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Relation Client: Les marques doivent savoir (d)oser l’intimité

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Reconnaître chaque individu dans sa singularité, appréhender finement ses envies pour lui offrir un accompagnement sur-mesure, le surprendre par des attentions uniques…

Ainsi se dessinent les leviers de l’hyper-personnalisation selon la dernière étude dévoilée lors du Podium de la Relation Client 2018.

 

 

Comment les clients jugent-ils la qualité de leurs relations avec les grandes marques de leur quotidien ?

Depuis 2003, le Podium de la Relation Client, étude menée conjointement par BearingPoint et Kantar TNS, répond à cette question. Plus de 4 000 clients sont interrogés sur la qualité de la relation qui les lie avec les entreprises dont ils sont clients.

10 secteurs d’activité sont ainsi évalués sur des critères de performance communs : Assurance / Automobile / Banque / Distribution Spécialisée / Grande Distribution / Entreprise de Service / Plateforme et e-commerce / Tourisme / Transport / Service Public.

Cette 14e édition pose la question de l’hyperpersonnalisation, à savoir la capacité à reconnaître un client dans sa singularité, à récompenser sa fidélité, à lui faire vivre des moments uniques.

 

Des attentes fortes côté client

Le Podium de la Relation Client 2018 révèle que les clients ont des attentes très fortes dans ce domaine. Ils sont aussi prêts à partager beaucoup de données avec les entreprises dans lesquelles ils ont confiance.

Selon les experts de BearingPoint et de Kantar TNS:

« Pour rester compétitives, les entreprises doivent oser collecter la donnée intime de leurs clients, oser les nouvelles technologies et progressivement basculer d’une signature relationnelle basée sur l’excellence opérationnelle, à une signature plus émotionnelle, avec des approches différenciées selon le profil des clients.

Or, pour relever le défi, les entreprises devront savoir tirer avantage des nouvelles technologies tout en intégrant les contraintes induites par les réglementations sur la gouvernance des données personnelles comme le RGDP*. »

 

 

L’hyperpersonnalisation : la voie d’excellence de la Relation Client?

L’étude Kantar TNS menée cette année, révèle une forte demande d’hyperpersonnalisation de la part des clients, quel que soit leur âge et plus encore chez les jeunes :

 

Des clients en demande de personnalisation

  • 69% des clients demandent à l’entreprise de se souvenir des échanges passés mais 30% qui considèrent que ce n’est pas le cas aujourd’hui. 59% sont sensibles à être reconnus sans avoir à se présenter mais 27% pensent que ce n’est pas fait aujourd’hui.
  • 67% sont sensibles à des propositions / offres formulées adaptées à leurs préférences mais 31% pensent que ce n’est pas fait.
  • 46% sont sensibles à des actions pour leur faciliter la vie (commander automatiquement à votre place, vous dépanner en étant directement connecté à votre voiture ou vos équipements…) mais 23% pensent que ce n’est pas fait.

 

Des clients prêts à partager leurs données

  • Plus des deux tiers des clients acceptent de partager leurs données personnelles, familiales et de géolocalisation, ainsi que leurs données bancaires avec les entreprises dont ils sont clients.
  • Plus surprenant, plus de 50% sont prêts à partager des données plus intimes sur leurs goûts et préférences (56%), sur des projets très personnels (voyage en famille, anniversaire, mariage, la re-décoration d’un logement), à donner accès aux équipements de leur maison, voire à dévoiler leurs données médicales (53%).

 

Des assistants virtuels bien acceptés

  • Côté nouvelles technologies, certains clients sont ouverts à la présence des assistants virtuels à certains moments de leur parcours, que ce soit pour prendre un rendez-vous (48%), obtenir de l’information (40%) mais aussi pour acheter un produit ou souscrire à un service (31%) voire pour un effectuer une réclamation (25%). Plus ils sont jeunes, plus le niveau d’acceptation est élevé, notamment sur des événements à forte densité émotionnelle.

