Le traçage numérique divise toujours les Français

Véritable arlésienne depuis le début de la crise du Covid-19, la mise en place d'une application mobile de suivi des déplacements en France reste pour l'heure toujours au stade de projet. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cette solution est loin de faire l'unanimité parmi des Français plutôt sceptiques sur le sujet...



La maîtrise de la propagation du virus, via une application mobile qui retrace les mouvements des individus, apparaît de prime abord comme une solution intéressante pour notre pays où le coût humain, social et économique du confinement devient difficilement supportable.

Cependant une solution digitale, aussi performante soit-elle, ne sert à rien si les personnes concernées n’y adhèrent pas, voire la rejettent…

Pour cette raison CARVEA Consulting et OPINEA ont interrogé les Français pour connaître leurs intentions.


Une solution qui divise les Français

Il s’avère que le pays est encore une fois divisé.

En effet 45% de nos compatriotes ont une posture négative vis à vis d’une telle solution et même 27% la rejettent totalement, peu importe leur profil socio-démographique.



Des craintes justifiées ?

Les craintes sont nombreuses : la perte de l’intimité et de la vie privée arrive en tête du classement avec 57% et même 70% parmi les plus jeunes.


Mais sont-ils conscients du coût que la protection de cette intimité et de la vie privé représente ?


A priori oui. En expliquant qu’un traçage digital pourrait sauver plusieurs dizaines de milliers de vies et plusieurs centaines des milliers d’emplois, on retrouve d’une part :

  • 16% de nos compatriotes qui préfèrent toujours protéger leur vie privée et leur intimité
  • 35% qui déclarent qu’une telle solution nécessite un consentement préalable




A l’opposé, 49% des français considèrent qu’une telle solution devrait être imposée sans discussion ni consentement afin de sauver un maximum de vies et d’épargner des emplois…





Cette étude a été réalisée par CARVEA Consulting et OPINEA du 30 avril au 4 mai 2020. Elle est basée sur des interviews en ligne et un échantillon de 1004 répondants âgés de 15 à 75 ans, représentatif de la population française (sexe, âge, région et CSP) suivant la méthode des quotas.




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