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Facebook et Google trustent 68% de la pub digitale en France

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En 2016, le marché de la publicité online a connu une croissance de 7% et avoisine désormais les 3,5 M€ en France. Seule ombre au tableau pour les éditeurs : le search (Google) et les réseaux sociaux (Facebook) s’accaparent à eux seuls les deux tiers du marché…

 

Selon les derniers chiffres de l’’Observatoire de l’e-pub du SRI, réalisé par PwC, en partenariat avec l’UDECAM, le marché français de la publicité digitale a donc atteint 3, 453 M€ de chiffre d’affaires net sur l’ensemble de l’année 2016, soit une progression de 7% par rapport à 2015.

Le digital, qui se nourrit de la digitalisation de tous les médias, devient donc le 1er media investi sur l’ensemble de l’année 2016 (29,6 %), devant la télévision (28,1%).

Autre fait notable : 2016 aura été l’année de l’avènement du mobile si longtemps annoncé: 41% des dépenses digitales sont à présent allouées au mobile (search + display) soit une croissance de +72% en un an !

Si tous les voyants semblent donc au vert pour l’industrie de la publicité digitale, d’autres chiffres viennent quelque peu noircir le tableau. Dans le détail, on s’aperçoit en effet que cette croissance est exclusivement tirée par les investissements des annonceurs dans le search et les réseaux sociaux, pré-carré des mastodontes Google et Facebook qui s’octroient à eux seuls 68% du marché en France et même 92% des investissements sur mobile !

 

Les chiffres à retenir de cet observatoire 2016 :

 

1 . Un marché en croissance sur tous les leviers

 

 

  • Le marché e-pub global avoisine 3,5 milliards d’euros, en croissance de 7% par rapport à 2015
  • Le digital  devient le 1er media investi sur l’ensemble de l’année 2016 (29,6 %), devant la télévision (28,1%).
  • Tous les leviers sont en croissance :

– Search : +4,3%, soit 55% du marché global et un CA net de 1 893 M€

-Display : +14,5%, soit 35% du marché global et un CA net de 1 204 M€

-Autres leviers :+3,2%, soit 10% du marché global et un CA net de 447 M€

 

2. Un display à plusieurs vitesses

La croissance du display (+14,5%) est exclusivement portée par le social:

  • Le social (c’est-à-dire les réseaux sociaux) représente désormais 38% du display (453 M€) et affiche une croissance de 62% vs 2015. Cette croissance du social se retrouve sur tous les leviers clés du display.
  • A l’inverse, le display « non social » voit sa part baisser de 73% à 62% du display, sa tendance est négative en 2016 à -3% (=750 M€).

 

Sébastien Leroyer, directeur chez PwC, analyse : « Le digital est encore une fois le segment du marché publicitaire en plus forte croissance. Mais en 2016, les contrastes du marché du display s’accentuent de manière notable, et le poids des médias sociaux atteint un niveau encore jamais vu. En effet, ces derniers contribuent fortement à chacun des leviers clés de croissance du display – la vidéo, le mobile, le programmatique – et portent largement l’accélération du marché. »

 

Les principales tendances du display par formats (classique, vidéo, OPS), par devices (fixe, mobile, IPTV) et par commercialisation (non programmatique ou programmatique) :

 

Le display « classique »[1] à rude épreuve 

  • Il représente encore 54% des formats display mais sa part fléchit (vs 59% en 2015). Sa croissance est de 5%, soit 656 M€ investis en 2016.
  • Mais la croissance du social à +33% (=336 M€) cache une autre réalité, celle du « hors social » qui baisse de 14% (=319 M€).
  • Les liens de contenus, ou modules de recommandation, sont mesurés pour la 1ère fois dans l’Observatoire de l’e-pub. Ils sont en croissance de 18% vs 2015, représentent 7,3% du display « classique » et un CA net de 47 M€.

 

Le display vidéo[2]

  • représente dorénavant 35% du display. En 2016, elle progresse de 35%, pour représenter un CA net de 417 M€.
  • Si le « hors social » représente encore 72% du segment vidéo, la vidéo « sociale » a explosé en 2016 à +351% (= 117 M€).
  • Sous l’influence du Social, l’outstream progresse fortement : +115%. L’instream croît plus modérément mais conserve une importante part de marché de 64%.
  • L’IPTV poursuit sa forte croissance : +47%, soit 45 M€ investis.