 

Les enseignements du Podium de la Relation Client 2018

En matière d’hyperpersonnalisation, les entreprises doivent avant tout OSER collecter la donnée « intime » des clients au-delà des informations usuelles, en choisissant les bons canaux de contact, en favorisant le questionnement à travers les échanges humains, en adoptant la bonne posture et en communiquant sur l’utilisation qui en est faite.

Pour les entreprises, cela implique de définir une véritable stratégie Data en proposant un contrat de confiance clair à ses clients, de nouer les bons partenariats et d’accélérer les investissements sur les infrastructures pour savoir quelles données stocker et comment les exploiter.

Le défi en cette ère du contexte et de la donnée, c’est d’industrialiser la personnalisation, de pouvoir faire du « sur-mesure » à grande échelle.

 

Les entreprises doivent également OSER mettre à profit les nouvelles technologies et les automates pour aller vers du traitement différencié à coûts maîtrisés.

Ces nouvelles technologies peuvent être déployées au service des clients pour les actes simples, voire des actes à plus forte densité émotionnelle chez les plus jeunes dont le niveau d’acceptation est plus élevé.

Pour les entreprises, cela implique d’être agile, en capacité à innover, en réussissant à insérer ces nouvelles technologies à bon escient dans leur mix canal. Il s’agit de passer rapidement de l’expérimentation à l’industrialisation.

Et, dans une démarche de symétrie des attentions, il s’agit également d’équiper, d’outiller et de former les collaborateurs à utiliser ces technologies, pas simplement en déployant des tablettes, des smartphones mais en les nourrissant de contenus et en s’assurant de leur appropriation.

 

L’avenir des entreprises performantes dans le domaine de la Relation Client appartient à celles qui arriveront à passer d’une excellente qualité d’exécution à une signature émotionnelle, adaptée à chaque individu et délivrée de façon industrielle.

Cette ambition de personnalisation est un atout incontestable à l’heure où les entreprises explorent de nouveaux terrains de jeu et de nouveaux business models.

 

Zoom des best practices des lauréats 2018 par secteur

 

Automobile – Avec quatre constructeurs automobiles dans le Top 10 dont deux sur les marches du Podium général pour la 6e  fois dans son histoire, le secteur Automobile apparait comme un des leaders en matière de Relation Client.

En tête du classement, Toyota confirme sa position en gagnant le premier prix de la Relation Client dans le secteur Automobile pour la 2e année consécutive et monte pour la 3e fois depuis 2007 sur la plus haute marche du Podium général. Toyota excelle sur les trois grands piliers de la Relation Client (Exécution, lien, émotion) et séduit ses clients notamment par sa proactivité, sa transparence, sa capacité à faire de la pédagogie et à les fidéliser.

Les clients attendent beaucoup de personnalisation sur ce secteur, notamment en termes de traçabilité (les reconnaître sans avoir à se présenter et se souvenir des échanges) et de propositions pour leur faciliter la vie (être dépanné en étant directement connecté à leurs véhicules, voire anticiper leurs pannes). Ces attentes sont exprimées par les clients de Toyota au même titre que les clients des autres constructeurs.

Mercedes, également un habitué du Podium de la Relation Client, talonne de près Toyota et arrive à se hisser à la troisième place du classement général.

 

Assurance – Le secteur de l’Assurance, tout comme celui de l’Automobile, investit massivement dans la relation client avec les scores les plus élevés sur les trois piliers de la Relation Client. La MAIF remporte cette année encore et ce depuis 2003, le 1er prix du secteur Assurance avec une progression significative de l’indice « PRC *» en particulier sur la capacité à exceller en matière d’exécution (1ère toutes entreprises et tous secteurs confondus) et entretenir du lien.

La MAIF adopte en effet une approche de la relation client à la fois guidée par la simplicité et résolument tournée vers l’humain et les valeurs de sincérité, d’authenticité et d’empathie. Amabilité, gentillesse du personnel dédié, qualité des conseils et rapidité du service sont particulièrement appréciés.

