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Soldes d’été : je t’aime moi non plus?

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Les soldes d’été, moment crucial pour les marques d’e-commerce débutent dès mercredi, et ce, pour une période de six semaines. Malheureusement, cette période est souvent sujette à débat. Est-ce que les Français attendent toujours la période des soldes pour acheter chez leurs marques préférées ? Peut-on toujours parler de réel désamour de la part des Français ?

 

 

Selon les chiffres récoltés par la Business Intelligence de ContentSquare(1), il semble intéressant de noter que les soldes d’été sont beaucoup moins prisés qu’auparavant, notamment en raison de la recrudescence de ventes privées et promotions qui ont lieu tout au long de l’année…

Dans son premier chapitre sur les comportements online des français envers cette période phare en e-commerce, ContentSquare met en exergue 5 chiffres clés révélateurs :

 

64%.

L’achat sur mobile reste encore une exception. ​

En effet, le taux de conversion mobile reste 64% plus bas que le taux de conversion sur desktop malgré un trafic mobile 5% plus important. En d’autres termes, ​le serial shopper réalise son repérage sur mobile mais finalisera son achat sur son​ bon vieux PC (ou Mac) !

 

1.

Des français très réactifs dès le premier jour des ventes privées ! ​

En effet, on note que le pic de trafic a lieu le premier jour des ventes privées. Ce seul jour regroupe 23% du trafic de la semaine. Le premier jour des soldes, le pic horaire sera à 8h et 9h du matin, alors qu’en semaine de référence, il sera à 12h, 13h, 18h et 19h.

Les Français ont donc l’air de vouloir saisir les bonnes affaires dès le lancement des ventes privées !

 

84%.

Un chiffre qui en dit long puisque les experts ContentSquare notent que la demande de connexion à l’entrée du “checkout” est une barrière pour les shoppers.

Parmi les visiteurs confrontés à cette page, 84% n’atteindront pas la seconde étape qui mène aux informations de livraison…

 

44,8%.

On constate également une nette augmentation du taux de conversion en ligne mais une potentielle baisse en boutique.
A noter que le taux de conversion est 44.8% plus élevé en période de ventes privées qu’en période de référence sur desktop et mobile.

Pour les shoppers, se rendre dans un magasin physique semble moins attractif qu’à l’accoutumée, ils semblent ne pas vouloir passer à côté d’une belle opportunité !

La Business Intelligence observe un taux d’atteinte de l’espace recherche d’un magasin physique 21% plus faible en période de ventes privées, qu’en période de référence.

 

 

 


(1) ​Données collectées sur sur plus de 17 millions de sessions shopping sur les sites marchands de référence dans le secteur de la mode.
Données sur 3 périodes: 14-31 mai → Période de référence / 1-12 juin → Amont des ventes privées / 13-20 juin → Période de ventes privées

 

 

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Les ventes en ligne vont dépasser les 90 milliards d’euros en 2018

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Il y a dix ans, le chiffre d’affaires du e-commerce en France atteignait à peine les 20 milliards d’euros. En 2018, il devrait avoisiner les 93 milliards, selon les dernières projections de la Fevad.

 

A la veille des opérations promotionnelles du mois de novembre et des fêtes de Noël, la Fevad vient de présenter  les résultats de son baromètre sur les ventes internet au 3ème trimestre réalisé sur près de 200 000 sites marchands actifs.

Résultat : les ventes en ligne ont progressé de 15,4% par rapport au 3ème trimestre de 2017 pour atteindre les 22,3 milliards d’euros (vs 19,3 milliards d’euros au 3ème trimestre 2017).

 

1 achat tous les 8 jours

Le volume des transactions dépasse 370 millions soit 24,5% de plus que l’an dernier. Il est porté par des hausses plus importantes du nombre d’acheteurs et du nombre de sites marchands qui compensent la baisse du panier moyen qui continue de chuter de 7.3% en un an et passe pour le première fois sous le seuil des 60 euros.

En à peine 3 ans, le montant moyen d’une transaction a baissé de 10 euros, mais cette baisse est plus que compensée par une augmentation de 20% de la fréquence d’achat : ce trimestre, un acheteur a effectué en moyenne 11,8 transactions sur internet (soit 1 achat tous les 8 jours), pour un total de 707 euros

Le nombre de sites marchands actifs enregistre une augmentation importante avec +14% soit 24 000 sites supplémentaires en un an. On en dénombre désormais 194 000.

