Quaranteens : l’impact du Covid sur le quotidien des ados

Déprime, rapport au temps, importance des réseaux sociaux ou des jeux vidéo... Une nouvelle étude décrypte ce que cette crise aura changé dans la vie des ados.


Cette nouvelle plongée dans l’univers des (Quaran)Teens explore ce qu’ont fait les ados pendant le confinement. Ils ont dormi, ils se sont ennuyés, ils ont séché les cours sur Zoom, ils se sont engueulés avec leurs parents.

Mais ils ont surtout approfondi des usages existants, creusé leurs imaginaires et découvert de nouvelles manières d’interagir entre eux.

Le confinement a agi comme un laboratoire in vivo qui mettrait en évidence les pratiques et les représentations spécifiques de toute une génération.

A travers une immersion dans leur production Tik Tok et dans leur pop culture du moment, ainsi qu’une série d’interviews qualitatives auprès d’ados de 13 à 17 ans, BETC Teens a dégagé plusieurs thématiques desquelles les marques pourraient s’emparer afin de se connecter à une génération qui programme l’obsolescence de l’Ancien Monde…



7 enseignements à retenir de cette étude Quaranteens


Le besoin de liens sociaux

Les rapports humains sont essentiels pour les ados et pendant le confinement l’hyper connexion est passée du statut de norme à celui de besoin vital : « Je ne pensai pas dire ça, mais Tik Tok a sauvé mon confinement ! » témoignage Amaury, 18 ans.

Être présent sur lesréseaux peut sauver des confinements, mais aussi des vies, il devient signe de bonne santé physique et psychologique auprès de leurs amis.


La digitalisation de l’espace

Quand on est enfermé chez soi, les plateformes, les réseaux sociaux et les jeux vidéo deviennent plus que jamais des univers à explorer, de nouveaux lieux de sociabilité où se retrouver, partager, célébrer en toute intimité.

« Sur Plato, on crée un groupe, on démarre un jeu en ligne, on s’appelle en même temps avec mes potes, ça nous fait des activités autres que juste parler ensemble. » partage Roxane 15 ans.


Le temps est devenu un challenge

Et pour se l’approprier, la GenZ capitalise sur le jeu. Les challenges et les app explosent, on joue et on se montre en train de jouer.

« Depuis que je suis confiné, je fais plein de tournois sur Fortnite. C’est le feu ! » déclare Romain, 13 ans.

Les Teens se sont aussi replongés avec nostalgie dans l’univers d’Animal Crossing. La nouvelle version du jeu leur permet d’explorer un monde ouvert et bienveillant où ils sont libres de tout créer.


Une soif de nouveauté

Les ados cherchent une stimulation constante pour pallier la lassitude.

Ils consomment plus de contenus, plus vite et plus souvent, diminuant l’espérance de vie des trends, qui naissent et meurent désormais plus rapidement.

Plus que jamais, le cycle de vie des plateformes et de leurs contenus se raccourcit.



Du temps pour créer

Avant de générer de l’ennui, la quarantaine a procuré le sentiment d’avoir enfin le temps de s’adonner à fond à ses activités favorites.

L’adolescence est à n’en pas douter une période d’expériences. Et si ces expériences sont souvent drivées par le collectif, le confinement a poussé les ados à explorer des zones plus personnelles.

« Les contenus de nourriture j’adore, j’étais déjà abonnée à des comptes de nourriture, mais ne testais rien, là j’essaie plein de recettes. » partage Roxanne, 15 ans.


Le corps comme espace d’expression

Les neurosciences montrent que les adolescents ont tendance à prendre des décisions plus risquées et plus radicales dans le process de construction de leur personnalité de jeunes adultes.

Un sentiment exacerbé par une quarantaine qui a radicalisé les décisions parmi le peu d’options à disposition.

« Du coup je me suis rasé la tête la boule à z, y’a rien à faire autant trouver des choses à faire ! » témoigne Lucien, 16 ans.



La déprime comme porte-drapeau générationnel

La GenZ est fascinée par ses propres émotions et leur laisse libre court.

La crise du COVID leur donne l’impression d’être la génération sacrifiée et crée des sentiments d’anxiété très forts chez eux.

Sur les plateformes, ils mettent en scène leur déprime avec passion et romantisme. Les états mélancoliques deviennent des éléments de fierté dans un contexte de célébration de ses failles.




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