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Insights

Focus sur les stratégies de la grande distribution

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Retail Explorer vient de publier les résultats de son étude annuelle Panotrade qui décrypte les stratégies adoptées par les enseignes de grande distribution françaises.

Prix pratiqués, utilisation des promotions, exploitation du digital et du drive… Cette analyse dresse un panorama complet du mix-marketing actuellement déployé par les retailers en France…

 

Avec plus de 3 000 promotions catalogues saisies par jour, 53 millions de lignes de prix produits enregistrées sur les enseignes de l’e-commerce alimentaire et 4 000 campagnes de communication digitale analysées depuis 2011, l’étude Panotrade fournit au marché un décryptage du mix marketing mis en oeuvre par les distributeurs.

Pour chaque enseigne de la GSA et du e-commerce alimentaire (drive et click&collect), l’étude Panotrade analyse la stratégie prix-promotion, l’évolution de la pression commerciale, les prix du drive ainsi que la communication digitale.

Voici les principaux résultats notables cette année…

 

Les alliances : planches de salut des enseignes traditionnelles de la grande distribution

Alliance entre Amazon-Monoprix sur la livraison de produits frais (mars 2018), entre Carrefour-Showroomprivé (janvier 2018), Auchan-Alibaba en Chine (novembre 2017), … La multiplication des alliances est une réponse aux défis de transformation des enseignes traditionnelles.

Saut technologique (Monoprix-Ocado), rattrapage de marché (Monoprix-Sarenza), maximisation des revenus (Casino-RedPill), extension de front de vente (Truffaut- Amazon) ou prise de marché complémentaire (Amazon-Whole Foods, supermarché traditionnel aux USA), les alliances offrent de nouveaux leviers de croissance et sont en train de forger les champions de la grande distribution de demain.

 

“Dernier évènement en date, Carrefour vient d’annoncer une nouvelle alliance à l’achat avec Système U (près de 34% de part de marché en 2017 ensemble) qui quitte de fait celle avec Auchan.

Un mouvement finalement classique qui ne doit pas masquer une mutation beaucoup plus profonde : point de salut sans des alliances sur tous les aspects du métier, et quel que soit le type d’acteur ”

-déclare Pierre Denis, Président de Retail Explorer.

 

Pour autant, les enseignes doivent rester fortes sur deux piliers proches de leur image auprès des consommateurs : le prix et la promotion.

 

Le prix : toujours au cœur des stratégies des enseignes

En 2017, sur la base des prix drive, on retrouve sur le podium des enseignes les plus chères: Casino (indice prix de 114), Carrefour Market (indice prix de 107) et Auchan (indice prix de 101), suivie de près par Cora (indice prix de 101).

Arrivent ensuite Super U (indice prix de 97), Géant (indice prix de 96), Intermarché Super (indice prix de 96), Carrefour (indice prix de 95), Hyper U (indice prix de 95), Intermarché Hyper (indice prix de 94).

E.Leclerc est sans conteste l’enseigne la moins chère avec un indice prix de 92.

 

Les éléments marquants à retenir quant aux stratégies prix déployées par les enseignes en 2017 :

  • Après 3 ans de guerre de prix, Géant est passé de l’indice prix 93 à 96. L’enseigne qui a challengé E.Leclerc durant cette période a décidé de relever ses prix en 2017 (+3 pts). Cela pourrait traduire le renoncement du Groupe Casino dans sa stratégie de prix bas sur son enseigne d’Hyper.
  • La baisse régulière des prix d’Intermarché Hyper (-1 pt, indice prix de 94) permet à l’enseigne de devenir le challenger de E.Leclerc en 2017, qui reste le leader incontestable du prix le plus bas (indice prix drive à 92 (1)) malgré les repositionnements prix des autres enseignes.
  • Depuis 2016, deux enseignes ont opté pour une stratégie prix promotionnelle en fonction de bassins de consommation assez étonnante. Casino et Géant ont en effet multiplié les promotions sur un même produit allant jusqu’à 10% d’écart de prix en fonction de bassins de consommation.

