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IA, Blockchain, RGPD… Quels sont les nouveaux emplois créés?

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Développement de la robotique et des intelligences artificielles, essor de la blockchain et des objets connectés, nouvelles réglementations liées à l’usage toujours plus intense des données…

Quels impacts ont toutes ces innovations technologiques sur le marché de l’emploi en France et quels sont les nouveaux métiers qui en découlent? 

 

Adzuna, le moteur de recherche d’offres d’emploi en ligne, annonce aujourd’hui les résultats de son étude portant sur les nouveaux métiers créés par les innovations et les mutations de l’économie numérique en France.

Adzuna a analysé les 850 000 offres disponibles sur son site en mai 2018, afin d’identifier les nouveaux postes créés.

 

DomainesNombre d’offres Salaire moyen
Robotique4313 36,712 €
Objets connectés (IoT)3972 46,237 €
Intelligence Artificielle996 51,772 €
Drône808 46,888 €
RGDP594 51,000 €
Blockchain455 47,536 €

 

 

RGDP

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est un règlement de l’Union Européenne sur la protection des données à caractère personnel. Il renforce et unifie la protection des données pour les individus au sein de l’Union Européenne.

Il entre en vigueur à partir du 25 Mai 2018 et les entreprises françaises doivent se mettre en conformité avec cette loi à cette date.
C’est la raison pour laquelle les entreprises recrutent en ce moment des consultants et des juristes pour les accompagner dans leur mise en conformité au RGPD.

RGDP
Exemples d’intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Juriste67 39,892 €
Consultant43 49,000 €
Chef de Projet29 54,200 €
DPO (Data Protection Officer)16 57,166 €

 

Les métiers de chef de projet RGPD et DPO, en charge de la conformité des systèmes d’information, affiche un salaire moyen très attractif en raison des responsabilités importantes qui en découlent.

Hyacinthe Mutin, Country Manager France d’Adzuna déclare :

« Les entreprise françaises ont tardé à s’assurer de la conformité de leur activité au RGDP et on observe une forte accélération des recrutements liés à cette réforme depuis janvier. Le nombre d’offres d’emploi dans ce domaine a atteint un pic en mai, à seulement quelques jours de l’entrée en application du texte (+ 163% par rapport à mai 2017 et + 26% sur les 4 derniers mois) »

 

L’Intelligence Artificielle

L’Intelligence Artificielle est « l’ensemble des théories et des techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence »*.

Il existe actuellement de nombreuses applications possibles pour l’IA dans l’industrie : le traitement des images et du langage parlé ou écrit, la mise en place de systèmes basés sur des règles, la robotique, la planification…

L’émergence de cette technologie a créé de nouveaux emplois pour des profils spécialisés dans l’informatique, l’analyse de données, les mathématiques appliquées, le « Machine Learning », « Deep Learning », la sécurité des données, les statistiques… et bien-sûr les candidats avec une expertise en Intelligence Artificielle sont particulièrement recherchés.

Intelligence Artificielle
Intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Ingénieur246 47,916 €
Développeur113 44,532 €
Consultant IA86 59,260 €
Chef de Projet IA59 57,205 €
Architecte30 61,916 €
Développeur Java11 45,500 €

 

La grande majorité de ces offres s’adressent à des candidats ayant un profil technique : développeurs, chercheurs, architecte et ingénieurs… mais ce secteur recrute aussi pour des postes de chefs de projet et de consultants qui interviennent sur le développement, l’intégration et la maintenance des systèmes et qui sont ouverts à des profils plus généralistes (école de commerce, diplômes d’université).

Intelligence Artificielle
SecteursNombre d’offres Salaire moyen
Banque222 63,250 €
Transport127 48,214 €
Marketing129 44,576 €
Industrie111 42,375 €
Santé40 38,200 €

 

Beaucoup de ces emplois nécessitent néanmoins des compétences « niche » sur le marché du travail, ce qui pousse les salaires à la hausse. Ainsi, les 996 offres liées au domaine de l’Intelligence Artificielle disponibles sur Adzuna.fr affichent un salaire moyen de 51 772€.

Les offres d’« Architecte » offrent des salaires attractifs en raison des compétences techniques demandées (19.6% supérieur au salaire moyen global lié aux métiers de l’intelligence artificielle).

Enfin c’est un domaine d’activité qui recrute de nombreux jeunes puisque les stages, alternances et offres à destination de jeunes diplômés représentent 24% des annonces dans ce domaine.