Néanmoins, sur le critère de l’émotion, la MAIF se place juste au niveau voire en dessous des standards en matière de personnalisation ; les clients attendent en effet des conseils personnalisés voire que leurs assurances anticipent des besoins ou projets personnels (les accompagner pour les vacances au ski, les locations de vacances d’été…).

 

Banque – Le Crédit Mutuel gagne le premier prix de la Relation Client dans le secteur Bancaire pour la 11e fois. Cette année, il conserve une avance confortable sur les autres acteurs bancaires et fait un sans-faute sur l’ensemble des critères en étant premier sur son secteur quel que soit le critère.

Il continue de progresser sur sa capacité à offrir de l’excellence opérationnelle, à créer du lien avec ses clients et à générer de l’émotion positive. Ce score élevé justifie que le Crédit Mutuel bénéficie d’une confiance supérieure à la moyenne de son secteur concernant sa capacité à recueillir des données personnelles auprès de ses clients, même les plus sensibles comme leurs goûts et préférences ou l’accès à leurs équipements de la maison.

C’est un excellent levier pour proposer encore plus de personnalisation à ses clients d’autant que sur le secteur bancaire, les attentes en termes de personnalisation sont très élevées.

 

Distribution spécialisée – Nespresso, après une stagnation entre 2016 et 2017, revient à la 2e place du Podium général et passe en tête, sur le secteur de la Distribution Spécialisée en excellant sur les trois piliers.

C’est la 4e fois depuis 2012 que l’entreprise se voit récompensée dans le cadre du Podium de la Relation Client. Cette performance démontre la capacité de Nespresso à innover et à exécuter à tous les niveaux de la Relation Client.

Nespresso valorise la personnalisation et la facilité de son expérience en proposant constamment de nouveaux services à valeur ajoutée comme la commande automatique de capsules en fonction de la consommation du client ou encore la détection et l’anticipation des pannes techniques grâce à sa machine connectée.

 

Grande Distribution – Pour la 3e année consécutive et la 4e fois depuis 2014, E. Leclerc domine le secteur de la Grande Distribution en matière de Relation Client.

Dans un secteur où la Relation Client manque de dynamisme (les scores par pilier stagnent), les clients des magasins Leclerc se montrent satisfaits à tous les niveaux de la relation client. Ils accordent dès lors plus volontiers leur confiance à l’enseigne concernant l’utilisation qu’elle fait de leurs données personnelles en termes de transparence et de sécurisation.

Avec l’arrivée de nouveaux acteurs innovants sur le secteur de la grande distribution, les clients s’attendent à des services de plus en plus individualisés et une plus grande fluidité entre les canaux (digitaux / lieux physiques).

 

Entreprise de Service – Le secteur des Entreprises de Services est bouleversé par l’arrivée des nouveaux entrants qui modifient les codes de l’expérience client. L’heure est à ces acteurs innovants et agiles qui mettent en avant, et au-delà de prix compétitifs, une très bonne expérience client. Direct Energie réalise une très belle entrée en décrochant le 1er prix de son secteur avec de beaux scores sur les trois piliers.

Dans les services, la personnalisation est devenue un enjeu clé de différenciation car les clients demandent des solutions individuelles adaptées à leur mode de vie et du conseil au fil de l’eau pour maitriser leur consommation. Direct Energie y répond notamment avec des solutions innovantes en lien avec les compteurs intelligents ou des assistants virtuels, ou encore en faisant preuve de grande pédagogie et contextualisation dans le contenu des factures proposées sur les canaux digitaux.

 

Plateforme & e-commerce – Sur le secteur de l’Economie Collaborative et des Plateformes e-commerce, BlaBlaCar arrive en tête comme en 2017.

L’entreprise excelle particulièrement sur le pilier Exécution (3e toutes entreprises et tous secteurs confondus) avec une belle amplitude sur des critères clés dans ce domaine. BlaBlaCar comme toutes les entreprises de son secteur fait la norme en matière de maturité digitale et de simplicité d’utilisation des canaux.

