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Avis d'experts

Recherche vocale, décollage en 2018 ?

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Voilà maintenant plusieurs années que la recherche vocale a pénétré le quotidien des utilisateurs d’internet sans pour autant le bouleverser. Mais 2018 sonne-t-il le début de cette révolution ?

Est-on à l’aube de la prochaine grande transition de la recherche sur internet comme le fut le glissement des ordinateurs (desktop) vers les smartphones ? C’est ce que semblent penser les grandes puissances du numérique, les GAFA, qui se livrent une “lutte sans merci” pour conquérir ce marché.

 

 


Une tribune de  Caroline Faillet, co-fondateur du Cabinet Bolero


 

 

Tout commence par la voix

Ce marché encore effervescent est d’abord une histoire de maîtrise technologique qui n’a pas toujours été au rendez-vous. Il suffit de se rappeler des performances des outils de reconnaissance vocale, dix ans auparavant, pour être saisi par l’efficacité des technologies actuelles de retranscription de la voix disponibles au grand public.

Cette rupture technologique majeure a ouvert la voie (ou la voix) à la recherche vocale qui s’est peu à peu imposée comme étant le moyen de saisie alternatif le plus commode au sein des outils de recherche prédictive comme Google Now, Siri ou encore Cortana de Microsoft.

Sur ce marché, l’avantage revient à Google. L’historique de recherches, les emails au sein de Gmail et la position GPS collectée par le téléphone à intervalles réguliers sont autant d’éléments qui lui permettent d’apporter un grand nombre d’informations à la connaissance de l’utilisateur, sans même que celui-ci n’ait à formuler de requête.

Aujourd’hui, les chemins des GAFA se sont croisés : Google a d’abord commencé par la recherche prédictive pour aller vers l’assistant alors qu’Apple a pris le chemin inverse avec Siri. Ils se retrouvent désormais sur un terrain de jeu qu’ils vont devoir partager avec un acteur a priori inattendu sur ce marché : Amazon.

 

Les enceintes intelligentes : des assistants connectés à l’assaut du salon

Amazon a été le premier à dégainer avec son enceinte intelligente “Amazon Echo”. Le principe est simple : il s’agit d’une enceinte qui va écouter en permanence ce qu’il s’y passe. Dès que l’utilisateur utilise un mot-clé déclencheur (trigger keyword), “Alexa” pour les produits Amazon, l’enceinte passe en mode d’écoute active pour délivrer des réponses à l’utilisateur.

Les fonctionnalités de base incluent des commandes de produits Amazon, des fonctionnalités que nous pourrions qualifier d’encyclopédiques (Informations sur des personnalités, Géographie, etc.), des fonctionnalités de productivité (liste de tâche, minuteur, etc.) et le pilotage de service tiers (domotique, services de streaming musical, etc.).

Si Amazon est arrivé le premier sur ce marché, Google a rapidement suivi avec un concept très similaire, matérialisé par son enceinte Google Home. Les principales différences portent sur la manière d’interpeller son assistant, “OK Google”, ainsi que dans la nature et le spectre des réponses formulées, assez larges du fait de son statut d’acteur historique de la recherche.

Enfin, Apple a choisi un chemin parallèle pour son HomePod en empruntant un axe marketing centré sur la musique et le son à un prix 3 fois supérieur à ses concurrents. Bien que son enceinte soit fonctionnellement en tous points similaire aux autres modèles, ce positionnement est perçu par certains analystes comme une volonté assumée de s’éloigner du concept d’enceinte intelligente pour lequel Siri ne serait pas assez musclé face à la concurrence.

En effet, là où Google et Amazon font une exploitation assez assumée et massive des données de leurs utilisateurs, Apple a choisi de privilégier le respect de la vie privée de ses utilisateurs. Siri ne joue donc pas à armes égales avec ses concurrents.

 

 

Quid des opportunités SEO liées à ces nouveaux usages ?

L’augmentation de l’offre en matière d’assistants vocaux associée à la banalisation à venir des usages doit amener les professionnels du digital à se poser les bonnes questions. Si certaines fonctionnalités sont à considérer comme “natives” et ne revêtent aucune opportunité particulière, d’autres peuvent s’avérer dignes d’intérêt, voire stratégiques.

Tout d’abord, les fonctionnalités natives (rappels, minuteur, réveil, etc.) sont autant d’éléments totalement sous le contrôle des assistants et sans intérêt particulier, à première vue, pour le professionnel du marketing. Ces fonctionnalités permettent, toutefois, aux GAFA d’observer les us et coutumes de leurs utilisateurs.

