Le confinement fait les beaux jours du piratage…

Si le confinement a boosté notre consommation de films et de séries, Netflix et Disney n'en sont pas les seuls bénéficiaires. Sites de streaming illégaux et pear to pear ont désormais les faveurs de près d'un tiers des Français...

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Initié par l’Hadopi au titre de sa mission d’observation des usages sur internet, le baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement* révèle que 28 % des internautes français déclarent consommer un ou plusieurs biens culturels de manière illicite, contre 21 % au début du confinement (26 % en 2019 ), soit une hausse de 7 points en quinze jours.


Un mix entre offres légales et streaming gratuit…

Si la consommation illicite des biens culturels a ainsi progressé en période de confinement, 33 % des consommateurs illicites affirment cependant avoir concomitamment, dans cette même période, augmenté leur consommation légale d’un ou de plusieurs biens culturels par rapport à l’avant confinement.

Par ailleurs, 61 % des internautes français indiquent consommer uniquement de façon légale des biens culturels sur Internet, soit une baisse de 3 points par rapport à la période de début de confinement.

Ce taux reste toutefois toujours plus élevé qu’en 2019 (56 % – Baromètre Hadopi de la consommation 2019).



Après quatre semaines de confinement, la consommation en ligne des biens culturels est toujours en hausse avec 89 % des internautes français qui consomment des biens culturels (contre 84 % après deux semaines de confinement et 81 % en 2019).

Cette forte consommation de biens culturels en période de confinement et la hausse du piratage constatée après quatre semaines de confinement semblent manifester une plus grande mixité des pratiques.


L’illicite gagne du terrain…

36 % des consommateurs de films disent, au bout de quatre semaines de confinement, en visionner de manière illicite alors que ce taux n’était que de 28% lors de la première vague de sondage réalisée après deux semaines de confinement.



Le taux de consommation illicite de films s’établit à un niveau plus élevé que celui mesuré en mai 2019 (36 % – Baromètre Hadopi de la consommation 2019).


… le payant aussi

Néanmoins, 23 % des consommateurs de films déclarent aussi en consommer plus de façon légale, contre 22 % après deux semaines de confinement.

23 % des consommateurs de séries déclarent en consommer plus de manière légale, contre 28 % lors de la première vague.

La consommation légale de musique/clip vidéo reste quasiment stable à 20 %, contre 21 % en début de confinement.

58 % des internautes indiquent n’avoir pas changé leur mode de consommation concernant les six biens culturels étudiés – musique, films, séries,jeux vidéo, livres et presse en ligne – et 9 % déclarent avoir augmenté leur consommation illicite d’un ou de plusieurs biens culturels.



Streaming et convertisseurs vidéo en tête

Les sites de streaming apparaissent comme le moyen privilégié pour accéder de façon illiciteaux œuvres culturelles en ligne : ils sont utilisés par 46 % des internautes ayant des pratiques de consommation illicite d’un ou de plusieurs biens culturels.



38 % de ces consommateurs illicites ont recours à des convertisseurs, 25 % à des sites de téléchargement direct (direct download), 20 % à des réseaux pair à pair (peer to peer).





*Méthodologie

Etude quantitative en ligne de type omnibus réalisée pour l’Hadopi par l’Ifop, les 8 et 9 avril 2020, auprès d’un échantillon national de 1051 individus, représentatif (selon la méthode des quotas) des internautes français de 15 ans et plus.



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