En matière d’hyperpersonnalisation, l’humain est au cœur de la démarche avec une solution d’entraide collaborative basée sur une communauté d’Helpers.

 

Service Public – La Gendarmerie Nationale s’impose pour la 3e année consécutive comme le leader du secteur avec un score bien plus élevé que la moyenne des administrations et notamment en matière de la pédagogie vis-à-vis des usagers. La Gendarmerie Nationale progresse de manière significative sur les piliers Exécution et Lien.

En tant qu’acteur du Service Public dédié à la sécurité, la Gendarmerie Nationale apparait très légitime pour récolter les données relatives à la situation géographique ou à l’accès aux équipements de la maison. Les usagers sont prêts pour en faire un véritable acteur de leur vie quotidienne et les aider à sécuriser leur environnement.

 

Tourisme – TUI, arrive pour la première fois au sommet du podium dans le secteur du Tourisme. Dans un secteur où les attentes des clients en termes de personnalisation sont fortes, TUI se distingue de ses concurrents par une maitrise du parcours client du premier contact jusqu’au retour du club de vacances.

TUI a su également développer un relationnel fort avec ses clients grâce notamment à ses équipes d’animation présentes lors des séjours et à une présence très active sur les réseaux sociaux (pendant et après les séjours). L’entreprise souhaite aller toujours plus loin en matière de personnalisation et fidéliser ses clients via des services additionnels adaptés à leurs attentes et leurs goûts.

 

Transport – Air France conserve son titre cette année pour la troisième consécutive. La compagnie aérienne progresse notamment sur le pilier Emotion en s’adaptant à la singularité de chaque client. Sa capacité à récompenser la fidélité de ses clients surpasse fortement l’ensemble des acteurs sur ce secteur.

Ses clients lui font tout naturellement confiance pour communiquer leurs données y compris partager des informations très personnelles sur leurs goûts et préférences.  En outre, l’entreprise offre à ses clients un parcours fluide et sans couture qui respecte les normes actuelles en matière d’omnicanalité.

 

 

 


A propos de l’enquête
L’enquête est réalisée auprès d’un échantillon national représentatif de 4 000 Français de 18 ans et plus, interrogés en ligne aux mois de novembre et décembre 2017. La représentativité nationale est assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, CSP et régions). Le classement est établi à partir d’un indice PRC* (Podium de la Relation Client) de 1 à 10.

Cet indice PRC pour chaque entreprise et administration est calculé en faisant la moyenne des notes obtenues aux 16 critères pondérés par leur contribution à la satisfaction globale (tests de Fisher). Plus un critère est important dans un secteur, plus la note de ce critère va compter dans la note PRC et dans le classement sectoriel.

 

 

 

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Chief Data Officer : qui sont-ils et que font-ils ?

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Avec la transformation digitale, les entreprises ont dû s’adapter et trouver de nouvelles ressources pour gérer un Big Data toujours plus important et désormais crucial pour leurs activités.
Dans ce contexte, de nouveaux métiers émergent comme celui de Chief Data Officer. Encore peu nombreux, DataGalaxy, plateforme de cartographie des données, a réalisé une enquête pour savoir qui sont ces CDO, leurs cursus, leurs missions, les freins à leur développement… et ce qu’ils pensent de l’arrivée de l’Intelligence artificielle dans leur travail ?

 

 

CDO : des cursus variés et sur-diplômés

Les CDO ne viennent pas tous de filières informatiques ou scientifiques.

  • 50 % ont suivi des études dans les filières de commerce/marketing ou management/gestion.
  • 31 % ont fait une école d’ingénieurs (11,5 % généraliste et 19,2 % informatique)

 

 

Près de 85% des CDO ont un Bac+4 et plus. S’ils sont une majorité (42 %) à percevoir un salaire inférieur à 50 000 €, et presque autant (40 %) dans une fourchette allant de 50 000 à 100 000 €.