 

Blockchain

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparentes et sécurisées qui se développe dans les secteurs de la banque, de l’énergie et de la distribution.

En effet, le secteur bancaire est le recruteur le plus important dans ce domaine, représentant 26% d’offres d’emploi liées à la blockchain sur Adzuna.fr.

Par ailleurs, de nombreux cabinets de conseil proposent aux entreprises des missions d’accompagnement et de mise en œuvre de solutions blockchain et recrutent en ce moment de nombreux experts et consultants avec un salaire moyennant les 47 000€ de revenu annuel.

Blockchain
Intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Consultant84 47,437 €
Développeur57 41,666 €
Architecte de solution/technique33 92,500 €
Chef de projet23 48,500 €
Ingénieur études20 46,250 €
Expert15 44,975 €

 

Les profils d’ «architecte» dans le domaine de la blockchain sont très recherchés et ces postes sont donc très bien rémunérés.

Généralement diplômés d’un Bac+5 École d’ingé/Master 2 en Système d’information, les candidats doivent posséder une expertise dans l’architecture blockchain et les contraintes de sécurité. 22% des offres dans ce domaine sont à destination des jeunes (stage/alternance/jeune diplômé).

 

Robotique

De nombreuses tâches sont désormais automatisées ou réalisées par des robots, détruisant des emplois dans certaines industries mais en créant d’autres dans la robotique.

Robotique
Intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Technicien
(robotique, maintenance, automatisme…)
781 28,387 €
Ingénieur453 43,835 €
Automaticien239 30,551 €
Soudeur132 21,666 €
Opérateur127 22,596 €
Chef de projet117 45,121 €
Roboticien97 35,678 €
Ingénieur développement38 77,333 €
Mécanicien26 29,000 €

 

Ainsi ce secteur recrute des profils qui ont des compétences tout à la fois techniques et théoriques spécifiques dans les domaines où le robot doit opérer (santé, énergie, industrie, agricole, ferroviaire, aéronautique, pétrochimie, automobile, industrie, naval).

Les domaines qui recrutent le plus dans la robotique sont l’automobile et l’aéronautique.

Robotique
SecteursNombre d’offres Salaire moyen
Automobile654 34,836 €
Aéronautique473 35,892 €
Ferroviaire222 39,751 €
Santé214 78,760 €
Naval188 45,833 €
Agricole125 31,055 €
Militaire48 42,500 €
Pétrochimie27 47,500 €

 

Ces technologies bouleversent aussi le domaine de la santé et on note une émergence des emplois liés à la robotisation des appareils médicaux (ex : la robotique chirurgicale). Certaines offres pour des professions médicales stipulent même que l’employé sera formé à une formation en chirurgie robotique.

Les ingénieurs, les roboticiens et les techniciens en recherche et développement qui conçoivent les robots, constituent 38.5% des offres d’emploi dans ce domaine, affichant les salaires les plus attractifs.

On constate également une forte demande de techniciens avec 781 offres à pourvoir en raison de la hausse de la production de robots.

 

Les drônes

C’est encore un marché de niche mais qui se développe très vite dans les domaines de l’agriculture, l’industrie, de la santé.

Drône
Intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Ingénieur263 46,226 €
Pilote de drône196
Ingénieur Système (drône, matériel, navigation, guidage…)95 47,500 €
Consultant (SIG, BIM)20 48,333 €
Chef de projet13 49,000 €

 

Ce secteur recrute des profils variés : ingénieurs, commerciaux et même pilotes de drônes. En effet, on voit des écoles de drône et des licences officielles se créer pour se conformer à la nouvelle réglementation sur les drônes qui entrent en vigueur le 1er Juillet.

 

Les objets connectés

Ce sont des objets qui captent, stockent, traitent et transmettent des données et qui peuvent se connecter à un réseau d’information, recevoir et donner des instructions.

Objets connectés
Intitulés de posteNombre d’offres Salaire moyen
Ingénieur682 46,744 €
Développeur397 36,758 €
Consultant323 48,533 €
Chef de projet189 46,775 €
Architecte156 58,319 €

 

Sans surprise, ce secteur recrute principalement des ingénieurs et des informaticiens mais c’est un secteur d’avenir dans lequel les entreprises misent sur des profils jeunes : 26% d’offres sont des stages, alternances ou des offres de jeunes diplômés.

