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Les meilleures stratégies pour Noël

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Même si les comportements d’achat ont fortement évolué au cours des dernières années, il reste impensable de ne pas mettre en place une stratégie marketing adaptée pour les fêtes, a fortiori  pour celles de Noël…

 

Voici donc quelques exemples de stratégies éprouvées pour un Noël réussi et 100% marketing digital !

 

Pourquoi mettre Noël à l’honneur ?

Les cadeaux, les retrouvailles, les échanges en famille : Noël est propice à la réunion, à la communion mais aussi… Aux dépenses ! Saviez-vous qu’en moyenne, une entreprise du e-commerce fait entre 45 et 80% de son chiffre d’affaires annuel, rien qu’avec cette fête ?

Impossible donc de passer à côté d’une stratégie ciblée, tout simplement parce que la concurrence est rude ! En effet, s’il y a 10 ans, les clients allaient de boutiques en boutiques pour trouver les bons plans, aujourd’hui, il suffit de quelques clics pour avoir un océan de propositions, sans réussir parfois à s’y retrouver.

De plus, les clients pratiquent le « repérage » stratégique, sur Internet, avant d’acheter en magasin. Par conséquent, vous avez tout intérêt à mettre en place une stratégie spéciale Noël pour attirer vos potentiels (et futurs) clients ! Mais alors, quelle est cette stratégie ? Est-elle applicable à tous ?

 

Quelles entreprises adoptent une « stratégie de Noël » ?

Aujourd’hui : toutes ! Il est rare qu’une entreprise, même familiale ou débutante, n’ait pas de site internet, ni de réseaux sociaux. Difficile de se faire connaître autrement.

Mais qu’il s’agisse d’une PME, d’une multinationale ou d’une entreprise locale, Noël est une occasion de briller d’imagination, pour faire rêver les clients.

C’est pourquoi, chaque année, les grandes compagnies proposent des facilités de paiement ou des événements uniques pour remporter des gains à l’occasion de Noël. En 2018, PokerStars relance sa campagne de l’Avent début décembre, pour offrir des places de tournois. De son côté, Cdiscount a déjà lancé sa promotion d’achats de Noël payables en 10 fois sans frais, pour les familles en difficulté.

Chaque entreprise doit donc trouver sa solution idéale pour diffuser son esprit de Noël, et donner envie à ses clients de revenir sur le site. Car la clé, c’est bien que les internautes reviennent voir vos produits, vos services ou vos prestations ! D’autant plus que, de nos jours, les achats de Noël sont d’un côté plus compulsifs, et tout en même temps réfléchis. Tout dépend alors de ce que vous avez à offrir…

 

Trouvez la stratégie idéale pour votre entreprise

Votre stratégie e-commerce 3.0 sera donc différente selon la nature de votre activité, ou bien la clientèle que vous possédez déjà. Une entreprise fabriquant des meubles aura sans doute plus de difficultés à fidéliser une clientèle pour Noël plutôt qu’une entreprise de chocolaterie… Et pourtant, Poltron&Sofa propose des réductions très alléchantes pour les périodes de fête, en rappelant qu’il s’agit d’une période idéale pour changer votre intérieur.

Parmi les grandes stratégies à adopter, on retrouve :

  • L’optimisation de votre site web, notamment en termes de combinaisons de mots clés
  • Vous démarquer en proposant des conseils ou suggestions adaptées à vos produits et à la saison (soyez imaginatif, prodiguez quelque chose que l’on ne trouve pas ailleurs : l’expertise)
  • Proposez des services anti-stress pour le client, notamment les retardataires ou les achats de dernière minute
  • Ayez une communication ciblée et raisonnée
  • Créez une communauté de bons plans, avec des horaires, des comptes à rebours… Toutes les informations utiles qui font la différence
  • Proposez des solutions efficaces pour les achats indécis ou hasardeux, comme le retour gratuit, l’échange gratuit…

Pensez bien à votre fonds de commerce. Si vous vendez des services, la question de l’échange ne se pose pas… Il faut identifier les besoins que pourraient avoir vos clients à Noël (insatisfaction, déception, cadeau en double) et adapter votre stratégie.

