Connect with us

Data

Relation Client: Les marques doivent savoir (d)oser l’intimité

Publié

le

Reconnaître chaque individu dans sa singularité, appréhender finement ses envies pour lui offrir un accompagnement sur-mesure, le surprendre par des attentions uniques…

Ainsi se dessinent les leviers de l’hyper-personnalisation selon la dernière étude dévoilée lors du Podium de la Relation Client 2018.

 

 

Comment les clients jugent-ils la qualité de leurs relations avec les grandes marques de leur quotidien ?

Depuis 2003, le Podium de la Relation Client, étude menée conjointement par BearingPoint et Kantar TNS, répond à cette question. Plus de 4 000 clients sont interrogés sur la qualité de la relation qui les lie avec les entreprises dont ils sont clients.

10 secteurs d’activité sont ainsi évalués sur des critères de performance communs : Assurance / Automobile / Banque / Distribution Spécialisée / Grande Distribution / Entreprise de Service / Plateforme et e-commerce / Tourisme / Transport / Service Public.

Cette 14e édition pose la question de l’hyperpersonnalisation, à savoir la capacité à reconnaître un client dans sa singularité, à récompenser sa fidélité, à lui faire vivre des moments uniques.

 

Des attentes fortes côté client

Le Podium de la Relation Client 2018 révèle que les clients ont des attentes très fortes dans ce domaine. Ils sont aussi prêts à partager beaucoup de données avec les entreprises dans lesquelles ils ont confiance.

Selon les experts de BearingPoint et de Kantar TNS:

« Pour rester compétitives, les entreprises doivent oser collecter la donnée intime de leurs clients, oser les nouvelles technologies et progressivement basculer d’une signature relationnelle basée sur l’excellence opérationnelle, à une signature plus émotionnelle, avec des approches différenciées selon le profil des clients.

Or, pour relever le défi, les entreprises devront savoir tirer avantage des nouvelles technologies tout en intégrant les contraintes induites par les réglementations sur la gouvernance des données personnelles comme le RGDP*. »

 

 

L’hyperpersonnalisation : la voie d’excellence de la Relation Client?

L’étude Kantar TNS menée cette année, révèle une forte demande d’hyperpersonnalisation de la part des clients, quel que soit leur âge et plus encore chez les jeunes :

 

Des clients en demande de personnalisation

  • 69% des clients demandent à l’entreprise de se souvenir des échanges passés mais 30% qui considèrent que ce n’est pas le cas aujourd’hui. 59% sont sensibles à être reconnus sans avoir à se présenter mais 27% pensent que ce n’est pas fait aujourd’hui.
  • 67% sont sensibles à des propositions / offres formulées adaptées à leurs préférences mais 31% pensent que ce n’est pas fait.
  • 46% sont sensibles à des actions pour leur faciliter la vie (commander automatiquement à votre place, vous dépanner en étant directement connecté à votre voiture ou vos équipements…) mais 23% pensent que ce n’est pas fait.

 

Des clients prêts à partager leurs données

  • Plus des deux tiers des clients acceptent de partager leurs données personnelles, familiales et de géolocalisation, ainsi que leurs données bancaires avec les entreprises dont ils sont clients.
  • Plus surprenant, plus de 50% sont prêts à partager des données plus intimes sur leurs goûts et préférences (56%), sur des projets très personnels (voyage en famille, anniversaire, mariage, la re-décoration d’un logement), à donner accès aux équipements de leur maison, voire à dévoiler leurs données médicales (53%).

 

Des assistants virtuels bien acceptés

  • Côté nouvelles technologies, certains clients sont ouverts à la présence des assistants virtuels à certains moments de leur parcours, que ce soit pour prendre un rendez-vous (48%), obtenir de l’information (40%) mais aussi pour acheter un produit ou souscrire à un service (31%) voire pour un effectuer une réclamation (25%). Plus ils sont jeunes, plus le niveau d’acceptation est élevé, notamment sur des événements à forte densité émotionnelle.