Plus de 42 % d’entre eux travaillent dans entreprises de plus de 1000 personnes mais ils sont quand même près de 31% dans des entreprises de moins de 250 employés.

 

Une fonction nouvelle, un recrutement interne, une expertise projet.

Près de 54% des CDO ont été nommés depuis moins d’1 an et 30% depuis 2 à 3 ans. Le recrutement se fait majoritairement à l’interne (à 54%).

La proportion entre ceux venant des DSI et des directions métier est parfaitement égale à 26,9 % pour chacune.

 

On peut en déduire que les entreprises recherchent des profils avec une expertise projet, une vision transverse, une capacité de pilotage. D’ailleurs on constate que le 2ème de vivier de recrutement est la SSII (11,5%).

La maîtrise de la data est de plus en plus primordiale pour les entreprises expliquant le fait que 50 % des CDO sont rattachés à la Direction Générale.

 

 

Les missions d’un CDO : qualité et fiabilité de la data avant tout

Comme dans tous les postes émergents et très récents, les missions ne sont pas figées et peuvent varier d’un CDO à l’autre. Mais il ressort clairement que le CDO est garant de la qualité et de la fiabilité de la data, de ses usages et de la stratégie de sa collecte.

 

 

 

Objectifs des missions des CDO : gouvernance des données et culture data en priorité

Le classement par ordre d’importance des objectifs de CDO est le suivant :

  1. Animer la gouvernance et la culture data : 79 %
  2. Déployer une stratégie de gouvernance des données : 72 %
  3. Accompagner la transformation digitale de l’entreprise : 71 %
  4. Trouver de nouveaux usages aux données de l’entreprise : 63 %
  5. Redonner confiance aux utilisateurs internes dans les données de l’entreprise : 59 %

 

Quels sont les freins des CDO dans l’accomplissement de leurs misions ?

Le principal frein est lié à un manque de culture data et une résistance au changement ainsi qu’à une méconnaissance du potentiel de la data.

 

 

On constate également que les CDO souhaiteraient être plus soutenus par leur hiérarchie. L’absence de moyens pour investir dans les outils n’est ressentie que par 19% des répondants.

 

CDO : des compétences managériales fortes

Les 1ères compétences sont d’ordre comportemental (diplomatie, leardership, gestion transverse des projets…). Celles liées à la maîtrise technique arrivent ensuite. Quant aux connaissances « métier » juridiques et marketing, si elles sont appréciées, elles arrivent en fin du classement.

Top 4 :

  1. Diplomatie / leadership : 81 %
  2. Capacité à gérer des projets de manière transversale avec des équipes métiers et DSI : 69 %
  3. Connaissance du secteur d’activité et du métier de l’entreprise : 67 %
  4. Connaissances en architecture data : 54 %

 

CDO : quelles évolutions ?

Pour une très large majorité des répondants (83 %) le poste de CDO sera rattaché à terme à la Direction Générale – quand ce n’est pas déjà le cas- et non à la DSI ou aux directions métiers. Néanmoins les problématiques “métier” seront de plus en plus au coeur de leurs préoccupations (88 %).

Quant à l’intelligence artificielle, elle va s’imposer comme une technologie phare dans leurs missions (76%).

 

Les CDO et l’Intelligence Artificielle : pour quels usages ?

L’IA est bien accueillie par les CDO qui sont près de 54 % à estimer qu’elle facilitera beaucoup leur travail.

 

 

 

L’IA va effectivement devenir incontournable avec un peu plus d’1/4 qui l’utilise déjà moyennement à fortement et 75% qui envisagent de l’utiliser prochainement.

 

L’IA : plébiscitée pour les analyses et la personnalisation

L’IA est plébiscitée dans le cadre des analyses prédictives.