 

Le display programmatique[3]

 

 

  • Considéré dans son acception la plus globale[4], le programmatique est en croissance de 51% vs 2015 et devient majoritaire au sein du display avec une part de marché de 53% (= 639 M€).
  • Les réseaux sociaux génèrent la majeure partie de la croissance du programmatique : +62%, soit 71% de part de marché. Hors réseaux sociaux, le programmatique croît de 29% (186 M€) et compte pour 29% du display « hors social ».
  • Le programmatique mobile « hors social » croît de 25% quand 81% des investissements programmatiques mobiles sont générés par les réseaux sociaux.

 

3 . Les investissements mobiles se rapprochent enfin de ceux du desktop

Longtemps annoncée, l’explosion des dépenses mobiles semble être enfin devenue réalité l’année passée:

 

  • 41% des dépenses digitales sont à présent allouées au mobile (search + display).
  • La croissance poursuit son accélération à +72% à 1264 M€ (search + display).
  • Le search mobile est en croissance de 80% (=821 M€). Quant à lui, le display mobile croît de 60% (=444 M€).
  • Le social, qui est « nativement mobile », représente 76% des investissements sur le mobile et croît plus fortement à +71% (vs +39% sur le fixe).

 

4 . Une concentration des investissements qui s’accentue

Tous ces chiffres semblent mécaniquement faire le jeux des 2 géants du search et du social que sont Google et Facebook.

 

 

Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler que le search et les réseaux sociaux :

  • représentent désormais une part prépondérante du marché, 68%, captée principalement par 2 acteurs.  Leur part est encore plus marquée sur mobile où les autres acteurs se répartissent seulement 8% du marché.
  • concentrent une part importante des investissements publicitaires qui n’est d’ailleurs pas proportionnelle à leur audience. En effet, avec une audience dédupliquée équivalente à celles, des principaux éditeurs[5], ils concentrent 68% des investissements publicitaires.[6]
  • affichent une part des investissements publicitaires en croissance de 12% alors que les acteurs du display hors réseaux sociaux sont en décroissance de 3%.
  • contribuent à la croissance de la publicité digitale à hauteur de 86%.

 

Sophie Poncin, présidente du SRI, commente :

« 2016 confirme à nouveau la très forte vitalité du marché digital quientre dans sa phase de maturité en captant désormais la plus grosse part des investissements media. Néanmoins, ces bons chiffres confirment aussi l’accentuation du phénomène de concentration qui crée un profond déséquilibre dans l’écosystème. Dans ce contexte préoccupant, il nous paraît essentiel de rappeler que la force et la richesse du digital tiennent dans sa capacité à offrir de nombreux leviers d’activation qui interagissent en complémentarité pour valoriser les marques et optimiser tous les points de contact. Parallèlement, il est impératif que l’ensemble des acteurs œuvre pour garantir plus de qualité et de transparence aux annonceurs afin de restaurer un climat de confiance. C’est toute l’ambition du Label Qualité, initié avec l’UDECAM, qui a pour but de répondre au mieux aux exigences des annonceurs ».

 

 

Méthodologie:

Cette étude couvre tout le marché français de la publicité digitale, dont les grands acteurs américains, et croise de multiples sources : déclaratifs et entretiens qualitatifs auprès des régies et des agences médias, analyses de différentes publications financières internationales et estimations.

 

[1] Le display classique inclut les formats bannières, modules de recommandation & liens de contenus, toutes commercialisations et tous devices.

[2] Le display vidéo inclut l’instream & l’outstream, toutes commercialisations et tous devices.

[3] Le display programmatique inclut tous les formats, classiques et vidéo, et tous les devices.

[4] Inventaires vendus via une mise en relation automatique entre acheteurs et vendeurs. Y sont inclus tous les modèles de ventes automatisés : garanti/non garanti, prix fixe/RTB, Private Market Places/enchères ouvertes, self-served plateform/Trading Desk. Les réseaux sociaux sont aussi considérés comme des ventes en programmatique.

[5]Audience dédupliquée des acteurs composant le SRI

[6] Search + Réseaux Sociaux : 44 M VU, soit 98 % des internautes français. Display hors Réseaux Sociaux : 43 M VU, 95,8% des internautes français. (Source : Médiamétrie, Internet Global, octobre 2016).

 

 

 

 

 

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Emploi : Les profils digitaux ont la cote…

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Quelle perception les professionnels de la communication et du marketing ont-ils du marché de l’emploi ? Qu’est-ce qui les motive ? Quels sont les leviers pour les fidéliser ?

