Une  récente étude revient sur la puissance du marketing d’influence dans l’industrie mondiale de la beauté et présente sept priorités majeures pour les marques en 2018.

 

Traackr et Talk PR viennent de publier les résultats d’une étude internationale approfondie sur le secteur de la beauté, industrie qui a ouvert la voie du marketing d’influence.

L’étude «Marketing d’influence : les enseignements de la Beauté» présente les défis, les enseignements et l’évolution des pratiques du marketing d’influence dans ce secteur particulièrement avancé afin d’aider les entreprises, de tous secteurs d’activités, à anticiper les développements à venir et à mettre en œuvre leurs stratégies d’influence en 2018.

 

Basée sur l’analyse du contenu produit par 1000 influenceurs beauté dans le monde ces deux dernières années, ainsi que sur des entretiens avec des représentants de marques et d’agences et des influenceurs de renom, cette étude présente les 7 priorités pour maximiser l’impact de leur stratégie d’influence :

1) Construire une stratégie d’influence basée sur des données
2) Passer d’une collaboration ponctuelle à la construction d’une véritable relation avec les influenceurs
3 ) Mettre en en place d’une stratégie solide de compensation des influenceurs
4) Définir le bon mélange d’influenceurs, en fonction de leur typologie, pour un programme réussi
5) Déployer un programme d’influence à travers différentes marques et régions
6) Mesurer les résultats et démontrer l’impact
7) Aller au-delà de la promotion et stimuler l’innovation avec les influenceurs

 

Les principales conclusions de l’étude :

 

Les nombreux visages de l’influence dans la beauté

L’étude a identifié 8 types d’influenceurs et la meilleure stratégie d’engagement à adopter pour chacun d’eux :

  • la célébrité (ex: Kendall Jenner ou Gigi Hadid),
  • la marque personnelle (Huda Kattan ou Farah Dhukai)
  • l’expert (Caroline Hirons ou Sam McKnight)
  • le rédacteur beauté (Alessandra Steinherr ou Newby Hands),
  • le fondateur (Emily Weiss ou Nic Chapman),
  • le Lifestylist (Sivan Ayla Richards ou Calgary Avansino),
  • le leader de l’opinion (Sali Hughes ou Gayle Tait)
  • le disrupteur (James Charles ou Lisa Potter-Dixon)

 

L’influence ne s’obtient pas du jour au lendemain

  • La majorité des influenceurs augmentera son audience de moins de 50% par an
  • 10% de tous les influenceurs perdront de l’audience
  • Seulement 5% de tous les influenceurs, qu’ils soient des micro-influenceurs, des stars montantes ou des leaders, parviendront à augmenter considérablement leur audience en un an
  • Pour qu’un micro-influenceur atteigne le statut de macro-influenceur (plus de 500 000 abonnés), il faudrait qu’il soit dans le 95e percentile de croissance d’audience pendant trois années de suite. Ce n’est pas rien.

 

Le contenu sponsorisé ne tue pas l’engagement

  • L’utilisation de #ad et #spon (pour signaler du contenu sponsorisé) a augmenté de 54% au cours de la dernière année
  • Pourtant, l’engagement avec ces publications a plus que quadruplé
  • Quand elle est bien faite, une publication #ad peut fonctionner encore mieux que les messages organiques d’un influenceur
  • Quand elle est mal faite, une publication #ad génèrera 50% à 80% moins d’engagement que les publications organiques

 

Les programmes dans la durée maximisent l’impact

Pour étudier l’impact des programmes en continu, l’étude compare deux marques #TrippinWithTarte et #FriendsWithBenefits qui ont toutes deux utilisé des séjours pour générer des mentions.

#TrippinWithTarte a organisé plusieurs séjours, en construisant sur chacun d’eux pour impliquer au moins 55 influenceurs sur une période de 18 mois. Alors que #FriendsWithBenefits a organisé un seul voyage au cours de la même période

Sur cette période Tarte Cosmetics a gagné plus de 30% de mentions de plus que Benefit Cosmetics, et son hashtag de voyage a gagné 200% de mentions en plus…

 

Pierre-Loic Assayag, PDG de Traackr, déclare :

« Nous avons assisté à des transformations majeures dans le secteur de la beauté. Travailler correctement avec les bons influenceurs a permis à des marques de s’imposer ou de se réinventer.

Notre étude donne des exemples concrets de la façon dont les marques travaillent avec les influenceurs pour augmenter leur notoriété et défendre leurs intérêts, tout en maintenant des relations authentiques avec les influenceurs”.

 

Tanya Hughes, présidente de SERMO Communications à Talk PR, ajoute :

« Nous travaillons depuis toujours dans le business de l’influence. Mais maintenant que les influenceurs sont plus nombreux et captent davantage l’attention des consommateurs et des marques, les budgets suivent.

Au fur et à mesure que les dépenses en marketing d’influence augmentent, le suivi du retour sur investissement se fait plus précis aussi. Les influenceurs peuvent s’avérer être un outil commercial efficace et stratégique pour les marques si elles collaborent avec les bonnes personnes et de la bonne manière. Cette étude apporte un éclairage sur l’univers mouvant, parfois déroutant, mais toujours fascinant de l’influence.”

 

 

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