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Le RGPD va aussi impacter l’email

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À partir de l’année prochaine, les expéditeurs d’emails risquent des sanctions pouvant s’élever à plusieurs millions d’euros en cas de violation du nouveau Règlement européen sur la Protection des Données (RGPD).

S’il n’y a encore aucune raison de paniquer, dans les prochains mois toutes les entreprises devront le connaître et en appliquer les nouvelles règles.

En France, les expéditeurs d’e-mails commerciaux devront prêter attention aux nombreuses conditions nécessaires pour obtenir l’autorisation du destinataire à être prospecté…

 

Le Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD) est déjà entré en vigueur le 25 mai 2016, et après une période transitoire de deux ans, il deviendra définitivement obligatoire à partir du 25 mai 2018.

Comme il s’agit d’un règlement européen, il sera applicable immédiatement dans tous les états membres de l’Union, sans devoir être transposé préalablement dans le droit national.

Les dispositions nationales en vigueur jusque-là seront régulées conformément au RGPD, comme le souligne la CSA (Certified Senders Alliance), auteur de ce petit récapitulatif sur le sujet.

 

Les droits du destinataires

Le Règlement Général pour la Protection des Données renforce en premier lieu les droits du destinataire.

Il inclut désormais:

  • le droit d’accès complet aux données,
  • l’obligation d’information,
  • le droit à la rectification des données, à leur effacement et à la limitation de leur utilisation
  • le droit à la portabilité des données et le droit de recours.

Cela concerne aussi le marketing par courriel et l’utilisation commerciale des données personnelles. Et la violation de ces droits peut coûter très cher aux entreprises…

 

Des sanctions lourdes

Le montant élevé des sanctions (jusqu´à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaire annuel mondial consolidé (le montant le plus élevé étant retenu) indique clairement qu’il est nécessaire de bien connaître la nouvelle situation juridique avant l’entrée en vigueur du RGPD et  d’adapter sa stratégie d’email marketing en conséquence.

Thomas Fontvielle, Secrétaire Général de Signal Spam, souligne l’importance de l’application du nouveau Règlement :

« Le règlement général européen pour la protection des données personnelles aura deux mérites fondamentaux à nos yeux : éclairer et préciser des dispositions légales déjà existantes mais peu concrètes quant à leur mise en application ; et établir un niveau de sanction véritablement prohibitif pour quiconque se placerait en infraction avec le règlement.

La pratique du double opt-in comme seule véritable garantie à la preuve de la collecte d’un consentement volontaire et informé pourrait marquer une étape décisive vers un marché de l’e-mail plus respectueux si la règlement e-privacy venait à complèter en ce sens le RGPD.»

 

Le consentement avant tout

Les expéditeurs de mails commerciaux devront surtout faire attention aux normes mises en place pour s’assurer du consentement de leurs destinataires.

Si cette obligation est déjà en vigueur en France (Art. L35-5 du Code des postes et des communications électroniques), aucune norme précise sur le consentement n’y est vraiment formulée.

La directive de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, la CNIL, fait la distinction entre le marketing B2B et celui B2C. Pour le marketing B2C, il y a obligation de consentement, à quelques exceptions près, tandis qu’en B2B, le marketing électronique est autorisé à condition que le client ait été informé que ses données personnelles sont utilisées pour le marketing électronique et qu’il est toujours capable de s’opposer à l’utilisation de ses données personnelles.

Selon le RGPD, le consentement du destinataire devra être volontaire, actif, explicite et avoir lieu séparément pour chaque cas concret, non seulement pour le B2C mais aussi pour le B2B.

Une case pré-cochée par défaut dans un formulaire en ligne ne sera pas considérée comme valable pour le consentement (fin de l’opt-out). En plus, avant de donner son autorisation, le destinataire doit être informé de façon détaillée dans une langue claire et simple de l’utilisation de ses données.

L’expéditeur de mails groupés devra prouver qu’il a la déclaration de consentement du destinataire (obligation de responsabilité). Par conséquent cette déclaration devra être faite par écrit ou bien par une procédure de double opt-in (procédure qui permet au destinataire, après avoir donné une  première fois son accord, de recevoir un mail de confirmation où, à travers un clic sur un lien, il déclare à nouveau son autorisation).