L’étude réalisée par Fed Business, en partenariat avec RegionsJob révèle leur point de vue et propose un focus sur les profils digitaux, très recherchés par les recruteurs.

 

Spécialiste du recrutement des marketeurs et communicants, le cabinet Fed Business, en partenariat avec RegionsJob, a mené une enquête auprès de 522 professionnels. Interrogés entre juin et septembre 2017, ils ont livré leur perception du marché de l’emploi et de ce qui les anime.

Des enseignements riches pour les recruteurs, sur un marché plutôt dynamique et perçu comme tel par les répondants souvent approchés par les entreprises. Contrairement à ce que dit la rumeur, le secteur n’est peut-être pas aussi difficile pour les candidats et avant tout pour ceux ayant une compétence digitale.

 

Focus sur les profils digitaux : les ultras recherchés

Très recherchés par les entreprises, les profils digitaux sont naturellement plus sollicités.

69 % des répondants ont été contactés entre 1 et 7 fois au cours des 6 derniers mois. Conséquence logique, ils se montrent plus exigeants et difficiles à fidéliser : 78 % d’entre-eux ne se projettent pas au-delà des 5 ans…

 

 

Côté salaire, ils se montrent globalement satisfaits (50 %). Un chiffre à comparer à celui de l’ensemble des répondants, digitaux et non digitaux dont une grande partie (60 %) touche une rémunération inférieure à 34 K€ par an et sont satisfaits de leur salaire à 30 % seulement.

Lorsqu’ils recherchent un nouveau challenge, 62 % font tout d’abord appel à leur réseau et à la cooptation tandis que 56 % passent par un cabinet de recrutement. Quant aux besoins de formation pour monter en compétences, c’est Google Analytics qui se démarque (42 %).

 

Les professionnels du marketing et de la communication préfèrent les PME

Près de 70 % des professionnels du marketing et de la communication veulent travailler dans une PME.
Ce qui les attire ? La variété des tâches, la polyvalence, la gestion de projets.

C’est aussi ce qu’ils expriment en indiquant qu’ils sont motivés par l’intérêt de leurs missions (57 %) – et ce quel que soit leur niveau d’expérience professionnelle[1] – et avant la rémunération (36 %) ! Assez rare pour le souligner.

 

[1]  On remarquera un léger changement dans l’ordre de classement pour les plus de 15 ans d’expérience qui placent en 2ème critère de choix l’ambiance de travail à 42% et seulement en 3ème position la rémunération à 35%.

 

Nouveaux projets et évolution de carrière, les deux fondamentaux pour fidéliser !

Ils le disent : pas plus de 5 ans dans la même société pour la grande majorité des répondants (65 %). Alors que les professionnels du marketing et de la communication cherchent à multiplier les expériences, comment les fidéliser ?

 

 

Les projets confiés et l’évolution (missions, management…) sont les deux leviers privilégiés puisque classés en 1ère position (presque ex-aequo) par, respectivement, 33 % et 31 % des répondants. Le 3ème critère de fidélisation étant, sans grande surprise, l’évolution de la rémunération, levier classé en 2ème position par 28 % des répondants.

 

 

 

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2017, une année charnière pour le marketing et la publicité ?

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2017 a été une année déterminante pour le monde du marketing et de la publicité. La data company fifty-five vous propose de revenir sur les 6 grandes tendances qui ont marqué cette année et qui devraient jalonner les mois à venir. 

 

 

#1 – Transparence dans l’écosystème publicitaire : les annonceurs montent au créneau

Cette année, les annonceurs ont réellement pris conscience du manque de transparence au sein de l’industrie publicitaire et ont décidé de faire bouger les lignes. Leur objectif cette années : assainir le marché de la publicité digitale, pour moins de complexité, moins de fraude, plus de rationalité, plus de transparence. 2018 sera-t-elle l’année de la renaissance pour l’écosystème publicitaire ?

 

#2 – “Amazon is everywhere”, surtout sur le marché publicitaire

Amazon prend une place grandissante sur le marché publicitaire se frayant une place aux côtés du duo Google-Facebook.
Un potentiel important qui s’explique notamment par la richesse des données qu’Amazon a à sa disposition, par sa position privilégiée au sein d’un seul et unique tunnel d’achat, et par une offre publicitaire de plus en plus sophistiquée qui allie puissance du search et du display.