 

Les enseignements du Podium de la Relation Client 2018

En matière d’hyperpersonnalisation, les entreprises doivent avant tout OSER collecter la donnée « intime » des clients au-delà des informations usuelles, en choisissant les bons canaux de contact, en favorisant le questionnement à travers les échanges humains, en adoptant la bonne posture et en communiquant sur l’utilisation qui en est faite.

Pour les entreprises, cela implique de définir une véritable stratégie Data en proposant un contrat de confiance clair à ses clients, de nouer les bons partenariats et d’accélérer les investissements sur les infrastructures pour savoir quelles données stocker et comment les exploiter.

Le défi en cette ère du contexte et de la donnée, c’est d’industrialiser la personnalisation, de pouvoir faire du « sur-mesure » à grande échelle.

 

Les entreprises doivent également OSER mettre à profit les nouvelles technologies et les automates pour aller vers du traitement différencié à coûts maîtrisés.

Ces nouvelles technologies peuvent être déployées au service des clients pour les actes simples, voire des actes à plus forte densité émotionnelle chez les plus jeunes dont le niveau d’acceptation est plus élevé.

Pour les entreprises, cela implique d’être agile, en capacité à innover, en réussissant à insérer ces nouvelles technologies à bon escient dans leur mix canal. Il s’agit de passer rapidement de l’expérimentation à l’industrialisation.

Et, dans une démarche de symétrie des attentions, il s’agit également d’équiper, d’outiller et de former les collaborateurs à utiliser ces technologies, pas simplement en déployant des tablettes, des smartphones mais en les nourrissant de contenus et en s’assurant de leur appropriation.

 

L’avenir des entreprises performantes dans le domaine de la Relation Client appartient à celles qui arriveront à passer d’une excellente qualité d’exécution à une signature émotionnelle, adaptée à chaque individu et délivrée de façon industrielle.

Cette ambition de personnalisation est un atout incontestable à l’heure où les entreprises explorent de nouveaux terrains de jeu et de nouveaux business models.

 

Zoom des best practices des lauréats 2018 par secteur

 

Automobile – Avec quatre constructeurs automobiles dans le Top 10 dont deux sur les marches du Podium général pour la 6e  fois dans son histoire, le secteur Automobile apparait comme un des leaders en matière de Relation Client.

En tête du classement, Toyota confirme sa position en gagnant le premier prix de la Relation Client dans le secteur Automobile pour la 2e année consécutive et monte pour la 3e fois depuis 2007 sur la plus haute marche du Podium général. Toyota excelle sur les trois grands piliers de la Relation Client (Exécution, lien, émotion) et séduit ses clients notamment par sa proactivité, sa transparence, sa capacité à faire de la pédagogie et à les fidéliser.

Les clients attendent beaucoup de personnalisation sur ce secteur, notamment en termes de traçabilité (les reconnaître sans avoir à se présenter et se souvenir des échanges) et de propositions pour leur faciliter la vie (être dépanné en étant directement connecté à leurs véhicules, voire anticiper leurs pannes). Ces attentes sont exprimées par les clients de Toyota au même titre que les clients des autres constructeurs.

Mercedes, également un habitué du Podium de la Relation Client, talonne de près Toyota et arrive à se hisser à la troisième place du classement général.

 

Assurance – Le secteur de l’Assurance, tout comme celui de l’Automobile, investit massivement dans la relation client avec les scores les plus élevés sur les trois piliers de la Relation Client. La MAIF remporte cette année encore et ce depuis 2003, le 1er prix du secteur Assurance avec une progression significative de l’indice « PRC *» en particulier sur la capacité à exceller en matière d’exécution (1ère toutes entreprises et tous secteurs confondus) et entretenir du lien.

La MAIF adopte en effet une approche de la relation client à la fois guidée par la simplicité et résolument tournée vers l’humain et les valeurs de sincérité, d’authenticité et d’empathie. Amabilité, gentillesse du personnel dédié, qualité des conseils et rapidité du service sont particulièrement appréciés.

Néanmoins, sur le critère de l’émotion, la MAIF se place juste au niveau voire en dessous des standards en matière de personnalisation ; les clients attendent en effet des conseils personnalisés voire que leurs assurances anticipent des besoins ou projets personnels (les accompagner pour les vacances au ski, les locations de vacances d’été…).