 

>La stratégie prix de E.Leclerc s’est révélée payante : l’enseigne a gagné 0,4 point de parts de marché en 2017 (PDM : 21% vs 20,6% en 2016 (2)).

>Carrefour a, quant à elle, perdu 0,3 point de parts de marché (PDM : 10,4% vs 10,7% en 2016 (2)) et Carrefour Market -0,1 point (PDM : 7,5% vs 7,6% en 2016 (2)). Intermarché a gagné 0,2 point (PDM : 13,5% vs 13,3% en 2016 (2)).

>Le Groupe Casino a perdu 0,1 point (PDM : 10,6% vs 10,7% en 2016 (2) ), Auchan a également perdu 0,4 point (PDM :10,1% vs 10,5% en 2017 (2)).

>L’enseigne Super U / Hyper U a gagné 0,2 point (PDM : 10% vs 9,8% en 2016 (2)), Lidl +0,2 point (PDM : 5,3% vs 5,1% en 2016 (2)). Cora est restée stable (2,3% en 2017 et 2016 (2))

 

Promotion : des taux exceptionnels avant la mise en œuvre de la loi

Le Panotrade révèle que la pression promotionnelle n’a jamais été aussi forte. A fin mars 2018, le taux de pression promotionnelle s’établit à +8% alors que ce taux s’élevait à +7% sur l’année 2016/2017, +8% sur 2015/2016, +7% sur 2014/2015.

Sur l’année 2017, le taux de pression promotionnelle (3) s’établit à + 14% en hard discount. Ce sont les enseignes Lidl (+12%) et Netto (+11%) qui ont accéléré sur la promotion.

En supermarché, l’indice est de +8% et de +6% en hypermarché. Carrefour a accéléré la pression promotionnelle en hypermarché (+16%) ainsi que Géant Casino (+15%). Carrefour Market progresse de +7%, Monoprix de +15% en supermarché.

Il est à noter que la promotion n’est pas toujours garante du succès de la stratégie d’une enseigne. D’après les données du Panotrade, Géant et Carrefour ont continué à surinvestir massivement en visibilité promotionnelle en 2017 (indices entre PDV et PDM très supérieurs à 100) à la différence d’autres enseignes telles que E. Leclerc (indice de 84), Intermarché (81) ou Lidl (85).

Ces indices sont calculés en fonction du nombre de produits en promotion et pondérés par la surface des enseignes. Le Panotrade révèle que l’augmentation des produits en promotion en prospectus pèse plus lourd (66%) que l’accroissement de leur diffusion (34%), ce qui signifie que c’est bien l’augmentation du nombre de produits sous promotion qui entretient la pression promotionnelle (+7% en 2017 vs 2016).

 

“Nous avons des cas de figure différents selon les enseignes : E. Leclerc dispose d’une image prix excellente grâce à son positionnement de prix bas ; l’enseigne réalise moins de promotion que ses concurrents (en moyenne 17.5% de produits en moins qu’en Hypermarché (1)). Intermarché réalise peu de promotion mais avec des remises fortes (38% de produits en prospectus avec un discount supérieur à 34% (1)).

Carrefour Market a, quant à elle, une stratégie promotionnelle agressive mais avec des prix drive hors promotion élevés (indice prix drive 107 (5).

Géant se distingue par un nombre important de produits sous promotion (en moyenne 21,5% de produits en plus en prospectus qu’en Hypermarché (1)), ce qui conduit à avoir une efficacité de ses promotions moindre.

On ne peut pas oublier les Hyper Carrefour aussi en surpromotion (2 fois plus de part de voix en prospectus que de part de marché (1)).  La place la plus inconfortable est tenue par Auchan dans la moyenne des prix et de la promotion (indice prix drive 101 (5))” – commente le président de Retail Explorer.

