Si les français sont certes moins connectés pendant la période des vacances, 86% d’entre eux ne se déconnectent pas pour autant d’un point de vue professionnel !

Leur présence numérique est en fait essentiellement utilitaire : leur connexion est choisie plutôt que subie, ce qui impacte également leur comportements de consommation selon la dernière étude publiée par Odoxa…

 

Les outils numériques ont bouleversé le monde du travail. À tout moment et partout, un salarié peut se tenir informé des dossiers ou projets en cours, même en vacances.

Afin d’éviter les dérives et de protéger le temps de repos des salariés, le parlement a instauré un droit à la déconnexion. Mais y a la lettre et l’esprit de la lettre ou encore le droit… et la pratique !

La sixième vague de l’Observatoire des comportements de consommation par Odoxa et Emakina fait le point sur cette période particulière sur bien des points…

 

Pas de déconnexion pour 86% des Français !

Car dans les faits, les Français restent connectés, même en vacances. Parmi les Français concernés, seuls 14% ne consultent pas du tout leurs mails professionnels. 86% consultent au moins épisodiquement leur courrier numérique pendant leurs congés.

 

 

Tous ne se montrent pas aussi « assidus ». Plus d’un quart tout de même (26%) répond quasiment systématiquement aux sollicitations.
Plus détachés, 19% consultent leurs mails mais attendent leur retour au bureau pour y répondre. Mais le comportement le plus fréquent -adopté par 41% des actifs- se situe entredeux : lire mais ne répondre qu’aux urgences ou dossiers importants.

Les Français perçoivent donc les vacances comme une période d’inactivité pas tout à fait totale, durant laquelle ils ne sont pas dans l’obligation de répondre, ce qui ne leur interdit pas d’être « à jour » et de se tenir informés.

 

Du temps de surf utile

La déconnexion est donc rarement absolue, elle s’entend plutôt pendant les vacances comme une « connexion moindre ».

C’est-à-dire qu’aller sur Internet, que ce soit pour les loisirs ou pour des raisons professionnelles, n’apparaît pas comme un interdit de principe mais une connexion moins fréquente qu’à l’accoutumée.

Comme pour les mails que les Français consultent sans y répondre systématiquement, ils passent moins de temps de loisir sur Internet pendant leurs congés : 58% affirment passer moins de temps sur Internet que d’habitude.

 

 

A l’inverse, 16% se connectent davantage et 26% ne modifient pas leur comportement pendant les vacances.

Ces chiffres d’ensemble masquent quelques disparités générationnelles.

Ainsi les 50-64 ans se détournent encore davantage d’Internet en vacances que la moyenne (68% ; + 10 pts) quand les plus jeunes sont plus nombreux à se connecter davantage en vacances (34% ; + 18 pts).

Mais il ne s’agit que de nuances, les Français profitent bien de l’essentiel de leur disponibilité pour retrouver leur famille ou leurs amis. Ils voyagent quand ils le peuvent, se ressourcent… plutôt qu’utiliser ce temps supplémentaire pour surfer sur internet.

 

Une opportunité pour le commerce ?

Ce changement de comportement est une opportunité pour les commerçants : le Français qui se rend sur internet pendant ses vacances le fait moins pour flâner que pour trouver des idées d’activités ou de sorties.

Il y passe moins de temps mais y va avec un réel objectif, ce qui est une vraie incitation pour les commerçants à être référencés, identifiables et facilement accessibles sur la toile.

 

 

On peut même aller jusqu’à dire que les vacances sont une période où le numérique est plus important que jamais pour les commerçants : les personnes présentes dans leur zone de chalandise sont par définition des personnes qu’elles ne connaissent pas, ne sont pas des clients habituels, n’ont que pas ou peu de repères sur place donc sont en recherche d’une information pertinente et rapide.

 

Nicolas Borgis, managing director d’Emakina explique:

“En vacances le consommateur est moins connecté mais quand il l’est c’est de manière choisie et utilitaire. Depuis son mobile, il veut trouver des recommandations adaptées à ses goûts et exige une expérience fluide de bout-en-bout. Les commerçants sont en retard mais ceux qui proposent une expérience online efficace ont l’opportunité d’attirer cette clientèle de passage”. 

 

 

 

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