 ans qu’a mis le marché de la Video On Demand pour arriver à maturité, va se reproduire dans un laps de temps beaucoup plus court pour l’Audio On Demand.

Les habitudes et les usages sont maintenant bien ancrés et le marché de l’audio va en profiter.

 

3- Le potentiel créatif des formats explose.

Avec aujourd’hui plus de 600 000 chaines de podcasts dans le monde – incluant toutes les radios hertziennes, les webradios et les chaines de podcasts natifs -, c’est un univers en pleine ébullition créative.

L’audio à la demande, ça englobe les fictions, les livres audio, c’est-à-dire toutes les histoires qu’on se raconte, les contes, les histoires pour enfants, les romans ou les brèves de comptoir ; ça englobe également les cours de langues, les tutos, les conférences, les mooc,…

Et en terme de production, les nouvelles expériences sont nombreuses, avec de nouveaux formats qui s’affranchissent des contraintes historiques liés au mode de diffusion linéaire de la radio ; avec de nouvelles formes d’écriture, des durées différentes et de nouvelles technologies du son, comme le son binaural.

 

4- L’audio à la demande et le podcast : tout le monde s’y met !

Il n’y a qu’à voir le nombre d’annonces, de lancements et d’articles sur le sujet actuellement, le podcast, ça y est ! Tout le monde s’y met !

Avec de nouveaux investisseurs, de nouveaux studios de production, tous les médias – radio, presse, télévision -, les pureplayers et les GAFA, tout le monde est là.

L’annonce semaine dernière du rachat des 2 startups américaines de podcasts , Gimlet et Anchor, par le suédois Spotify a fait énormément de bruit, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Le secteur des livres audio est également en pleine effervescence et tout semble indiquer que 2019 sera l’année de la voix,…La voix intelligente et artificielle qui répond dorénavant à la voix humaine dans un dialogue constructif vers demain.

 

5- Un support sans frontières qui voyage léger.

L’audio reste le premier vecteur de communication – le médium universel -, qui résiste mieux que les autres au transport à travers l’espace et le temps.

L’audio, mieux que l’écrit ou que les images passe mieux les frontières ; l’audio, qui fait appel à l’imagination des auditeurs, résiste également mieux au temps que la vidéo, la télé ou le cinéma…

Et peu coûteux en terme de production, l’audio voyage léger, mais comment va se construire et s’équilibrer ce nouveau marché ? Est-il encore temps de se tailler une place confortable pour les acteurs européens ?

 

Ne laissons pas encore une fois, les GAFA conquérir le marché européen !

Editeurs de contenus, diffuseurs, les leçons du passé doivent nous guider pour créer de la valeur sur ce nouveau marché.

Le maillon faible de l’univers de l’audio à la demande n’est ni la création ni la diversité de l’offre mais bien la difficulté d’y accéder. Américains, Suédois et Français se lancent désormais dans une course à une position significative que personne n’a encore prise.

L’émergence de nouvelles grandes plateformes de distribution est donc inévitable comme l’a montré le marché de la musique et de la vidéo et cela se fera en compétition serrée entre éditeurs historiques et nouveaux entrants : à qui offrira le plus de choix, d’agilité et de valeur ajoutée pour les auditeurs.

Côté business, si le modèle d’un téléchargement gratuit financé par la publicité domine le marché américain, le modèle en formules payantes – abonnements, paywall, micro-paiement liées à du contenu ou des services premium -, semble également viable et intéressant.

Le lancement de tootak, précurseur dans son choix d’éditorialisation et de rassembler tout l’audio et pas seulement les podcasts, est emblématique de la démarche digitale qui place l’auditeur au centre de la réflexion comme par exemple la startup française Elson qui place la sélection au cœur de son offre.

 

 

 


*NB
Disponible depuis le mois de janvier 2019 en téléchargement gratuit sur App Store et Google Play, la nouvelle appli mobile tootak propose une navigation libre et gratuite à travers des milliers de contenus audio à la demande à partir d’une seule interface.

 

 

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Relation Client : Jusqu’où aller dans la personnalisation ?

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Vouloir créer un service clientèle personnalisé ne date pas d’hier. Les petites entreprises et les commerces de proximité ont compris depuis bien longtemps qu’il était essentiel de bien connaitre ses clients pour instaurer une relation basée sur la confiance.

Alors que les attentes des clients continuent d’évoluer, les entreprises tentent de se différencier face à la concurrence, faisant de l’expérience personnalisée un pilier clé de la fidélisation à long terme dans toutes les industries.

