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Emailing : le véritable coût d’un changement de plateforme

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Emailing : le véritable coût d’un changement de plateforme

Migration des données, nouveaux templates, délivrabilité, IP à chauffer… Le coût d’un changement de routeur va bien au delà du simple prix de l’abonnement …



Quand une entreprise compare des plateformes emailing, elle ouvre trois onglets et met les prix mensuels côte à côte. C’est rassurant, c’est chiffré, et c’est la seule ligne du budget qui ne posera jamais de problème.

La facture réelle d’un changement de routeur se paie ailleurs. Elle se paie même deux fois : une fois à l’entrée, quand on migre, et une fois à la sortie, le jour où l’on veut partir.

Les entreprises qui ont déjà changé de prestataire savent de quoi il s’agit. Les autres découvrent l’addition en cours de route…



La grille tarifaire ne dit presque rien du coût réel

Deux modèles de facturation coexistent sur le marché, et ils ne produisent pas du tout la même facture à besoin identique.

Le premier indexe le prix sur le nombre de contacts stockés dans la base.

C’est le modèle des grandes plateformes américaines les plus connues. Le quota d’envoi mensuel y est généralement calculé comme un multiple du nombre de contacts, et tout dépassement, de contacts comme d’emails, se facture automatiquement.

Conséquence directe et rarement anticipée : vous payez tous les mois pour des adresses qui n’ouvrent plus rien depuis deux ans. Plus votre base vieillit, plus vous payez cher le droit de conserver des contacts morts.


Le second modèle facture le volume réellement envoyé et laisse le nombre de contacts libre. On paie ce qu’on consomme.

C’est l’approche retenue par plusieurs éditeurs européens, dont le français Ediware, dont la grille publique affiche 98 euros HT par mois pour 50 000 emails, sans palier de contacts, sans engagement, et avec un pool d’adresses IP dédiées compris dans l’abonnement.

Faites le calcul sur votre propre base avant de comparer quoi que ce soit. Une entreprise qui stocke 40 000 contacts pour envoyer 20 000 emails par mois n’a pas du tout le même arbitrage qu’une autre qui stocke 5 000 contacts et les sollicite chaque semaine. Le même besoin, exprimé dans les deux grilles, peut varier du simple au triple…



Le coût que personne ne provisionne : la réputation d’envoi

Voilà le vrai sujet, celui qui n’apparaît sur aucun devis.

Changer de routeur, c’est changer d’adresse IP d’envoi, et souvent de domaine technique d’authentification.

Or la réputation d’expéditeur, celle que les fournisseurs de messagerie utilisent pour décider si vos messages atterrissent en boîte de réception ou en indésirables, est attachée à cette IP et à ce domaine. Elle ne se transporte pas. Vous ne l’emportez pas avec vous.

Une IP neuve doit donc être « chauffée ». On monte le volume progressivement, sur plusieurs semaines, en commençant par les contacts les plus engagés.

Pendant cette période, vous n’envoyez pas comme avant, et une partie de vos messages passe moins bien. Ce n’est pas une ligne de facture, c’est du chiffre d’affaires en moins.

Prenez une PME qui décide de migrer en août pour être prête à la rentrée. Elle chauffe son IP pendant que ses concurrents envoient à plein régime en septembre.

Le coût de cette décision ne figure nulle part dans le comparatif de prix qu’elle a fait au printemps. Il est pourtant, dans bien des cas, supérieur à l’économie réalisée sur l’abonnement annuel.



Les trois autres coûts cachés


1- Les templates. 

Aucun éditeur ne produit un HTML portable. Les blocs, les styles, les balises de personnalisation sont propres à chaque plateforme. Un template récupéré chez le concurrent, c’est au mieux un point de départ, au pire un rendu cassé sur Outlook qu’il faut reprendre entièrement. Comptez les jours de production, ils existent.

2- Les scénarios d’automation. 

Ils se reconstruisent à la main, un par un. Et surtout, l’historique comportemental qui les alimente, les ouvertures, les clics, les scores accumulés depuis des années, ne se migre presque jamais proprement. Vous repartez avec une base propre mais amnésique. Vos segments les plus fins mettront des mois à se reconstituer.

3- Le double abonnement. 

C’est le piège le plus bête et le plus fréquent. L’engagement annuel court encore chez l’ancien prestataire pendant que le nouveau démarre. Trois mois de chevauchement, c’est un trimestre payé deux fois. Personne ne le budgète.



Ce qu’il faut vérifier avant de signer, pas au moment de partir

Tout ce qui précède se règle en amont, à condition de poser les bonnes questions pendant la négociation, quand vous avez encore un pouvoir de décision.

La réversibilité, d’abord. Pouvez-vous exporter votre base, mais aussi vos statistiques historiques, vos templates, vos scénarios ? Sous quel format ? Faites-vous la démonstration de l’export avant de signer, pas après. Un éditeur qui rechigne à vous montrer la porte de sortie vous dit quelque chose d’important.

L’adresse IP ensuite. Est-elle dédiée ou partagée avec d’autres clients ? Une IP partagée signifie que la réputation d’un autre expéditeur, dont vous ignorez tout des pratiques, influence votre délivrabilité. Une IP dédiée est incluse chez certains, facturée en option chez d’autres, et cette ligne change tout le calcul de coût.

L’engagement enfin. Douze mois reconductibles, préavis de résiliation, pénalités de sortie anticipée : lisez ces clauses avec autant d’attention que la grille tarifaire. C’est là que se joue votre liberté de partir.

Pour se faire une idée des offres et de la façon dont elles se positionnent sur ces critères, un site spécialisé dans le routage emailing permet de dégrossir le marché avant d’entrer en discussion.



Le bon moment pour comparer, c’est maintenant

Il y a une ironie dans ce dossier. Les entreprises comparent sérieusement les plateformes emailing au moment où elles veulent changer, c’est-à-dire précisément au moment où elles n’ont plus le choix, où elles sont pressées, mécontentes de leur prestataire actuel, et donc en position de faiblesse.

Le bon moment, c’est avant. Quand tout va bien, quand rien ne presse, et quand vous pouvez encore négocier la clause de réversibilité que vous ne relirez jamais. Le prix mensuel, lui, finira toujours par se justifier. C’est tout le reste qui coûte cher…






Article réalisé en partenariat avec Ediware