 

 

 


*définition du Larousse

Statistiques issues de la plateforme Adzuna.fr

 

 

 

 

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Mobile et Social dominent désormais la publicité digitale

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Boosté par les réseaux sociaux, le mobile devient le premier support de publicité digitale en France, selon le dernier Observatoire de l’e-pub…

 

Le SRI, l’UDECAM et PwC viennent de publier les résultats de la 20ème édition de l’Observatoire de l’e-pub.

Cette étude de référence livre les chiffres-clés du marché publicitaire digital et de son écosystème en analysant l’évolution de son chiffre d’affaires net par leviers, par formats, par modes d’achat et par devices [1].

 

Un marché toujours très dynamique

Le marché e-pub global représente 2,264 M€ au 1er semestre 2018, il est en croissance de +15,5% par rapport au 1er semestre 2017

Le digital confirme sa place de leader dans le mix media (39,2 %), en progression de 4,7 points (vs S1 2017)

Tous les leviers digitaux sont en croissance :

  • Search : +8,5%, soit 47% du marché global et un CA net total de 1 078 M€
  • Display : +29,9%, soit 37% du marché global et un CA net total de 875 M€
  • Autres leviers [2]: +6%, soit 16% du marché global et un CA net total de 366 M€

 

Alors que les usages sont définitivement installés, puisque 76% des visites de sites se font désormais sur mobile [3], la part publicitaire (Search + Display) est maintenant de 51% (1 925 M€) et toujours en progression de +43%.

 

 

 

Un Display dopé par le Social

Le Display « Hors Social » croît de 6% (408 M€) mais c’est bien le Display « Social »[4]qui tire la croissance du Display (+61,8%) et du marché (467M€)

Tous les formats sont en progression :

  • Le Display « Classique » (incluant les formats natifs)[5]représente encore 50% du total Display, en croissance de +23,3% (440 M€)
  • Le Display « Vidéo » poursuit sa belle dynamique avec +45,2% (360 M€). Il représente 41% du total Display
  • D’année en année, les Opérations Spéciales progressent régulièrement et représentent 8% du total Display, en croissance de +10,9% (71M€)
  • L’Audio Digital[6], mesuré pour la 1ère fois, ne représente que 0,5% mais il est en croissance de +9,7% (4,8 M€).

 

La Vidéo représente 41% du Display

La vidéo représente 57% du Display « Hors Social » ( +12,9%) et  36% du Display « Social », en progression de +117,2%
L’IPTV connaît une croissance de 10% de son activité tandis que le Mobile est devenu le 1er device de diffusion de la Vidéo et compte pour 49%, en progression de 78% au 1er semestre 2018.

 

Le Programmatique progresse toujours

Le programmatique [7] poursuit sa croissance (+50%), et représente maintenant 2/3 du display (66%).

« Hors réseaux sociaux », les investissements poursuivent leur transfert vers le programmatique, pour une part de 46% des achats, en croissance de +25,3%.

Programmatiques par nature, ce sont bien les Réseaux Sociaux qui génèrent la majeure partie de cette croissance (+61,8%), soit 73% des investissements de ce mode de commercialisation.

 

Le Mobile tire la croissance du Display où il dépasse le desktop

Le Mobile est désormais le support maître et représente 51% des investissements Display (444M€), avec une progression de +60%.
Dorénavant, les Réseaux Sociaux représentent 83% des investissements sur mobile, en progression de +73,4% (371M€).

 

Search et Réseaux Sociaux, en accélération

Au 1er semestre 2018, le Search et les Réseaux Sociaux représentent 79% du marché Display et Search réunis (vs 77% S1 2017). Ces deux leviers connaissent une croissance importante de +20,5%.
Le Search et les Réseaux Sociaux contribuent ainsi à 92% pour la croissance du marché.

 

Pour Jean-Baptiste Rouet, président de la Commission digitale de l’UDECAM :

« Je retiens que les grandes Plateformes de distribution et d’échanges captent 80% de la valeur et de la croissance des budgets des annonceurs mais ne représentent que 20% de l’inventaire publicitaire disponible.

Ainsi, les consommateurs qui plébiscitent ces géants du net consomment avant tout des contenus. Si nous voulons continuer à consommer ces contenus, il est nécessaire de travailler à une meilleure répartition de la valeur…».

 

Sébastien Leroyer, directeur Experience Center de PwC, conclut :

« Le digital pèse plus de 39% du marché publicitaire en France. Mais ce qui frappe surtout c’est que ce leadership s’accentue puisque la croissance du marché accélère d’année en année, pour atteindre ce semestre 15,5%, une croissance jamais observée depuis que nous réalisons l’Observatoire.