Pensant bien faire, les entreprises se heurtent souvent à une autre réalité, celle de la perception…

 

 


Une tribune de Ryan Lester, Director of Customer Engagement Technologies chez LogMeIn


 

En effet, il existe un véritable décalage entre ce que les consommateurs souhaitent et ce que leur proposent les entreprises.

Lorsque 83% des consommateurs déclarent qu’ils ont rencontré au moins un problème lors de leur interaction avec une marque, et que cela influe sur la perception qu’ils ont de cette entreprise, les principaux intéressés sont 80% à penser que ces mêmes clients leur donneraient tout de même un avis favorable [1].

Et malheureusement pour les entreprises, parfois une seule mauvaise expérience peut envoyer un client directement dans les bras d’un concurrent.

L’époque où le service client entrait simplement dans une case à cocher est révolue. Désormais, connaitre ses clients et la manière dont ils souhaitent être servis est crucial pour créer des expériences qui favorisent la fidélité sur le long terme.

Mais pour bénéficier d’une connaissance client pointue, le partage et la collecte de données sont nécessaires.

Là où les entreprises doivent porter leur attention c’est sur la quantité d’informations qu’ils vont collecter sur leurs clients, pour répondre à deux critères importants : offrir des expériences personnalisées de qualité tout en se préoccupant du respect de leur vie privée.

Il y a encore quelques années, les entreprises ne pouvaient communiquer avec leurs clients que par téléphone et par mail.

Avec l’avènement des objets connectés qui ont démocratisé l’accessibilité aux services à tout moment, les clients s’attendent également à ce que leurs marques puissent leur adresser des messages ciblés, pertinents et utiles tout le temps et sur leurs canaux de prédilection (téléphone, mail, chat etc…).

Pour permettre ce degré d’attention de la part des marques, les clients sont disposés à fournir des informations leur appartenant et qui apparaissent sous la forme de collectes de données, à condition qu’elles soient bien utilisées et qu’elles aient de la valeur.

En effet, aucune marque ne souhaite proposer des recommandations erronées sur leurs produits ou partager les mêmes informations à plusieurs reprises, mais plutôt opter sur de la recommandation ciblée qui fera son effet.

 

Utiliser la data pour créer de la valeur

Avec la popularité croissante du commerce en ligne et des canaux sociaux, les entreprises sont assises sur une mine de données considérables, capable de fournir un bon aperçu des préférences clients, mais également des antécédents d’achats, d’âges etc…

Avoir ces données accessibles donne la possibilité pour les agents physiques et numériques de créer une expérience client plus riche, plus transparente et plus personnalisée.

En se basant sur les interactions précédentes, un agent devrait être en capacité de comprendre rapidement, voire même de prédire, pourquoi un client sollicite une assistance et résoudre un problème en un clin d’œil.

Quant aux données, elles peuvent permettre aux entreprises d’atteindre les clients de manière proactive, au lieu d’attendre qu’un problème ne survienne. Il est aussi possible de partager davantage d’informations tout au long du parcours d’assistance du consommateur si besoin.

 

L’importance du respect de la vie privée

A mesure que nous entrons dans l’ère du service clientèle personnalisé et proactif, il est naturel de placer la priorité sur la protection de la vie privée.

Avec la multiplication des cas d’atteintes à la protection des données et l’utilisation abusive des renseignements personnels, le sujet est devenu épineux.

Il est donc important que les entreprises puissent prouver que les consommateurs peuvent leur faire confiance.

Pour commencer, le cryptage des données doit devenir une norme universelle, et ainsi permettre de protéger les données et ne rendre accessible au traitement des informations que les données non sensibles.

Après tout, nous partageons tous les jours des informations personnelles concernant nos cartes bancaires, nos noms et nos adresses avec des entreprises. Ces informations sont bien protégées grâce au cryptage des données ainsi que d’autres standards et protocoles rigoureux.

 

Du côté des consommateurs, certaines habitudes doivent également être prises. La première étant de faire attention aux informations stockées sur les navigateurs, ou dans les historiques de recherche et les préférences.

Si la plupart des événements de ces derniers mois relatifs aux vols des données ont eu un enseignement important, c’est que les entreprises doivent désormais faire preuve de transparence en ce qui concerne les informations qu’elles recueillent et utilisent. Elles doivent aussi démontrer qu’elles les protègent efficacement.