 

L’encadrement de la promotion : de la loi Sapin 2 au projet de loi consécutif aux EGA

Au moment de la crise de la filière laitière en 2016, la loi Sapin 2 a eu un effet immédiat pour trouver un meilleur équilibre des prix.

Les prix ont remonté de manière significative dans le secteur laitier, avec des hausses de prix très fortes sur des produits tels que le beurre (+6,5% (4)), le fromage (+3,3% (4)) et le lait (+3,0% (4)) en 2017.

Deuxième volet de la loi Sapin 2 : l’interdiction de la promotion à + de 34% sur les produits frais lactés qui a eu 3 conséquences majeures :

    • Un poids accru des petits fabricants (+19.3%) dans le rayon crèmerie (+2,5 pts),
    • Un abaissement drastique des remises fortes (-20 pts),
    • Davantage de ventes en lots (+11 pts).

 

La loi Sapin 2 conçue pour protéger les producteurs de la filière laitière a inspiré une partie des travaux issus des Etats généraux de l’alimentation.

Ce projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable » qui doit entre autres, mettre fin à la guerre des prix qui fait rage dans la grande distribution et qui doit apaiser les relations commerciales entre les différents acteurs de la chaîne agroalimentaire, devrait limiter la promotion à + de 34% et les volumes sous promotion à 25% d’ici la fin d’année sur l’ensemble des produits.

 

La guerre des prix, déclenchée par Géant il y 3 ans, et la surenchère promotionnelle (+27% de pression promotionnelle en 4 ans (5)) ont eu un impact sur la baisse des prix des marques nationales (indice en baisse de -2 à -6 pts entre 2014 et 2017 (5)) mais ont aussi contracté les niveaux de marge des enseignes et des fabricants.

Suite à la mise en place effective de la loi Sapin 2, on peut penser que cette nouvelle loi, prévue pour être opérationnelle en 2019, devrait avoir un réel impact sur l’encadrement des promotions. Toutefois, elle pourrait pousser à la hausse le prix des marques nationales mais dans des proportions raisonnables.

En effet, peu de produits sont réellement vendus à moins de 10% de marge, qui serait le nouveau seuil de revente à perte. Pour autant, rien n’est encore décidé sur la manière dont cette nouvelle marge redescendra efficacement vers les producteurs », note Pierre Denis.

 

 

L’engagement client : au cœur de l’animation on line dans la stratégie des enseignes

2017 aura été marquée par un phénomène nouveau dans la stratégie mise en place par les enseignes s’inspirant des bonnes pratiques des réseaux sociaux.

Le Panotrade a décrypté 700 opérations menées par les enseignes auprès de leurs clients et distingue différents types d’actions :

  • Des opérations « communautaires » telles que celles mises en place par BlaBlaCar (covoiturage à l’occasion d’une opération avec Bio C’est Bon), de shopping virtuel par Leroy Merlin, de livraison entre voisins par Match, etc.
  • Des opérations de cocréation : la robe de ses rêves par Bréal, concours mini styliste par La Redoute, concours e-styliste par Promod, etc.
  • Des clients testeurs : boîtier éco-responsable Eugène par Franprix, tests de rénovation par Weldom, etc.
  • Des opérations spéciales telles que #UnCrushChezMonoprix
  • Etc.

 

Les enseignes cherchent à engager davantage leurs clients.

En 2017, les opérations se sont également multipliées dans le domaine du recyclage : Auchan collecte les jeans, E.Leclerc les prospectus et les casseroles, Franprix aide à trier les déchets grâce à son boîtier connecté Eugène ou Optic 2000, les vielles lunettes.

A noter qu’aucune initiative ne s’est encore réalisée avec l’aide d’un industriel.

 

L’enjeu principal des enseignes en 2018 sera de se différencier dans leurs messages promotionnels semaine après semaine. La loi va en effet les contraindre à changer 72% de leurs messages présents sur les 1ères de couverture des prospectus.

