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Insights

Influenceurs: Le début de la fin ?

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L’influence marketing aura sans conteste été l’un des buzzword de cette année. Pourtant, d’après une récente étude, les consommateurs se lasseraient déjà des influenceurs dont la cote de confiance commence à sérieusement s’effriter…

 

 

Alors que l’ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité) a établi un ensemble de bonnes pratiques pour orienter l’activité des influenceurs vers plus de qualité, la nouvelle étude internationale de Bazaarvoice, menée en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, souligne le peu de crédit accordé aux influenceurs par les consommateurs européens.

La confiance et la crédibilité des informations données sur Internet deviennent en effet un sujet majeur de préoccupation et les influenceurs doivent, dans ce contexte, faire leurs preuves.

Plus de 4 000 consommateurs en Europe, dont 1 000 Français, se sont prêtés au jeu de la toute dernière étude de Bazaarvoice. Parmi les enseignements clefs, on peut souligner le fait que les influenceurs sont en perte de vitesse et que le contenu généré par les consommateurs est perçu comme plus authentique.

69% des consommateurs français font ainsi davantage confiance à leurs pairs qu’à des influenceurs pour prendre des décisions d’achat

Il sera également intéressant d’étudier dans les années à venir la perception des influenceurs par les plus jeunes générations, les Millenials, plus enthousiastes que leurs aînés envers les blogueurs et personnalités.

 

Baisse de 25 % de la légitimité des influenceurs

Alors que seulement 49 % des consommateurs français disent interagir tous les jours ou plusieurs fois par jour avec des influenceurs, 25 % estiment passer moins de temps à regarder les contenus des influenceurs cette année par rapport à l’année précédente.

43 % des sondés expliquent que c’est par ce que le contenu est répétitif ou qu’il laisse à désirer en termes de qualité (pour 27 % des personnes interrogées).

62 % des Français interrogés pensent que les influenceurs profitent de publics jeunes et influençables et 44 % disent que leurs blogs ne représentent pas la vie réelle.

Une très grande majorité – 69 % en France et 78 % au Royaume-Uni – expliquent qu’ils font plus confiance à des avis émis par leurs pairs – d’autres consommateurs -, plutôt qu’à des influenceurs (22 %) ou des journalistes (9 %) pour prendre des décisions d’achat.

Et ils sont 41 % à estimer ne pas savoir si les influenceurs font la promotion de bonnes pratiques éthiques dans leurs activités quotidiennes. En Allemagne, le constat est plus sévère, puisque 32 % des sondés estiment que les influenceurs ne font pas la promotion d’attitudes éthiques.

40 % des Français interrogés déclarent considérer que l’action des influenceurs revient à exercer un véritable métier, avec une rémunération à la clef. Ils estiment donc que leur action est influencée par des motivations financières.

Interrogés sur le fait de savoir s’ils ont déjà acheté des biens et services sur recommandation d’un influenceur, 35 % des personnes répondent que ce n’est pas le cas.

Enfin, 48 % des consommateurs français disent qu’il est grand temps d’adopter des règles plus strictes pour encadrer l’action des influenceurs sur Internet. C’est tout à fait comparable au marché britannique, avec 49 % des sondés en faveur d’une meilleure régulation. Seuls 22 % des Français interrogés estiment que celle-ci n’est pas nécessaire.

 

S’appuyer sur les avis consommateurs pour gagner en crédibilité

74 %des consommateurs français (et 78 % des Britanniques) pensent que les influenceurs devraient partager plus de contenu issu des clients lorsqu’ils font la promotion de produits, ceci afin de garantir plus d’impartialité. Les Millenials (18-24 ans) sont plus enthousiastes sur ce sujet (79 %) que les plus âgés de 65 ans et plus (58 %).

Ceci signifie que le Contenu Généré par les Consommateurs (CGC) devrait être utilisé par ces derniers pour gagner en crédibilité et bâtir des relations de confiance avec les utilisateurs du Net.

Benjamin Dunkel, Head of Solution Consulting & Retail Acquisition EMEA chez Bazaarvoice, note :

« Aujourd’hui, le contenu que nous nous attendons à trouver lorsque nous prenons des décisions d’achat ne se limite plus aux avis ou aux questions et réponses provenant d’autres consommateurs et que nous pouvons trouver sur le Net.

Nous faisons de plus en plus appel à notre imaginaire et pour cela les photos et vidéos – générés par les consommateurs – sont les bienvenues et de plus en plus attendues. 