Les clients doivent aussi prendre le temps de comprendre ces pratiques et déterminer eux-mêmes la quantité de renseignements personnels qu’ils sont prêts à partager en échange d’une meilleure expérience client.

 

Quel avenir pour les marques ?

Prédire avec précision ce que l’avenir réserve à la relation client n’est pas chose aisée, mais il s’agit tout de même d’un moment passionnant pour les consommateurs.

Ces derniers ont à la fois le pouvoir et la décision de savoir comment et avec quelles entreprises ils souhaitent communiquer. Pour les entreprises qui ne saisissent pas cette mutation, les années à venir vont être difficiles.

 

Offrir une expérience client différente n’est pas une tâche facile, mais les bénéfices sur le long terme sont avantageux.

La fenêtre des opportunités se referme de plus en plus rapidement à mesure que les clients commencent à perdre patience avec les entreprises qui ne répondent pas réellement à leurs besoins.

L’expérience client n’est plus seulement une initiative propre au marketing ou aux services de vente. Elle doit être une priorité pour l’ensemble des fonctions commerciales.

D’ailleurs, ce n’est que lorsque l’adage « le client d’abord » se hissera au rang d’élément clef de la culture d’une entreprise, qu’il sera possible d’offrir le juste équilibre entre personnalisation et confidentialité dans le but de créer de la confiance, mais aussi offrir le type d’expérience que les clients modernes exigent aujourd’hui…

 

 


[1] Etude LogMeIn de septembre 2018 autour de l’expérience client face à l’intelligence artificielle et intitulée « 2018 AI Customer Experience Study ».

 

 

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Le vocal, future révolution du Search ?

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De plus en plus d’utilisateurs préfèrent utiliser la recherche vocale, principalement pour des raisons d’efficacité. Cela s’explique par le fait qu’il faut 3 fois plus de temps, en moyenne, pour rédiger une requête avec un clavier que pour la prononcer à un assistant vocal de type Google, Samsung, Alexa ou Siri.

Rien que pour le moteur de recherche Google, 40% des internautes utilisent désormais chaque jour la recherche vocale, contre 25% il y a 4 ans…

 

 

 


Une tribune de Jérôme Perrin, fondateur de J4JAY Studio Web


 

 

En 2020, 50% des requêtes Google seront vocales, d’après une étude de ComScore. Les jeunes générations, qui sont très à l’aise avec les nouvelles technologies numériques, utilisent beaucoup plus la recherche vocale. Ce % devrait donc s’accentuer dans les prochaines décennies.

La recherche vocale apparaît comme l’une des grandes tendances qui devraient s’inscrire sur le long terme.

Aussi un nouveau marché, le v-commerce, devrait émerger de façon considérable. Certains spécialistes s’attendent même à ce qu’il passe de 2 milliards de $ en 2017 à 40 milliards de $ en 2022, soit une multiplication par 20.

 

Vocal search : Quelles implications pour les marques ?

Vouloir entrer en compétition avec les assistants vocaux actuels pourrait bien être une pure gageure – et une perte de temps totale.

Sauf si vous avez la force de frappe financière d’un Samsung, d’un Amazon, d’un Microsoft ou d’un Apple, il vous sera difficile de proposer une nouvelle technologie pouvant battre des concurrents bien établis depuis longtemps sur un marché aussi compétitif, lucratif et stratégique.

Est-ce à dire que, hormis les GAFA et autres grosses sociétés, la manne financière que représente ce marché ne pourra être réservée qu’à quelques happy few ?

La recherche vocale va modifier la façon avec laquelle les utilisateurs vont rechercher de l’information. Les sociétés qui sauront anticiper cette évolution pourraient bien augmenter leurs parts de marché.

Aujourd’hui, plus de 90% des navigations internet commencent par un moteur de recherche. En sachant que Google possède 93% de part de marché dans le search, les sociétés auront tout à gagner en faisant évoluer le référencement de leur site internet en fonction du nouveau comportement des internautes qui préfèrent de plus en plus procéder à une recherche vocale.

Car une recherche vocale diffère d’une recherche écrite sur bien des aspects. Étant donné qu’une recherche vocale prend beaucoup moins de temps à formuler, les requêtes des internautes y sont beaucoup plus longues, beaucoup plus spécifiques et beaucoup plus précises.

Les internautes pourront par exemple prononcer des phrases telles que « Je souhaite avoir une grande maison d’architecte avec un budget de 500 000 euros dans le département de l’Ain ».