 

Banque – Le Crédit Mutuel gagne le premier prix de la Relation Client dans le secteur Bancaire pour la 11e fois. Cette année, il conserve une avance confortable sur les autres acteurs bancaires et fait un sans-faute sur l’ensemble des critères en étant premier sur son secteur quel que soit le critère.

Il continue de progresser sur sa capacité à offrir de l’excellence opérationnelle, à créer du lien avec ses clients et à générer de l’émotion positive. Ce score élevé justifie que le Crédit Mutuel bénéficie d’une confiance supérieure à la moyenne de son secteur concernant sa capacité à recueillir des données personnelles auprès de ses clients, même les plus sensibles comme leurs goûts et préférences ou l’accès à leurs équipements de la maison.

C’est un excellent levier pour proposer encore plus de personnalisation à ses clients d’autant que sur le secteur bancaire, les attentes en termes de personnalisation sont très élevées.

 

Distribution spécialisée – Nespresso, après une stagnation entre 2016 et 2017, revient à la 2e place du Podium général et passe en tête, sur le secteur de la Distribution Spécialisée en excellant sur les trois piliers.

C’est la 4e fois depuis 2012 que l’entreprise se voit récompensée dans le cadre du Podium de la Relation Client. Cette performance démontre la capacité de Nespresso à innover et à exécuter à tous les niveaux de la Relation Client.

Nespresso valorise la personnalisation et la facilité de son expérience en proposant constamment de nouveaux services à valeur ajoutée comme la commande automatique de capsules en fonction de la consommation du client ou encore la détection et l’anticipation des pannes techniques grâce à sa machine connectée.

 

Grande Distribution – Pour la 3e année consécutive et la 4e fois depuis 2014, E. Leclerc domine le secteur de la Grande Distribution en matière de Relation Client.

Dans un secteur où la Relation Client manque de dynamisme (les scores par pilier stagnent), les clients des magasins Leclerc se montrent satisfaits à tous les niveaux de la relation client. Ils accordent dès lors plus volontiers leur confiance à l’enseigne concernant l’utilisation qu’elle fait de leurs données personnelles en termes de transparence et de sécurisation.

Avec l’arrivée de nouveaux acteurs innovants sur le secteur de la grande distribution, les clients s’attendent à des services de plus en plus individualisés et une plus grande fluidité entre les canaux (digitaux / lieux physiques).

 

Entreprise de Service – Le secteur des Entreprises de Services est bouleversé par l’arrivée des nouveaux entrants qui modifient les codes de l’expérience client. L’heure est à ces acteurs innovants et agiles qui mettent en avant, et au-delà de prix compétitifs, une très bonne expérience client. Direct Energie réalise une très belle entrée en décrochant le 1er prix de son secteur avec de beaux scores sur les trois piliers.

Dans les services, la personnalisation est devenue un enjeu clé de différenciation car les clients demandent des solutions individuelles adaptées à leur mode de vie et du conseil au fil de l’eau pour maitriser leur consommation. Direct Energie y répond notamment avec des solutions innovantes en lien avec les compteurs intelligents ou des assistants virtuels, ou encore en faisant preuve de grande pédagogie et contextualisation dans le contenu des factures proposées sur les canaux digitaux.

 

Plateforme & e-commerce – Sur le secteur de l’Economie Collaborative et des Plateformes e-commerce, BlaBlaCar arrive en tête comme en 2017.

L’entreprise excelle particulièrement sur le pilier Exécution (3e toutes entreprises et tous secteurs confondus) avec une belle amplitude sur des critères clés dans ce domaine. BlaBlaCar comme toutes les entreprises de son secteur fait la norme en matière de maturité digitale et de simplicité d’utilisation des canaux.

En matière d’hyperpersonnalisation, l’humain est au cœur de la démarche avec une solution d’entraide collaborative basée sur une communauté d’Helpers.

 

Service Public – La Gendarmerie Nationale s’impose pour la 3e année consécutive comme le leader du secteur avec un score bien plus élevé que la moyenne des administrations et notamment en matière de la pédagogie vis-à-vis des usagers. La Gendarmerie Nationale progresse de manière significative sur les piliers Exécution et Lien.

