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Soldes : les Français vont dépenser beaucoup plus cette année

Les Français prévoient de consacrer 357 € en moyenne aux soldes d’été, soit 124 € de plus qu’en 2025. Une hausse spectaculaire portée par les jeunes consommateurs et un regain d’intérêt pour le magasin physique…


Selon la troisième édition du baromètre « Les Français et les soldes », réalisé par OpinionWay pour Mollie, les soldes d’été conservent leur place dans les habitudes de consommation des Français.

Si la proportion de consommateurs prévoyant de participer à l’événement reste stable, le budget envisagé bondit fortement cette année.

Une tendance qui traduit à la fois un regain d’appétit pour les bonnes affaires et une évolution des comportements d’achat, marquée par le retour du magasin physique et la montée des attentes en matière d’expérience omnicanale.




Soldes : une participation stable, portée par les moins de 35 ans

Pour la troisième année consécutive, 39 % des Français déclarent avoir l’intention de profiter des soldes d’été. Un niveau inchangé qui confirme l’ancrage durable de cette période promotionnelle dans le calendrier commercial français.

Derrière cette stabilité globale se cachent toutefois d’importantes disparités générationnelles.

Les jeunes adultes apparaissent comme les principaux moteurs de l’édition 2026 : 63 % des moins de 35 ans prévoient d’effectuer des achats pendant les soldes, contre seulement 22 % des personnes âgées de 65 ans et plus.

L’étude révèle également des motivations différentes selon les générations. Chez les plus jeunes, les contraintes budgétaires demeurent un facteur important : près d’un quart des moins de 35 ans indiquent vouloir faire les soldes par nécessité financière, contre seulement 4 % des seniors.

À l’inverse, les consommateurs les plus âgés semblent davantage guidés par l’opportunité ou le plaisir d’achat.

Parallèlement, 60 % des Français déclarent ne pas avoir l’intention de participer aux soldes cette année. Le désintérêt constitue désormais le principal frein, cité par 24 % des répondants, devant les raisons financières (19 %).

De plus, 17 % estiment que les promotions disponibles tout au long de l’année réduisent l’intérêt spécifique des périodes de soldes.



Un budget moyen en hausse de 124 euros

Si les intentions d’achat stagnent, les montants prévus progressent fortement.

Les Français qui comptent faire les soldes envisagent de dépenser en moyenne 357 euros, contre 233 euros prévus en 2025. Cela représente une hausse spectaculaire de 124 euros.

Cette progression s’accompagne d’une montée en gamme des paniers : plus d’un consommateur sur deux (55 %) prévoit de consacrer au moins 200 euros à ses achats, soit une augmentation de 14 points en un an.

Certaines catégories de population affichent des budgets particulièrement élevés.

Les parents prévoient ainsi une dépense moyenne de 382 euros, tandis que les 18-24 ans anticipent un budget de 377 euros.

Les hommes se montrent également plus enclins à dépenser davantage, avec 62 % d’entre eux déclarant prévoir un budget supérieur à 200 euros.

Cette hausse s’inscrit dans une dynamique déjà observée en 2025.

L’an dernier, les dépenses réellement réalisées pendant les soldes avaient déjà dépassé les intentions initiales, atteignant en moyenne 289 euros contre 233 euros prévus.


L’étude souligne néanmoins l’existence de fortes disparités territoriales.

Les habitants des communes rurales et des petites villes restent les moins dépensiers, tandis que les Franciliens affichent les niveaux de dépenses les plus élevés, reflet de différences de pouvoir d’achat mais aussi de pratiques de consommation.



Des achats qui se diversifient au-delà de la mode

Comme chaque année, l’habillement demeure la catégorie reine des soldes. Trois quarts des acheteurs potentiels (75 %) prévoient d’acquérir des vêtements durant cette période.

Mais l’édition 2026 se distingue par une diversification croissante des postes de dépenses.

Les achats destinés aux enfants poursuivent leur progression et concernent désormais 39 % des futurs acheteurs.

Même niveau pour les produits électroménagers et électroniques, qui enregistrent eux aussi une nette hausse des intentions d’achat.

Les produits de loisirs gagnent également du terrain, tout comme l’univers de la décoration. Longtemps secondaire pendant les soldes, ce segment attire désormais près d’un tiers des consommateurs (31 %).