Or jusqu’à présent, les phrases rédigées par les internautes sur un moteur de recherche se résumaient à quelques mots, dont l’ensemble ne formait aucun sens, tels que « maison architecte budget ».

Les champs sémantiques devraient donc être à terme beaucoup plus étoffés, avec beaucoup moins de mots génériques, passe-partout et ultra-compétitifs.

Sachant qu’il n’y a qu’une dizaine de places sur une première page Google, que les 3 premières lignes captent l’essentiel de l’attention de la majorité des internautes, et que très peu d’internautes pagineront vers les pages suivantes, la première page Google attire les convoitises depuis très longtemps.

 

La révolution de la recherche vocale va-t-il changer la donne ?

À l’avenir, le sujet de la première page Google devrait rester plus que jamais un enjeu stratégique, justement grâce à la recherche vocale.

Pour reprendre l’exemple précédent, écrire un article intitulé « Comment avoir une maison d’architecte avec un budget de 500 000 euros dans le département de l’Ain » aurait eu peu de chance de correspondre à quelque requête, très peu de gens écrivant des phrases aussi longues dans les moteurs de recherche.

Mais de plus en plus de gens seront amenés, à l’avenir, à prononcer des phrases de cet acabit, ce qui représentera une aubaine pour bien des business. La concurrence sémantique fera tout simplement moins rage, du fait d’un vocabulaire beaucoup plus étoffé – et de requêtes bien plus variées qu’auparavant.

Lorsque les gens procèdent à de la recherche vocale plutôt qu’écrite, ils se mettent à utiliser des phrases entières au lieu de bribes de mots sans aucun sens (« acheter maison ain » par exemple), ils procèdent plutôt par des interrogations (avec des phrases commençant par « comment », « où », « combien », « quel », etc) et adoptent un ton plus conversationnel.

Dans le passé, avec la recherche écrite, quelques mots clés (2 à 3 en moyenne) étaient généralement utilisés, générant plusieurs résultats.

Dans le futur, avec la recherche vocale, une phrase plus étoffée génèrera un seul résultat.

D’où l’importance d’être parfaitement préparé en termes de référencement naturel.

Sur le marché du search, le business est une affaire de sémantique. Plus les groupes sémantiques seront divers, hétérogènes, multiples, pléthoriques et distincts, plus les opportunités de part de première page Google seront nombreuses, du fait de l’éclatement des champs sémantiques basiques passés (qui se résumaient à quelques mots vraiment très simples) en de multiples champs sémantiques beaucoup moins concis – bien plus petits en taille mais bien plus important en nombre, telles des niches sémantiques démultipliées.

Plus que jamais, les sociétés qui sauront faire la différence sont celles qui sauront comment être en première page de Google

Tout l’enjeu consistera à adapter sa stratégie de référencement naturel en fonction de l’évolution du comportement des internautes sur les moteurs de recherche.

 

Un autre enjeu de la recherche vocale sera bien évidemment de comprendre comment fonctionnent les assistants vocaux fabriqués par Apple, Samsung, Google, Microsoft, etc.

Pourquoi, en fonction de telle requête, ils donnent tel résultat plutôt qu’un autre. Les sociétés qui réussiront à apparaître dans les résultats immédiats de ces assistants auront une longueur d’avance sur les autres qui ne seront tout simplement pas citées du tout.

Car ces derniers dans bien des cas ne donnent qu’un seul résultat, à la différence des moteurs de recherche qui en donnent plusieurs…

 

 

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IA et Marketing : 4 cas d’usage concrets en b2b

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Les conclusions d’une récente étude menée par le cabinet McKinsey démontrent que les actions marketing reposant sur l’IA permettront de dégager entre 1 400 à 2 600 milliards de dollars de croissance par an.


Retour sur 4 cas concrets d’usage de l’intelligence artificielle dont s’inspirer pour réussir ses campagnes de marketing b2b.

 

 

 


Une tribune de Bérangère Gloaguen, directrice marketing de Marketo France


 

 

1. Contenu : de la pertinence de l’IA pour la diffusion ou la création

Dans le cadre d’une campagne marketing, la qualité du contenu délivré est essentielle pour répondre le mieux possible aux attentes des prospects et clients.

Actuellement, il existe sur le marché un certain scepticisme quant à la possibilité de produire des contenus dit « créatif » à travers l’IA.

Néanmoins, de plus en plus d’algorithmes faisant appel à l’intelligence artificielle sont conçus dans l’optique de générer des contenus, des pages Web et des emails de manière automatisée.