En tant qu’acteur du Service Public dédié à la sécurité, la Gendarmerie Nationale apparait très légitime pour récolter les données relatives à la situation géographique ou à l’accès aux équipements de la maison. Les usagers sont prêts pour en faire un véritable acteur de leur vie quotidienne et les aider à sécuriser leur environnement.

 

Tourisme – TUI, arrive pour la première fois au sommet du podium dans le secteur du Tourisme. Dans un secteur où les attentes des clients en termes de personnalisation sont fortes, TUI se distingue de ses concurrents par une maitrise du parcours client du premier contact jusqu’au retour du club de vacances.

TUI a su également développer un relationnel fort avec ses clients grâce notamment à ses équipes d’animation présentes lors des séjours et à une présence très active sur les réseaux sociaux (pendant et après les séjours). L’entreprise souhaite aller toujours plus loin en matière de personnalisation et fidéliser ses clients via des services additionnels adaptés à leurs attentes et leurs goûts.

 

Transport – Air France conserve son titre cette année pour la troisième consécutive. La compagnie aérienne progresse notamment sur le pilier Emotion en s’adaptant à la singularité de chaque client. Sa capacité à récompenser la fidélité de ses clients surpasse fortement l’ensemble des acteurs sur ce secteur.

Ses clients lui font tout naturellement confiance pour communiquer leurs données y compris partager des informations très personnelles sur leurs goûts et préférences.  En outre, l’entreprise offre à ses clients un parcours fluide et sans couture qui respecte les normes actuelles en matière d’omnicanalité.

 

 

 


A propos de l’enquête
L’enquête est réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 4 000 Français de 18 ans et plus, interrogés en ligne aux mois de novembre et décembre 2017. La représentativité nationale est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, CSP et régions). Le classement est établi à partir d’un indice PRC* (Podium de la Relation Client) de 1 à 10.

Cet indice PRC pour chaque entreprise et administration est calculé en faisant la moyenne des notes obtenues aux 16 critères pondérés par leur contribution à la satisfaction globale (tests de Fisher). Plus un critère est important dans un secteur, plus la note de ce critère va compter dans la note PRC et dans le classement sectoriel.

 

 

 

Data

2019 : Et les hackers créèrent SkyNet…

Publié

le

2019 sera une année charnière en termes de cybersécurité. Le développement toujours plus rapide des objets connectés combiné à l’utilisation de l’IA par les hackers pourrait même faire penser à certains scénarii de science fiction bien connus…

 

Bomgar (qui s’appellera BeyondTrust en janvier 2019), leader mondial de la sécurité centrée sur les privilèges (Privilege-Centric Security), révèle ses 10 prédictions de sécurité pour la nouvelle année.

Les experts Morey Haber, Chief Technology Officer, Brian Chappell, Senior Director Enterprise & Solutions Architecture, et William Culbert, Directeur Europe du Sud, ont combiné leurs années d’expérience et d’expertise pour établir leurs prédictions concernant les compromissions de données, la sécurité IT et les cyber-risques.

 

1. L’IA au service des attaques – Skynet devient conscient !

2019 verra l’émergence d’un nombre croissant d’attaques initiées avec l’aide de l’IA/du Machine Learning. L’IA analysera les options disponibles d’exploitation et permettra de développer des stratégies pour intensifier et multiplier les attaques fructueuses.

L’IA pourra également reprendre des informations relatives aux piratages ayant abouti pour les incorporer à de nouvelles attaques, avec la capacité d’apprendre à identifier des stratégies de défense à partir des modes de fonctionnement des outils disponibles.

Cette évolution pourra éventuellement mener à des attaques contre lesquelles il sera beaucoup plus difficile de se défendre.

 

2. La poursuite des attaques privilégiées

Les accès privilégiés resteront le vecteur numéro un de compromissions des données des consommateurs et des entreprises.