 

#3 – Apple et Google : les nouveaux chevaliers blancs de la publicité en ligne ?

Face à la montée de l’ad blocking et plus généralement au rejet de la publicité, les géants de la Silicon Valley se placent en protecteurs des utilisateurs face aux pratiques de l’industrie publicitaire. Avec l’entrée en vigueur du RGPD dès mai 2018, la protection des utilisateurs et de leurs données personnelles sera au cœur des préoccupations cette année encore.

 

#4 – Les acteurs chinois à la conquête de la scène tech mondiale

En novembre dernier, le chinois Tencent (WeChat) prenait 12 % de participation dans Snapchat. Un investissement emblématique, qui prouve une fois de plus la volonté des acteurs chinois de s’imposer sur la scène tech mondiale.

Les BAT (Baidu-Alibaba-Tencent) ont en effet construit un écosystème digital riche et pionnier en Chine (1er marché e-commerce mondial, 1er marché sur les paiements mobiles…), et comptent bien exporter leur savoir-faire.

 

#5 – Futur des agences : vers un métier de conseil ?

Mus par la convergence entre marketing, business et technologie, les cabinets de conseil s’aventurent sur le terrain des agences de publicités depuis maintenant 2 ou 3 ans.
Et cette tendance ne fait que s’accélérer. L’offensive se traduit par de multiples acquisitions stratégiques et la participation à des appels d’offre majeurs face aux agences traditionnelles.

 

#6 – Intelligence Artificielle : mythe ou réalité ?

L’Intelligence Artificielle (IA) est le concept qui a été sur toutes les lèvres cette année. Mais où en est-on en réalité d’un point de vue marketing ? Analyses prédictives, NLP, personnalisation, recommandation… L’IA présente certes un potentiel différenciant dans le cadre de la relation marque-consommateur.

Pour autant, où se situe la frontière entre « buzzword » et véritable solution technologique ? À date, l’IA est avant tout un outil d’aide à la décision, qui permet de mettre en lumière des données et de fournir des analyses intéressantes et activables.

 

 

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Les écrans se multiplient mais ne se ressemblent pas

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Selon les derniers chiffres publiés par Médiamétrie, chaque foyer français dispose en moyenne de 6,4 écrans. Mais qu’en est-il de leurs usages, et des préférences du public ?

 

Le téléviseur est l’écran préféré de l’ensemble des internautes de 6 ans et plus (91%), suivi par l’ordinateur (55%).

La tablette, elle, est particulièrement privilégiée par les enfants : en 1 an, le nombre de 6-14 ans qui utilisent une tablette a progressé de 10 points pour atteindre 67% (contre 46% pour les 6 ans et +).

Quant au smartphone, 84% des internautes ne peuvent désormais plus s’en passer dans leur vie quotidienne.

C’est ce qu’indique entre autres la dernière édition de l’étude Screen 360, qui identifie et mesure l’importance, la place et l’usage de chaque écran dans la vie quotidienne des internautes.

 

Les écrans s’utilisent en simultané…

Pendant qu’ils regardent la TV, les téléspectateurs qui utilisent un autre écran cherchent souvent à enrichir leur expérience TV.

En effet, 54% des internautes ont déjà pratiqué une activité en ligne liée au programme, essentiellement pour chercher plus d’images ou plus d’informations via un autre écran, et compléter ainsi le programme qu’ils regardent.

29% ont déjà écrit ou lu des commentaires au sujet du programme TV regardé et 18% des 15-24 ans commentent même chaque mois les programmes, principalement sur mobile.

 

… se relient entre eux …

Plus d’un tiers des internautes (35%) ont déjà connecté leur ordinateur au téléviseur. 7 sur 10 d’entre eux l’ont fait pour « profiter d’un écran plus grand » et 53% pour « regarder des vidéos stockées sur l’ordinateur ».

Par ailleurs, la tablette et le smartphone sont également de plus en plus utilisés comme télécommande pour le téléviseur : ¼ des 15-34 ans ont déjà utilisé le smartphone à cet usage.

 

… se complètent et se succèdent

La complémentarité des écrans se confirme également, boostée par l’explosion des services de SVoD permettant de visionner films et séries sur tous les écrans.

