Un véritable fossé se creuse entre la perception des entreprises quant à leurs capacités de prévention de la fraude et la réalité.

C’est en effet ce que révèle une nouvelle étude réalisée par le cabinet Forrester pour le compte d’Experian…



Alors qu’elles sont deux sur cinq (40%) à considérer la fraude comme mesurée et comprise, seules 32% de ces entreprises la déclarent clairement définie, mesurée ou gérée de façon automatisée.

De plus, seule une sur sept (14%) estime que ses capacités à prévenir la fraude sont optimales. Seuls 14% des sondés français la considèrent optimisée, 30% mesurée et 42% définie.

Vol de données et d’identité comme principales préoccupations

S’il en ressort que la prévention de la fraude est une priorité évidente pour la grande majorité (85%) des 913 sondés dans la région EMEA, les niveaux de confiance restent cependant plus élevés en Italie, en Pologne, en Autriche et en Allemagne. Ceux-ci ne correspondant pas nécessairement aux niveaux d’investissements.

L’étude révèle également que le vol de données (58%), d’identité (47%) et la prise de contrôle de compte (45%) sont les types de fraude les plus fréquents dans la zone EMEA.

Les entreprises françaises quant à elles y ajoutent la fraude par canaux digitaux (47%), passant devant la prise de contrôle de compte (43%).


Les répercussions sur l’image de marque prises très au sérieux

34% des sondés considèrent la perte de clients comme la répercussion la plus importante sur leur activité alors qu’il s’agissait historiquement de l’impact financier.

Ce chiffre monte à 41% pour la France qui considère également que la fraude exigera plus de contrôles et d’optimisation des politiques de sécurité (44%).

Cela confirme que de nombreux dirigeants mesurent désormais l’importance de la prévention de la fraude et combien il est important d’optimiser la gestion des risques.

Quant aux enjeux, ils ont largement évolué dans le temps, intégrant les mutations et les complexifications de l’environnement des entreprises.

Ils ne sont plus uniquement centrés sur l’impact financier direct des fraudes, mais se sont élargis à d’autres considérations : aujourd’hui, parler fraude, c’est aussi parler de conformité et de réputation, mais aussi d’expérience client, ou encore d’innovation.


L’innovation et l’investissement comme solutions ?

Compte tenu de l’ampleur et de l’impact de la fraude dans tous les pays, de nombreuses entreprises reconnaissent l’urgence d’investir dans l’innovation et la technologie.

Plus de la moitié (51%) prévoient d’investir dans l’intelligence artificielle et les solutions de machine learning au cours des trois prochaines années, ainsi que dans des plateformes modulaires à accès unique (55%) – comme la solution primée Experian CrossCore – et des fonctionnalités de lutte contre les activités frauduleuses.

Frédéric Dubout, consultant fraude et identité senior chez Experian, déclare :

« Il existe un véritable fossé entre la confiance des entreprises dans leur capacité à prévenir la fraude et leur degré réel d’optimisation. »

« Mais le fait qu’autant de dirigeants d’entreprise reconnaissent la nécessité de faire de la prévention et de la détection de la fraude une priorité reste encourageant.

La technologie a ici un vrai rôle à jouer. Comme nombre de nos clients, plus de la moitié des entreprises interrogées sont décidées à mettre en œuvre des solutions d’intelligence artificielle pour détecter et prévenir la fraude plus rapidement et efficacement. »

« Pour optimiser la lutte contre la fraude des entreprises de la zone EMEA, il faudra tout d’abord savoir la définir de manière claire, la comprendre et apprendre à la gérer. Celles qui s’en donneront les moyens pourront alors se protéger, ainsi que leurs clients, tout en préservant leur réputation commerciale. »




Cette édition 2019 du Fraud Report est la première à l’échelle EMEA, commandée par Experian au cabinet Forrester.

Le rapport analyse l’approche de gestion de la fraude des entreprises, y compris les tendances émergentes, l’impact et les principaux investissements, et apporte un éclairage sur les compétences ad hoc des entreprises et leur niveau de confiance.


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