La question essentielle que devront se poser les enseignes sera de savoir pourquoi le consommateur choisirait de faire 20 Km en plus pour faire ses courses dans une autre enseigne s’il n’en a pas de preuve visible, tangible.

Pour le prix ? sachant que E.leclerc restera très probablement le leader du prix bas. Pour les marques enseignes telles que Monoprix, Super U, etc. qui favorisent la proximité ? Ou pour de nouvelles formes d’animation commerciale plus digitales et personnalisées ?

Mais ces nouveaux dispositifs restent à orchestrer et doivent trouver la puissance nécessaire. Dans les centres-villes, le débat se situe davantage au niveau de la concurrence entre les nouvelles typologies de commerce telles que Uber Eats, Amazon Prime Now qui viennent en confrontation avec des Monoprix, Franprix ou Carrefour City.

Pourquoi le consommateur se déplacerait-il encore en point de vente alors qu’il a la possibilité de se faire livrer ses repas, ses courses chez lui et à des prix compétitifs ? “, conclut Pierre Denis.

 

 

 


  1. Source Retail Explorer, Panotrade 2018, analyse au cumul de l’année 2017 sauf indication contraire dans l’étude
  1. Source : Kantar Worldpanel – Année 2017. Distribook 2018
  2. Evolution de la pression promotionnelle en 2017 vs 2016. Pression promotionnelle : nombre d’UB diffusé dans l’ensemble des catalogues pondéré par les surfaces magasins ou le catalogue est diffusé
  3. Indice prix drive : pour chaque produit vendu dans les magasins de l’enseigne, nous calculons un indice produit/magasin en comparant le prix du produit au prix moyen du périmètre analysé, nous faisons en suite la moyenne des indices produit/magasin pour obtenir l’indice à l’enseigne vs la moyenne du marché

 

 

Insights

Sur le Web aussi, la France est championne du monde

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La 21ème édition de la Coupe du Monde de football 2018 se referme avec un succès historique de l’équipe de France, consacrée championne du monde pour les 4 années à venir. Sur le terrain du digital (Médias Sociaux, forums, blogs et sites d’actualité) c’est également l’équipe de France qui remporte le match haut la main.

 

Pendant toute la durée de la compétition, Sprinklr  s’est intéressé aux stratégies des équipes qualifiées et à l’impact de l’événement sur les conversations des internautes.

Principal constat : la France est également championne du Monde toutes catégories sur le Web !

 

 

 

 

 

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Digital

Mobile et Social dominent désormais la publicité digitale

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Boosté par les réseaux sociaux, le mobile devient le premier support de publicité digitale en France, selon le dernier Observatoire de l’e-pub…

 

Le SRI, l’UDECAM et PwC viennent de publier les résultats de la 20ème édition de l’Observatoire de l’e-pub.

Cette étude de référence livre les chiffres-clés du marché publicitaire digital et de son écosystème en analysant l’évolution de son chiffre d’affaires net par leviers, par formats, par modes d’achat et par devices [1].

 

Un marché toujours très dynamique

Le marché e-pub global représente 2,264 M€ au 1er semestre 2018, il est en croissance de +15,5% par rapport au 1er semestre 2017

Le digital confirme sa place de leader dans le mix media (39,2 %), en progression de 4,7 points (vs S1 2017)

Tous les leviers digitaux sont en croissance :

  • Search : +8,5%, soit 47% du marché global et un CA net total de 1 078 M€
  • Display : +29,9%, soit 37% du marché global et un CA net total de 875 M€
  • Autres leviers [2]: +6%, soit 16% du marché global et un CA net total de 366 M€

 

Alors que les usages sont définitivement installés, puisque 76% des visites de sites se font désormais sur mobile [3], la part publicitaire (Search + Display) est maintenant de 51% (1 925 M€) et toujours en progression de +43%.