Ensuite, l’interaction avec un produit ou un service. Les assistants vocaux proposent des outils de développement (API, SDK, etc.) qui permettent aux professionnels du digital d’implémenter des fonctionnalités de commande vocale. Apple, Google et Amazon ont chacun leur programme de labellisation et les pictogrammes “Works with Google Assistant” ou “Works with Homekit” sont de plus en plus fréquents sur les emballages de produits high-tech. Les exemples les plus parlants sont peut-être ceux liés à la domotique.

Des systèmes comme les ampoules Philips Hue ou le Thermosat Netatmo, tous deux compatibles Google Home & Siri, permettent de contrôler oralement la température et la luminosité de la pièce. Ces usages qui paraissent très novateurs aujourd’hui ont vocation à se banaliser : il convient donc de réfléchir à l’usage de son produit (ou service) par la voix dès à présent. Des services comme Uber, Deezer ont déjà commencé à investir ce créneau.

Enfin, les recherches. Eh oui ! Les assistants vocaux permettent aussi d’effectuer des recherches. Cela est particulièrement vrai pour Google Home qui recherche directement sur son moteur. Si les opportunités sont limitées pour le moment du fait de l’absence d’écran, il ne faut pas négliger ce que la recherche vocale représente. En effet, rien ne dit que la Google Home de demain n’en sera pas équipée (en version holographique ?).

De plus, n’oublions que la recherche vocale est déjà disponible, depuis longtemps, sur smartphone. Ces implémentations représentent dans leur forme actuelle un vivier de millions de recherches mensuelles qui augmenteront avec le temps. Bien que Google ne communique pas officiellement sur le sujet, Gartner estime que 30% des recherches seront vocales à compter de 2020. Il convient donc de l’envisager comme une véritable opportunité SEO.

De plus, il a été constaté que les requêtes vocales sont plus longues que celles tapées sur un clavier. Une requête “isolation maison” aura de fortes chances de se transformer en “comment isoler ma maison” une fois dictée à un assistant vocal. Il est donc possible de travailler dès à présent des contenus davantage orientés “problématique” que “mot-clé pour une meilleure performance sur les requêtes vocales.

 

Une lame de fond et quelques paris sur l’avenir

Il faut considérer que la voix est un mode de saisie qui s’est bien amélioré avec le temps. Contrairement aux enceintes intelligentes qui devront trouver leur place et démontrer leur utilité au grand public, les fonctions d’assistants intelligents (Siri, Google Assistant, etc.) sont déjà embarquées nativement sur des milliards de terminaux en circulation et se banalisent dans le quotidien de chacun.

Dans de nombreuses situations, la voix est plus rapide et pratique. Il est donc important de saisir les opportunités offertes par ces nouveaux usages. Dans un premier temps, il faudra identifier les applications potentielles pour l’usage de son produit ou service en ayant la recherche vocale en tête lors de l’optimisation SEO de ses contenus.

Un programme palpitant pour les entreprises prêtes à révolutionner leur modèle !

 

 

 


A propos de Caroline Faillet
« Netnologue » et co-fondateur du Cabinet Bolero, Caroline Faillet partage régulièrement son expérience et participe au débat sur les enjeux de la transformation digitale. Elle est l’auteur en 2016 de l’Art de la Guerre Digitale (Dunod) – Prix 2017 de l’Académie des Sciences Commerciales.

 

 

 

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Quelles technologies feront l’expérience mobile de demain ?

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Réalité augmentée, IA, reconnaissance vocale, nouveaux moyens de paiement … Le mobile connaît en ce moment de nombreuses évolutions mais quelles sont celles qui auront le plus d’impact dans les années à venir ?

 

 


Une tribune de Serge Roukine, Fondateur de MobileOne


 

 

Ce n’est un secret pour personne : le mobile est devenu le canal le plus stratégique d’accès aux clients. A titre d’exemple, les dépenses mondiales des consommateurs pour les apps atteindront 82 milliards de dollars en 2018 et 157 milliards de dollars en 2022 selon App Annie.

La technologie avance rapidement mais prenons un peu de recul et intéressons-nous aux avancées qui font aujourd’hui l’avenir de l’expérience mobile.

 

Les instant apps : plus de réactivité pour l’utilisateur

Les Français consultent en moyenne 50 fois leur smartphone par jour et dans 85% des cas il s’agit d’applications mobiles. Le temps d’attention de consommateurs devient une ressource rare et beaucoup d’entre eux tendent à rationaliser le nombre d’applications qu’ils utilisent pour se focaliser sur l’essentiel.