Sur une échelle de 1 à 5 dans leur utilisation ou intentions d’utiliser l’IA, le cumul des 2 plus fortes valeurs donnent les résultats suivants :

 

 

 


Etude réalisée en avril 2018 – 26 répondants – panel dans l’étude à télécharger

Télécharger l’étude complète

 

 

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Avis d'experts

Comment l’IA va améliorer le marketing

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Ou comment l’avancée de l’intelligence artificielle peut dès à présent aider les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions…

 

 


Une tribune de Nikos Acuña, Chief Visionnary Officer, Sizmek


 

 

Nous savons que l’intelligence artificielle (IA) a déjà de multiples implications dans notre vie quotidienne. Netflix réussit par exemple à prédire les séries dont nous allons enchaîner les épisodes les uns après les autres, alors que Nest assimile nos préférences pour adapter au mieux la température au sein de nos foyers.

Même la médecine progresse rapidement en se servant de l’IA pour analyser de nombreuses données, dont celles liées à notre ADN, en vue de créer des traitements pour soigner différentes pathologies.

Si l’exécution de certaines tâches est plus facile, plus rapide et plus efficace grâce à la technologie, il semble logique que l’IA appliquée à la publicité rende également les marques et les agences plus intelligentes.

 

Des décisions fondées sur les données

C’est notamment la grande quantité de données et d’informations sur les consommateurs dont disposent désormais les professionnels du marketing qui rend tout cela possible. Bien trop nombreuses pour être traités, organisés ou manipulés par l’esprit humain, ces gigantesques volumes de données représentent à la fois un défi et une opportunité exceptionnelle pour les entreprises.

Car si nous ne savons pas encore comment exploiter tout le potentiel de ces données, nous savons déjà que celles-ci détiennent le secret que les publicitaires essaient de percer depuis l’époque des Mad Men : comment identifier clairement les personnes susceptibles d’acheter nos produits ?

Grâce à l’IA, nous pouvons donner un sens à ces données, en tirer des informations utiles et les exploiter pour déterminer le consommateur, le moment, le type de matériel connecté et le contexte adaptés avant de diffuser une publicité.

L’IA fait le gros du travail et s’avère un outil marketing puissant, dans la mesure où aucun être humain ne pourrait décider en une milliseconde où placer une publicité en analysant 300 milliards de signaux quotidiens.

 

Des perspectives inédites

Si tout cela semble déjà très prometteur, les capacités de l’IA vont bien au-delà d’une automatisation programmatique basique.

Si une plateforme optimisée par l’IA, comme celle de Sizmek, peut déjà fournir les informations nécessaires pour décider en une fraction de seconde quelle publicité diffuser et à quel endroit, les avantages ne s’arrêtent pas là pour les marques et les agences. La valeur de l’intelligence artificielle réside également dans sa capacité à analyser des quantités de données qui semblent incompréhensibles, à en tirer des informations pertinentes et à les rendre exploitables.

Ce qui offre des perspectives inédites pour les professionnels du marketing – voire les entreprises tout entières – qui peuvent ainsi utiliser l’IA pour optimiser leurs campagnes, toucher de nouveaux consommateurs et augmenter les conversions.

 

Une meilleure compréhension des consommateurs

L’IA nous aide en effet à identifier les dynamiques à l’œuvre dans les ensembles de données, mettant ainsi en lumière les facteurs qui favorisent la conversion. Elle aide ainsi les professionnels du marketing à optimiser leur ciblage vers un résultat recherché (par exemple, le pourcentage d’augmentation des applications d’assurance en ligne), sans avoir à s’appuyer sur des données tierces.

L’IA peut analyser des milliards de points de données – en observant ce qui fonctionne bien ou non – de manière à identifier les consommateurs les plus susceptibles d’être intéressés par un produit ou un service.

Au lieu d’utiliser un ensemble de paramètres spécifiques et restreints, tels que l’âge ou le sexe, les professionnels du marketing peuvent désormais choisir les éléments d’une campagne qui fonctionnent, et ainsi accéder à tout un vivier de nouveaux clients.

