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Tesla, ou comment Elon Musk parvient à imposer sa vision du futur

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Après s’être penché sur le modèle de croissance d’Uber l’année dernière, l’étude annuelle de Fabernovel s’intéresse cette fois-ci à Elon Musk et à Tesla en particulier.

Cette analyse décrypte la vision du futur de cet entrepreneur hors norme qui a disrupté tour à tour les secteurs de la banque (Paypal), des transports et de l’énergie (Hyperloop et Tesla), et même de la conquête spatiale (SpaceX).

Quelles stratégies et quels moyens met-il en oeuvre pour parvenir à imposer ses innovations et ses idées dans des secteurs aussi divers et souvent réfractaires au changement ? Voici quelques éléments de réponses…

 


 

En juin 2017, Donald Trump annonçait la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris. Selon le président des Etats-Unis, les engagements de la COP21 ne « respectaient pas les intérêts des Américains » alors que lui avait « été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris ».

Au même moment, de nombreux responsables politiques et économiques, dont le maire de Pittsburgh, se désolidarisaient de la décision. Une personnalité en particulier décidait de démissionner du Conseil du président américain : Elon Musk, parce que « le changement climatique est quelque chose de réel ».

C’est que, celui qui a consacré ces 10 dernières années à développer le transport propre en mêlant le meilleur des industries de l’énergie, de l’automobile et du software en sait quelque chose.

Car la voiture électrique est une vieille idée, et une réalisation tout aussi ancienne. C’est au tournant des années 1900 que Nikola Tesla a inventé le moteur électrique.

En ce début de siècle, 40% des véhicules fonctionnaient à la vapeur, 38% étaient électriques et 22% seulement étaient dotés d’un moteur thermique. Mais dès 1908, les performances du moteur à essence, les choix politiques de développement des transports individuels, les gains de productivité rendus possibles par la révolution fordiste (chaîne de production et division du travail) et les prix, accessibles, du pétrole permirent au moteur thermique de prendre la main sur le marché de l’automobile. En 1914, 99% des voitures en circulation sont des voitures à essence.

Un siècle plus tard, l’urgence environnementale a redistribué les cartes et c’est dans la Silicon Valley, Olympe contemporaine, où les start-ups rêvent de changer le monde et de résoudre les problèmes fondamentaux, que l’on retrouve Elon Musk.

Elon Musk, entrepreneur archétypal de la Silicon Valley, taillé pour un blockbuster des studios Marvel, le croit encore.

Certaines de ses entreprises – PayPal, SpaceX, Hyperloop et Tesla – ambitionnent de repenser des industries structurelles : la banque, l’espace, le transport et l’énergie.

Et il est en passe d’y arriver ! Voici comment.

 

Tesla à la croisée des mondes

 

Pour FABERNOVEL, le succès de Tesla tient en sa capacité à évoluer au sein de 3 mondes distincts mais complémentaires : le monde des idées, le monde physique et le monde numérique.

 

1 – Maître du monde des idées

Tesla a développé une vision – celle d’un monde débarrassé du fléau de la pollution environnementale – soutenu par une mission ambitieuse : accélérer la transition du monde vers l’énergie renouvelable.

2 – Acteur du monde physique

Tesla s’impose comme un industriel taillé pour le XXIe siècle à la tête d’un système global. Devenu un acteur clé des secteurs automobiles et énergétiques, Tesla n’en a jamais suivi le moindre principe. Les codes d’industries réputées impénétrables sont ainsi bouleversés pour créer ce qui n’existait pas.

3 – Réel pure-player

Tesla est en quelques années devenu un géant du monde numérique, développant des systèmes d’intelligence artificielle capables de rendre les voitures autonomes, et tirant profit de la connectivité pour créer des réseaux distribués de transport et d’énergie, infrastructures probables de notre futur commun.

Tesla est avant tout un orchestrateur de réseau, à la manière des pionniers du genre : les GAFA.

 

Mais comment ce jeune acteur a-t-il réussi à concilier ces trois mondes et à s’imposer en moins de 15 ans sur des marchés aussi fondamentaux que l’automobile et l’énergie ?

6 théorèmes, formulés par certains des plus grands entrepreneurs des ères industrielles et numériques, nous donnent les clés pour analyser et apprendre de cette épopée technologique.

 

Théorème N°1 : Une vision ambitieuse est le meilleur moteur de croissance

Si ses concurrents traditionnels du secteur automobile limitent leur réflexion et stratégie à leurs produits, voire leurs consommateurs, Tesla ose au contraire imaginer et affirmer une vision beaucoup plus vaste dans laquelle son produit – la voiture – n’est qu’une composante.