Ainsi, 21% des internautes ont déjà regardé un même programme de façon séquentielle, commençant le visionnage sur un écran pour le finir sur un autre. C’est 5 points de plus que l’an dernier. Parmi eux, ceux qui ont déjà commencé une vidéo sur la TV l’on souvent terminé sur un smartphone (47%).

 

 

A contrario, lorsque la vidéo a été commencée sur un smartphone, 7 internautes sur 10 ont achevé de la regarder sur le téléviseur.

Les vidéos concernées par ce visionnage dit séquentiel sont, pour 35 % des internautes qui le pratiquent, des contenus gratuits sur internet et des programmes TV vus au moment de leur diffusion (34%). Et parmi les internautes qui regardent des vidéos de façon séquentielle, 53 % regardent des films ou des séries.

 

 

 


Méthodologie
Screen360 a pour objectif d’identifier l’importance et la place de chaque écran dans la vie des individus, de mesurer et contextualiser la consommation vidéo par écran et d’approfondir les alliances réalisées entre les écrans.

L’étude a été conduite par Internet auprès d’un échantillon de 4 000 internautes âgés de 6 ans et plus, en juin 2017.  

 

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2018, année du tout programmatique ?

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Les dépenses liées à l’achat automatisé d’espaces publicitaires vont s’envoler en 2018. Selon Adobe, près de 90% des marques et agences prévoient en effet d’augmenter leurs dépenses dans le domaine cette année …

 

Adobe a récemment publié les résultats de son enquête sur les attitudes et les prévisions des publicitaires (agences et professionnels) européens.
L’enquête révèle que 100 % des marques envisagent de réaliser tout (62 %) ou partie (38 %) de leurs achats automatisés d’espaces publicitaires en interne d’ici 2022.

Parallèlement, 78 % des professionnels du marketing en agence reconnaissent que certains éléments de l’achat automatisé d’espaces publicitaires seront ré-internalisés par les marques. L’enquête montre que les marques et les agences doivent collaborer plus étroitement pour comprendre leurs rôles respectifs dans l’achat automatisé d’espaces publicitaires.

 

Données et personnalisation : le défi majeur de la réussite de la programmatique en 2018

Les personnes interrogées en entreprise et en agence ont identifié plusieurs opportunités et défis majeurs en matière d’achat d’espaces publicitaires pour l’année à venir.

Elles ont indiqué que les meilleures perspectives résidaient dans le développement des publicités TV automatisées (à 38 % pour les marques et 56 % pour les agences) et dans une analyse et une optimisation multi-écrans (à 38 % pour les marques et 22 % pour les agences).

En 2018, si les marques vont se concentrer sur l’accès aux données pour affiner la personnalisation (33 %), l’objectif prioritaire des agences sera une analyse efficace (33 %).

 

Les investissements dans la programmatique devraient augmenter en 2018

L’enquête révèle également que 2018 sera une année décisive pour les investissements dans la programmatique.

Pour 86 % des marketeurs en entreprise et 89 % des marketeurs en agence média, les dépenses liées à la programmatique vont probablement augmenter l’année prochaine. Les personnes interrogées sont 52 % en entreprise et 56 % en agence à penser que les publicités automatisées auront supplanté les publicités TV d’ici trois à cinq ans, devenant ainsi l’élément central de leur stratégie publicitaire.

Pour preuve, c’est déjà le cas pour 14 % des professionnels du marketing en entreprise. Au vu de ce résultat, les audiences en ligne sont en train de s’imposer face à l’audiovisuel.

 

« Les marques et les agences admettent que les campagnes publicitaires standardisées ne sont plus pertinentes. Pour réussir sur un marché concurrentiel, il est vital de communiquer le bon message au bon public, via le canal adéquat.

Les clients attendent des expériences plus personnalisées : les entreprises doivent donc adopter une approche orientée expérience. Elles doivent proposer en temps réel des campagnes à la fois attrayantes, utiles et agréables à chaque point de contact, sur l’ensemble des écrans »

– commente Philip Duffield, Managing Director d’Adobe Experience Cloud, EMEA.

 

 

 


Méthodologie 

En décembre 2017, Adobe a interrogé 60 marques et agences clientes au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Benelux et en Scandinavie.

 

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En 2018, plus de 60% des vidéos seront lues sur mobiles

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Fin 2017, plus de 58% des vidéos en ligne vues dans le monde l’étaient déjà depuis un appareil mobile. Cette tendance devrait encore s’accentuer si l’on en croit les résultats du Global Video Index qui voit ce chiffre dépasser les 60% dès le premier semestre de cette année…

 

Plus de 58% des vidéos lues au niveau mondial, une proportion record, l’ont été sur des appareils mobiles au troisième trimestre 2017, selon l’étude trimestrielle Global Video Index publiée par Ooyala.