Cela représente un tournant majeur pour la publicité programmatique et pour la publicité en général. Il s’agit en effet d’un secteur dans lequel les entreprises misent depuis des décennies sur la connaissance de leurs « clients cibles ».

Aujourd’hui, l’IA pourrait leur donner de nouvelles informations sur l’identité de leurs clients, leur localisation ainsi que leurs aspirations…

 

Intelligence augmentée

Toutefois, l’IA ne se contente pas de rendre les technologies ou les plateformes plus intelligentes. Les dirigeants des entreprises, des services marketing et des campagnes publicitaires deviennent eux aussi « plus intelligents ».

Et ce changement majeur dans la manière d’apprendre à connaître les consommateurs, et de les atteindre en ligne, va modifier fondamentalement le travail des professionnels du marketing. Contrairement à ce que l’on a pu lire dans de nombreux rapports alarmants concernant la prise de pouvoir des robots voleurs d’emplois, l’IA augmentera notre capacité décisionnelle en nous fournissant un outil puissant pour déterminer qui nous devons cibler, et comment.

Ce sont les individus, et non les machines, qui tireront les ficelles à l’aide de technologies optimisées par l’IA, technologies qui leur permettront de progresser eux-mêmes et d’être mieux informés que jamais sur l’identité de leurs clients et sur la meilleure manière de les satisfaire, grâce à des messages créatifs délivrés au moment opportun.

 

Il incombe aux professionnels du marketing d’adopter une approche hybride – basée à la fois sur la nécessité de rester centré sur le consommateur, mais également sur la nécessité de maîtriser ce qui a trait aux données, en comprenant comment chaque application ou outil technologique mis à leur disposition peut les aider à être plus efficaces, et participer au succès de leur entreprise.

C’est la raison pour laquelle les professionnels du marketing ne sauraient désormais être confinés à une seule fonction, ou à un seul service. Ils joueront un rôle décisif en matière de gestion des données, de transformation digitale et d’orientation stratégique. La publicité programmatique optimisée par l’IA n’est qu’un début.

 

 

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RGPD : mise en conformité rime-t-elle avec opportunité pour votre CRM ?

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Le 25 mai 2018, le Règlement sur la Protection des Données (RGPD) est entré en vigueur dans toute l’Union Européenne. L’impact de cette nouvelle réglementation sur les outils et les pratiques CRM alimente nombres de débats et de réunions…

Voici quelques clés pour mieux vous situer par rapport à cette évolution capitale et ce qu’il convient de faire pour identifier les forces et les faiblesses de votre CRM.

 

RGPD : les grandes lignes

Voté en 2016, le texte européen vise l’harmonisation des cadres juridiques nationaux concernant la protection des données personnelles. A l’époque, sa promulgation fut assortie d’un délai de mise en application de 2 ans. Ce laps de temps devait permettre aux législations des Etats membres de s’adapter à cette transformation et à toutes les entités concernées (toutes celles qui collectent et traitent des données personnelles) de se mettre en conformité.

L’heure est venue. Tout traitement de données personnelles en infraction avec le RGPD après le 25 mai 2018 peut donner lieu à des sanctions.

Pour appréhender simplement l’impact du RGPD sur le CRM, il suffit de retenir ceci : tous les contacts d’une entreprise, qu’ils soient prospects, clients, BtoC ou BtoB doivent désormais être informés que l’entreprise souhaite recueillir leurs données personnelles et à quelles fins précisément.

Sur la base de ces informations, les personnes peuvent ensuite donner leur consentement, charge à l’entreprise de conserver la preuve de ce dernier. On comprend mieux comment le RGPD va modifier toute la gestion de la relation client (GRC).

Notons aussi que toute personne peut, si elle le désire, revenir sur le consentement donné. L’entreprise doit donc permettre à tous ses contacts d’exprimer et d’exercer leur droit d’accès, de modification, de portabilité et d’opposition s’agissant des données qui les concernent.