Tesla est avant tout une vision, celle d’un avenir vert, fait de véhicules électriques autonomes et partagés, où chacun pourra capter l’énergie du soleil pour ses propres besoins énergétiques, libérant ainsi nos sociétés modernes de leur dépendance aux énergies fossiles.

Revendicatrice, convaincue, l’entreprise se fait l’incarnation non pas d’une mission purement commerciale mais d’une véritable philosophie.

Portant la perspective d’un monde meilleur, Tesla interpelle, engage, et embarque ainsi toutes ses parties prenantes : investisseurs, clients, employés, médias, « believers ». Cette vision ambitieuse est le moteur de l’aventure Tesla. C’est le catalyseur de sa croissance et sa boussole dans un monde en bouleversements perpétuels.

 

Théorème N° 2 : Le statu quo est fait pour être rompu

Peu savent que le réchauffement climatique aurait pu être évité, ou a minima contenu, si le moteur à induction développé par Nikola Tesla au début du XXe siècle avait triomphé du moteur à combustion de Benz.

Mais un entrepreneur ingénieux, Henry Ford, a défini une autre trajectoire pour le monde en créant la première voiture produite en masse : la Ford T. Si Henry Ford et sa chaîne de production ont tué le rêve de la voiture électrique, Tesla l’a ressuscité.

Mécanique, technologie, infrastructures, consommateurs, … tout allait à l’encontre du projet Tesla. Insurmontables, ces défis ont pourtant été relevés, un par un.

En décomposant le problème en autant de petits challenges, Elon Musk et son équipe ont pu repousser progressivement chacune de ces limites.

Comment ? En appliquant les méthodes des start-ups et par opportunisme : tandis que les batteries de voitures étaient réputées trop chères, Tesla a utilisé les mêmes batteries que celles de nos ordinateurs, pour inventer une batterie automobile à bas coût.

Le tout étant adapté sur le châssis d’un autre fabricant. Une voiture électrique plus rapide et performante que les meilleures voitures de sport à essence ? Soi-disant impossible jusqu’au Tesla Roadster. Le statu quo est fait pour être rompu.

 

Théorème N° 3 : L’intégration est la clé de la perfection

Un des éléments principaux de la vision de Tesla est la création d’un véhicule électrique accessible au marché de masse.

Pour atteindre le niveau de qualité requis et un coût de revient suffisamment bas, Tesla intègre et réinvente progressivement l’ensemble de la chaîne de valeur, en opposition totale avec la dynamique des 50 dernières années qui a consacré l’externalisation comme une stratégie gagnante : Tesla construit entre autres la plus grande usine de batteries au monde et repense la chaîne de production grâce à la puissance du logiciel et de l’automatisation.

En rapprochant ses fournisseurs et en les intégrant, Tesla se donne les moyens d’optimiser considérablement son cycle d’innovation tout en gagnant progressivement en compétences pour maîtriser véritablement l’ensemble de la chaîne de production de ses produits.

A la manière de Ford avec sa mythique usine River Rouge, Tesla se donne les moyens, non pas d’assembler un objet standardisé, mais de construire quelque chose de fondamentalement nouveau.

 

Théorème N° 4 : Il n’y a pas de marché, seulement des clients

Tesla bouscule le marché du retail automobile avec de nouveaux codes : un modèle de vente directe sans intermédiaire ainsi qu’un service de maintenance et d’assurance porté par l’entreprise.

Tesla développe également ses propres infrastructures pour répondre à un point de friction majeur : pour permettre à ses clients de parcourir de longues distances, il manque un réseau de chargeurs sur l’ensemble du territoire. La meilleure solution ? Le faire soi-même. Ce sont les Superchargers.

Enfin, en plus de ses véhicules, Tesla propose à ses clients des produits destinés à la conversion et au stockage d’énergie solaire, leur permettant ainsi de réduire leur dépendance au réseau énergétique traditionnel et plaçant Tesla dans une quasi- position de service public.

Tesla a construit un réel système industriel qui s’affranchit des barrières entre marchés, pour garantir l’expérience de ses utilisateurs et l’intégrité de sa vision.

 

Théorème N° 5 : Le logiciel dévore le monde

Le logiciel est devenu une composante fondamentale de notre monde et Tesla l’a intégré à ses produits dès les premiers instants.