 

9 internautes sur 10 achètent sur Internet

D’après l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie du 3ème trimestre 2018, 37,7 millions d’internautes ont déjà effectué des achats en ligne, soit 87,6% d’entre eux. Cela représente 861 000 cyberacheteurs de plus qu’il y a un an.

Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad, commente : 

« L’achat sur internet est devenu une habitude pour tous les Français : la part des 65 ans et plus achetant sur internet augmente presque aussi vite que la part des 18-24 ans (respectivement +10 points et +11 points par rapport à l’année dernière).

On constate même que plus de 8 retraités sur 10 sont des cyberacheteurs, soit 12 points de plus qu’en 2017, preuve que l’achat en ligne traverse les générations ».

 

Tous les secteurs sont en progression

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sont les ventes internet des enseignes-magasins qui affichent les meilleures performances avec +10,3% au 3ème trimestre.

Les ventes B to B enregistrent elles aussi une belle progression avec 16% sur un an.

Même le e-tourisme retrouve son niveau de croissance du début d’année avec +11% après le fléchissement du 2ème trimestre lié aux grèves (+5%).

 

Les marketplaces et les ventes sur mobile : toujours en forte hausse

Les ventes sur smartphones et tablettes poursuivent leur développement avec une croissance de 20%.

Les sites e-commerce réalisent 35% de leurs ventes sur terminaux mobiles contre seulement 10% en 2013.

La croissance du volume d’affaires réalisé sur les places de marché gagne en vigueur avec +20% au 3ème trimestre.

Ces ventes représentent désormais 31% du volume d’affaires global internet des sites qui hébergent ces places de marché, soit deux fois plus qu’il y a 5 ans.

 

Noël, le Black Friday et le Cyber Monday devraient représenter 19 milliards d’euros de chiffre d’affaires

Les ventes de Noël et les opérations promotionnelles du mois de novembre pourraient représenter près de 19 milliards d’euros (20% des ventes annuelles sur internet) soit une progression de 13,8% par rapport à l’an dernier.

En 2017, 16,5 milliards d’euros avaient été dépensés sur cette période. Cette année, le chiffre d’affaires sur les 4 jours correspondant au Black Friday et au Cyber Monday devrait atteindre 1,3 milliard d’euros (ventes de produits, estimation Fevad).

 

Nul doute que les premiers bénéficiaires de cette période seront à chercher dans cette liste des 15 premiers sites e-commerce dressée par Médiamétrie:

 

 

 

 

 

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Chatbots: quelle utilité pour le e-commerce?

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Solution incontournable pour tout service client ou gadget inutile et surfait, chacun a sa propre opinion sur ces fameux chatbots qui peuplent de plus en plus les relations entre marques et consommateurs.

En matière de vente en ligne il s’agit pourtant bien d’un outil qu’il ne faudrait peut-être pas si vite dévaluer…

 

 

 


Une tribune de Nicolas Finet, co-fondateur de Sortlist France


 

 

La concurrence est féroce dans le monde du e-commerce ! Si bien que pour se démarquer des autres, il est primordial de se tenir à l’affût des moindres nouveautés. Ce qui peut paraître ardu, car le commerce électronique est en constante évolution…

L’un des plus gros changements qu’il a connu est notamment l’arrivée des chatbots.

Et, bien que les chatbots existent depuis un certain temps, ils continuent d’influencer le e-commerce.

Faisons le point sur cette alliance qui peut mener à une meilleure expérience client…

 

Qu’est-ce qu’un chatbot ? Comment fonctionne-t-il ?

Avant d’aller plus loin, il serait intéressant de définir au préalable un chatbot. Pour faire simple, c’est un programme qui interagit directement avec les visiteurs d’un site de E-commerce.

En effet, un chatbot est capable d’avoir une discussion via une application de messagerie avec un interlocuteur humain. Encore mieux, il peut répondre à des questions, traiter des demandes particulières, etc.

Vous l’aurez compris, pour remplir les tâches qu’on lui incombe, un chatbot doit être doté d’une Intelligence artificielle ou IA.

En outre, celle-ci lui permet d’analyser et d’interpréter les questions d’un potentiel client.

Au fur et à mesure que la discussion s’enchaîne, le bot apprend et apporte des réponses de plus en plus précises. Il peut aussi guider un visiteur en se basant sur l’arbre de décision qu’on lui a intégré. Ses réponses (pré-enregistrées) se feront alors selon les questions du visiteur.