Alors que le Gartner reconnaît que la gestion des accès privilégiés (Privileged Access Management) est la priorité de sécurité en 2018, de nombreuses entreprises sont toujours dans le déni des risques liés aux comptes privilégiés, qui s’expliquent souvent par de mauvaises pratiques de gestion des mots de passe.

En 2019, on déplorera encore plus de compromissions largement médiatisées. Les entreprises doivent découvrir et gérer leurs comptes privilégiés car ce vecteur d’attaque n’est pas près de disparaître et alimentera encore de nombreuses fois les unes des journaux.

 

3. Des vulnérabilités bien connues dominent encore les rapports de cyberattaques

Le scénario des attaques réussies ayant exploiter des vulnérabilités bien connues et que l’on pourrait empêcher ne montre aucun signe de ralentissement.

Les entreprises continuent de se tromper de priorités, ignorant les vulnérabilités de moindre gravité donnant lieu à des brèches connues en faveur de vulnérabilités bien plus graves représentant de sérieux risques.

Elles laissent donc leurs systèmes vulnérables, ce qui ouvre des voies d’exploitation avec à la clé de graves incidents d’exfiltration des données.

 

4. La supply chain est exposée à des risques

Des compromissions de sécurité majeures vont continuer de dominer les actualités, mais la forme d’attaque la plus récente que connaissent les entreprises vise leur chaîne d’approvisionnement.

Comme l’explique l’article récent de Bloomberg qui accuse la Chine d’intégrer des puces de la taille d’un grain de riz dans des serveurs super micro, et aux vues des précédentes attaques au moyen de puces embarquées dans des imprimantes achetées par le gouvernement américain, la menace est très réelle.

Les attaques d’entreprises et l’espionnage industriel vont prendre une nouvelle envergure à mesure que les attaques malwares sur la chaîne d’approvisionnement seront découvertes.

 

5. Les dispositifs IoT sont des cibles privilégiées

Les principaux dispositifs visés seront ceux de l’IoT, des routeurs grand public aux caméras de surveillance du domicile. Il faut s’attendre à ce que la supply chain de nombreux fournisseurs, y compris ceux qui proposent des assistants personnels numériques, devienne une nouvelle cible pour ceux qui aspirent à infiltrer les environnements et les processus DevOps mal sécurisés.

 

6. Les systèmes de contrôles industriels entrent en jeu

Au cours des prochaines années, on assistera à des attaques par les cybercriminels et les Etats sur les systèmes ICS/SCADA.

L’opportunité d’installer des ransomwares affectant directement les infrastructures nationales critiques va attirer l’attention des cybercriminels motivés par le gain financier et de ceux qui cherchent à développer des armes de premier rang.

Historiquement, les équipes en charge des technologies opérationnelles rechignaient à adopter les pratiques de sécurité IT, mais nous assistons à un changement maintenant que toutes les équipes reconnaissent que la cybersécurité est un aspect critique de la continuité des opérations.

 

7. Android ferme son accès libre

Android ne sera plus entièrement ouvert et extensible. Google a déjà annoncé que seule l’application par défaut a accès aux appels et aux SMS dans la prochaine version d’Android et l’application par défaut doit être explicitement paramétrée dans la configuration.

Il ne sera plus possible de partager de multiples applications, y compris des outils de détection de spam, avec les applications de téléphonie et de SMS.

Il faut s’attendre à ce que Google poursuive cette lutte contre les malwares et spywares en verrouillant davantage encore le système d’exploitation au nom de la sécurité.

 

8. L’info-économie (Infonomics) commence à devenir mainstream

Comme pour toute autre propriété intellectuelle, il faut s’attendre à ce que les entreprises attribuent une valeur aux données et qu’elles divulguent et vendent les informations dont elles disposent.

Si vous pensez que c’est inconcevable, pensez à la valeur des données GPS au cours des 30 dernières années. Des débuts de MapQuest aux appareils GPS les plus récents, les données de conduite et de transport sont devenues une commodité.

Et si vous commencez à ajouter des couches de données, comme celles de trafic, de travaux, etc., comme c’est le cas de Waze, vous obtenez une base de données de grande valeur qui va devenir cruciale pour les voitures autonomes.