Par ailleurs, avec la moitié de ces investissements réalisés sur le mobile, ce marché mute en profondeur et accompagne la nouvelle réalité des usages ».

 

 

 


[1] PwC réalise l’Observatoire de l’e-pub depuis 2013. Cette étude couvre tout le marché français de la publicité digitale, dont les grands acteurs américains, et croise de multiples sources : déclaratifs et entretiens qualitatifs auprès des régies et des agences médias, analyses de différentes publications financières internationales et estimations.

[2] Autres leviers : Affiliation, Comparateurs et Emailing.

[3] Médiamétrie//NetRatings – Audience Internet Global – France – Mai 2018 – Base : 2 ans et plus.

[4] Programmatique :ensemble de sites web et mobiles permettant à leurs utilisateurs de se constituer un réseau de connaissances via des outils et interfaces d’interaction, de présentation et de communication.Dans le cadre de l’étude, YouTube n’est pas considéré comme un réseau social. Notre définition exclut l’ « owned media » et l’ « earned media ».

[5] Le « Display Classique » inclut les formats bannières, les formats standards IAB et les formats natifs dont les plateformes de recommandation et le « Display Social », hors Vidéo – toutes commercialisations / tous devices

[6] L’Audio Digital inclut web radio, assistants vocaux, podcasts (téléchargement ou streaming) – toutes commercialisations / tous devices

[7] Inventaires vendus via une mise en relation automatique entre acheteurs et vendeurs. Y sont inclus tous les modèles de ventes automatisés : garanti / non garanti, prix fixe/RTB, Private Market Places/ enchères ouvertes, self-served plateform/ Trading Desk. Les Réseaux Sociaux sont aussi considérés comme des ventes en programmatique.

[8] Source PwC – Juillet 2018

 

 

 

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Focus : Les Français et l’Hyperconnexion

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A l’heure où la loi interdisant les téléphones portables à l’école et dans les collèges vient d’être présentée à l’Assemblée Nationale, la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser aux Français et à leur rapport aux outils connectés.

Qu’elle soit assumée ou subie, l’hyperconnexion semble bel et bien être devenue la norme pour une grande majorité d’entre nous…

 

Combien de temps les Français passent-ils devant leurs écrans ? Quels sont leurs usages ? Sont-ils trop connectés ? En sont-ils conscients ? Le phénomène touche-t-il tous les âges ? Que se passe-t-il en entreprise ? Et chez les enfants ? Quels sont les impacts sur la santé ?…

Ces questions sont au cœur de ce baromètre « Hyper connexion : quel impact sur la santé des Français ? » réalisée en partenariat avec l’Institut de sondage BVA.

 

Des Français surexposés et suréquipés

Premier enseignement de ce baromètre : 72 % des Français pensent qu’il serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être de limiter le temps de connexion sur les écrans. Les résultats montrent en effet qu’ils passent en moyenne 4 h 22 par jour devant leurs écrans et qu’ils y sont exposés de manière intense et multiforme.

Smartphone, tablette, ordinateur portable ou fixe… 42 % des Français possèdent 3 écrans ou plus par personne et par foyer et zappent facilement d’un outil à l’autre ; les moins équipés étant les seniors (à seulement 11 %), avec un seul écran.

La taille du foyer est un facteur impactant sur le niveau d’équipement : 71 % des parents d’enfants de moins de 18 ans déclarent disposer de 4 outils numériques (contre 1 Français sur 5 en moyenne), les plus équipés étant les 35-49 ans.

Le smartphone reste l’outil connecté le plus possédé par les Français : c’est l’objet « doudou » pour 80 % d’entre eux…

 

 

 

Dis-moi comment tu t’exposes, je te dirai qui tu es…

Si 63 % des Français déclarent passer la majorité de leur temps devant les écrans par plaisir ou pour des motifs personnels, il n’en est pas de même pour 65 % des cadres, qui le font surtout pour des motifs professionnels, passant ainsi en moyenne 7 h 13 devant des écrans.

Les 18-34 ans ou « Digital natives » passent en moyenne 6 h 28 par jour devant leurs écrans, suivis de très près par les parents d’enfants de moins de 10 ans avec 6 h 26 d’exposition ! Quel exemple alors pour les plus jeunes ?

 

Tous accros et tous dépendants ?