 

 

 

Un Display dopé par le Social

Le Display « Hors Social » croît de 6% (408 M€) mais c’est bien le Display « Social »[4]qui tire la croissance du Display (+61,8%) et du marché (467M€)

Tous les formats sont en progression :

  • Le Display « Classique » (incluant les formats natifs)[5]représente encore 50% du total Display, en croissance de +23,3% (440 M€)
  • Le Display « Vidéo » poursuit sa belle dynamique avec +45,2% (360 M€). Il représente 41% du total Display
  • D’année en année, les Opérations Spéciales progressent régulièrement et représentent 8% du total Display, en croissance de +10,9% (71M€)
  • L’Audio Digital[6], mesuré pour la 1ère fois, ne représente que 0,5% mais il est en croissance de +9,7% (4,8 M€).

 

La Vidéo représente 41% du Display

La vidéo représente 57% du Display « Hors Social » ( +12,9%) et  36% du Display « Social », en progression de +117,2%
L’IPTV connaît une croissance de 10% de son activité tandis que le Mobile est devenu le 1er device de diffusion de la Vidéo et compte pour 49%, en progression de 78% au 1er semestre 2018.

 

Le Programmatique progresse toujours

Le programmatique [7] poursuit sa croissance (+50%), et représente maintenant 2/3 du display (66%).

« Hors réseaux sociaux », les investissements poursuivent leur transfert vers le programmatique, pour une part de 46% des achats, en croissance de +25,3%.

Programmatiques par nature, ce sont bien les Réseaux Sociaux qui génèrent la majeure partie de cette croissance (+61,8%), soit 73% des investissements de ce mode de commercialisation.

 

Le Mobile tire la croissance du Display où il dépasse le desktop

Le Mobile est désormais le support maître et représente 51% des investissements Display (444M€), avec une progression de +60%.
Dorénavant, les Réseaux Sociaux représentent 83% des investissements sur mobile, en progression de +73,4% (371M€).

 

Search et Réseaux Sociaux, en accélération

Au 1er semestre 2018, le Search et les Réseaux Sociaux représentent 79% du marché Display et Search réunis (vs 77% S1 2017). Ces deux leviers connaissent une croissance importante de +20,5%.
Le Search et les Réseaux Sociaux contribuent ainsi à 92% pour la croissance du marché.

 

Pour Jean-Baptiste Rouet, président de la Commission digitale de l’UDECAM :

« Je retiens que les grandes Plateformes de distribution et d’échanges captent 80% de la valeur et de la croissance des budgets des annonceurs mais ne représentent que 20% de l’inventaire publicitaire disponible.

Ainsi, les consommateurs qui plébiscitent ces géants du net consomment avant tout des contenus. Si nous voulons continuer à consommer ces contenus, il est nécessaire de travailler à une meilleure répartition de la valeur…».

 

Sébastien Leroyer, directeur Experience Center de PwC, conclut :

« Le digital pèse plus de 39% du marché publicitaire en France. Mais ce qui frappe surtout c’est que ce leadership s’accentue puisque la croissance du marché accélère d’année en année, pour atteindre ce semestre 15,5%, une croissance jamais observée depuis que nous réalisons l’Observatoire.

Par ailleurs, avec la moitié de ces investissements réalisés sur le mobile, ce marché mute en profondeur et accompagne la nouvelle réalité des usages ».

 

 

 


[1] PwC réalise l’Observatoire de l’e-pub depuis 2013. Cette étude couvre tout le marché français de la publicité digitale, dont les grands acteurs américains, et croise de multiples sources : déclaratifs et entretiens qualitatifs auprès des régies et des agences médias, analyses de différentes publications financières internationales et estimations.

[2] Autres leviers : Affiliation, Comparateurs et Emailing.

[3] Médiamétrie//NetRatings – Audience Internet Global – France – Mai 2018 – Base : 2 ans et plus.

[4] Programmatique :ensemble de sites web et mobiles permettant à leurs utilisateurs de se constituer un réseau de connaissances via des outils et interfaces d’interaction, de présentation et de communication.Dans le cadre de l’étude, YouTube n’est pas considéré comme un réseau social. Notre définition exclut l’ « owned media » et l’ « earned media ».