Les influenceurs doivent donc impérativement saisir toute l’importance du CGC et adopter de nouvelles méthodes de travail s’ils entendent rester une source d’information crédible aux yeux des consommateurs. » 

 

Ce constat, notamment en ce qui concerne l’importance des contenus visuels, se reflète dans les résultats de l’étude.

YouTube, par exemple, se classe second derrière Facebook dans les plateformes considérées comme les plus authentiques (26 % pour YouTube et 29 % pour Facebook). Les Français les plus jeunes sont d’avis que YouTube se démarque par son authenticité par rapport aux autres plateformes (pour 34 % d’entre eux).

 

Les nouvelles générations face à l’influence marketing

Les enseignements de l’étude de Bazaarvoice doivent être nuancés en fonction des différentes perceptions selon les générations. En effet, les plus jeunes, sont, sans surprise, plus enthousiastes lorsqu’il s’agit d’évaluer la pertinence du contenu des influenceurs.

Parmi les principales vertus qu’ils attribuent aux plateformes d’influenceurs, on peut citer :

  • nous encourager à obtenir ce que nous recherchons (65 %)
  • nous fournir des divertissements sans danger, notamment pour la santé (44 %)
  • éduquer les plus jeunes (37 % en France et 48 % au Royaume-Uni).

 

Un paradoxe se dessine : si 45 % des jeunes de plus de 18 ans estiment que les influenceurs font la promotion d’attitudes éthiques et bienveillantes, 43 % des Millenials estiment que des règles plus strictes devraient être adoptées pour encadrer l’activité des influenceurs. Seul un tiers ne voit pas la nécessité d’une régulation de cette activité.

Les plus jeunes générations semblent donc se doter d’un sens critique vis-à-vis des influenceurs et ne font pas aveuglément confiance à ces derniers.

Qu’en conclure ? Le Marketing d’Influence pourra jouer un rôle plus important à l’avenir, une fois que les Millenials auront grandi et acquis un pouvoir d’achat digne de celui des plus âgés.

 

Joe Rohrlich, Directeur Général EMEA chez Bazaarvoice, commente pour conclure :

« Il est clair que les influenceurs doivent veiller à améliorer la qualité et l’authenticité des contenus qu’ils produisent. Il s’agit de trouver un équilibre entre les attentes des annonceurs et des publics, entre le contenu promotionnel et les résultats que l’on peut raisonnablement en attendre et qui peuvent être atteints. »

 

 

Insights

Des Français plutôt confiants face à l’IA

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Personne n’échappe à la vague de l’intelligence artificielle : aujourd’hui près de 9 français sur 10 en ont déjà entendu parler et, même si plus de la moitié d’entre eux ne sait pas encore de quoi il s’agit exactement, ils ont un a priori plutôt positif à son sujet…

 

L’IA semble petit à petit se démocratiser et n’est désormais plus inconnue du grand public.

Ainsi, 88% des Français interrogés dans le cadre d’une étude menée par Microsoft avec l’Ifop ont déjà entendu parler de l’Intelligence Artificielle et près de la moitié (48%) sait précisément de quoi il s’agit.

 

L’IA : Une notion encore vague mais plutôt bien accueillie

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser spontanément, près des trois quarts (73%) des Français qui ont déjà entendu parler d’IA en ont une bonne image, et ont confiance (63%). 

 

 

 

Ils l’associent à une intelligence autonome capable d’apprentissage (30%), à la robotique (21%) ainsi qu’à la simplification des tâches et à l’aide qu’elle peut apporter aux humains (9%) ; 

Seule une minorité d’entre eux la qualifie spontanément de menaçante (5%) voire de dangereuse (1%). 

 

La bonne image de l’Intelligence Artificielle repose principalement sur son aspect utile (à 49%), pratique et facilitateur au quotidien (51%).

 

 

 

A l’inverse, et dans une moindre mesure, les principales sources de méfiance spontanément évoquées par les Français ayant une mauvaise image de l’IA résident dans une déshumanisation de la relation (6%) ainsi qu’à leur peur qu’elle remplace l’humain pour certains emplois (17%).

 

 

D’ailleurs, 62% des personnes interrogées souhaiteraient être davantage sensibilisées sur les conséquences et les applications pratiques de l’Intelligence Artificielle dans leur quotidien professionnel.

 

 

L’IA est déjà présente au quotidien…

 

Paradoxe apparent en matière d’usage : son utilisation est bien plus fréquente dans le quotidien des Français qu’ils ne le pensent spontanément.