Ses voitures sont construites autour d’un seul et même cœur, l’OS (système d’exploitation), rendant ainsi possible de multiples innovations, encore prospectives pour de nombreux industriels.

D’abord, alors qu’une voiture classique se dégrade après sa sortie de l’usine, les Tesla peuvent être mises à jour, à la manière de nos smartphones, permettant une amélioration continue de leurs fonctionnalités et de leurs performances.

Ensuite, l’utilisation des produits Tesla (automobiles ou énergétiques) peut être suivie à distance, permettant d’effectuer des opérations de maintenance prédictive pour prévenir une panne plutôt que d’y remédier à posteriori.

Enfin, et c’est sûrement l’innovation la plus structurante, les véhicules produits par Tesla sont en passe de devenir autonomes, promettant ainsi de redéfinir des industries comme la logistique, le transport de personnes, le retail ou même les médias (on estime que les voitures autonomes libéreront 12,2j/an d’attention par conducteur).

 

Théorème N° 6 : Les réseaux sont les nouveaux actifs

Comme Fabernovel l’expliquait déjà dans son GAFAnomics Saison 2, les pure players du numérique sont des réseaux, structures ultra-performantes qui redéfinissent les mécaniques de création de valeur et laissent beaucoup d’acteurs traditionnels impuissants.

Tesla est aussi en train de créer un réseau. Un réseau de transport d’abord qui permettra, à la manière d’Uber, à des tiers d’accéder à des voitures autonomes Tesla mises à disposition par leurs propriétaires, changeant par la même occasion le modèle économique de Tesla de la vente vers la mise en relation.

Un réseau énergétique ensuite, une « smart grid » qui permettra une gestion en temps réel de la production et de la consommation d’énergie solaire, et des échanges en P2P.

Et c’est là le réel projet de Tesla : la construction d’un réseau planétaire de transport et d’énergie permettant une transition radicale vers les énergies renouvelables.

Personne ne sait si le futur de ces industries sera dominé par Tesla, mais sa vision et son exécution ont déjà impulsé une transformation radicale à travers de multiples marchés et définit un standard pour les années à venir, poussant, entre autres, les constructeurs automobiles à électrifier leur flotte, à développer des voitures autonomes, et à investir dans des industries adjacentes à la leur…

 

 

 


Note:

Tous les ans depuis 2006, FABERNOVEL réalise une étude à destination de tous afin de remplir l’une de ses missions : contribuer à la lisibilité et à l’accessibilité de la révolution numérique.

La réalisation de ces études qui prend en moyenne 3 mois et mobilise de 2 à 5 personnes est à la fois une occasion d’approfondir des sujets d’innovation, de prendre de la hauteur sur le numérique et de développer des frameworks de réflexion pour décrypter les recettes des succès des GAFA, licornes et géants chinois.

Il s’agit d’analyser toutes les dynamiques compétitives de cette nouvelle économie, ses facteurs de performance et sa stratégie de développement. Depuis 2014, elles sont regroupées sous le nom « GAFAnomics » et font l’objet d’enseignements à Sciences Po Paris, HEC et l’ESCP, entre autres.

 

Insights

Les Français et la vidéo en ligne

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82% des Français regardent des vidéos en ligne sur ordinateur, smartphone ou tablette. Qui sont-ils ? Quels sont leurs critères de choix d’une vidéo et où vont leurs préférences ? 

Le point en chiffres dans cette étude menée par BVA pour SOxH factory …

 

Selon l’étude SOxH factory – BVA, 82% des Français regardent des vidéos en ligne que ce soit sur ordinateur, smartphone ou tablette.

Parmi les Français les plus vidéophiles, on trouve les moins de 35 ans et les cadres (94%), suivis par les habitants de grandes villes de province (88%) et les diplômés de l’enseignement supérieur (88%).

Pour 43% des Français, l’ordinateur reste le support privilégié pour la consultation de vidéos en ligne, devant le smartphone (34%) et la tablette (18%).

Si l’ordinateur est devancé par le smartphone chez les moins de 35 ans (77%), sa primauté est surtout tirée vers le haut par les Français les plus âgés et semble concentrer l’intérêt des actifs les plus technophiles.

Alors, qui sont les Français qui ne regardent jamais de vidéos en ligne (18%) ? Ceux qui dépassent la moyenne nationale sont les 50 ans et plus (29%), les ruraux (24%) et les personnes ayant un niveau d’études inférieur au Bac (25%).