84 % des Français pensent que le fait d’être connecté représente plus d’avantages que d’inconvénients.

À la question de la dépendance, ils sont 2/3 (67 %) à se sentir dépendants et plus inquiétant encore, parmi eux, 29 % avouent être totalement dépendants à leurs outils connectés et se retrouver, pour certains, en « état de manque » parfaitement assumé.

Cette addiction est davantage reconnue par les femmes (33 %) mais également par les cadres (44 %) et les parents d’enfants de moins de 10 ans (44 %)… Loin derrière les 48 % de jeunes âgés de 18 à 34 ans (soit près d’1 jeune sur 2) qui s’avouent totalement dépendants à leurs écrans.

En pratique, près de 7 Français sur 10 seraient incapables de se passer d’outils connectés plus d’une journée. De l’hyperconnexion à l’addiction il n’y a donc qu’un pas que certains franchissent allègrement. Mais les Français sont-ils conscients des impacts sur leur santé ?

 

Focus sur les salariés et les enfants

Sursollicités en entreprise, les salariés sont particulièrement sensibles à ce phénomène. Comme déjà annoncé préalablement, outre les jeunes, les cadres sont les plus exposés aux écrans. Quels sont alors les bons réflexes à adopter sur son lieu de travail ?

45 % des Français concernés pensent qu’il est nécessaire de limiter les envois de messages professionnels en dehors des heures de travail et 43 % proposent de se déplacer pour communiquer entre collègues au lieu d’envoyer un mail ; 27 % prônent des espaces sans connexion par exemple, enfin, ils ne sont que 8 % à être favorables à la mise en place d’une journée sans mail.

Les parents d’enfants de moins de 10 ans se disent eux aussi totalement dépendants de leurs écrans. Or, s’ils sont dépendants, ils sont également des « pollueurs potentiels » pour leur entourage et notamment leurs enfants… car les enfants ne se construisent-ils pas en miroir de leurs parents ? C’est ce que pensent en tout cas 89 % des parents interrogés pour lesquels le comportement des parents en matière de connexion numérique influence celui des enfants.

Alors, quelles sont les mesures jugées les plus efficaces par les Français pour limiter les conséquences de l’exposition prolongée aux écrans sur la santé et le bien-être de leurs enfants ? Montrer l’exemple en limitant soi-même le temps passé devant les écrans (49 %) et instaurer des règles parentales de limitation de l’usage des appareils numérique (43 %).

Accros à leurs outils, les Français sont aussi preneurs de solutions venant de l’extérieur. Ainsi, près de 9 Français sur 10 sont favorables à l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et les collèges dès la rentrée 2018, en référence à la loi proposée par Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale.

 

 

Se déconnecter : une aspiration partagée… et bénéfique pour la santé

Les Français sont-ils réellement conscients de l’impact de l’hyperconnexion sur leur santé ? Toujours selon le baromètre de la Fondation APRIL / Institut BVA, la moitié des Français pensent que l’exposition aux écrans n’a aucun impact sur leur santé en général, tandis que 1/3 des Français s’estiment mal informés sur les conséquences des écrans sur leur santé et seuls 14 % répondent très bien connaître les impacts de l’exposition prolongée aux écrans sur leur santé. Et, s’ils sont 86 % à avoir déjà entendu parler des conséquences de la lumière bleue, seuls 34 % ont réellement paramétré leurs écrans.

Mais la lumière bleue n’est pas le seul facteur à appréhender. Pour la moitié des Français, l’exposition aux écrans peut engendrer des impacts négatifs sur la vision (76 %), l’activité physique (57 %), le sommeil (56 %), la santé en général (47 %) et la qualité du temps libre et des loisirs (40 %).

 

Tout est donc dans le paradoxe !

Les Français sont multiéquipés et dépendants de leurs écrans… mais ils sont 72 % à penser qu’il serait bon pour leur santé de passer moins de temps devant les écrans. Que feraient-ils avec ce temps gagné ?

La majorité prendrait le temps de lire (54 %), de se promener (43 %), de passer du temps avec leurs proches (41 %) et de faire du sport (36 %)… soit en fait, toutes les activités bénéfiques à une bonne santé et favorisant le lien social !

 

 

 


Méthodologie

Mené en partenariat avec l’Institut de sondage BVA les 4 et 5 avril dernier, ce premier baromètre a été réalisé auprès de 1033 personnes âgées de 18 et plus, représentatives de la population française.

 

 

 

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Sommes-nous tous devenus techno-dépendants?

