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Travail : la « grande démission » n’aura pas lieu mais les Français veulent du changement

En lieu et place d’une “grande démission”, la quête de sens des salariés français se traduira par une grande discussion invitant à repenser le modèle managérial français…

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé Mentale le lundi 10 octobre, Alan a publié les résultats de son second baromètre bi-annuel dédié au bien-être mental en entreprise réalisé en partenariat avec Harris Interactive auprès de plus de 4 000 Français.

Cette seconde vague révèle une surinterprétation des phénomènes de grande démission et de quête de sens dans le contexte économique actuel mais invite à repenser le rôle des managers en profondeur.


Face à l’actualité, stress, inquiétude, angoisse, fatigue et perte de motivation (et de sens) en hausse chez les salariés français

Les sentiments de fatigue, de stress et de perte de motivation sont partagés par plus de la moitié des salariés du privé.

Par rapport à la première édition du baromètre, les salariés sont plus nombreux à éprouver du stress (59%, +4 pts) ; de l’inquiétude (52%, +3 pts) ; et des angoisses (47%, +6 pts).

En cause : le contexte particulièrement anxiogène que nous connaissons depuis quelques mois. La guerre en Ukraine, le dérèglement climatique, l’inflation et la menace d’une crise économique font qu’aujourd’hui 1 Français sur 2 n’a pas confiance en l’avenir.


Le bien-être mental reste un enjeu prioritaire pour les salariés et est mieux pris en compte par les entreprises

Dans ce contexte morose, le bien-être mental reste un enjeu prioritaire pour les salariés. Ils sont d’ailleurs toujours 9 sur 10 m considérer que c’est la responsabilité des entreprises de prendre soin de leur bien-être mental.

Du côté des entreprises, la prise en compte du bien-être mental progresse aussi. Aujourd’hui, 52% des salariés constatent que leur employeur met en place des solutions concrètes pour améliorer leur bien-être mental (+9 points par rapport m février).

C’est dans ce contexte d’attentes fortes vis-à-vis de l’entreprise que s’inscrit le phénomène de quête de sens des salariés : ils sont en effet 87% m estimer que les entreprises doivent les aider dans leur quête de sens.

Et les entreprises ont tout intérêt à se saisir de cet enjeu car pour près de 9 salariés sur 10, le sens au travail engendre davantage de motivation, de flexibilité et de productivité. Il se traduit aussi par un sentiment d’appartenance accru et une plus grande loyauté.


Le rapport des français au travail s’est profondément modifié ces 30 dernières années

On constate un profond phénomène sociétal qui prend la forme d’une chute d’intensité dans l’importance donnée au travail.

En 1990, 92% des Français en activité estimaient que le travail était important dans leur vie, et 60% lui assignaient une place “très” importante.

Au 2nd semestre 2022, 81% des salariés octroient une place importante au travail, mais ils ne sont plus que 20% à lui conférer une place “très” importante.

De plus, il apparaît que la priorité numéro 1 des salariés français est leur équilibre vie pro / vie perso faisant du travail une valeur essentielle mais qui ne doit pas empiéter sur la vie personnelle.


C’est dans ce contexte que s’inscrit la quête de sens, exacerbée par la crise sanitaire, qui concerne l’ensemble des Français

Si 81% des salariés du privé estiment qu’exercer une activité professionnelle donne du sens à la vie, ils ne veulent plus accomplir un travail qui n’a pas de sens à leurs yeux.

Ainsi, près de 2 salariés sur 3 sont désormais prêts m gagner un peu moins d’argent pour exercer un travail qui a plus de sens.

Depuis l’épidémie de Covid-19, 2 salariés sur 3 s’interrogent davantage sur le sens de leur activité professionnelle.

Ce phénomène traverse l’ensemble des catégories socioprofessionnelles il concerne 69% des cadres et professions libérales, 65% des employés et 60% des ouvriers.

Ce questionnement est encore plus marqué chez les moins de 35 ans (71%). 47% des salariés font état d’une perte de sens dans leur travail actuellement.


Toutefois, cette quête de sens est à géométrie variable et se traduit différemment selon les catégories socioprofessionnelles

Les éléments qui contribuent à donner du sens au travail sont relativement consensuels : ils concernent l’équilibre de vie, la rémunération et les perspectives de carrière, et les conditions d’exercice du métier (degré de confiance et d’autonomie).

Toutefois, si la quête de sens concerne tous les salariés, on observe une scission entre deux grandes catégories socioprofessionnelles. Pour les plus aisés, le sens du travail se joue sur d’autres champs que la rémunération : équilibre vie pro vie perso, reconnaissance à travers des perspectives d’évolution, etc.

En revanche, pour les salariés les moins aisés, c’est bien dans le fait de subvenir m ses besoins que se situe le sens du travail. Une surinterprétation de la grande démission et de la quête de sens ces derniers mois.

De plus en plus, les médias se font le relais d’une vaste quête de sens dans la société. Jeunes en détresse psychologique, salariés en burn-out, cadres qui décident de changer de vie les salariés qui ne seraient pas satisfaits quitteraient en masse leur emploi…

Cette étude révèle qu’il n’y a pas de grande démission à la française.

Dans le contexte économique actuel, les Français préfèrent conserver leur emploi malgré un contexte favorable m la mobilité des salariés : 43% des salariés sont angoissés à l’idée de se trouver sans emploi (fin de contrat, démission sans poste à venir, etc.).

Et, si de nombreux salariés envisagent un changement, ils sont moins nombreux à le mettre en œuvre. Ainsi, si 44% des salariés envisagent de démissions actuellement, seulement 18% vont le concrétiser dans les prochains mois.


Vers une “grande discussion” pour repenser le modèle managérial

Plutôt que de claquer la porte, les salariés Français éprouvent un besoin de dialogue : six salariés sur 10 éprouvent le besoin d’échanger avec leur manager sur leur avenir professionnel et / ou l’organisation du travail dans leur entreprise.

Pour les entreprises, il est essentiel de remédier à l’image du manager inaccessible, peu à l’écoute de son équipe.

En effet, si 62% des salariés éprouvent le besoin d’échanger avec leur manager, seuls 33% oseront le faire dans les prochains mois. Par ailleurs, 6 salariés sur 10 jugent encore difficile d’évoquer leur état psychologique avec leur encadrant.

Après les considérations d’équilibre et de rémunération, les principales attentes des salariés Français sont du ressort de leur managers.

Les salariés attendent de leur manager plus de reconnaissance, une plus grande confiance, une plus grande autonomie, mais aussi du soutien pour évoluer dans l’entreprise.

Sans aucun doute, les entreprises qui veulent aider les salariés dans leur quête de sens devront faire évoluer leurs pratiques managériales pour répondre m ces nouvelles attentes…






Méthodologie

4032 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus ont ainsi été interrogées, du 26 août au 05 septembre 2022, dans le respect de la méthode des quotas. Cette étude est suivie bi-annuellement pour mesurer, sur le long terme, l’évolution des sentiments sur le bien-être mental.







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