Pour Thibault Chassagne, co-fondateur du service de location de véhicules en ligne Virtuo, « conserver une app sur son smartphone ne se justifie plus que si son usage est fréquent, c’est-à-dire si elle est utilisée au moins une fois par mois. »

Dans ce contexte, un nouveau format d’applications fait son apparition : les instant apps. Ces programmes mobiles légers, uniquement disponibles sur Android pour le moment, permettent de tester une application ou d’utiliser l’une de ses fonctionnalités sans avoir à la télécharger entièrement.

Selon Jessy Hanzo de Voyage Privé, ces applications à usage unique procurent « une expérience native pure et fluide qui ne se limite pas à une simple vitrine et permettent d’imaginer un nouveau parcours utilisateur plus simple donnant accès à un canal d’achat dédié ».

 

Les wallets : futur du paiement mobile

Jamais le monde du paiement ne s’est transformé aussi vite que ces dernières années. 47 milliards de dollars qui ont été investis dans les Fintech et les technologies bancaires en 2015 !

Suite à l’essor du paiement sans contact, en croissance de 100% entre 2016 et 2017, permet désormais l’émergence des porte-monnaie électroniques ou wallets.

Ces applications mobiles enregistrent les données bancaires de leurs utilisateurs et facilitent ainsi les achats en ligne mais vont plus loin en stockant également cartes de fidélité, coupons de réduction ou encore titres de transport.

Selon la société Carving Labs, 5 milliards de personnes disposeront d’un wallet installé sur leur smartphone d’ici 2020. Un succès porté par l’extrême simplicité de leur usage qui fluidifie les paiements comme aucune autre solution n’avait su le faire jusqu’alors.

 

L’intelligence artificielle en plein essor

L’IA est déjà partout dans nos smartphones. Pour ce qui est des applications de la grande distribution, par exemple, trois usages ressortent en particulier : la reconnaissance d’image, la reconnaissance vocale et les chatbots.

Chez La Redoute, des technologies de reconnaissance d’image sont mobilisées pour suggérer des produits similaires aux produits achetés précédemment ou actuellement en rupture de stock.

Quant à la reconnaissance vocale, elle représente « une révolution aussi forte que le mobile pour les ordinateurs » pour Renaud Joly, responsable de l’IA chez La Redoute, « avec la voix, pas besoin d’interface, l’idée est d’exploiter une notion acquise très tôt, plus naturelle que l’écriture et surtout beaucoup plus simple d’usage ».

Troisième élément disruptif, les chatbots libèrent les vendeurs de leurs tâches à faible valeur ajoutée.

 

La réalité augmentée trouvera-t-elle son usage ?

Si la réalité augmentée sur mobile a beaucoup fait parler d’elle lors du lancement du jeu « Pokemon GO », peu d’acteurs mis à part Snapchat ont réussi à s’appuyer sur elle pour faire la différence en termes d’usage.

Mais de nombreux éditeurs restent convaincus de son avenir et sont soutenus par Apple et Google qui ont tous deux annoncés ces dernières semaines d’importantes améliorations sur leurs outils de développement ARCore et ARKit.

L’ubiquité du mobile en fait un canal indispensable pour les entreprises et deviendra probablement le canal qui compte vraiment pour bon nombre d’entre elles.

Parce que le smartphone est voué à devenir plus hégémonique encore que ne l’a été l’ordinateur, la priorité des marques doit être de s’appuyer sur les dernières technologies pour simplifier et enrichir leur présence sur ce canal.

 

 

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Relation Client : Place à l’individualisation

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Face à des consommateurs de plus en plus difficiles à capter et à surprendre, les dispositifs de personnalisation classiques semblent avoir (déjà!) atteints leurs limites. L’occasion peut-être pour les marques de peaufiner leurs dispositifs et de passer désormais à l’ère de l’individualisation client…

 

 

 


Une tribune de Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore


 

La personnalisation n’est plus quelque chose qui surprend les consommateurs ; c’est quelque chose qu’ils attendent. Dans un monde où les consommateurs pensent voir plus de publicités que jamais auparavant, il est de plus en plus important que les contenus qu’ils voient effectivement soient opportuns et pertinents. Et cela, les marques en prennent conscience.

Cependant, dans sa forme actuelle, la personnalisation ne va pas assez loin. Selon une étude réalisée par Sitecore, 98 % des consommateurs britanniques considèrent que la « mauvaise personnalisation » est une réalité.

L’analyse de Forrester suggère que cela pourrait être lié aux pratiques des entreprises (et ce, bien que 89 % des entreprises numériques investissent dans la personnalisation), qui tentent encore systématiquement de proposer des expériences personnalisées en appliquant des méthodes de segmentation traditionnelles, c’est-à-dire en compartimentant leur clientèle en fonction de profils présumés et statiques.