À titre d’exemple, Syllabs développe des robots rédacteurs qui automatisent la rédaction de contenus, mais sont-ils véritablement efficaces ?

Pour l’heure, les performances créatives de l’IA se matérialisent par sa capacité à combiner et à créer des contenus à partir d’éléments préexistants, très utiles pour une aide à la formulation, à la réécriture d’un texte ou pour permettre aux équipes de se concentrer sur des tâches créatives à plus forte valeur ajoutée.

Néanmoins, l’intelligence humaine reste la seule à pouvoir juger de la pertinence des propos dans une situation donnée.

Pour reprendre la formule du célèbre publicitaire français Jacques Séguéla dans une récente interview : « Il nous faut prendre l’intelligence artificielle avec intelligence ».

En revanche, l’IA permet de diffuser largement et de manière efficace du contenu.

L’IA a pour rôle de soutenir le travail des spécialistes du marketing en analysant l’ensemble des contenus disponibles sur le Web, afin de classer et d’organiser le contenu créé, pour in fine délivrer les meilleures offres, clics, emails et messages au bon interlocuteur.

Une utilisation combinée de l’IA, d’outils d’aide à la rédaction et d’outils d’analyse de contenu semble être la meilleure option pour dégager du temps aux marketeurs qui peuvent ainsi se consacrer à des tâches créatives et au développement de contenus à forte valeur ajoutée.

 

2. Médias sociaux : élargir son audience grâce à l’IA

Les médias sociaux sont devenus des canaux de communication à part entière pour les campagnes marketing.

L’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée à des fins d’engagement et d’analyse de communautés.

Pour Twitter, par exemple, SocialRank propose d’automatiser la segmentation des audiences et l’identification des followers les plus actifs sur une thématique donnée.

Par ailleurs, Audiense permet d’engager et de nourrir les échanges en proposant du contenu personnalisé aux utilisateurs d’après des critères qu’ils ont eux-mêmes pré-renseignés et sélectionnés.

Concrètement, cela peut être des données démographiques, des centres d’intérêt et/ou des valeurs.

 

3. Google : l’IA de tous les jours

Les médias sociaux ne sont pas les seules à tirer parti de l’intelligence artificielle et du machine learning en vue d’optimiser l’efficacité de leurs publicités.

Les moteurs de recherche comme Google disposent généralement de leur propre solution.

Avec plus de 3,5 milliards de requêtes par jour, Google RankBrain, est le logiciel d’IA que les internautes utilisent le plus chaque jour, et ce, sans même en avoir conscience.

Ce programme de machine learning détermine quels sont les meilleurs résultats et où les classer dans la recherche organique.

Mais RankBrain est-il efficace pour un spécialiste du marketing B2B ? Sans aucun doute.

Jusqu’à 90 % des acheteurs B2B se tournent vers une simple recherche Google pour commencer leur parcours d’achat.

De par la quantité du trafic provenant des recherches Google, les leads SEO ont un taux de transformation de 13 % supérieur à celui des autres leads.

Néanmoins, RankBrain ne remplace pas les leviers SEO traditionnels comme les mots-clefs et les backlinks.

 

4. Emailing : des conversations personnalisées à grande échelle

Avec 270 milliards de courriels envoyés chaque jour, la priorité est au ciblage, or, l’utilisation de l’IA est un bon moyen pour délivrer du contenu pertinent aux bons interlocuteurs et au bon moment.

Cela constitue également un bon moyen de prévenir « l’infobésité ».

Tout repose sur une segmentation automatique des cibles par filtre selon les besoins de la campagne.

L’IA a la capacité de transformer des volumes importants de données en informations utiles. Le traitement et le recoupement des informations permettent d’identifier des cibles potentielles pour une campagne marketing, mais également de prédire les comportements ou les besoins du consommateur en croisant un certain nombre de données à son sujet.

La clef pour utiliser un programme d’IA adapté pour des campagnes d’emailling est d’investir dans une solution qui mette à jour les segments d’audience en temps réel, qui dispose de capacités en matière de contenus prédictifs et qui offre une vision robuste et centrée sur le marketing visant à améliorer la relation entre la marque et le consommateur.

 

Pour conclure, la plupart des spécialistes du marketing reconnaissent que l’intelligence artificielle a permis une certaine automatisation de leurs tâches, comme maintenir des interactions personnalisées à grande échelle et mieux comprendre le parcours de leurs prospects et clients.

Toutefois, les capacités de l’IA en matière de créativité restent à démontrer…

 

 

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