Il y a un fort potentiel de valeur et un prix à payer pour les constructeurs automobiles.

Les données elles-mêmes ont de la valeur et les entreprises vont commencer à se noter publiquement sur les données d’info-économie qu’elles possèdent et non seulement auprès d’investisseurs privés et autres entreprises désireux de réaliser des fusions-acquisitions mais d’acheter l’information.

 

9. Les millenials remettent tout à plat et font évoluer la notion de vie privée

La génération Y partage à peu près tout sur Internet. Les plus jeunes publient tout sur les réseaux sociaux indépendamment du caractère sensible des données.

Ainsi, c’est toute une génération qui a un degré de sensibilité moindre vis-à-vis des données privées et l’on assiste à l’émergence d’une attitude « je m’en foutiste » vis-à-vis des informations sensibles.

Plus nous deviendrons insensibles à l’exposition des données, à la divulgation publique des dossiers de santé et des informations d’inscription des électeurs, plus il faudra s’attendre à un mouvement de recul des jeunes électeurs en cas d’exposition des données piratées.

Si les données personnelles les plus sensibles sont publiques (nom, e-mail, adresse, anniversaire, etc.) et que seules les informations les plus importantes sont protégées (numéro de sécurité sociale, relevés de banque, cartes de paiement), la valeur de ce qui est déjà exposé diminue et le mouvement « je m’en foutiste » prend son essor.

Il faut s’attendre à une évolution de la classification des données sur la base des plus jeunes utilisateurs et à ce qu’une part de ce que nous considérons privé aujourd’hui ne le soit plus demain.

 

10. Emergence de courtiers de centralisation de l’information

Des courtiers de l’information vont commencer à émerger en vue de protéger et contrôler l’exposition des données personnelles.

Ces services fourniront des mécanismes centralisés permettant le partage granulaire des données de sorte que seules les données essentielles seront partagées, quel que soit le service auquel un utilisateur s’inscrit.

L’UE travaille à une identité numérique de cette forme depuis plusieurs années et pourrait être la première à la mettre en vigueur, mais d’autres suivront et proposeront un mécanisme de décentralisation des données.

Ceci aidera à limiter l’exposition de données individuelles en cas de compromission de système et permettra un plus grand contrôle des données par les individus, ainsi que de ceux qui y auront un accès légitime.

 

« Comme pour n’importe quelle stratégie de cyberdéfense, Bomgar/BeyondTrust recommande de poser des bases correctes », déclare Morey Haber.

« Cela suppose de sécuriser les comptes privilégiés, d’éliminer les privilèges utilisateur excessifs, de permettre l’accès à distance sécurisé aux systèmes, d’appliquer en priorité des correctifs aux vulnérabilités associées à des exploits connus, et surtout de ne pas négliger le reporting, le reporting, le reporting… »

 

 

Lire la suite...

Data

B2B : Comment optimiser votre prospection ?

Publié

le

Chercher de nouveaux clients demeure un enjeu majeur pour toute entreprise. Et dans le secteur du b2b, la data peut faire toute la différence…

 

Toute campagne marketing commence par un pré-requis simple et pourtant déterminant : la constitution d’un bon fichier de prospection.

Vous pouvez mettre en place la meilleure offre produit qui soit, les supports les plus créatifs et les mécaniques de conversions les plus abouties, si vous n’adressez pas votre message aux bonnes personnes, votre démarche sera vouée à l’échec.

 

Dans ce livre blanc détaillé et pragmatique, Manageo livre des clés essentielles pour concevoir et exploiter au mieux vos listes de prospection B2B, afin de générer un chiffre d’affaires additionnel avec plus d’efficacité.

 


> Télécharger le guide <

 

 

Au sommaire de ce guide:

  1. Comment construire votre fichier d’entreprises pour votre prospection ?
  2. Comment utiliser efficacement votre fichier de prospection B2B ?
  3. Quelle est la durée de vie d’un fichier de prospection ? 

 

 

> Télécharger le guide pour booster les performances de vos campagnes <

 

 

 

Lire la suite...