 

Youtube, Facebook et les sites de médias : portails privilégiés de consultation des vidéos

Parmi les Français regardant des vidéos en ligne, 60% le font principalement sur Youtube, 40% sur Facebook et 30% sur les sites de médias tandis que les consultations sont moindres sur Instagram (10%), Snapchat (8%), Dailymotion (4%), Linkedin (3%) ou encore Vimeo (1%).

Il est intéressant de souligner que la consultation de vidéos sur Facebook est particulièrement diffuse chez les femmes alors que Snapchat et Instagram ne dépassent pas la cible des moins de 35 ans voire des moins de 25 ans.

Concernant la publication ou le partage de contenus vidéos sur les réseaux sociaux, 35% des Français se disent actifs 13% très actifs en partageant ou publiant chaque semaine ; à noter que seulement 3% partagent ou publient tous les jours alors que 10% le font plusieurs fois par semaine.

La population de vidéophiles actifs sur les réseaux sociaux se concentre en particulier sur les jeunes générations (moins de 35 ans) et les CSP moyennes. Cette pratique de partage de vidéos se fait essentiellement sur Facebook (62%), Instagram (53%), Youtube (42%) ou Snapchat (39%).

A l’inverse, près de 65% des vidéophiles sont inactifs : 47% des Français regardant des vidéos en ligne sont « non-actifs » et ne font que consulter ce qui est posté et 17% n’effectuent ni partage, ni consultation sur les réseaux sociaux.

 

Des Français à la recherche de contenus vidéos spécifiques…

Vidéos d’actualité, clips musicaux, vidéos humoristiques forment le trio de tête des contenus les plus regardés par les Français avec respectivement 32%, 24% et 22%, suivis de près par les vidéos d’enseignement ou de culture générale (21%) et les tutoriels sur les produits et services (20%).

A l’heure de l’avènement des influenceurs, il est intéressant de noter un manque d’intérêt pour les vidéos de Youtubeurs (11%) et les « lives » (7%).

 

… et globalement satisfaits de l’offre de vidéos en ligne sans être unanimement captifs

Face à une multitude de supports et un large choix de contenus, les Français se déclarent satisfaits de l’offre existante mais témoignent être sensibles en priorité à l’intérêt du contenu (93%), la qualité de l’image (76%), la durée de la vidéo (66%) et la bande son (64%).

Concernant le contenu recherché, 75% des personnes interrogées regarde des vidéos pour s’instruire et 72% pour se divertir.

Alors que 34% des Français ne regardent pas les vidéos jusqu’à la fin, ils sont plus de la moitié (54%) à penser qu’une vidéo vaut mieux qu’un long article !

Par ailleurs, pour s’aider au quotidien dans leurs achats, les Français déclarent être plus influencés lorsque la vidéo présente concrètement le produit (57%) ou un témoignage d’utilisateur (43%).

Nettement plus en retrait, seuls 25% des Français ont confiance dans les vidéos intégrant le témoignage d’un salarié d’une entreprise.

 

 

 


Méthodologie :

Etude réalisée par BVA pour SOhX factory auprès d’un échantillon de 1067 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées en ligne du 3 au 4 mai 2018.

La synthèse de l’étude en vidéo est disponible ici.

 

 

 

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L’impact des réseaux sociaux en BtoB

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Si l’on est encore loin d’un social selling à proprement parler, les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus important dans l’acte d’achat BtoB en France si l’on en croit les résultats du dernier baromètre publié par la Poste Solutions Business.

 

La Poste Solutions Business et l’agence digitale Intuiti viennent de publier le tout 1er baromètre mesurant l’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat en BtoB sur le marché français.

Ce baromètre a été mené auprès de 400 décideurs de grands groupes, ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), PME et TPE de tous secteurs, et de différentes fonctions (DG, Directeurs Marketing et Communication, Directeurs Expérience Clients, Directeurs commerciaux, CDO…), sur l’ensemble du territoire.

Principal constat : si les réseaux ne sont pas encore réellement utilisés comme canaux de vente, les mentalités semblent (enfin) évoluer sur le sujet…

 

1 – Réseaux sociaux : une accélération de la présence des entreprises

 Il y a quelques années, en France, l’usage des réseaux sociaux professionnels s’expliquait surtout par la recherche d’emploi, notamment sur Viadeo. Aujourd’hui, il s’agit d’une démarche généralisée des entreprises et de leurs collaborateurs, dans des perspectives de visibilité et d’opportunités business.

90% des répondants utilisent les réseaux sociaux aujourd’hui à titre professionnel, 2/3 d’entre eux depuis 1 à 6 ans, avec une majorité depuis moins de 3 ans.