Les clients exigent des entreprises auprès desquelles ils achètent, des interactions les plus personnalisés possibles. La bonne nouvelle est qu’ils sont prêts à partager des informations qui les concernent en échange de ces précieuses interactions. Cependant, les entreprises doivent s’assurer d’utiliser correctement les données.

C’est ici que les entreprises peuvent évoluer au-delà de la personnalisation pour proposer l’individualisation. L’individualisation utilise des types de données de clients précis pour fournir une vue holistique, à 360 degrés, de chaque client. Ceci permet de cibler le client en tant qu’individu, et non en tant que type de profil approximatif. Or, cela est essentiel pour proposer une expérience client exceptionnelle.

 

Voici quatre mesures que les entreprises peuvent adopter pour évoluer au-delà de la segmentation traditionnelle et mettre en œuvre l’individualisation.

 

1 – Reconnaissez vos clients

La première mesure consiste à reconnaître vos clients en tant qu’individus. Chaque expérience doit être personnalisée pour chaque client ; il ne suffit pas de segmenter votre clientèle sous forme de profils approximatifs.

Pour cela, collectez des informations détaillées les concernant, telles que leurs attitudes, leurs sentiments, le contexte, leurs affinités, etc. Ces données sont disséminées sur différentes plates-formes, telles que les systèmes CRM et les médias sociaux, et sont collectées à différents endroits (par exemple, dans un magasin et sur Internet) ; il est donc préférable de rassembler ces données et de les stocker dans un emplacement unique, afin que les informations ne soient pas cloisonnées dans des silos.

 

 

2- Évitez d’être trop intrusif

Ensuite, compte tenu de la profondeur des connaissances requises, vous devez faire preuve d’ouverture et d’honnêteté envers vos clients ; expliquez-leur pourquoi vous avez besoin de ces données et de quelle manière vous allez les utiliser.

Par exemple, si une marque de vêtements demande à ses clients de lui indiquer leur taille, elle doit indiquer clairement que ces données seront utilisées pour leur proposer des vêtements qui leur conviennent.

 

3 – Soyez cohérent

Ensuite, vous devez simplifier la manière dont vous identifiez vos clients, afin d’assurer la cohérence. Par exemple, si vous identifiez des clients à l’aide de données aussi simples que leur adresse e-mail, vous pouvez uniformiser l’expérience en magasin et en ligne.

Les clients en magasin peuvent fournir leur adresse e-mail aux vendeurs, essayer des vêtements en magasin, puis demander à ce qu’ils soient ajoutés à leur panier en ligne, où ils pourront obtenir d’autres suggestions d’achat.

Par ailleurs, ceci vous permet de créer des profils de clients, au fil du temps. À terme, en comprenant leur comportement, vous pourrez prédire ce qu’ils pourraient vouloir, avant même qu’ils ne le sachent eux-mêmes !

 

4 – Abattez les barrières

Enfin, tout le personnel au sein de l’entreprise doit s’impliquer pour faire aboutir l’individualisation. L’initiative doit être considérée comme une stratégie à l’échelle de l’entreprise, et non comme une tactique à court terme.

Toutes les équipes doivent apporter leur pierre à l’édifice : marketing, informatique, expérience client, responsables de magasin et autres. D’un point de vue administratif, le directeur informatique et le directeur marketing doivent uniformiser leurs priorités et collaborer pour mettre en œuvre une stratégie d’individualisation.

Tous les outils technologiques du marketing doivent être utiles à toute l’équipe marketing. Elle doivent également être accessibles, car les données doivent être partagées à l’échelle de l’entreprise pour vous permettre d’interagir avec vos clients sur tous les canaux.

Inscrire les clients dans des cases ne leur confère qu’une valeur très limitée, voire inexistante. Vous adresser à eux en personne ou leur souhaiter un joyeux anniversaire est une chose simple et désormais… attendue. À l’ère où les consommateurs sont en permanence la cible de campagnes de marketing, vous devez aller plus loin.

Adresser une publicité pour un pull-over à un client qui l’a consulté en ligne, puis l’a acheté en magasin, est une pratique agaçante et ne constitue pas une bonne expérience. Cependant, en associant plusieurs ensembles de données issus de chaque canal, vous pouvez évoluer de l’utilisation d’informations concernant le passé d’un client à la diffusion de campagnes marketing qui leur sont propres, reposant sur leurs désirs ou besoins actuels.