Data

RGPD : 6 mois après le constat est accablant…

Publié

le

Cela fait maintenant plus de 6 mois que le règlement sur la protection des données est entré en vigueur en France. Ce fameux RGPD était notamment censé offrir aux internautes un droit d’accès aux données que les entreprises collectent à leur sujet.

Pourtant, une enquête menée auprès de plus de 400 000 sites révèle qu’à peine 1% d’entre eux respectent cette obligation aujourd’hui…

 

 

Six mois après la mise en place du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), deux jeunes ingénieurs, Arthur Blanchon et Antoine Vadot, ont souhaité dresser un état des lieux du respect des droits d’accès aux données personnelles en France.

Après avoir contacté plus de 400 000 sites, le constat est accablant : seuls 1% se sont donnés les moyens de répondre aux demandes des citoyens. Les deux ingénieurs développent un tableau de bord, Freebip, pour permettre aux Français de reprendre le contrôle sur leurs données personnelles.

 

L’accès aux données personnelles reste toujours un chemin de croix

Le RGPD a été mis en place en mai dernier dans toute l’Union européenne pour assurer aux citoyens une meilleure protection des données personnelles sur Internet.

Chacun peut par exemple demander l’accès à ses informations personnelles pour ensuite exiger des modifications ou une suppression de ces dernières sous un délai de 30 jours.

Arthur Blanchon et Antoine Vadot ont décidé de mettre le RGPD à l’épreuve de la pratique. En contactant plus de 400 000 sites pour leur demander s’ils détenaient des données associées à leur adresse email, l’objectif était d’illustrer le parcours semé d’embûches auxquels les Français sont confrontés.

 

Seuls 1% des sites contactés ont répondu aux requêtes dans les 30 jours.

83% des personnes contactées n’ont pas été en mesure de répondre, tandis que 16% disposaient toujours, 6 mois après la mise en place du RGPD, d’une adresse email invalide.

Pour Arthur Blanchon, co-fondateur de Freebip :

« C’est en faisant le test auprès d’une centaine d’entreprises françaises que nous nous sommes aperçus des difficultés à obtenir des informations.

Nous nous sommes alors lancés dans cette étude à grande échelle qui illustre parfaitement le travail à mener pour obtenir la transparence nécessaire à la protection de la vie privée des citoyens. »

 

10 000 des sites contactés détenaient une adresse de messagerie spécifiquement dédiée aux questions de vie privée. Parmi eux, le taux de retour est meilleur (17%) mais il reste faible…

« Certaines entreprises se sont données les moyens de répondre aux requêtes des citoyens ces derniers mois. Ces dernières sont ultra-minoritaires mais leurs réponses ont été très claires et immédiates. C’est un signe encourageant pour la suite. »

 

 

 

 

Faciliter l’accès aux données pour redonner confiance

Parallèlement à cette enquête de terrain, Arthur Blanchon et Antoine Vadot ont souhaité sonder les Français sur la question de la protection des données. Un sentiment de défiance domine.

D’après l’étude Freebip-Opinion Way réalisée en Novembre 2018, 83% des Français pensent en effet que la collecte de données est une menace pour au moins une liberté (opinion, expression, circulation, réunion, association) et 89% d’entre eux sont d’avis qu’il n’est pas possible de savoir ce que les entreprises font de leurs données.

Face à des Français méfiants et à court de solutions, les deux jeunes entrepreneurs Arthur Blanchon et Antoine Vadot, diplômés respectivement de Polytechnique et de CentraleSupelec, ont imaginé une plateforme en ligne, Freebip, pour que chacun puisse connaître les données que les sites possèdent sur lui.

Il suffit de s’inscrire pour obtenir un tableau de bord de sa vie numérique qui rassemble : les entreprises ayant des données sur soi, une liste sur ces données et des fiches-entreprises associées (contacts DPO, politiques de confidentialité, liste des cookies…).

Le citoyen peut ensuite exercer ses droits en un clic (suppression, modification, mise à jour, limitation…).

Les pré-inscriptions ouvrent le 4 décembre pour le lancement de la version bêta fin janvier.

