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Cookies : les bannières de consentement sont-elles encore utiles ?

D’après une récente étude, seuls 5 % des internautes paramètrent réellement leurs cookies…


Les pop-ups et bannières de consentement aux cookies se multiplient sur les sites web depuis l’entrée en vigueur du RGPD.

Pourtant, selon le rapport Didomi 2026 State of Data Privacy, seuls 5,4 % des internautes prennent le temps de configurer leurs cookies.

Une statistique qui questionne l’efficacité réelle de ces dispositifs : si l’immense majorité des utilisateurs accepte par défaut, les bannières ne semblent plus jouer leur rôle initial de contrôle de la vie privée…



Des taux de consentement élevés… mais superficiels


L’étude montre que l’acceptation globale des cookies reste élevée en Europe, mais avec de fortes disparités :

  • Europe de l’Est : 89,3 %
  • Europe du Nord : 84,8 %
  • Îles britanniques : 87,3 %
  • Europe du Sud : 82,5 %
  • Europe de l’Ouest : 75,1 % (la France à 71 %)




Si ces chiffres peuvent donner l’impression d’une protection robuste de la vie privée, Didomi précise que le consentement est souvent automatique, sans personnalisation des paramètres.



Consentement actif vs. consentement par défaut


Le rapport distingue le taux d’acceptation explicite (opt-in), qui varie de 55,7 % en Europe de l’Ouest à 67,6 % en Europe de l’Est, et le taux de « no-choice », atteignant 27,4 % dans les îles britanniques.

Autrement dit, beaucoup d’internautes consentent par défaut, faute de choix clair ou compréhensible.




La fatigue du consentement : quand les bannières deviennent inefficaces

Didomi parle de « fatigue du consentement » : confrontés à des pop-ups répétitifs, opaques ou difficiles à paramétrer, les internautes se désengagent.

Ils cliquent souvent sur « Accepter tout », laissant la bannière perdre sa fonction de contrôle et de choix.

Cette situation soulève une question majeure pour les entreprises : les bannières de consentement sont-elles toujours utiles ?

Si la quasi-totalité des utilisateurs ne modifie pas ses préférences, ces dispositifs sont perçus davantage comme une formalité réglementaire qu’un véritable outil de transparence et de protection des données.



Vers de nouvelles approches

Pour Didomi, il est temps de repenser le consentement en ligne : simplification des interfaces, consentement granulaire plus intuitif, ou alternatives qui réduisent la répétition des demandes.

L’objectif : restaurer la confiance et rendre le consentement réellement significatif.