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Selon une récente étude, près de 40% des français ne pourraient pas se passer de leur téléphone portable ne serait-ce qu’une journée.

Et cette dépendance aux technologies ne semble pas se limiter qu’au seul mobile…

 

Les consommateurs français s’appuient de plus en plus sur les appareils connectés à internet, et 76,6 % d’entre eux déclarent que les technologies numériques ont eu une incidence positive sur leur vie.

Selon le nouveau rapport State of Digital Lifestyles (étude sur l’état des modes de vie numériques) réalisé par Limelight Networks , l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la diffusion de contenu numérique, les téléphones portables font aujourd’hui tellement partie de notre vie quotidienne que près de 40% des consommateurs français interrogés déclarent qu’ils ne pourraient pas s’en séparer une seule journée.

 

Jamais sans mon mobile

Des personnes issues de dix pays ont été interrogées quant à leur rapport aux objets numériques et à l’impact qu’avaient les technologies sur leur vie.

À la question de savoir combien de temps ils pourraient se passer de leur périphérique favori, 38,1 % des consommateurs français ont déclaré qu’ils ne pourraient pas arrêter d’utiliser leur téléphone portable, ne serait-ce qu’une journée.

Les ordinateurs portables et de bureau constituent le second appareil technologique le plus intégré à leur vie : 32,1 % des français interrogés déclarent qu’ils ne pourraient pas passer une journée sans.

 

Pas encore accros à Alexa…

L’utilisation des assistants numériques tels qu’Amazon Echo et Google Home n’est pas encore très répandue auprès des consommateurs.

À l’échelle mondiale, 19 % des personnes interrogées possèdent l’un de ces appareils, contre 15,4% en France, où le lancement d’Amazon Echo apparait encore récent. Avec 7 %, le Japon présente quant à lui le plus faible taux d’adoption.

Le principal obstacle à l’adoption de ces assistants est le fait que seuls 35 % des consommateurs font pleinement confiance aux assistants numériques pour leur fournir des informations d’ordre général (comme la météo ou les actualités) et effectuer des recherches.

Moins d’un tiers (21,6 %) des consommateurs français interrogés font pleinement confiance aux assistants numériques pour leurs achats en ligne, et seulement 16,4 % leur font confiance pour les aspects domotiques.

 

Le rapport a permis de mettre en évidence d’autres points :

 

– La sécurité est une préoccupation majeure dans l’utilisation des appareils connectés à Internet. 37,6% des consommateurs français sont préoccupés par les questions de sécurité et le risque de piratage des appareils et 36% s’inquiètent de la confidentialité des données collectées par les assistants numériques.

– Le secteur du divertissement est passé au numérique, la musique arrivant en tête de liste. En France, 65,3 % des consommateurs préfèrent regarder en streaming des films et des émissions de télévision en ligne plutôt que de les télécharger ou d’utiliser encore des DVD, et 54,2 % préfèrent écouter de la musique en streaming, des chiffres en phase avec la moyenne mondiale. À noter que seuls 8 % des consommateurs mondiaux continuent d’acheter des CD audio. La musique est le type de contenu en ligne le plus plébiscité auquel les consommateurs mondiaux accèdent, suivie des films et émissions de télévision et des applications.

– Les consommateurs sont à la recherche d’une expérience en ligne de qualité. La grande majorité des consommateurs français (92%) sont frustrés par le processus d’accès au contenu numérique et d’utilisation de ce dernier : plus d’un tiers d’entre eux (37,6 %) désignent les problèmes de re-buffering ou d’interruption de lecture du contenu comme la cause première de leur frustration.

 

« Les consommateurs sont de plus en plus dépendants des technologies numériques, aussi bien dans leur vie personnelle que professionnelle, pour s’informer, se divertir et faciliter leur quotidien. Cependant, leurs attentes grandissent en même temps qu’augmente leur dépendance vis-à-vis des informations obtenues sur ces appareils », déclare Didier Nguyen, Directeur Commercial Europe du Sud chez Limelight Networks.

 

 

 


Le rapport State of Digital Lifestyles repose sur les réponses fournies par plus de 5 000 consommateurs âgés de 18 ans et plus ayant téléchargé des logiciels ou accédé à des contenus vidéo ou audio en streaming au cours du dernier mois, en France, en Allemagne, en Inde, en Italie, au Japon, en Malaisie, à Singapour, en Corée du Sud, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le rapport complet est disponible via ce lien.

 

 

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