C’est effectivement l’IA qui fournit aux chatbots une quantité considérable de données à exploiter. Objectif ? Comprendre des concepts spécifiques comme les noms des produits et les images, donner des réponses pertinentes ainsi que faire des comparaisons et des recommandations.

Il va sans dire que pour être et rester efficace, l’algorithme des chatbots a besoin d’être continuellement alimenté avec une importante quantité d’informations.

Investir dans une infrastructure d’apprentissage automatique, c’est donc sortir du territoire des données statiques pour aller vers un affinage et une mise au point constants.

 

Pourquoi utiliser un chatbot pour son site de e-commerce ?

En tant que gestionnaire de site de e-commerce, vous vous êtes certainement rendu compte qu’il est difficile de répondre à toutes les questions de vos visiteurs.

La plupart du temps, une réponse leur est donnée sous plusieurs heures, alors qu’ils s’attendent à l’avoir en temps réel.

C’est là l’un des premiers points où un chatbot peut vous venir en aide.

En effet, un potentiel client peut engager une conversation avec un bot à tout moment de la journée ou de la nuit et obtenir instantanément une réponse à ses interrogations.

De plus, en tant que programme informatique, un chatbot peut traiter plusieurs requêtes en même temps.

Par ailleurs, avec leur IA utilisant le Traitement Automatique du Langage Naturel (en Anglais, Natural Language Processing), les chatbots sont capables d’identifier la typographie d’un visiteur.

Cela additionné à l’usage de données du crm, le bot est capable de personnaliser ses réponses pour que la discussion soit assez similaire à celle que l’on aurait avec un être humain.

 

Les avantages qu’un chatbot peut apporter ne s’arrêtent pas là.

Il sait aussi identifier les exigences de chaque client. Cela se fait en accédant à l’historique d’un prospect/client en particulier lorsque celui-ci visite votre site.

Après analyse, le chatbot est en mesure de lui suggérer des produits qu’il est susceptible d’aimer et d’acheter.

Un bot peut donc remplir le même rôle qu’un vendeur en magasin, tout en apportant des suggestions personnalisées. Ce qui, en soit, peut booster non seulement vos ventes, mais représente aussi un gain de temps pour vos clients ET vous-même.

Vous devez aussi savoir qu’un chatbot peut faire plus que interagir avec clients et visiteurs de votre boutique en ligne. Ils peuvent être programmés pour suivre votre inventaire et ainsi vous informer lorsque vous vous approchez de la rupture de stock d’un article.

De la même manière, ils peuvent être programmés afin d’informer les clients qu’un produit qu’ils recherchent est de nouveau en stock.

 

Les limites des chatbots

Bien que les chatbots contribuent à améliorer grandement l’expérience client, ils ne sont pas à l’abri de certaines restrictions.

En effet, il est probable qu’un internaute pose des questions non identifiées. De ce fait, le chatbot sera incapable de fournir une réponse appropriée.

Une autre limite : l’incapacité à faire preuve d’empathie. C’est pourquoi certains utilisateurs n’apprécient pas de converser avec les chatbots.

La solution est heureusement simple : garder un agent humain prêt à intervenir.

 

Néanmoins, les bots intelligents permettent de décharger certains départements tels que le Service client des questions basiques. Ce qui donne le temps à ce service de se centrer sur les problèmes des clients auxquels les chatbots n’ont pu résoudre.

Cela pour dire que malgré leur IA, les bots ne peuvent pas remplacer les humains. En effet, ils ont encore besoin de la présence de l’humain pour être entretenus.

 

Conclusion

Un chatbot prête main forte à un site marchand à de nombreux niveaux. En outre, il facilite la communication avec le client, s’occupe des tâches ordinaires et répétitives, permet d’offrir aux visiteurs une assistance et leur recommande des produits pour générer des ventes.

En bref, il améliore l’expérience client sur les boutiques en ligne. Si bien que la différence avec un magasin physique ne se fait quasiment pas sentir.

 

Les chatbots sont une véritable révolution pour le monde de l’e-commerce en agissant et en donnant des informations plus vite qu’un être humain.

À l’heure actuelle, les chatbots sont loin d’être parfaits, mais il est possible que dans un avenir proche, ils soient capables de combler leurs propres lacunes. Et ainsi devenir encore plus indispensable pour le développement du commerce électronique !