 

Vers la fin des abonnements multiples ou par défaut

Les nombreuses conditions pour le consentement rendent donc la procédure d’abonnement difficile voire presque impossible dans le cas d’inscriptions multiples via le même formulaire (comme c’est souvent le cas lors d’opérations de collecte d’adresses mails).

Pour les expéditeurs d’e-mails professionnels, l’interdiction de corrélation sera aussi très importante puisqu’une autorisation du destinataire ne sera pas considérée comme volontaire si l’accomplissement d’un contrat dépend de ce consentement préalable.

Si votre client doit, par exemple, cocher la case spécifiant son consentement à la réception de mails commerciaux avant l’envoi d’une commande, cette autorisation ne sera pas valable.

La déclaration de consentement devra également être révocable sans effort excessif.

En France, ce droit de révocation existe déjà mais aucune condition précise n’y est formulée. Avec le RGPD, cela va changer et la révocation devra avoir lieu de façon aussi simple que la collecte du consentement.

 

A noter également que les entreprises non-européennes devront elles aussi respecter le RGPD si elles offrent des services au sein l’Union Européenne. En bref, les expéditeurs d’emails devront dorénavant respecter les conditions du RGPD sinon cela pourrait leur coûter cher…

 

 

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Email : l’avènement du mobile et le déclin des webmails

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Une nouvelle étude menée par Return Path révèle où, quand et comment les abonnés interagissent avec leurs emails.

 

Return Path vient de publier les résultats de sa nouvelle étude sur le comportement des abonnés face à leurs emails.

Intitulée « Plateformes de messagerie – Les préférences des usagers à la loupe », cette étude révèle notamment que la montée en puissance du mobile a bousculé les habitudes des consommateurs.

Le taux d’ouverture des emails par mobile a ainsi quasiment doublé sur les cinq dernières années avec plus de la moitié des messages désormais consultés via un terminal mobile.

 

L’avènement du mobile au détriment des webmails

Le mobile devance largement le Webmail. Au cours de la période analysée, 55 % des emails ont été ouverts sur des appareils mobiles, contre seulement 29 % en 2012.

En outre, le taux d’ouverture sur Webmail (emails ouverts depuis un navigateur Internet comme Gmail.com ou Yahoo.com) a chuté de 26 % en cinq ans, passant de 37 % à 28 %.

Les emails de bureau (définis comme les messages ouverts depuis un logiciel installé sur un ordinateur de bureau ou portable, comme Outlook ou Apple Mail) génèrent le plus faible taux d’ouverture avec seulement 16 %, contre 34 % en 2012.

 

Apple domine l’email sur mobile

iOS continue de dominer Android. Même si les taux d’ouverture sur iPhone et iPad ont légèrement chuté au cours des cinq dernières années, iOS maintient un énorme avantage sur Android.

iOS cumule un taux d’ouverture de 79 % des emails mobiles, contre 20 % pour Android. En 2012, seuls 14 % des emails mobiles avaient été ouverts sur Android, contre 85 % sur iOS.

 

Gmail distance Yahoo

Gmail a dépassé Yahoo dans la course au Webmail. Le Webmail détient toujours un pourcentage important de l’ouverture d’emails, et Gmail en est devenu le leader incontesté.

En 2012, seuls 6 % des ouvertures par Webmail ont eu lieu sur Gmail ; ce chiffre a bondi à 59 % au cours de la période analysée. Pendant cette même période, Yahoo a connu un déclin rapide, ne représentant que 5 % du taux d’ouverture par Webmail – en baisse de 37 % par rapport à 2012.

 

60% des emails sur mobiles sont lus le week-ends

Le pic du week-end du taux d’ouverture sur mobile ; le gain du Webmail et du poste de travail pendant la semaine.

Sur mobile, les emails sont plutôt ouverts le week-end (60 % des messages sont consultés le samedi et le dimanche), contre 51 à 55% les autres jours de la semaine).

A l’inverse, le taux d’ouverture sur Webmail et logiciels de bureau augmente pendant la semaine de travail, lorsque les utilisateurs ont tendance à être devant leur ordinateur. Le Webmail compte 26 % de taux d’ouverture le week-end contre 29% en semaine tandis que l’email de bureau compte 13 % d’ouverture le week-end et 16 à 19% la semaine.