Voilà ce qu’est l’individualisation, et ce qui constitue une expérience client remarquable…

 

 

 

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Sans stratégie globale, l’IA ne tiendra pas ses promesses…

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Anticipation, optimisation, automatisation, …  Pour tirer parti de tous ses bénéfices, l’IA doit être pensée de façon cohérente et globale au niveau de l’entreprise. Cette démarche nécessite de recueillir l’adhésion de tous et de déployer une réelle Intelligence Artificielle d’entreprise…

 

 


Une tribune de Florian Douetteau, PDG et co-fondateur de Dataiku


 

 

Google Duplex, Alexa, Siri, véhicules autonomes avec Tesla, Google Car, ou Uber, robots humanoïdes avec Nao… l’intelligence artificielle n’est plus de la science-fiction. Elle s’immisce dans notre quotidien et transforme nos vies.

Arrivée via des robots sur les lignes de montage, ou dans la maintenance via des outils prédictifs, entrée dans les directions marketing ou RH, par les chatbots, et dans les services de sécurité via la reconnaissance faciale, l’intelligence artificielle a, peu à peu, investi toutes les directions métiers.

Cette intrusion s’est faite par la technologie et les déploiements ont été réalisés majoritairement de manière isolée et avec des équipes réduites.

Résultat : les entreprises et notamment les grands comptes, se retrouvent aujourd’hui à la tête de nombreuses applications indépendantes et éparses dans les services mais sans réelle orchestration ni effort de capitalisation.

Si cette approche sans gouvernance des projets IA, était justifiable de par l’incertitude de l’intérêt de ce type d’application, elle n’a plus de raison d’être, les avantages de ces nouvelles technologies étant désormais prouvées.

Il est donc temps pour les entreprises de mettre en œuvre des stratégies d’intelligence artificielle globales, de passer à l’ère de l’Enterprise AI où l’automatisation est pensée comme un facilitateur déterminant sur chaque processus de l’entreprise.

 

L’Enterprise AI requiert l’adhésion de tous les collaborateurs

Passer à l’ère de l’Enterprise AI impose une adhésion globale de l’entreprise.

Mobilisation des collaborateurs, la direction générale doit être moteur et relayée par les managers et des ambassadeurs. L’Enterprise AI nécessite d’expliquer, de rassurer, de démontrer par des projets concrets que l’intelligence artificielle est un accompagnant, un facilitateur de tâches, et pas un substitut.

Elle requiert des collaborateurs qu’ils réfléchissent en quoi l’IA peut les aider dans leur quotidien.

Quelles sont les actions, les tâches chronophages qu’ils peuvent confier à une intelligence artificielle ? Quels nouveaux services utilisant l’IA peuvent-ils proposer aux clients ? Quelles applications peuvent-ils mettre en œuvre pour optimiser leurs processus et anticiper des  évènements ?

Un projet IA et, qui plus est, une stratégie globale d’IA doit être abordée sous l’angle d’un enjeu stratégique business et non sous celui de la technologie uniquement. Démontrer de la valeur d’une application IA et analytique constitue le meilleur atout pour démultiplier les énergies et les initiatives.

 

Pas d’IA sans culture de la data

Tout projet d’intelligence artificielle nécessitant de grands volumes de données, l’Enterprise AI, doit insuffler la culture de la data à tous ses collaborateurs.

Éducation, formations, ateliers, groupes de travail, tous les moyens doivent être utilisés pour amener chacun à adopter un comportement orienté donnée. Mais pour que l’ensemble reste contrôlable (et donc que l’IA soit capitalisable dans la valorisation de l’entreprise), les processus de création, de conception de test et de mise en production doivent également faire l’objet de toutes les attentions pour éviter les débordements, les erreurs, les incidents comme observés ces derniers mois.

Une fois adoptée, une stratégie d’Enterprise AI impose donc de mettre en place une gouvernance de la donnée où chaque collaborateur à son propre rôle et contribue à l’enrichissement, à l’exploitation et à la sécurité de la donnée.

 

Que ce soit dans la relation client, dans la logistique, la conception, la production, la maintenance, les ventes, les ressources humaines, les achats…  l’IA investit tous les métiers de l’entreprise.

Mais cette intelligence artificielle ne prendra toute sa valeur et ne permettra aux entreprises de créer de nouveaux produits, de nouveaux business, de rationaliser ses coûts et d’augmenter sa réactivité, que si elle est déployée à l’échelle de l’entreprise.

Le temps des hésitations est fini, l’IA a fait ses preuves. Toutes les entreprises doivent rejoindre l’ère de l’Enterprise AI…

 

 

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