Il s’agit du sixième trimestre consécutif au cours duquel les mobiles ont enregistré plus de 50% de l’ensemble des lancements de vidéos en ligne, cette proportion étant en hausse de 11,9% au 3ème trimestre 2017 par rapport à la même période en 2016.

 

 

En outre, Ooyala prévoit que plus de 60% de toutes les vidéos online lues le seront sur des mobiles au premier semestre 2018.

L’étude révèle également que l’utilisation des mobiles pour regarder des vidéos de format long continue de monter en flèche. Le temps passé à visionner des formats longs a augmenté de près de 77% sur les smartphones et de 70% sur les tablettes au 3ème trimestre 2017 par rapport au 3ème trimestre 2016, tandis que la consommation de vidéos de durée moyenne ne cesse de reculer.

 

La consommation de vidéo varie sensiblement d’une région du monde à l’autre

Les appareils mobiles sont particulièrement dominants dans les zones où un réseau mobile est vraisemblablement moins coûteux et plus facile à déployer qu’un réseau fixe.

Voici les résultats de l’étude pour les différentes régions du monde :

  • En EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), les mobiles représentent 56% de l’ensemble des vidéos lues, soit une hausse trimestrielle de 15%.
  • En Amérique du Nord, ils représentent un peu plus de la moitié (54%) des vidéos lues, les smartphones venant en tête mais les tablettes atteignant 20%.
  • En Asie-Pacifique (APAC), 64,4% des vidéos lues le sont sur des mobiles, soit la proportion la plus élevée au monde, en progression de 24% comparée à il y a un an.
  • En Amérique latine, les vidéos sont lues à plus de 57% sur les smartphones et tablettes.

 

Autres faits marquants de l’étude Global Video Index  :

  • Les hommes âgés de 18 à 49 ans forment le cœur de l’audience de vidéos en ligne sur smartphones.
  • Les vidéos sont regardées quatre fois plus sur smartphones que sur tablettes, avec un record historique de 51,1% en juillet.
  • Les appareils mobiles ont servi à visionner près de 63% de l’ensemble des vidéos sportives lues au 3èmetrimestre, les smartphones dépassant les 50% et les tablettes atteignant 12%. Les PC se situent à 35% et les téléviseurs connectés à un peu moins de 3%.
  • Quelle que soit la taille d’écran, les jeunes et, de plus en plus, leurs aînés continuent de privilégier les contenus longue durée sur les smartphones. Les entreprises expérimentent la 5G, et les réseaux testent le haut débit via des connexions sans fil offrant une bande passante suffisante pour transporter toutes les applications.
  • Parmi les nombreuses observations sur les tendances en matière de consommation de publicité, les publicités diffusées en milieu de vidéos sont les plus regardés en entier chez les éditeurs de vidéos numériques.

 

Le sport, facteur clé de l’adoption des mobiles

Dans le domaine du sport, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à regarder les événements sportifs sur des appareils mobiles, avec près de 58% d’utilisateurs sur ces terminaux. Les smartphones sont les plus représentés, avec une part supérieure à 46%, tandis que les tablettes dépassent 11%.

 

« Il n’est pas surprenant que les mobiles continuent d’être le principal moteur de la vidéo en ligne, séduisant toutes les tranches d’âge pour tous les types de contenus, au premier rang desquels le sport », commente Frédéric Dumeny, VP Clients Strategy & Business Development d’Ooyala en zone EMEA.

« Nous savons désormais qu’il est faux de prétendre qu’Internet ne peut pas assurer la retransmission en direct des grands événements sportifs. Il suffit de prendre l’exemple de la NFL – il est tout à fait possible de regarder au moins deux matchs de football américain par semaine – pour constater que les fédérations sportives sont prêtes à alimenter Internet, dans l’espoir de rassembler des téléspectateurs du monde entier, en particulier en Asie avec son immense réservoir de consommateurs de vidéos.

Les fournisseurs de contenus, les opérateurs et les marques doivent tous s’attacher à exploiter au mieux l’adoption croissante des appareils mobiles en général, sous peine de se voir distancés dans la course des contenus. »

 

L’étude complète est disponible ici.

 

 

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