Arthur Blanchon, commente :

« Freebip, c’est la liberté de se connecter au monde électronique. D’un côté, les entreprises pourront informer les citoyens sur les données collectées et les traitements effectués par leurs services.

De l’autre, le citoyen pourra visualiser dans un tableau de bord l’ensemble des données qu’il partage afin de gérer sereinement sa vie numérique. Freebip contribue à créer des relations de confiance entre les entreprises et les citoyens. »

 

Rendez-vous dans 6 mois pour voir si les choses auront un peu évolué donc…

 

Lire la suite...

Data

Données personnelles : les Français sont les moins prudents d’Europe…

Publié

le

Les français sont les européens qui partagent le plus leurs données personnelles en ligne et ceux qui sont le plus susceptible de se faire pirater. Au cours des 12 derniers mois, 61% de français ont donné leurs numéros de carte bancaire à un service en ligne ou une application…

 

Ping Identity, spécialiste de la Sécurité Basée sur l’Identité, annonce les résultats de son enquête mondiale intitulée Attitudes et comportements à l’ère du piratage, qui révèle les ressentis et les comportements des consommateurs en matière de sécurité et envers les marques victimes de piratages de données.

Ping a interrogé plus de 3 000 personnes aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne pour savoir ce qu’elles attendaient des marques concernant la protection de leurs données personnelles. En France, 754 personnes ont été interrogées.

 

Une forte utilisation des services en ligne et des applications

Les résultats du sondage révèlent que les européens passent énormément de temps sur les services en ligne et les applications.

Les services utilisés le plus fréquemment par les européens sont globalement les réseaux sociaux et la messagerie.

Si les allemands sont ceux qui utilisent le plus fréquemment les réseaux sociaux (53% des allemands disent y passer au moins 5 heures par jour), le taux français reste élevé avec 37%.

Les français sont les champions du monde pour consulter leur boîte mail au moins une fois par jour (84% d’entre eux le font contre 78% des allemands).

 

Les français sont les européens qui partagent le plus leurs informations personnelles

Quand il s’agit de partager leurs informations personnelles avec des marques, les français sont globalement plus enclins que leurs compatriotes européens :

  • Au cours des 12 derniers mois, 61% des français ont donné leurs numéros de carte bancaire à un service en ligne ou une application, contre 54% des allemands et 46% des anglais.
  • Les français sont les premiers à donner régulièrement leur numéro de téléphone avec 70% contre 44% des allemands et 62% des anglais.

 

Les internautes français sont plus susceptibles de subir un piratage de données, et des pertes financières

Pourtant, parmi les européens les plus susceptibles de subir un piratage de données les français sont en tête avec un taux de 21% contre 17% en Allemagne et 15% au Royaume-Uni.

Parmi ces victimes, les français sont également les premiers à essuyer des pertes financières, avec un taux de 43% contre 42% au Royaume Uni et 38% en Allemagne.

 

… mais ne changent pas leurs habitudes

Malgré les attaques récentes qui ont défrayé la chronique, les français sont ceux qui ont le moins changé leur manière de protéger leurs données personnelles. C’est encore le cas pour 60% d’entre eux, contre 54% des allemands et 50% des anglais.

Néanmoins, paradoxalement les français sont les premiers à se dire plus concernés par la protection de leurs données personnelles qu’auparavant.

En effet, 56% de français disent se sentir plus concernés par la sécurité de leurs données personnelles qu’il y a un an, contre 54% des anglais et 45% des allemands.

D’ailleurs, 60% des français se disent prêts à investir pour s’assurer que leurs renseignements personnels ne soient jamais divulgués, plus que les anglais et les allemands (54% et 46% respectivement).

 

Les français font moins confiance aux fournisseurs pour protéger leurs données

Les européens sont globalement d’accord sur le fait que la responsabilité de protéger leurs données personnelles en ligne revient avant tout aux fournisseurs de services et d’applications en ligne.

Mais les français en sont légèrement moins convaincus (41% contre 49% pour les anglais et les allemands).

Et ils sont surtout 38% seulement à leur faire confiance pour cela, contre 42% en Allemagne et 48% au Royaume Uni.

 

 

Lire la suite...

must read