Ces chiffres sont révélateurs d’une accélération de l’usage des réseaux sociaux à des fins professionnelles depuis 2015, et de l’atteinte d’un premier niveau de maturité. Ainsi, 64% des professionnels B2B utilisent ces réseaux pour trouver des contacts professionnels, 63% pour faire connaître leur entreprise et 27% pour identifier de nouvelles opportunités business (prospection ou découverte de nouveaux fournisseurs).

Cette analyse est confortée par l’observation des réseaux utilisés et des usages qu’en font aujourd’hui les entreprises :

  • pour les ETI (Etablissements de Taille Intermédiaires) et grands groupes : prioritairement LinkedIn puis Twitter
  • pour les TPE: Facebook,
  • pour les PME : Twitter et Facebook.

 

Montée en puissance de Linkedin :

Le réseau LinkedIn est utilisé par 69% des décideurs aujourd’hui, investi par tous les types d’entreprises, à Paris comme en région (à l’exception des TPE qui sont plutôt présentes sur Facebook du fait probablement de leurs cibles).

 

2 – Les réseaux sociaux : pas encore d’impact réel sur l’acte d’achat mais de véritables canaux d’avenir

Si, aujourd’hui, 1 répondant sur 5 s’informe sur les réseaux sociaux pendant l’acte d’achat (un chiffre comparable à celui de l’e-mail ou la vidéo), il s’agit d’une source encore peu utilisée.  Le premier réflexe reste de loin la recherche web (77%), suivi de la recommandation (35%) et la prise de contact avec un commercial (33%).

Pour autant, 76% des répondants considèrent que l’impact des réseaux sociaux sur l’acte d’achat va progresser, et ils sont presque autant (71%) à considérer qu’ils vont apporter de nouvelles perspectives et des solutions pour développer les ventes.

 

Les raisons de ce chiffre encore faible :

  • La faible satisfaction des répondants à l’égard des contenus qu’ils trouvent sur leur fil d’actualité (38,1% seulement en moyenne), et en particulier pour les DG (25% de satisfaction).
  • Une présence des commerciaux qui s’avère très récente sur les réseaux sociaux : 45% d’entre eux sont présents depuis moins d’un an (!), 82% depuis moins de 3 ans.

 

3 – Les articles de blog : les plus influents !

Les contenus les plus consultés sur les réseaux sociaux sont :

  1. les articles de blog (86%)
  2. les livres blancs (78%)…
  3. loin devant les vidéos (48%) et les webinars (45%).

 

Dans l’influence d’achat, les articles de blog et les posts ont un impact aussi puissant que la recommandation d’un contact dans l’achat d’un service ou d’un produit (55% des répondants ont déjà été influencés par un article de blog ou un post, 56% par une recommandation).

Ce qui prouve d’une part l’importance pour les utilisateurs d’avoir accès à des contenus de fond et de qualité – et non à de la publicité ou à des contenus de marque.

 

4 – Une formidable opportunité pour faciliter la relation commerciale

57% des répondants acceptent les demandes de contact émises par des prestataires actuels ou potentiels. Un taux (étonnamment) supérieur aux taux d’acceptation de demande de mise en relation de la part de prospects (44%).

Par ailleurs, plus d’1 répondant sur 4 a déjà accepté une demande de mise en relation directe d’un commercial. Et dans la moitié des cas, sans le connaitre !

Tout l’enjeu pour les marques et les commerciaux : avoir l’art et la manière d’aborder un prospect et d’entretenir la relation, en étant dans une démarche d’influence personnalisée, en s’appuyant sur des contenus répondant aux problématiques de leurs cibles et non en étant en « push produit » ou en démarche de chasse traditionnelle.

Pour cela, les marques ont encore beaucoup à faire : produire des contenus de qualité, former continuellement leurs équipes et les animer dans la durée. C’est tout le sens d’une démarche de social selling…

 

 

 


Méthodologie :

383 décideurs btob ont été interrogés, issus de grands groupes, ETI, PME et TPE, de tous secteurs, et de différentes fonctions (DG, Directeurs Marketing et Communication, Directeurs Expérience Clients, Directeurs commerciaux, CDO…), sur l’ensemble du territoire.

