Au delà de la simple veille d’actualités, la curation de contenus semble aujourd’hui de plus en plus pensée pour le partage sur les réseaux et comme un moyen de s’assurer d’une certaine visibilité sur le web…

 

Le CMIT et Faber Content viennent de réaliser une étude auprès de marketeurs btob* pour comprendre comment et pourquoi ils utilisent la curation de contenus.

Principal constat: la curation ne s’envisage désormais plus sans partage des contenus via les réseaux sociaux; une sorte de veille 2.0 à mi-chemin entre le personal branding et le content marketing en somme…

 

« Selon notre sondage, un grand nombre d’utilisateurs développe une veille personnelle pour la partager sur les réseaux sociaux afin de gagner en visibilité.

Ici la nécessité professionnelle de la curation rejoint l’utilité de l’indispensable rayonnement social, autre définition de l’influence, mais aussi du social selling, fondée sur des bases du partage et mise en commun… ».

-Fabrice Frossard, Fondateur Faber Content @FabriceFrossard

 

 

Comment les marketeurs utilisent la curation:

 

 

 

 

1 – Identifier le signal dans le bruit

53,1% des marketeurs pensent que c’est un bon moyen de trier : sélectionner et hiérarchiser l’information.

Un résultat qui démontre une bonne compréhension des objectifs de la curation comme tamis d’informations et in fine comme raccourci pour identifier la bonne information.

 

2 – Partager sur les réseaux sociaux avant tout

75,5% des répondants utilisent la curation à des fins de partage sur les réseaux sociaux.

« Les marketeurs ne s’y trompent pas, l’intérêt pour la marque de s’appuyer sur la pratique de la curation pour aider à faire entendre sa voix dans le brouhaha du Web n’est plus à prouver. Il est évident que le soin apporté à l’analyse et la restitution de la précieuse information est essentiel ». Laurence Neid, Responsable Marketing-Commercial Direction des Ports, CCI du Var, @laurenceneid

 

3 – Veille et partage : les deux mamelles de la curation

Pour 61,5% des marketeurs c’est un bon moyen de faire de la veille.

Chaque professionnel est amené à réaliser une veille sur son secteur et environnement, autant capitaliser en la partageant utilement.

 

4 – La curation, un travail manuel

Les 5 ou 10 sources fiables qui réalisent ce travail ou qui suffisent à faire une veille optimale semble l’option choisie par la plupart des répondants.

L’industrialisation n’est pas à l’ordre du jour pour 76,1%.

« Il faut éduquer pour limiter l’automatisation, engager à personnaliser, adapter le format au media, ajouter une valeur au contenu que l’on reprend, sensibiliser à la vérification et à l’éthique. Personnellement je ne suis pas dans une approche de volume et me limite à 2 contenus par jour via curation ».  Michel Mariet, EMEA Director Partner Marketing & Digital Transformation – Oracle et Vice-président du CMIT

 

5 – Être présent pour être vu

Pour 50,5% des répondants la curation est surtout vue comme une technique pour gagner en visibilité, un résultat logique au regard des résultats précédents.

Chacun est conscient que la visibilité est un levier d’acquisition important et que la surface d’exposition d’une personne morale ou physique favorise la genlead.

 

« La curation est ainsi un moyen utile et économique d’alimenter ses médias avec du contenu. Il n’exonère cependant pas des préalables de sélection, hiérarchisation et contextualisation.

Toutefois la curation ne peut pas être votre seule source de contenus. Si elle permet de densifier votre prise de parole, elle doit compléter vos propres contenus, marqueurs d’authenticité. Ces derniers restent l’expression de votre voix et/ ou celle de l’entreprise ».

-Jean-Denis Garo, Directeur marketing Europe du sud Mitel et Président du CMIT @JeanDenisG

 

 

Les résultats complets de cette étude et les analyses des différents experts consultés sont accessibles ici

 

 


*Méthodologie : enquête en ligne opérée par le CMIT et Faber Content en France entre juin et août 2018 et recueillant 100 réponses. 63% des répondants sont des marketeurs, et 27 % des professionnels en agence marketing ou RP. 95% des marketeurs répondants sont issus du secteur de la Tech. B2B.

 

 

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