 

 

Ainsi, si seulement 21% des personnes interrogées reconnaissent avoir déjà utilisé des produits ou services intelligents, ils sont plus de la moitié à avoir déjà eu recours à un assistant vocal depuis un smartphone ou une tablette (50%) ou à une application permettant de corriger ou de compléter un texte sur ces mêmes écrans (70%).

 

 

 

« Face à une technologie émergente, les Français fondent leur avis sur une comparaison avec d’autres innovations qu’ils ont pu voir se mettre en place, à commencer par l’automatisation et la robotisation au cours des années 70 et ce, même si ces technologies sont de nature différente » souligne Jérôme Fourquet, Directeur du département Opinion et Stratégies d’entreprise d’IFOP.

« C’est ce qui explique qu’ils redoutent d’avantage un impact de l’Intelligence Artificielle sur l’emploi qu’une possible prise de contrôle sur l’esprit humain si souvent véhiculée par la littérature ou le cinéma. 

Il n’en reste pas moins que les Français affichent globalement une confiance pragmatique dans le développement d’une Intelligence Artificielle qu’ils ont commencé à s’approprier mais dont ils ont encore du mal à appréhender l’ensemble des opportunités qu’elle va offrir au quotidien. »

 

 

 


Méthodologie :

Etude réalisée du 16 au 19 octobre 2018 sous forme de questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon de 1 505 personnes composé de : un échantillon de 1 004 individus représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus ; un sur-échantillon de 501 salariés représentatif de la population française salariée.

Ajouté au nombre de personnes de cette cible obtenue naturellement dans l’échantillon principal, le nombre total de salariés s’élève à 989. La représentativité de l’échantillon global a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Un redressement a également été réalisé pour ramener les répondants salariés à leur poids réel au sein de la population française de 18 ans et plus.

 

 

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Digital

Mon banquier est un GAFA

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12% des Français seraient déjà prêts à souscrire un produit bancaire auprès de Google et consorts…

 

 

Selon la 2e édition de l’observatoire bancaire consacrée à l’ubérisation bancaire réalisée par Prisma Media Solutions avec l’institut CSA, 85% des Français (+2 points vs 2016) pensent que le secteur bancaire est en train de changer…

 

Ubérisation en vue?

Si les banques n’ont pas aujourd’hui peur d’être directement « ubérisées », ce sont plus d’un tiers des Français (35%, stable) qui considèrent sèchement que « les banques sont des intermédiaires inutiles »…

55% (+4 points vs 2016) prédisent que «demain, les principaux concurrents des banques seront Google, Apple, Facebook ou Amazon…».

Et dès aujourd’hui, ce sont 12% d’entre eux qui seraient prêts, dans l’absolu, à souscrire un produit bancaire auprès d’un des GAFA.

 

A qui profite la digitalisation?

Dans ce contexte, les banques en ligne de « première génération » semblent dors et déjà tirer leur épingle que jeu avec 40% de Français qui seraient prêt à devenir clients.

Cette attractivité se porte cette année à 31% pour les Assureurs, 20% pour les Distributeurs et 12% pour les « néo-banques » ou « opérateurs télécoms ».

Parmi ces acteurs d’horizon divers, l’arrivée d’Orange Bank n’est pas passée inaperçue, au moins en Notoriété assistée, avec un score de 63% à mettre en perspective aux 5 et 3% des ambitieux N26 et Revolut.

 

A nouvelles offres, nouveaux comportements

En parallèle, des usages s’affirment et de nouveaux comportements émergent.

En mode collaboratif, les cagnottes en ligne ont basculé en 2 ans dans la sphère grand public avec leur notoriété qui est passé de 38 à 63% ; quand le crowdfunding progresse, lui, beaucoup plus timidement.

Autre fait notable, si 73% des Français connaissent les cryptomonnaies, seuls 4% d’entre eux en ont acheté.

Parmi les nouveaux services développés par les FinTechs, les applis de transfert d’argent intéressent, quand les outils de gestion (de type « agrégateurs de compte ») offrent actuellement plus de perspectives d’usages que des outils de pilotage de l’épargne (de type « robo-advisors »).

 

Entre distance et intérêt, frilosité et mobilité facilitée par les nouvelles lois, les Français expriment donc beaucoup d’attentes en termes tarifaires, comme en termes de compétences et d’écoute.
Un message clair que les banques traditionnelles seraient bien avisées d’écouter sous peine de voir leurs clients filer vers la Silicon Valley…

 

 


Cette enquête a été réalisée par PMS et l’institut CSA auprès d’un échantillon de 1 002 interviewés représentatifs des Français, notamment en termes de bancarisation (redressement sur l’étude OPERBAC).