L’ensemble des résultats de cette étude est disponible au téléchargement ici

 

 

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Digital

18h42, le Prime Time du Web…

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Comme les autres grands médias, Internet connaît des pics d’audience tout au long de la journée, sur ordinateur comme sur mobile. D’après les derniers chiffres de Médiamétrie, le prime time du digital se situerait ainsi entre 18h et 19h, heure à laquelle plus de 45% des internautes français sont connectés…

 

Comment les internautes surfent-ils tout au long de la journée ? A l’image des autres media de masse que sont la télévision et la radio, Internet connait-il des plages horaires de grande écoute ? Ou bien le surf mobile, accessible à tout moment et en tous lieux, atténue-t-il la notion de pic d’audience ?

Autan de questions auxquelles Médiamétrie s’est intéressé dans ses dernières analyses d’audiences web.

 

18h/19H : une audience de 23 millions de Français

En étudiant la consommation Internet par tranche horaire d’une heure (sur une moyenne lundi-vendredi), Médiamétrie observe un pic de fréquentation émerge entre 18h et 19h, quel que soit l’écran.

Chaque jour, 23,3 millions d’individus se connectent sur cette tranche horaire, soit près de la moitié des internautes (45%). La minute précise où les internautes sont les plus nombreux se situe à 18h42, avec plus de 6,8 millions d’individus en train de surfer.

Ainsi, le pic d’audience d’Internet prendrait place plus tôt que celui de la télévision par exemple, où la minute bénéficiant de la plus grande écoute se situe à 21h10. A noter qu’un second pic Internet intervient lors du carrefour d’audience de pré-soirée, entre 20h30 et 21h.

 

 

Le mobile le midi et en soirée…

Sur mobile, un premier pic d’audience prend place entre midi et 14h, avant un second pic entre 18h et 19h : 49% des mobinautes quotidiens se connectent au moins une fois au cours de cette heure, qui correspond souvent à la fin de la journée de travail.

Enfin, un dernier pic intervient autour de 21h : chaque minute comprise entre 21h et 21h10 figure dans le top 15 des audiences minute à minute sur mobile, avec 3,6 millions de mobinautes ouvrant chaque minute au moins une session.

 

Prime Time à la carte

Si l’on étudie la notion de Prime Time sur une sélection d’activités appréciées des internautes, on constate que certaines traduisent un vrai effet « prime-time » de soirée qui parfois s’étend jusqu’à 22h.

Sur ordinateur, on observe ainsi une forte affluence sur les sites de vidéo entre 18h et 19h : plus d’1 million d’internautes s’y connectent sur ce créneau. Ils y passent 12 minutes en moyenne.

Presqu’un tiers (32%) du temps quotidien passé sur Youtube sur ordinateur se fait ainsi en soirée, entre 18h et 22h. Les jeux en ligne sur ordinateur affichent également un pic d’audience en pré-soirée : près d’1 million d’internautes s’y connectent au moins une fois entre 18h et 19h.

 

Sur mobile, les comportements sont différents. Ainsi, le pic d’audience des jeux en ligne se situe plus tard, entre 21h et 22h, avec près de 2 millions d’internautes connectés au moins une fois sur cette tranche horaire (ils y passent 17 minutes en moyenne).

Conçues pour le mobile, les messageries instantanées bénéficient d’un pic s’étalant entre 20h et 22h. Ces conversations numériques tardives se montrent particulièrement importantes chez les 15-24 ans : entre 21h et 22h, 1 jeune sur 4 discutant chaque jour sur les messageries instantanées s’y connecte.

 

Devenu incontournable en journée, le visionnage de vidéo sur smartphone bénéficie également d’un prime time : près de 2 millions de mobinautes surfent sur les sites et apps de vidéo sur leur smartphone entre 20h et 21h et y passent chacun 12 minutes en moyenne.

Mais ce sont les réseaux sociaux, qui une fois encore, se montrent les plus impressionnants : sur le pic de 20h à 21h, le social media mobile reçoit la visite de plus de 7,2 millions de mobinautes uniques, soit près d’un tiers de ses visiteurs quotidiens (32%). 

 

Chez les 15-24 ans, le pic a lieu plus tard : 1,7 million de jeunes mobinautes se connectent sur les réseaux sociaux au moins une fois entre 21h et 22h, soit 40 % des visites quotidiennes de réseaux sociaux sur mobile chez les 15-24 ans.

Ce Prime Internet de soirée, qui prend différentes teintes selon les activités et les cibles, est-il de nature à inspirer un nouveau souffle aux campagnes basées sur le « Moment Marketing » ?

 

 


Source : Etude AdHoc issue de l’Audience Internet Global, France, Base 2 ans et plus, janvier 2018 – Copyright Mediametrie//NetRatings

 

 

 

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