Chez les 18-24 ans, l’intérêt est encore plus marqué puisque 46 % envisagent de profiter des réductions pour aménager ou embellir leur intérieur.

Les comportements diffèrent toutefois selon les profils.

Les seniors restent particulièrement attachés aux achats vestimentaires, tandis que les familles privilégient naturellement les produits destinés aux enfants.

Les plus jeunes, quant à eux, répartissent davantage leurs dépenses entre mode, loisirs, équipement de la maison et nouvelles technologies.



Le magasin physique reprend des couleurs

L’un des principaux enseignements de l’étude concerne l’évolution des parcours d’achat. Après plusieurs années marquées par l’essor du commerce hybride, les consommateurs semblent revenir davantage vers les points de vente physiques.

En 2026, 48 % des Français prévoient de réaliser leurs achats exclusivement en magasin, soit une progression de quatre points par rapport à l’an dernier.

Cette tendance est particulièrement visible chez les jeunes consommateurs. Plus de la moitié des 18-24 ans (52 %) déclarent privilégier désormais les boutiques physiques, soit une hausse de dix points en un an. Chez les 25-34 ans, la progression atteint huit points.

À l’inverse, les parcours mixtes combinant achats en ligne et en magasin reculent sensiblement, passant de 35 % à 29 % des intentions. Le recul est particulièrement marqué chez les moins de 35 ans.

Pour autant, le commerce en ligne ne montre aucun signe d’essoufflement. Les achats réalisés exclusivement sur Internet demeurent stables à 23 %. L’étude met ainsi en évidence non pas une opposition entre les canaux, mais un rééquilibrage des usages.


Cette évolution renforce les enjeux liés au commerce unifié. Les consommateurs attendent désormais une expérience cohérente et fluide quel que soit le point de contact utilisé, qu’il s’agisse d’un site e-commerce, d’une application mobile ou d’un magasin physique.

Pour les enseignes, l’enjeu consiste donc à garantir la continuité des parcours, notamment en matière de paiement, de gestion des stocks ou de services omnicanaux tels que le click-and-collect.



Une fidélité aux enseignes qui reste très forte

Malgré l’abondance des offres promotionnelles, les Français continuent majoritairement à privilégier les enseignes qu’ils connaissent déjà.

Près de neuf consommateurs sur dix (89 %) prévoient ainsi d’effectuer leurs achats dans des magasins ou sur des sites qu’ils fréquentent habituellement.

Ce niveau de fidélité demeure particulièrement élevé, même s’il recule légèrement par rapport aux précédentes éditions de l’étude.

Dans le même temps, les soldes apparaissent aussi comme une opportunité d’accéder à certaines marques habituellement perçues comme trop onéreuses. Cette motivation concerne désormais 21 % des répondants, un chiffre en légère progression.

Cette ouverture varie selon les niveaux de revenus. Les ménages les plus aisés sont les plus nombreux à envisager de profiter des soldes pour découvrir ou acheter auprès d’enseignes premium auxquelles ils n’ont pas recours le reste de l’année.



Des soldes toujours stratégiques pour les enseignes

Les résultats de cette troisième édition du baromètre confirment que les soldes d’été conservent leur pouvoir d’attraction, même dans un environnement où les promotions sont devenues permanentes.

L’édition 2026 se distingue toutefois par plusieurs évolutions majeures : une hausse spectaculaire des budgets prévisionnels, une implication renforcée des jeunes consommateurs et un regain d’intérêt pour le commerce physique.

Pour les distributeurs et les acteurs du e-commerce, ces tendances soulignent l’importance d’une stratégie omnicanale capable d’accompagner des consommateurs plus exigeants, mais aussi plus mobiles entre les différents canaux.

Dans ce contexte, la qualité de l’expérience d’achat, la fluidité du paiement et la capacité à proposer des parcours sans friction apparaissent plus que jamais comme des facteurs clés de performance pendant les temps forts commerciaux…






Méthodologie

Enquête réalisée les 27 et 28 mai 2026 par OpinionWay pour Mollie auprès d’un échantillon de 1 060 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas (sexe, âge, CSP, agglomération et région de résidence), conformément à la norme ISO 20252.