 

 

 

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Insights

Achats de Noël : le web rattrape les magasins

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Si le budget moyen consacré aux achats de Noël est en légère baisse d’une année sur l’autre, les ventes en ligne, elles, ne cessent de progresser, au point de faire désormais jeu égal avec les magasins.

 

Proximis vient de publier les résultats de son étude, réalisée par OpinionWay, sur les intentions d’achats des français à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Principaux constats, si le budget moyen dédié à cette période continue de baisser (-12% en 6 ans), les consommateurs semblent désormais se tourner autant vers les sites web que vers les magasins pour réaliser leurs achats.

Si 72% des français continuent de faire leurs courses en magasins à cette occasion, ils sont aussi 65% à se tourner vers le e-commerce avec un panier moyen quasi-égal entre les deux canaux de vente.

Loin de s’opposer, e-commerce et magasins semblent de plus en plus être associés naturellement par les acheteurs durant cette période de fêtes.

 

Un budget cadeaux à la baisse

Bien que le pouvoir d’achat soit légèrement à la hausse depuis 2013 au regard des statistiques INSEE, il semblerait, comme de nombreux médias l’indiquent, que les Français peinent à y croire.

Cette étude vient ainsi renforcer cette analyse. A la baisse de 45€ depuis 2012, le budget cadeaux des Français pour les fêtes de fin d’année s’établit à 342€.

 

 

Il est estimé à 189€ (vs 200€ en 2012) sur internet avec des hommes plus dépensiers que les femmes pour un montant moyen de 209€ contre 172€ pour ces dernières.

Si les 18-24 ans comptent dépenser 137€, les 50-64 ans dépenseront de leur côté 220€.

Autre différence notable, le budget des CSP+ estimé à 226€ contre 145€ pour les CSP-.

En magasin, ce budget est estimé à 201€ alors qu’il l’était à 243€ en 2012. Les 65 ans et plus dépenseront 295€ tandis que le 18-24 ans débourseront 111€.

 

Des Français majoritairement prévoyants

Nous avons tous connu les joies des points de vente bondés à quelques encablures du jour J. Pourtant, 3 Français sur 4 prévoient de réaliser leurs achats au moins trois semaines avant Noël, 85% au moins deux semaines avant et 91% avant le dernier week-end avant Noël.

A l’inverse, 21% d’entre eux attendront les deux dernières semaines pour réaliser leurs achats.

 

En parallèle, la livraison ou les « enjeux du dernier kilomètre » en matière d’e-commerce ne sont pas sans conséquences sur le comportement des consommateurs.

Cet état de fait tout au long de l’année prend une dimension encore plus importante en période de fêtes.

Ainsi, 57% des Français jugent qu’il est plus prudent d’acheter ses cadeaux en magasin après le 10 décembre et 26% après le 17 décembre.

 

E-commerce et magasins à armes égales?

Alors que 89% des Français prévoient d’acheter un cadeau, 65% le feront sur internet et 72% en magasin. Dans le détail, 54% le feront face à leur écran d’ordinateur, 46% dans une grande surface et 42% dans un magasin spécialisé (soit moins 7% depuis 2012).

 

Si les grands magasins et l’achat depuis smartphone ou tablette totalisent 15% des intentions, il est toutefois intéressant d’observer que le mobile grimpe en toute logique de 11 points depuis 2012 alors que les grands magasins enregistrent une baisse de 10 points.

 

Internet : pratique, économique, mais aussi source de stress

Pour 58% des Français, l’e-commerce permet avant tout d’éviter la cohue dans les magasins et 49% estiment qu’internet facilite les achats à toute heure.

Aussi, 23% déclarent que le commerce en ligne accélère le processus d’achat. Au-delà de ces aspects pratiques, l’aspect économique fait loi.

En effet, 49% des consommateurs estiment que l’e-commerce donne accès aux meilleurs prix et 42% apprécient le fait de pouvoir comparer facilement les produits.

 

 

En parallèle, 40% des Français déclarent avoir peur de ne pas être livrés à temps pour Noël, 39% déplorent le fait de ne pas pouvoir essayer ou voir les produits, 36% les frais de livraison et 34% les délais de livraison.

Enfin, 25% pointent du doigt le risque de ne jamais recevoir leurs colis, et ce à juste titre car 30% déclarent avoir rencontré ce problème au moins une fois et 10% à plusieurs reprises.

