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Le foot fait vendre, mais plus à n’importe quel prix…

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Le foot fait vendre, mais plus à n’importe quel prix…

En France, l’enthousiasme des supporters de foot ne suffit plus à déclencher l’achat impulsif…


Chaque coupe du monde de football déclenche le même phénomène : les ventes de maillots, écharpes, ballons et autres produits dérivés s’envolent. Pour les e-commerçants, ces événements représentent des pics d’activité majeurs et des opportunités commerciales difficiles à égaler.

Mais en 2026, un constat s’impose : si le football continue de stimuler les achats, il ne fait plus accepter n’importe quelles conditions de vente.

Les consommateurs français restent prêts à dépenser pour soutenir leur équipe, mais ils arbitrent davantage leurs achats et se montrent particulièrement exigeants sur les frais de livraison et la qualité du service.

C’est ce que révèle l’ « Enquête sur le merchandising – Football 2026 » réalisée par Packlink auprès de consommateurs français, espagnols et italiens.

Son principal enseignement : l’émotion suscitée par un grand événement sportif ne suffit plus à faire sauter les derniers freins à l’achat…



Coupe du monde : les Français prêts à dépenser, mais pas à n’importe quel prix

Contrairement à l’idée d’un consommateur emporté par la ferveur d’une grande compétition, les Français continuent d’acheter des produits dérivés, mais le font avec méthode.

L’étude montre que 42 % des supporters prévoient de consacrer entre 51 et 100 euros au merchandising sportif, tandis que 15 % envisagent un budget compris entre 100 € et 200 €.

Ces montants confirment que le football demeure un puissant levier commercial pour le e-commerce. Les maillots officiels, équipements et accessoires continuent d’attirer les consommateurs, preuve que les grands rendez-vous sportifs restent des accélérateurs de ventes.

En revanche, la logique d’achat évolue. Les consommateurs ne renoncent pas à leurs dépenses, mais ils veulent être certains d’en avoir pour leur argent.

Prix, délais, qualité du service : chaque élément est désormais passé au crible avant de valider une commande.

Pour les e-commerçants, cela signifie que le potentiel de vente est bien réel, mais qu’il devient plus difficile à convertir…



Un comportement d’achat planifié, loin de l’impulsion

Autre évolution notable : les consommateurs français n’attendent pas le dernier moment pour passer commande.

Près de 43 % réalisent leurs achats entre un et trois mois avant l’événement sportif. À l’inverse, seuls 7 % achètent une à deux semaines avant un match et seulement 5 % quelques jours avant le coup d’envoi.

Cette anticipation traduit un changement profond des habitudes d’achat.

Les consommateurs prennent le temps de comparer les offres, de vérifier les frais de livraison et de s’assurer que les délais seront respectés. Ils privilégient une expérience d’achat sécurisante plutôt qu’une commande réalisée dans l’urgence.

Pour les équipes marketing, cette tendance invite à revoir certaines mécaniques de conversion.

Les comptes à rebours, les messages du type « Plus que quelques heures » ou les promotions de dernière minute perdent de leur impact face à un public qui préfère préparer ses achats bien en amont.

La confiance devient un argument plus puissant que la pression commerciale.



La livraison reste le principal point de friction

C’est sans doute l’enseignement le plus marquant de l’étude.

Les Français apparaissent comme les consommateurs les moins enclins à payer davantage pour leur livraison parmi les trois marchés étudiés.

Seuls 25 % accepteraient de débourser un supplément pour bénéficier d’une livraison premium. Plus d’un tiers ne sont prêts à payer un surcoût que si celui-ci reste inférieur à 10 euros.

Surtout, près de quatre Français sur dix déclarent qu’ils refusent, ou hésitent fortement, à payer des frais de livraison supplémentaires, quelle que soit la situation.

Autrement dit, même lors d’une grande compétition, l’urgence ne suffit plus à justifier un coût logistique plus élevé.

Cette donnée remet en question un levier fréquemment utilisé par les sites marchands : proposer une livraison express payante pour capter les achats de dernière minute. En France, cette stratégie semble perdre en efficacité.


Si les consommateurs français se montrent aussi prudents, c’est aussi parce qu’ils ont souvent été confrontés à des problèmes logistiques.

Selon l’étude, 42,3 % déclarent avoir déjà rencontré un incident lors d’un achat en ligne de produits sportifs.

Les difficultés évoquées sont nombreuses :

  • réception d’un mauvais article (31,2 %),
  • perte du colis (31,2 %),
  • retard de livraison (29,1 %)
  • ou frais d’expédition inattendus (28,7 %).


Ces résultats montrent que les attentes ne portent pas uniquement sur la rapidité. Les consommateurs recherchent avant tout une expérience fiable, prévisible et transparente.

Pour un e-commerçant, la livraison n’est donc plus une simple étape opérationnelle. Elle participe directement à la décision d’achat et peut devenir un facteur de fidélisation… ou d’abandon du panier.



« À l’approche de ce grand événement sportif, les e-commerçants ne peuvent pas partir du principe que l’urgence de l’événement suffira à faire accepter des frais de livraison plus élevés.

Les consommateurs français restent prudents : ils sont prêts à acheter, mais attendent des options claires, justifiées et adaptées à leur budget.

Dans ce contexte, la capacité à proposer une expérience de livraison transparente, flexible et cohérente avec leurs attentes devient essentielle pour les fidéliser. »

Axelle Fossier, Responsable des ventes pour l’UE, High Velocity chez ShipStation Global, maison mère de la filiale Packlink.



Le véritable défi n’est plus de vendre… mais de rassurer

Le football reste l’un des moteurs les plus puissants du commerce en ligne. Les grandes compétitions continuent de stimuler les ventes et les consommateurs sont toujours prêts à investir dans les produits qui accompagnent ces rendez-vous.

En revanche, le contexte économique et la multiplication des mauvaises expériences de livraison ont profondément modifié leurs attentes.

Aujourd’hui, les Français ne se laissent plus convaincre uniquement par l’émotion ou l’urgence. Ils veulent acheter au bon prix, comprendre précisément ce qu’ils paient et être certains que leur commande arrivera dans les délais annoncés.

Pour les e-commerçants, la conclusion est claire : lors des prochains temps forts sportifs, la bataille ne se jouera pas uniquement sur les promotions ou les produits exclusifs. Elle se gagnera aussi sur la capacité à instaurer une relation de confiance, où la transparence logistique devient un véritable avantage concurrentiel…







Méthodologie : 

Données extraites de l’Enquête sur le merchandising – Football 2026 réalisée en mai 2026, qui a étudié le comportement de 1 000 consommateurs sur 3 marchés européens clés: La France, l’Italie et l’Espagne.