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The Born Digital Effect : quand le clash de générations s’invite au bureau

Les digital native deviennent petit à petit majoritaires dans les entreprises et se retrouvent face à des dirigeants souvent déconnectés de leurs aspirations au travail



Selon la dernière étude de Citrix Systems, Inc. intitulée « The Born Digital Effect », la nouvelle génération de travailleurs pourrait générer 1 900 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires pour les entreprises. Mais ils auront besoin de soutien de la part des dirigeants et des gouvernements pour y arriver…

Composée de travailleurs des générations Y (nés entre 1981 et 1996) et Z (nés après 1997), la génération digital native est la première à avoir grandi dans un monde entièrement numérique. Elle représente désormais la majeure partie de la main-d’œuvre mondiale.

« Ces jeunes employés sont différents des générations précédentes car  leur vision du monde du travail a toujours été nourrie par la technologie.


Pour consolider leur succès futur, les entreprises doivent comprendre leurs valeurs, aspirations professionnelles et styles de travail, mais aussi investir dans leur développement. »

explique Donna Kimmel, vice-présidente exécutive et directrice des ressources humaines chez Citrix. 


Pour les aider à y parvenir, Citrix, en collaboration avec Coleman Parks Research et Oxford Analytica, a mené l’étude mondiale « The Born Digital Effect », auprès de 1 000 chefs d’entreprise et 2 000 employés de bureau dans dix pays.

Cette enquête a pour objectif de comprendre les attentes des digital native vis à vis du travail et d’élaborer une modélisation économique pour quantifier leur impact potentiel sur les entreprises et l’économie au sens large.

Cette étude révèle que  les dirigeants sont complètement déconnectés des aspirations profondes des jeunes travailleurs…



Stabilité et équilibre comme prérequis


La stabilité de l’emploi et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée sont au cœur des préoccupations des employés

Face à un environnement professionnel incertain, les jeunes travailleurs se concentrent surtout sur des facteurs professionnels fondamentaux comme la stabilité et la sécurité du travail (87 % dans le monde et en France) ainsi qu’un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée (87 % dans le monde et 88% en France).

Ce phénomène est mal compris par les dirigeants, qui pensent que leurs jeunes travailleurs valorisent l’accès aux dernières technologies sur leur lieu de travail et les opportunités de formation.

Néanmoins, les employés français placent la rémunération en première place (90%), contrairement à leurs voisins allemands qui la considèrent à 80%.


Les dirigeants surestiment l’attrait du bureau


  • 90 % des digital native ne souhaitent pas revenir au bureau à temps plein après la pandémie, lui préférant un modèle hybride.
  • 27 % des français souhaiteraient un modèle de travail hybride avec plus de temps à la maison qu’au bureau contre 22% dans le monde
  • 34% des français souhaiteraient travailler tout le temps depuis chez eux, contre 29% dans le monde.
  • 20 % souhaiteraient un modèle de travail hybride avec une répartition égale du temps entre le domicile et le bureau ;
  • Seuls 7% des français aimeraient être au bureau à plein temps contre 10% dans le monde.



Mais 58 % des dirigeants dans le monde (et 63% en France) pensent que les jeunes travailleurs voudront passer la plupart ou la totalité de leur temps à travailler au bureau.

Même s’ils préfèrent travailler à distance, les travailleurs de cette génération reconnaissent que l’interaction sociale est cruciale dans un contexte professionnel (68 % dans le monde et 62% en France).


Avant tout, les digital native souhaitent du choix et de la flexibilité

Bien que la semaine de cinq jours soit encore un modèle de travail populaire, les digital native français pensent qu’ils devraient avoir la possibilité d’adopter la semaine de quatre jours s’ils le souhaitent (16 %).

Ils souhaitent également pouvoir décider du début et de la fin de leur journée de travail (27 % dans le monde contre 20% en France), et quelques-uns voudraient travailler selon des horaires non structurés ou basés sur les résultats (7 % dans le monde contre 10% en France). 

Ils veulent de la liberté et la reconnaissance de leurs performances

Les trois aspects les plus importants de la culture d’entreprise pour les digital native en recherche d’emploi sont :

  • l’autonomie, ou la possibilité de travailler dans un environnement où règne la confiance (83 % dans le monde contre 84% en France) ;
  • une rémunération qui reconnaît et récompense les performances (81 % dans le monde contre 84% en France) ;
  • un leadership fort et visible (79 % contre 72 en France).



Les jeunes travailleurs et les dirigeants vivent dans des mondes numériques différents

Seuls 21 % des dirigeants d’entreprise utilisent des applications de messagerie instantanée comme Slack ou WhatsApp à des fins professionnelles, contre 81 % des employés digital native.

Et seuls 26 % des chefs d’entreprise aiment utiliser ces applications pour le travail, contre 82 % des travailleurs digital native…


Le sens est un privilège, pas une priorité


Seuls 30 % des employés digital native dans le monde (et 29% en France) quitteraient une entreprise qui n’a pas de sens pour eux, contre 69 % des chefs d’entreprise dans le monde (et 61% en France).

Par ailleurs, seuls 28 % des employés digital native dans le monde quitteraient un poste s’ils estimaient que la culture de l’entreprise ne reflète pas suffisamment leur personnalité (et 34% en France), contre 58 % des chefs d’entreprise du monde (contre 64% en France).

Comme le montrent nettement les données, les chefs d’entreprise d’aujourd’hui sont clairement déconnectés des véritables attentes des digital native vis à vis du travail.

Pour libérer tout le potentiel de ces travailleurs et la valeur qu’ils peuvent apporter, les dirigeants doivent impérativement revoir leurs perceptions…


On récolte ce que l’on sème… Il est grand temps d’investir !

« Pour réussir à attirer et à retenir les digital native, les entreprises devront investir dans un modèle et des outils afin de créer l’environnement de travail flexible, efficace et collaboratif.

C’est ce que recherche cette nouvelle génération et c’est dans ce contexte qu’elle s’épanouit le mieux. Et il y a un avantage commercial évident à le faire. »

note Mario Derba, Vice-Président de l’Europe de l’Ouest et du Sud pour Citrix . 



Pour quantifier ces avantages, Citrix a travaillé avec des économistes pour construire un modèle économique qui évalue l’impact des employés de cette génération sur la rentabilité des entreprises, en examinant le rapport entre la taille de la population des digital native d’un pays et la rentabilité des entreprises de ce pays.



Les pays de l’étude dotés de systèmes éducatifs relativement bien développés ou de populations plus jeunes par rapport à leurs pairs, tels que les États-Unis, la Chine, les Émirats arabes unis, le Mexique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, sont ceux qui bénéficient le plus des avantages des digital native, car leur population supérieure à la moyenne contribue à assurer une plus grande rentabilité à leurs entreprises, dès à présent.



À l’inverse, les pays dont la population est relativement âgée, comme la France, l’Allemagne et le Japon, ou dont le niveau d’enseignement supérieur parmi la population la plus jeune est assez faible, ont la possibilité de récolter de plus grands bénéfices s’ils investissent dans l’enseignement supérieur et les infrastructures numériques, s’ils recrutent activement des travailleurs plus jeunes et s’ils adaptent leurs lieux et leurs pratiques de travail à ces derniers…







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