 

Magasins : l’avantage produit

Cohue (54%) et attente en caisse (40%) représentent les deux principaux facteurs de stress en magasin.

En parallèle d’autres inconvénients peuvent freiner les ardeurs des consommateurs la distance comme à parcourir ou la difficulté de garer sa voiture pour 21% d’entre-eux ou encore la recherche du meilleur prix (19%).

Si l’e-commerce offre de nombreux avantages au consommateur, le point de vente physique bénéficie d’arguments solides pour assurer sa pérennité.

Ainsi, 56% des Français estiment avantageux de pouvoir voir ou essayer un produit en magasin. 48% déclarent apprécier d’avoir leurs produits immédiatement et 33% d’être en mesure de les échanger plus facilement. L’apport du conseil ou le service paquet cadeau offrent un véritable plus pour 24% des Français.

Enfin, pour 33% des consommateurs, le magasin permet de s’immerger dans l’ambiance de Noël et 22% apprécient de pouvoir trouver facilement de l’inspiration pour faire plaisir à ses proches.

 

Commerce ou E-commerce ? Non, les deux.

38% des Français déclarent que l’achat en ligne et la livraison à domicile correspond à la démarche idéale pour effectuer ses achats de Noël.

Pour autant, le commerce traditionnel n’a pas dit son dernier mot au regard des26% de consommateurs pour qui acheter en magasin et repartir avec son produit sous le bras constitue la démarche idéale pour faire son shopping de Noël.


Positionnement hybride et symbole de la symbiose entre le monde digital et réel, acheter en ligne et compléter en magasin correspond aux aspirations de 14% des Français et 11% pour le click and collect, c’est-à-dire l’achat en ligne et le retrait en magasin.

 

Les attentes des Français en matière d’e-commerce

Un certain nombre de services incitent ou inciteraient davantage les Français à faire leurs emplettes sur internet. En l’espèce 82% attendent la gratuité des frais de port alors qu’ils étaient 89% en 2012.

Les offres de nombreux e-marchands ont progressé en la matière et c’est aujourd’hui devenu la norme à partir d’un certain montant dans le panier de l’acheteur voire quel que soit le montant lorsque vous bénéficiez d’un abonnement.

 

Il en va de même pour la garantie de livraison en 24h attendue par 68% des Français alors qu’elle l’était à hauteur de 82% en 2012.

Enfin, notons que les attentes en matière de gratuité de frais de ports se matérialisent également pour les retours, échanges ou remboursements d’articles.

 

 

 

 


Méthodologie

Cette étude a été réalisée sur un échantillon de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI. Enquête réalisée les 10 et 11 octobre 2018.

 

 

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Centennials, la nouvelle génération cible des marques

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Prochaines cibles des marques, les “Centennials” sont amenés à jouer un rôle majeur à moyen terme.

Première génération à n’avoir jamais connu de monde sans Google, ces jeunes âgés de 13 à 21 ans influent sur les dépenses familiales et le choix des marques plus encore que leurs aînés, les fameux “Millennials“…

 

Les plus âgés des Centennials fêtent leurs 21 ans cette année et l’ensemble des moins de 21 ans représente aujourd’hui 35% de la population mondiale et 26% de la population française.

Faisant d’ores et déjà de l’ombre aux Millennials, ils sont devenus un nouveau moteur économique pour les marques en exerçant une influence croissante sur les choix de consommation de leurs familles.

Le nouveau rapport mondial ‘Centennials at 21‘ réalisé par le groupe Kantar en 2018, analyse les comportements et les attentes de cette population aussi baptisée Génération Z. Il souligne à quel point il est crucial pour les marques de se connecter à leurs valeurs, à leurs convictions et à leurs attentes, sous peine de voir leur croissance freinée…

 

Biberonnés au numérique

Dépendante du numérique, cette génération n’a jamais connu un monde sans Google.

A l’inverse des Millennials, les Centennials ont été influencés par un manque de contrôle dans un monde disruptif, une exposition à des idées variées, la possibilité et la pression d’être toujours connectés.

Le web comme 1ère source d’information

Les Centennials ont l’habitude d’obtenir des informations et des divertissements quand ils veulent, où ils veulent et comme ils veulent.

80% des Centennials au niveau mondial et 67 % en France déclarent se servir d’un téléphone portable pour accéder à Internet.

