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E-commerce : les Français calent leurs achats sur le calendrier des promos

French Days, Black Friday, Soldes : 82% des Français attendent les grandes périodes de promotions pour équiper leur foyer…


À l’heure où les French Days battent leur plein (du 29 avril au 5 mai), une étude menée par CSA pour Cdiscount confirme l’ancrage durable des grands temps forts commerciaux dans les habitudes de consommation des Français.

Black Friday, soldes, French Days ou opérations spéciales sont désormais perçus comme des moments clés pour réaliser des achats importants, notamment pour l’équipement de la maison.

Selon l’enquête, 82 % des Français déclarent attendre ces rendez-vous pour acheter des produits destinés à leur foyer sur les sites e-commerce. Un chiffre qui illustre la montée d’un consommateur plus rationnel, davantage tourné vers l’optimisation budgétaire que vers l’achat d’impulsion.



Le prix reste le déclencheur… mais plus le seul arbitre

Sans surprise, les catégories qui concentrent le plus d’achats « en attente » sont celles où la valeur unitaire est élevée : multimédia, informatique et téléphonie (75 %), petit électroménager (75 %), gros électroménager (67 %).

Des segments où économiser quelques dizaines — voire quelques centaines — d’euros sur un achat programmé relève d’une logique purement rationnelle.

Mais l’étude révèle quelque chose de plus intéressant : le prix seul ne suffit plus à convaincre.

Quand on demande aux Français quels critères guident leurs choix pendant ces périodes, la marque arrive en tête (56 %), devant le coût de la livraison (50 %) et les avis clients (41 %).

La réduction n’est que le point d’entrée ; la confiance, elle, fait la différence.



Une fracture générationnelle révélatrice

L’étude met en lumière des divergences significatives selon les tranches d’âge, qui en disent long sur l’évolution des comportements d’achat en ligne.

Chez les moins de 35 ans, l’adhésion aux temps forts est quasi-totale : 91 % d’entre eux déclarent attendre ces rendez-vous pour leurs achats d’équipement.

Cette génération, native du digital, a intégré le calendrier promotionnel comme une évidence. Elle place les avis clients en tête de ses critères de réassurance (50 %), à égalité avec la marque (49 %) — la preuve sociale prime sur la notoriété institutionnelle.

À l’inverse, les 65 ans et plus s’appuient davantage sur des repères tangibles : la marque d’abord, et surtout la certification d’origine (Made in France / Made in Europe), qui s’impose dans leur top 3. Pour eux, l’achat responsable passe par la traçabilité et l’ancrage géographique plutôt que par le bouche-à-oreille numérique.



La RSE : pas encore prioritaire, mais déjà présente

Les critères environnementaux et sociaux n’écrasent pas encore la liste des priorités — ils se situent entre la 4e et la 10e position dans les critères de choix — mais leur poids cumulé est loin d’être anecdotique.

57 % des Français déclarent tenir compte d’au moins un critère RSE lors de l’achat d’équipements pour le foyer.

L’indice de réparabilité et la durée de vie du produit occupent ainsi la 4e place du classement (30 %), à égalité avec la rapidité de livraison.

85 % des répondants se disent également attentifs à la consommation énergétique des produits et 80 % à leur réparabilité. Des chiffres qui contredisent l’image d’un consommateur uniquement guidé par le bon plan du moment.

Le reconditionné suit la même tendance, avec un intérêt qui varie selon l’âge : 72 % des moins de 35 ans s’y montrent sensibles, contre 40 % des 50 ans et plus.

Le message est clair : les consommateurs restent sensibles au prix, mais refusent de plus en plus les achats perçus comme peu durables.



Un paradoxe à résoudre pour les e-commerçants

L’étude pointe un écart préoccupant pour les acteurs du secteur : si l’intérêt pour les produits responsables est réel, un Français sur deux (51 %) estime qu’ils ne sont pas suffisamment mis en avant lors des temps forts commerciaux. Ce sentiment est encore plus prononcé chez les plus de 35 ans (59 %).

Dit autrement : si la demande existe, la visibilité fait elle encore défaut.

Pour les e-commerçants, l’enjeu ne réside donc plus seulement dans l’existence de gammes responsables, mais dans leur capacité à les rendre identifiables et comparables au moment où l’audience est maximale.



Des moments de vérité pour les marques

Cette étude met en lumière une évolution majeure : les temps forts commerciaux ne sont plus seulement des mécaniques promotionnelles. Ils deviennent des moments de vérité où se jouent simultanément :

  • la compétitivité prix,
  • la qualité de l’expérience d’achat,
  • la confiance accordée à la marque,
  • la clarté des informations produit,
  • la crédibilité des engagements responsables.


Autrement dit, réussir un Black Friday ou des French Days ne consiste plus uniquement à afficher une remise attractive. Il faut aussi rassurer, simplifier et donner du sens…






Méthodologie :

Etude réalisée par l’institut CSA pour Cdiscount auprès d’un échantillon représentatif de 1 005 Français âgés de 18 ans et plus, du 24 au 26 février 2026.