[5] Le « Display Classique » inclut les formats bannières, les formats standards IAB et les formats natifs dont les plateformes de recommandation et le « Display Social », hors Vidéo – toutes commercialisations / tous devices

[6] L’Audio Digital inclut web radio, assistants vocaux, podcasts (téléchargement ou streaming) – toutes commercialisations / tous devices

[7] Inventaires vendus via une mise en relation automatique entre acheteurs et vendeurs. Y sont inclus tous les modèles de ventes automatisés : garanti / non garanti, prix fixe/RTB, Private Market Places/ enchères ouvertes, self-served plateform/ Trading Desk. Les Réseaux Sociaux sont aussi considérés comme des ventes en programmatique.

[8] Source PwC – Juillet 2018

 

 

 

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Digital

Focus : Les Français et l’Hyperconnexion

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A l’heure où la loi interdisant les téléphones portables à l’école et dans les collèges vient d’être présentée à l’Assemblée Nationale, la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser aux Français et à leur rapport aux outils connectés.

Qu’elle soit assumée ou subie, l’hyperconnexion semble bel et bien être devenue la norme pour une grande majorité d’entre nous…

 

Combien de temps les Français passent-ils devant leurs écrans ? Quels sont leurs usages ? Sont-ils trop connectés ? En sont-ils conscients ? Le phénomène touche-t-il tous les âges ? Que se passe-t-il en entreprise ? Et chez les enfants ? Quels sont les impacts sur la santé ?…

Ces questions sont au cœur de ce baromètre « Hyper connexion : quel impact sur la santé des Français ? » réalisée en partenariat avec l’Institut de sondage BVA.

 

Des Français surexposés et suréquipés

Premier enseignement de ce baromètre : 72 % des Français pensent qu’il serait bénéfique pour leur santé et leur bien-être de limiter le temps de connexion sur les écrans. Les résultats montrent en effet qu’ils passent en moyenne 4 h 22 par jour devant leurs écrans et qu’ils y sont exposés de manière intense et multiforme.

Smartphone, tablette, ordinateur portable ou fixe… 42 % des Français possèdent 3 écrans ou plus par personne et par foyer et zappent facilement d’un outil à l’autre ; les moins équipés étant les seniors (à seulement 11 %), avec un seul écran.

La taille du foyer est un facteur impactant sur le niveau d’équipement : 71 % des parents d’enfants de moins de 18 ans déclarent disposer de 4 outils numériques (contre 1 Français sur 5 en moyenne), les plus équipés étant les 35-49 ans.

Le smartphone reste l’outil connecté le plus possédé par les Français : c’est l’objet « doudou » pour 80 % d’entre eux…

 

 

 

Dis-moi comment tu t’exposes, je te dirai qui tu es…

Si 63 % des Français déclarent passer la majorité de leur temps devant les écrans par plaisir ou pour des motifs personnels, il n’en est pas de même pour 65 % des cadres, qui le font surtout pour des motifs professionnels, passant ainsi en moyenne 7 h 13 devant des écrans.

Les 18-34 ans ou « Digital natives » passent en moyenne 6 h 28 par jour devant leurs écrans, suivis de très près par les parents d’enfants de moins de 10 ans avec 6 h 26 d’exposition ! Quel exemple alors pour les plus jeunes ?

 

Tous accros et tous dépendants ?

84 % des Français pensent que le fait d’être connecté représente plus d’avantages que d’inconvénients.

À la question de la dépendance, ils sont 2/3 (67 %) à se sentir dépendants et plus inquiétant encore, parmi eux, 29 % avouent être totalement dépendants à leurs outils connectés et se retrouver, pour certains, en « état de manque » parfaitement assumé.