 

 

 


A propos de l’auteur:

Nicolas Finet est un entrepreneur et blogueur spécialisé dans les thématiques relatives au marketing digital. Il est le co-fondateur de Sortlist France, une plateforme 2.0 permettant aux entreprises TPE/PME et grands comptes de trouver facilement les agences de communication web qui conviennent le mieux à leurs projets.

Le suivre sur Twitter: @nifinet

 

 

 

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Black Friday : le week-end qui valait 5 milliards

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Selon les dernières prévisions, le week-end du 23 au 26 novembre devrait générer quelques 5.7 milliards d’euros de ventes en France en cumulant e-commerce et magasins. Un nouveau record…

 

RetailMeNot vient de révéler les résultats de la 6ème édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël.

 

Cette année, le week-end du Black Friday au Cyber Monday se tient du 23 au 26 Novembre, soit juste un mois avant Noël.  La croissance des ventes pendant le Black Friday ne fait qu’augmenter en France depuis 2013, toutes transactions confondues, aussi bien en ligne qu’en magasin.

L’événement est désormais très attendu par les consommateurs, mais pas seulement : les retailers ont su adapter cet événement au marché français pour le plus grand plaisir de tous les consommateurs.

 

2018 : une nouvelle année record pour le week-end du Black Friday

L’année 2018 affiche un nouveau succès pour la période du Black Friday.

Les prévisions d’achats combinées offline et online sont de 5,740 milliards d’euros, soit une augmentation de 5.9% par rapport à l’année dernière.

Les dépenses sont réparties entre les 4 jours du vendredi au lundi, avec un pic à 2.467 milliards le samedi et le dimanche, le samedi étant une journée favorable au shopping en boutique en France.

 

 

 

E-commerce : 966 millions d’euros  sur trois jours.

Les prévisions sont nettement en dessous du commerce physique, mais l’e-commerce affiche la plus forte progression, avec +14.3% par rapport à 2017.

Le commerce physique profite largement de cette nouvelle tendance de consommation venue des Etats-Unis. En effet, les boutiques cumulent 4.774 milliards d’euros de dépenses du vendredi au lundi.

Les Français seront nombreux à se rendre en magasin pour profiter des meilleures offres. Les retailers n’hésitent plus à afficher ouvertement les meilleures promotions pour se démarquer et attirer les consommateurs en masse.

 

 

 

Un succès grandissant en France depuis 2013

L’étude remonte en 2013, cette année-là les français prévoyaient de dépenser un total de 482 millions d’euros sur le week-end du Black Friday en ligne, encore très peu connu en France.

Pour 2018, les prévisions de dépenses en ligne atteignent 966 millions d’euros, soit une augmentation de près de 100% en 6 ans pour le e-commerce.

Pour le seul vendredi du « Black Friday », l’augmentation affiche un record de 134% de hausse des ventes entre 2013 et 2018.

Le Black Friday a su s’imposer en France, bientôt aussi reconnu qu’une période de soldes. Cet événement a notamment influencé la création des « French Days » par le gouvernement devant l’ampleur du phénomène.

Les périodes de promotions plus courtes et plus agressives savent plaire aux consommateurs français.  Les consommateurs anticipent de plus en plus leurs courses de Noël dès la deuxième quinzaine de Novembre.

La tendance en Europe est globalement alignée avec celle de la France.

Les ventes combinées en ligne et en boutique sur 4 jours devraient attendre le chiffre record de 29.438 milliards d’euros (UK, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, France et Belgique) soit une augmentation de 147% depuis 2013 !

 

Selon Thomas Sauzedde, Directeur Général France de RetailMeNot :

« Les retailers physiques et online ont su importer cet événement promotionnel avec succès dans l’Hexagone, ils ont adapté cette tradition américaine aux besoins et aux habitudes de consommation françaises. L’an dernier, les marchands partenaires de nos sites et applications Ma Reduc et Poulpeo avaient enregistré +161% de hausse de ventes générées le jour du Black Friday à travers des bons plans, codes promotionnels ou offres de cashback.

Cet événement majeur s’inscrit comme un pic de consommation incontournable désormais, à un mois seulement de Noël. A la base, porté exclusivement par les acteurs e-commerce et en particulier du secteur high-tech, le Black Friday est maintenant étendu à l’ensemble des catégories produits, ainsi que la majeure partie des acteurs Retail avec une forte participation des magasins physiques qui se sont emparés du phénomène.

