Selon une étude réalisée par Fuze, 50 % des salariés affirment que le travail à distance n’est pas défendu par leur supérieur.

 

 

Une période de grève générale des transports en communs de 3 mois est en cours et les déplacements professionnels risquent d’être compliqués pour beaucoup de Français.

En effet, on recense 5 millions d’utilisateurs des transports ferroviaires et 10 millions d’usagers empruntant le métro, le bus, le RER ou encore le tramway chaque jour.

Pour que les salariés ne pâtissent pas de ce mouvement de grève, des solutions existent comme le télétravail, mais encore faut-il que les entreprises jouent le jeu…

 

Le télétravail : un sujet qui divise au sein des entreprises

Le télétravail, cette solution pratique, qui permet aux salariés de rester productifs sans être présents physiquement au bureau ne fait pas l’unanimité auprès de toutes les organisations.

En effet, sur un échantillon de 1 052 salariés français (1), 50 % affirment que le travail à distance n’est pas défendu par leur supérieur. 14 % ne sont même jamais autorisés à travailler en dehors du bureau. 43 % pensent que la technologie qui leur est fournie pour travailler à domicile n’est pas assez performante et facile d’utilisation.

Les ordonnances Macron changent la donne. En effet, elles facilitent la possibilité pour un salarié d’exercer son activité depuis un autre endroit que son lieu de travail, grâce aux technologies de l’information et de la communication.

Pour refuser la mise en place du télétravail à un de ses salariés, l’employeur doit « motiver sa réponse ». Cependant, l’entreprise ne sera plus dans l’obligation de prendre en charge l’intégralité des coûts (abonnements, logiciels, matériels…).

 

Le « présentéisme » dans les entreprises coûte plus cher que le télétravail

Par « présentéisme », on entend la situation d’un salarié présent sur son lieu de travail, mais totalement démotivé.

Plusieurs facteurs peuvent en être la cause, comme les heures passées dans les transports pour se rendre au bureau qui entraînent la lassitude et le manque de productivité. En effet, 37 % des Français pensent qu’ils doivent être au bureau juste pour être visibles de leur hiérarchie (2).

Le taux de présentéisme est compris entre 6,5 % et 9 %, pour un coût effectif proche des 20 milliards d’euros par an (3).

« Vouloir que ses salariés soient présents dans l’entreprise est compréhensible. Qu’ils soient productifs est plus important. La mise en place de journées consacrées au télétravail pour les employés, surtout dans les grandes villes, est un levier permettant d’améliorer le bien-être au travail.

Autoriser le télétravail au moins pendant les périodes de grève permettrait à l’activité de l’entreprise de ne pas ralentir. Bien évidemment, toutes les fonctions n’ont pas la possibilité de travailler à distance. Mais pour les entreprises qui en ont la possibilité, il serait regrettable de ne pas accorder cette facilité à leurs collaborateurs »

– déclare Matthieu Courtois, Directeur régional Europe du Sud Fuze.

 

L’adoption du télétravail : bénéfice en quelques chiffres

 

  • une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie;
  • une augmentation du temps de travail de 2,5 %;
  • une augmentation de la productivité de 22 %;
  • une réduction de 40 min du temps moyen de trajet domicile-travail;
  • une augmentation de 45 min du temps moyen de sommeil des salariés, donc une meilleure concentration au travail

 

 


(1) Etude Fuze « WorkForce Futures 2018 »
(2) http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/01/08/le-presenteisme-coute-plus-cher-que-l-absenteisme_4844015_1698637.html#RqBsdgw7AmMc6YG1.99
(3) http://www.relyance.fr/les-couts-du-presenteisme-au-travail/

 

 

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