En France, 60% (68% au niveau mondial) déclarent qu’Internet est leur source principale d’information et de divertissement contre 55% des adultes (61% au global).

Jamais sans mon mobile

Au niveau mondial, ils consultent leur smartphone jusqu’à 30% plus régulièrement que les plus de 21 ans. Ils consacrent jusqu’à 35% de plus de temps à leur appareil pendant la journée.

En France, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, ils sont encore plus dépendants à leur smartphone que les Millennials : en moyenne, ils passent 2,40 heures par jour sur leur appareil mobile, contre 2,12 heures en moyenne pour les Millennials.

Pourtant, un peu plus du tiers (34%) des Centennials à travers le monde et dans une même proportion en France, pensent qu’ils utilisent trop leur téléphone.

Ils sont également très actifs sur les réseaux sociaux. Au niveau mondial, en moyenne ils consacrent chaque jour 30 minutes à SnapChat, 28 minutes à Facebook Messenger, 22 minutes à Twitter et 11 minutes à Facebook.

Exigeants et anti-pub

Ils sont prompts au changement si leur expérience d’une marque ne répond pas à leurs désirs ou à leurs besoins : 62% n’utiliseront pas une application ou un site Web avec une navigation compliquée.

De plus, ils souhaitent éviter toute publicité jugée intrusive. 63% des Centennials affirment avoir installé un bloqueur de publicité (ad-blocker) sur leur téléphone portable ou leur ordinateur fixe.

En France, les Centennials dépassent ce score mondial loin devant la population générale : 74 % d’entre eux ont installé un ad-blocker, contre 53 % des adultes français.*

 

Influenceurs-nés

Les Centennials ont beau être encore jeunes, leurs compétences technologiques dépassent souvent celles de leurs parents.

De nombreuses familles se tournent vers leurs ados pour recueillir des informations sur les produits, comparer les avis et recevoir des conseils sur le processus d’achat.

Au global, trois Centennials sur quatre affirment avoir influé les dépenses de leur famille.

Cette influence est encore plus marquée sur les dépenses des aliments et des boissons (77%), des meubles (76%) et des appareils ménagers (73%).

Elle est aussi supérieure à la moyenne pour les voyages (66%), la restauration hors domicile (63%), l’électronique (61%) ou encore les vêtements et chaussures (60%).

 

De la nouveauté avant tout

55% des Centennials français (71% au niveau mondial) recherchent régulièrement des occasions d’ajouter de nouvelles expériences pour animer leurs activités quotidiennes contre 46% des adultes français (58% au global).

De nombreuses marques ont répondu à cette attente à travers des boutiques éphémères, des produits en édition limitée, ou l’accès à des contenus premium.

Au niveau mondial, 56% des Centennials affirment également que le fait d’accorder la priorité aux expériences plutôt qu’aux biens matériels est important pour leur vie personnelle.

Les marques vont donc devoir chercher de nouvelles occasions de générer de la croissance par l’expérience, ce qui ne va pas forcément de pair avec leur offre historique.

 

Olivier Auroy, Directeur Général de Kantar Consulting France commente :

« À mesure que les Centennials vieillissent et atteignent l’âge adulte, ils vont remodeler les secteurs et forcer les  entreprises à se remanier.

Les marques qui savent se réinventer ont commencé à  déchiffrer leurs signaux et anticipent la façon dont les Centennials vont influencer leur futur.

Comprendre les valeurs et les motivations de cette génération permet de se positionner avec succès à mesure que les Centennials vont prendre le pouvoir. »

 

 

 

 


A propos du rapport « Centennials at 21 ».

Le rapport « Centennials at 21 » réalisé par le groupe Kantar en 2018 compile les résultats et analyses de différentes études sur les Centennials opérées entre 2017 et 2018 par les sociétés du groupe parmi lesquelles, l’outil Global MONITOR de Kantar Consulting, AdReaction de Kantar MillwardBrown, Connected Life de Kantar TNS et des données IBM pour Kantar.

Les données ont été collectées sur la base de questionnaires Internet et d’entretiens face à face auprès de 32 000 consommateurs âgés de 13 ans à 21 ans dans 25 pays*.

* Amérique du Nord : Etats Unis et Canada – Europe : Allemagne, Espagne, France, Grande Bretagne, Italie, Pologne, Russie, Turquie – Asie/Moyen Orient : Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines, Malaisie, Indonésie – Oceanie : Australie – Afrique: Nigeria, Afrique du Sud – Amérique Latine : Argentine, Brésil, Colombie, Mexique.

 

 

 

 

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