Nous nous attendons à de nouveaux records pour cette nouvelle édition, où les Français seront nombreux au rendez-vous ! Preuve en est les pics de recherche autour de Black Friday depuis début octobre. »

 

 

 

 


Méthodologie de l’étude

Toutes les données sont extraites de l’étude « Shopping for Christmas 2018 : Retail Prospects », commissionnée par RetailMeNot et réalisée par le Centre for Retail Research en 2018. Cette étude traite de l’importance de la période de Noël pour les commerçants en France et six autres pays d’Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas et Royaume Uni).

Elle propose des prévisions établies à partir de données émanant d’autorités statistiques nationales, de cabinets d’étude indépendants et d’une enquête menée auprès de 50 grandes enseignes interrogées par téléphone dans chaque pays et respectivement 1 000 interviews consommateurs aux Etats Unis, en France, au Royaume-Uni et en Allemagne afin d’évaluer leurs probables intentions pour Noël.

Le recensement des réponses a été fait entre Août et Septembre 2018. La période de Noël couvre toutes les ventes du commerce de détail réalisées en France pendant les six semaines allant de la mi-novembre à la fin de l’année.

 

 

 

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Fêtes de fin d’année : les intentions d’achat des Français

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A l’approche des grandes opérations commerciales de fin d’année, temps forts des ventes pour les marques et distributeurs, une nouvelle étude s’intéresse aux perceptions et comportements des consommateurs pour les achats d’hiver, lors du Black Friday (23 novembre) et de Noël…

 

Plus de 4 000 consommateurs en Europe, dont 1 000 Français, se sont prêtés au jeu de la toute dernière étude de Bazaarvoice, faisant ressortir trois constats et trois idées fortes sur leurs intentions d’achat et les moyens d’y répondre pour les marques.

 

Constat n° 1 : le milieu de gamme reste hégémonique en France

Une majorité des Français (59 %) déclarent souhaiter réaliser leurs achats de Noël auprès d’enseignes du milieu de gamme, telles que Camaïeu, Cultura, Décathlon, Sephora, L’Oréal ou Boulanger par exemple.

Toutefois, le segment du hard discount marque des points, un phénomène qui touche toutes les tranches d’âge : ainsi 36 % des 18-24 ans et 39 % des 65 ans et plus optent désormais pour les produits discount lors des achats des fêtes de fin d’année.

Le secteur de l’épicerie/commerce de détail alimentaire, particulièrement sollicité pour les fêtes, n’est pas en reste : 35 % des sondés préfèrent désormais Leaderprice, en bonne position derrière Carrefour (46 %).

Le segment haut de gamme avec des enseignes telles que Marks & Spencer ne représente quant à lui qu’une minorité des achats.

 

Constat n°2 : Les magasins résistent face aux géants du web

Vous avez dit Amazon et encore Amazon pour vous courses de Noël ? Certes, la plateforme mondiale fait preuve de belles performances (51,6 % de consommateurs français y feront leurs courses de Noël) en progression par rapport à Noël 2017 (45,4 % des Français privilégiaient la plateforme en 2017).

Mais rien ne vaut l’expérience en magasin, dont les consommateurs français interrogés restent friands (pour 53 %) à l’approche du Black Friday et de Noël.

Pourquoi cet attrait pour les magasins à l’ère digitale ? 47 % des sondés déclarent que l’expérience en magasin est un moyen idéal d’obtenir des idées de cadeaux pour les amis et les proches.

30 % affirment que l’ambiance festive des magasins ayant pignon sur rue les attirent tout autant que les activités que l’on peut y réaliser, comme faire du patin à glace ou rendre visite au Père Noël.

Par ailleurs, Amazon ne couvre pas l’ensemble des besoins des consommateurs pour les achats d’hiver et seuls 34 % déclarent y trouver leur bonheur. Les voyages, séances de spa, et expériences originales comme la dégustation de vin ne sont que difficilement commercialisés via les plateformes.

D’autre part, le parcours d’achat est parfois chaotique auprès des géants du web, entre retards de livraisons (signalés par 51 % des sondés) et articles trop rapidement épuisés car très prisés (pour 28 % des sondés).

 

Constat n°3 : la qualité au centre de toutes les préoccupations

Pour tous les segments, le souci de la qualité est bien là.

