Les Français, plus sensibles au prix que leurs voisins européens



Les achats en ligne ont aujourd’hui la cote. Suite, en partie, à la pandémie de Covid19, de plus en plus de Français préfèrent désormais faire leurs achats en ligne plutôt qu’en magasin. Mais là n’est pas la seule raison…

En effet, 64,7% des consommateurs interrogés lors d’une récente étude Dealabs [1] déclarent qu’il leur est plus facile de comparer les prix sur internet.

Mais dans quelle mesure les consommateurs français sont-ils réellement sensibles aux prix ?


Les Français, chasseurs de bons plans…


Sans surprise, une large proportion des Français souhaiterait faire des économies (74,9 %) si bien que beaucoup se considèrent comme de réels chasseurs de bons plans.

D’ailleurs, cette proportion est particulièrement élevée chez les jeunes générations (18-24 ans : 76,9 % / 25-34 ans : 75,8 %), et nettement moins visible chez les seniors (55 à 64 ans – 67,4 %).

De plus, les hommes (77,3 %) se considèrent davantage comme des chasseurs de bonnes affaires, toutes tranches d’âge confondues 72,9% pour les femmes).

En plus d’interroger les Français, Dealabs a également mené son étude au Royaume-Uni et en Allemagne. Les consommateurs se considèrent respectivement à 86,7 % et à 83,9 % comme des chasseurs de bons plans.


Le prix, loin d’être le seul facteur de décision


Même si de nombreux consommateurs disent chercher essentiellement les bonnes affaires, pour beaucoup, le prix n’est le seul critère pour arrêter leur décision d’achat. 

En effet, l’étude Dealabs montre que seul un tiers des consommateurs français (33,2 %) considère le prix comme étant un critère déterminant (contre 21,6 % en Allemagne 43,5 % aux Royaume-Uni).

Mais, d’autres facteurs ayant davantage d’influence sur leur décision d’achat ont pu être mis au jour par cette enquête.

En fait, deux tiers des Français donnent la préférence (66,8 %) à la qualité d’un produit (15,6 %), les résultats de tests produits présents dans les médias (25 %) ou encore les avis/évaluations des autres consommateurs (16,3 %).

D’ailleurs, les Français semblent plus sensibles aux « tests » publiés dans les médias que leurs voisins européens : 10,9 % des Allemands y prêtent attention et seuls 2,7% des Britanniques estiment ce critère pertinent.

Dans une certaine mesure, cette tendance semble la même concernant les avis des consommateurs ayant déjà utilisé le produit : seuls 13,4 % des Allemands et 18,6 % des Britanniques se disent influencés par cette dimension. En revanche, ils sont plus nombreux que les Français à citer la « qualité du produit » comme critère d’achat essentiel.


Acheter à l’étranger est un phénomène plutôt répandu


De nombreux consommateurs choisissent d’acheter des produits spécifiques sur des sites étrangers pour faire des économies.

En France, ils sont 82,4 % à l’avoir déjà fait, soit un peu plus nombreux que les Britanniques (76,4 %) et un peu moins que les Allemands (84,7 %).

En termes de fréquence, un Français sur cinq (20,9 %) a commandé plus de 5 fois sur les sites étrangers sur l’année écoulée, contre seulement 14,6 % en Allemagne et 13,2 % au Royaume-Uni.

Cette tendance varie quelque peu en fonction du genre. Alors que les hommes sont 87,4% à avoir déjà passé ce type de commandes, les femmes ne sont que 77,4%.

De plus, les jeunes générations sont plus susceptibles d’acheter à l’étranger que les seniors : seuls sept seniors sur dix (70,0 %) y ont eu recours d’après Dealabs.


Prix et disponibilité des produits : duo gagnant des achats à l’étranger

Les consommateurs ont de nombreuses raisons d’acheter à l’étranger.

Néanmoins, deux critères semblent sortir du lot : le prix et la disponibilité.

Contrairement aux achats faits sur le territoire, les achats effectués à l’étranger ont souvent pour principale motivation un prix plus intéressant. 82,6% des Français sont d’accord avec cette affirmation selon l’étude Dealabs.

Les consommateurs britanniques et allemands ne font pas exception à la règle : pour les Allemands aussi, un prix plus intéressant (79,3 %) est l’argument décisif. Les consommateurs britanniques sont un peu moins sensibles à cet aspect avec seulement 72,6 % d’entre eux qui partagent cet avis.

Même si la disponibilité d’un produit est le critère qui arrive en seconde position, il reste très loin derrière le facteur prix : 44,7% des consommateurs français font appel à des e-commerçants étrangers pour accéder à des produits indisponibles dans leur pays d’origine (contre 49,4 % Allemagne et 46,5 % au Royaume-Uni).

Les raisons pour lesquelles consommateurs éprouvent des réticences à commander à l’étranger sont également intéressantes à étudier : 31,7 % ont déclaré qu’ils n’ont tout simplement pas encore trouvé la bonne affaire, et 43,8 % craignent de devoir payer des droits de douane élevés lorsque le produit arrivera sur le territoire.

D’ailleurs, les consommateurs britanniques (47,6 %) et allemands (40,3 %) se sentent davantage concernés par ce dernier critère.


La Chine et l’Allemagne, grands gagnants du e-commerce transfrontalier


C’est en Chine que les Allemands (61,6 %) et les Britanniques (53,48 %) commandent le plus via Internet, les Français ne sont pas en reste avec 53,1 % des consommateurs concernés.

Les consommateurs de l’Hexagone achètent également, mais dans une moindre mesure, en Allemagne (52,3 %) ou au Royaume-Uni (34,9 %). L’Espagne (19,2 %) et les États-Unis (15,1 %) complètent le top 5.    



Si les Français sont si nombreux à commander en Chine, c’est sans doute pour y trouver des produits électroniques au meilleur prix (46,1 %).

La mode (40,3 %) vient en deuxième position, suivie par les jeux vidéo (27,7 %).

Les jouets (20,2 %) et les articles de sport (18,5 %) complètent le top 5 des produits particulièrement plébiscités.  


Mais ce qui est vrai pour les consommateurs français ne l’est pas forcément pour nos voisins.

En effet les acheteurs allemands et anglais n’achètent pas vraiment auprès de nos boutiques en ligne. Ils n’ont été respectivement que 13,5 % et 12,8 % à avoir commandé des produits en provenance de l’Hexagone.

La balance commerciale est donc tout sauf équilibrée…







[1] Etude menée auprès de 2000 consommateurs