Cette addiction est davantage reconnue par les femmes (33 %) mais également par les cadres (44 %) et les parents d’enfants de moins de 10 ans (44 %)… Loin derrière les 48 % de jeunes âgés de 18 à 34 ans (soit près d’1 jeune sur 2) qui s’avouent totalement dépendants à leurs écrans.

En pratique, près de 7 Français sur 10 seraient incapables de se passer d’outils connectés plus d’une journée. De l’hyperconnexion à l’addiction il n’y a donc qu’un pas que certains franchissent allègrement. Mais les Français sont-ils conscients des impacts sur leur santé ?

 

Focus sur les salariés et les enfants

Sursollicités en entreprise, les salariés sont particulièrement sensibles à ce phénomène. Comme déjà annoncé préalablement, outre les jeunes, les cadres sont les plus exposés aux écrans. Quels sont alors les bons réflexes à adopter sur son lieu de travail ?

45 % des Français concernés pensent qu’il est nécessaire de limiter les envois de messages professionnels en dehors des heures de travail et 43 % proposent de se déplacer pour communiquer entre collègues au lieu d’envoyer un mail ; 27 % prônent des espaces sans connexion par exemple, enfin, ils ne sont que 8 % à être favorables à la mise en place d’une journée sans mail.

Les parents d’enfants de moins de 10 ans se disent eux aussi totalement dépendants de leurs écrans. Or, s’ils sont dépendants, ils sont également des « pollueurs potentiels » pour leur entourage et notamment leurs enfants… car les enfants ne se construisent-ils pas en miroir de leurs parents ? C’est ce que pensent en tout cas 89 % des parents interrogés pour lesquels le comportement des parents en matière de connexion numérique influence celui des enfants.

Alors, quelles sont les mesures jugées les plus efficaces par les Français pour limiter les conséquences de l’exposition prolongée aux écrans sur la santé et le bien-être de leurs enfants ? Montrer l’exemple en limitant soi-même le temps passé devant les écrans (49 %) et instaurer des règles parentales de limitation de l’usage des appareils numérique (43 %).

Accros à leurs outils, les Français sont aussi preneurs de solutions venant de l’extérieur. Ainsi, près de 9 Français sur 10 sont favorables à l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et les collèges dès la rentrée 2018, en référence à la loi proposée par Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale.

 

 

Se déconnecter : une aspiration partagée… et bénéfique pour la santé

Les Français sont-ils réellement conscients de l’impact de l’hyperconnexion sur leur santé ? Toujours selon le baromètre de la Fondation APRIL / Institut BVA, la moitié des Français pensent que l’exposition aux écrans n’a aucun impact sur leur santé en général, tandis que 1/3 des Français s’estiment mal informés sur les conséquences des écrans sur leur santé et seuls 14 % répondent très bien connaître les impacts de l’exposition prolongée aux écrans sur leur santé. Et, s’ils sont 86 % à avoir déjà entendu parler des conséquences de la lumière bleue, seuls 34 % ont réellement paramétré leurs écrans.

Mais la lumière bleue n’est pas le seul facteur à appréhender. Pour la moitié des Français, l’exposition aux écrans peut engendrer des impacts négatifs sur la vision (76 %), l’activité physique (57 %), le sommeil (56 %), la santé en général (47 %) et la qualité du temps libre et des loisirs (40 %).

 

Tout est donc dans le paradoxe !

Les Français sont multiéquipés et dépendants de leurs écrans… mais ils sont 72 % à penser qu’il serait bon pour leur santé de passer moins de temps devant les écrans. Que feraient-ils avec ce temps gagné ?

La majorité prendrait le temps de lire (54 %), de se promener (43 %), de passer du temps avec leurs proches (41 %) et de faire du sport (36 %)… soit en fait, toutes les activités bénéfiques à une bonne santé et favorisant le lien social !

 

 

 


Méthodologie

Mené en partenariat avec l’Institut de sondage BVA les 4 et 5 avril dernier, ce premier baromètre a été réalisé auprès de 1033 personnes âgées de 18 et plus, représentatives de la population française.

 

 

 

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