Ceci est aussi vrai pour les enseignes de hard discount, où les prix proposés ne sont pas forcément la seule motivation d’achat des consommateurs interrogés.

Ainsi, 25 % des consommateurs français déclarent qu’ils se tournent vers des produits de hard discount justement parce qu’ils remplissent les critères de qualité recherchés, indépendamment du prix.

Côté segment du luxe, les catégories de consommateurs préférant les produits de luxe sont 59 % à le faire au motif de la qualité des produits, un chiffre comparable aux consommateurs du segment du milieu de gamme (56 %).

 

Alors, quelle conclusion tirer de ces affirmations émanant des Français interrogés ? Que doivent faire les marques et distributeurs pour inspirer et la fidélité des consommateurs ?

 

Conclusion 1 : l’expérience comme clef de voûte du processus d’achat

Que ce soit en ligne ou en magasin, les consommateurs sont en attente d’expériences de shopping inoubliables, et ceci est d’autant plus vrai à l’approche des fêtes, lorsque les consommateurs sont à la recherche d’une ambiance festive.

Cet enseignement vaut pour tous les segments de marché, que ce soit le discount, le milieu de gamme ou le haut de gamme.

Les marques et distributeurs doivent donc soigner les clients, en leur offrant une expérience shopping sans couture entre le digital et le commerce physique.

« Nous sommes entrés dans l’ère du « smart phygital », c’est-à-dire à l’ère de l’alliance entre le commerce traditionnel en magasin et le commerce en ligne. Les consommateurs ont souvent tendance à rechercher sur leur smartphones et tablettes avant d’effectuer leurs achats en magasin.

Tous les canaux de vente sont donc à privilégier. Les marques et distributeurs disposent d’un atout non négligeable vis-à-vis des géants du web à l’approche des fêtes, grâce à leur présence en magasin au coin de la rue »

explique Anthony Marino, Senior Solution Consultant EMEA chez Bazaarvoice,

 

Conclusion 2 : écouter et bien prendre en compte le besoin de qualité

Avec le succès d’’applications de type Yuka, la qualité est clairement revenue au centre des préoccupations des Français, ce que confirme cette étude de Bazaarvoice, pour tous les segments de marché.

« Coincé » entre les prix bas du hard discount et les prix cassés des produits de luxe lors des grandes opérations de promotions en hiver, le marché du milieu de gamme devrait plutôt s’en sortir par le haut, non pas en déclenchant une guerre des prix, mais bien en soignant la qualité des produits.

En effet, 32 % des consommateurs français interrogés estiment que les soldes et promotions viennent détériorer leur confiance envers une marque.

Pour les amateurs de marques de luxe en particulier, les consommateurs ont le sentiment de ne plus bénéficier d’un traitement exclusif par la marque.

Du côté du milieu de gamme, les plus jeunes consommateurs confirment que c’est la qualité qui prime sur le prix (pour 47 % des 18-24 ans par exemple).

 

Conclusion 3 : le contenu généré par les consommateurs, une stratégie payante

A l’aune de ces deux critères qualité et expérience, comment les marques et distributeurs peuvent influer sur les ventes ?

Bruno Sireyjol, VP Sales Europe Continentale chez Bazaarvoice l’affirme :

« La collecte du contenu généré par les consommateurs (CGC), audio ou visuel, est clé pour mieux connaître les clients, leur ressenti et pouvoir in fine leur proposer de meilleurs produits, services et expériences.

Les avis et notations étoilées, les retours produits en photos et vidéos permettent d’orienter les consommateurs à l’aide de contenus authentiques émanant de vraies personnes et jugés plus crédibles que de la publicité ».

 

La collecte et l’utilisation du CGC peut être faite à posteriori, une fois le produit lancé, mais également de manière proactive, en amont d’un lancement officiel via des campagnes d’échantillonnage et de tests en magasin.

A ce titre, 23 % des consommateurs français sondés déclarent qu’ils préfèrent l’expérience en magasin notamment du fait des campagnes d’échantillonnage qui y sont proposées.

 

 

 


Méthodologie

Ces résultats ont été établis sur la base de recherches commandées par Bazaarvoice et effectuées par l’institut Morar Research sur le mois de septembre 2018.

Trois marchés ont été examinés pour ce sondage, avec 2 000 personnes interrogées au Royaume-Uni et 2 000 autres en France et en Allemagne.

 

 

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