Comme annoncé, 2016 aura été l’année de l’avènement du mobile. Désormais au coeur de notre quotidien, le smartphone est logiquement devenu le centre d’attentions des marques. Le point sur une année définitivement “mobile centric”

 

Dentsu Aegis Network présente son étude bilan sur le mobile en 2016, outil largement adopté par les consommateurs, mais également favorisé par les géants du web, les marques et les entreprises. Le mobile est au centre du quotidien des Français et permet de créer une relation aux marques différente et plus engageante.

 

Du « Mobile First » au « Mobile Centric », un nouveau paradigme se met en place

63% de Français mobinautes, 1 milliard d’utilisateurs mensuels sur WhatsApp, 500 millions de téléchargements pour Pokémon Go, 10 milliards de vidéos vues sur Snapchat chaque jour.

Le mobile révolutionne les codes et les tendances, crée de nouvelles formes d’interactions, bouleverse les modes de communication et fait émerger de nouveaux business models.

 

Un écran du quotidien et multitâches

Premier réflexe le matin mais également tout au long de la journée avec ¼ des Français qui consulte leur mobile plus de 25 fois par jour.

Ils sont ainsi 59% à le consulter dans l’heure qui suit leur réveil et 16% dans les 5 minutes. Cette omniprésence du device permet de créer une relation de proximité et de diffuser des messages tout au long de la journée en s’adaptant au contexte de vie des Français.

Par ailleurs avec plus 63% de mobinautes, les possibilités offertes par le mobile sont nombreuses il permet d’accéder à tout en permanence. L’univers applicatif permet également de créer cette relation plus intense avec les utilisateurs, ils font le choix de les télécharger, de les utiliser créant ainsi un réflexe conditionné vis-à-vis du service proposé.

 

L’outil de l’ultra connexion

1 individu sur 7 utilise chaque mois WhatsApp, 57% des utilisateurs de Facebook sont exclusifs au mobile et 24 milliards de selfies ont été répertoriés sur Google photos en mai 2016.

Autant de données qui montrent à quel point le mobile est utilisé et notamment pour parler de soi, se montrer.

Incubateur de la personnalité, le mobile contient ce que l’on est et permet de le diffuser à ses communautés. 57% des mobinautes ont visité un réseau social sur mobile au cours du dernier mois, et si Facebook est le plus utilisé, c’est Snapchat qui affiche la plus belle progression en proposant de nouveaux codes de communication : éphémérité, divertissement et verticalité.

Outre les réseaux sociaux, les outils de messagerie instantanées déjà installés avec 74% d’utilisateurs, permettent également une interactivité forte notamment avec les marques. Les géants du secteur proposent désormais des fonctionnalités permettant d’interagir avec les marques.

 

La prolongation du divertissement

Au-delà de la relation à autrui le mobile est également un outil essentiel dans le prolongement de l’expérience pour le divertissement.

Actualité, Musique mais surtout Vidéo et Jeux sont au cœur du quotidien des utilisateurs mobiles. Il permet de créer une nouvelle catégorie de Gamers plus casuals.

De 7 à 77 ans, le mobile est un accessoire pour jouer, certains jeux sont même devenus des phénomènes qui déchaînent les foules. Cet été, Pokémon Go a déclenché plus de 500 millions de téléchargements en misant sur les fonctionnalités intrinsèques du mobile : géolocalisation et réalité augmentée.

Si l’image était au centre de l’expérience Pokémon ce n’est pas un hasard car le contenu vidéo est également plébiscité sur mobile avec près de 39% des mobinautes qui ont regardé au moins une vidéo au cours du dernier mois sur mobile.

La vidéo intègre désormais des codes nouveaux notamment la verticalité de la diffusion : plus adaptée au device. Cette consommation snacking du contenu vidéo pousse de plus en plus d’éditeurs à créer du contenu dédié au mobile pour favoriser des sessions courtes mais récurrentes.

 

Publicité et M-commerce

La part du mobile dans les dépenses publicitaires continue de progresser (+11pts entre S1 2015 et S1 2016) mais elle demeure sous-investie au regard des usages en France. 56% des connexions se font désormais sur mobile contre 29% des dépenses digitales. La faute à une mauvaise image de la publicité sur mobile ?

Côté utilisateurs, une certaine ambivalence persiste effectivement, si une majorité se sent exposée à la publicité sur ce device, les mobinautes ne sont que 18% à souhaiter sa suppression.

Le Search, usage de prédilection sur mobile est une des clés du développement des investissements sur ce device et c’est d’ailleurs le levier dominant au regard des investissements 2016.

La relation de proximité de l’utilisateur à son mobile se traduit aussi, dans une modification des comportements d’achat. Le mobile est un élément de plus en plus essentiel dans le canal d’achat.

Que cela soit à l’origine, pendant ou lors de la finalisation de l’acte d’achat, les capacités techniques du mobile lui permettent désormais de s’insérer à chaque étape…

 

 

 

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