En cas de non-respect du RGPD, l’autorité de contrôle dispose d’un ensemble de mesures graduées allant du simple avertissement à l’amende administrative. La fourchette haute des montants de cette dernière est d’ailleurs extrêmement dissuasive : l’amende peut en effet s’élever jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise.

 

Transformer le RGPD en avantage pour votre CRM

Cette présentation du RGPD, même light, peut en convaincre plus d’un de la lourdeur de cette évolution… Cependant il faut se rappeler que les données personnelles font partie du capital de l’entreprise et qu’elles constituent le socle d’une relation-client réussie. La qualité des données détenues influence tout le CRM, et se concentrer sur l’optimisation de cette dernière permet de gagner en performance et en agilité.

Malgré ses nombreuses contraintes, l’application du RGPD peut ainsi représenter, en seconde lecture, une véritable opportunité. Celle de faire table rase des mauvaises pratiques et de mettre à jour toute la politique de relation-client.

Comment ? En commençant par cartographier l’ensemble des données détenues au sein de l’entreprise. Une fois cette cartographie établie, vous disposez de l’outil indispensable pour lancer une action de normalisation de vos bases.

Création d’un référentiel unique, requalification et disparition des barrières entre les services, dont certains centralisent plus d’informations que d’autres : ces différentes étapes rendront possible un meilleur traitement des données et garantiront la portabilité ainsi que le droit à l’oubli pour vos client et prospects, deux obligations saillantes du RGPD.

 

CRM : la mise aux normes de l’existant

La question alimente les débats d’experts : « Puis-je conserver les données recueillies avant l’entrée en vigueur du RGPD ? Ou dois-je à nouveau demander son consentement à chacun de mes prospects ?»

Si la réponse n’est pas encore tranchée par les juristes, une ligne émerge déjà qui devrait prévaloir : il semblerait qu’une entreprise puisse conserver ses contacts acquis avant le 25 mai, si tant est qu’elle puisse prouver le moyen par lequel elle a obtenu le consentement, ainsi que la date de l’obtention.

Sur ce sujet, il sera donc profitable de lancer un audit ayant pour mission de vérifier que les données dont vous disposez ont bien été recueillies par des moyens qui respectent les dispositions du RGPD. Confrontez par la même occasion vos bases existantes aux diverses listes d’oppositions disponibles afin de vous assurer de l’accord de vos contacts quant à l’utilisation de leurs données personnelles.

Soyez également vigilant quant au principe du consentement par finalité. En effet, l’accord d’un client pour la réception de campagnes SMS ne vaut pas comme acceptation de démarchage téléphonique, par exemple.

 

Rationaliser les données

Ce n’est pas le nombre d’informations que vous détenez sur un client qui constituent une réelle valeur pour votre CRM. C’est plutôt la pertinence de ces données. Il est ainsi préférable de centraliser une dizaine d’informations ciblées et efficientes qu’une centaine dont l’utilité n’est pas avérée.

Cette vision prend tout son sens si l’on veut bien considérer une des conséquences les plus probables de la mise en application du RGPD : avec les efforts que vont requérir la collecte des consentements par finalité et le stockage des éléments qui en attestent, le prix des bases de données externes risque fort de connaître une ascension impressionnante.

Le RGPD est donc l’opportunité de revenir au ciblage, pierre angulaire du CRM, qui s’est d’ailleurs quelque peu effritée ces dernières années.

Sur ce point, comme sur l’obligation de protection des données dont les entreprises sont désormais comptables, on voit clairement se dessiner une perspective des plus prometteuses : malgré les nombreuses contraintes qu’il représente, le RGPD pourrait revivifier le contrat de confiance entre les clients et les entreprises.

En offrant à ces dernières l’opportunité de démontrer qu’elles respectent les données qui leur sont confiées, le RGPD va à n’en pas douter inciter les clients à s’orienter davantage vers les organisations qui sauront faire preuve de responsabilité en la matière, et communiquer de façon opportune sur le sujet.

 

 

 

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