 

« En seulement cinq ans, nous avons assisté à des changements spectaculaires dans le secteur de l’email “, déclare Tom Sather, Sr. Director Research chez Return Path.

« Les équipes marketing doivent comprendre l’état actuel du marché de l’email et anticiper son évolution. Savoir comment, quand et où les emails sont ouverts – et comment ces habitudes ont changé au fil du temps – est un outil d’aide à la décision précieux pour optimiser les performances des programmes d’email marketing.”

 

 

L’étude complète peut être téléchargée ici. Vous pouvez également obtenir des données mises à jour mensuellement sur le microsite We Know Email Clients.

 


Méthodologie

Pour cette étude, Return Path a analysé plus de 27 milliards d’emails ouverts entre mai 2016 et avril 2017 à l’aide de l’outil de monitoring Email Client Monitor, et de l’outil gratuit de géolocalisation Geo Email Monitor.

 

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Infographie : les performances d’un email, de l’envoi à la transformation !

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Pourcentage d’emails aboutis, taux d’ouverture ou de réactivité… Voici, en infographie, quelques chiffres-clés à connaître sur les performances de l’email marketing en 2017…

 

Cheetah Digital partage une infographie sur les performances de l’email marketing en France, de l’envoi à la transformation.

 

Principaux faits marquants.

  • Un taux d’emails non aboutis stable par rapport à l’année précédente, avec une moyenne de 2,81% d’emails non aboutis pour la France;
  • Un taux moyen d’ouvertures de 43,61% en France, en légère progression depuis l’année précédente;
  • Un taux de réactivité moyen de 12,6% en France, montrant une érosion certaine de l’engagement.

 

 

 

 

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Virus, phishing ou ransomware : l’email reste le cheval de Troie préféré des hackers

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Selon un rapport basé sur l’analyse de plus d’un milliard de messages électroniques dans le monde, ce troisième trimestre 2017 aura été celui de tous les records en termes de cyberattaques via emails.

La fréquence et le nombre de ces attaques ont ainsi augmenté de près de 30% en un an et les techniques utilisées se multiplient…

 

Ces dernières années, chaque troisième trimestre s’est révélé une période de recrudescence des messages frauduleux, donnant un excellent aperçu des outils et des techniques que les cybercriminels vont utiliser les mois suivants. Et en la matière, 2017 ne déroge pas à la règle….

Dans son « Q3 Quaterly Threat Report », Proofpoint met en lumière les menaces et dévoile les tendances des cyberattaques. Chaque jour, les équipes de chercheurs analysent plus d’un milliard de messages électroniques, des centaines de millions de messages sur les réseaux sociaux et plus de 150 millions d’échantillons de logiciels malveillants pour protéger les entreprises du monde entier contre les menaces avancées.

Voici quelques chiffres clés sur les principaux types d’attaques présentées dans ce ” Threat Report ” :

 

Attaques par courrier électronique

Au troisième trimestre 2017, le volume d’attaques par courrier électronique utilisant des URL malveillantes a explosé, constituant la plus forte proportion d’attaques de ce genre depuis plus de deux ans. Elles ont augmenté de près de 600 % par rapport au trimestre précédent et de plus de 2 200 % par rapport au même trimestre de l’année dernière.

Les ransomwares

Ils restent la première catégorie de logiciels malveillants et constituent près de 64 % de toutes les tentatives d’attaques par email. De nouveaux types et variantes apparaissent tous les jours, mais Locky reste le plus important. Il représente près de 55 % du volume total des messages et plus de 86 % des ransomwares identifiés.

Les chevaux de Troie bancaires

Ils atteignent 24% du volume total des courriels malveillants, avec une souche appelée The Trick, représentant à elle seule 70% de ces attaques.

La fraude par email

Elle a augmenté de 29 % en 3 mois. La fréquence des attaques a augmenté quant à elle de 12 % par rapport au trimestre précédent et de 32 % par rapport à la même période l’an dernier.

 

 

Pour plus de détails,  la version française du « Q3 Quaterly Threat Report » est disponible ici.

 

 

 

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