 

Mon beau sapin, roi des forêts…

Pour booster vos ventes et faire de Noël un grand moment, il existe donc plusieurs astuces. Parmi elles, on retrouve :

  • Les promotions, que vous pouvez faire sur d’anciennes collections
  • Les goodies, que vous offrez en cadeau à partir d’un certain montant d’achat (pourquoi pas, d’ailleurs, un goodie de votre entreprise)
  • Mettez vos produits phares en valeur, ceux qui ont le plus de succès à Noël
  • Organisez un concours de Noël avec des cadeaux à gagner, ça marche à tous les coups !

Sans oublier l’habillage de votre site web pour l’évènement, qui sera d’autant plus intuitif et convaincant.

Voilà, vous avez maintenant quelques clés pour mettre en place une stratégie de Noël et réussir vos ventes de l’année. Et n’oubliez pas l’esprit de Noël : donnez, on vous donnera en retour !

 

 

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Les sites marchands sont la première cible des hackers

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Entre mai et décembre 2018, les cybercriminels ont dirigé plus de 10 milliards de tentatives de vols d’identifiants vers les sites de vente en ligne, faisant du e-commerce le secteur le plus ciblé …


Selon le rapport État des lieux d’Internet / Sécurité pour l’année 2019 d’Akamai, les sites e-commerce sont les cibles privilégiées des attaques des hackers.

L’entreprise a étudié la technique de vol d’identifiants, connue sous le nom de « credential stuffing », dans laquelle les cybercriminels exploitent systématiquement les botnets pour tenter de dérober des informations d’identification sur le Web.

Les pirates ciblent les pages de connexion des banques et des commerçants en partant du principe que de nombreux clients utilisent les mêmes informations d’identification pour plusieurs services et comptes.

Les bots font leurs courses

L’intérêt des cybercriminels pour le commerce de détail est motivé par la valeur des marchandises qu’ils achètent par le biais de comptes piratés et qu’ils revendent le plus souvent.

Selon le rapport, les bots AIO insidieux que les cybercriminels déploient sont des outils multifonctions qui permettent d’effectuer des achats rapides en tirant parti du « credential stuffing » et d’un certain nombre de techniques de dissimulation.

Un bot AIO peut, à lui seul, cibler plus de 120 détaillants simultanément.

Des données sur le marché noir

Selon le rapport, le secteur des médias et du divertissement est également durement touché par les vols d’identifiants, en raison des informations personnelles conservées par ces sites.

Par exemple, les utilisateurs finaux partagent leurs informations de carte de crédit et des données démographiques lorsqu’ils s’inscrivent à des services de streaming OTT (Over-the-Top) en ligne. La demande pour ce type de données est élevée sur le marché noir.

Akamai a également noté un nombre important de vols d’identifiants sur les sites de services financiers, les sites d’hôtel et de voyage, ainsi que les sites vendant des biens de consommation.

Selon Martin McKeay, chercheur en sécurité et directeur de la rédaction du rapport État des lieux d’Internet / Sécurité:

Les techniques évoluent, mais la motivation reste la même : la cupiditéLes détaillants restent en première ligne, car les marchandises volées se vendent rapidement et à un prix élevé.


Tous les secteurs sont visés

Dans le secteur du commerce de détail, en dehors du segment de marché de l’habillement Akamai a suivi les tentatives d’attaques de « credential stuffing » vers

  • le commerce direct,
  • les grands magasins,
  • les sites de mode et de vente de bijoux,
  • mais aussi vers les magasins de fournitures de bureau…




NB : Le rapport État des lieux d’Internet / Sécurité pour l’année 2019 : attaques sur le commerce de détail et trafic API est téléchargeable ici.




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Le panier moyen continue de chuter et ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle

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En 10 ans, le montant moyen d’une commande en ligne a chuté de près de 30%, passant de plus de 90 euros à 60 euros en 2018.

La Fevad vient de publier une analyse sur ce phénomène qui pourrait, à première vue, sembler inquiétant pour l’avenir du e-commerce…

 

 

Le panier moyen sur internet est l’un des indicateurs clés du e-commerce car il traduit des évolutions profondes qui vont bien au-delà de la simple évaluation du chiffre d’affaires des sites. Il s’agit d’une donnée structurante du marché des ventes sur internet qui permet de mieux comprendre la manière dont celui-ci se développe.

C’est la raison pour laquelle il fait l’objet d’un suivi trimestriel de la part de la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) à travers son indicateur évolution du panier moyen e-commerce .

 

Un panier moyen en chute libre

En 2018, le montant moyen d’une commande internet sur le panel des plateformes de paiements mis en place par le Fevad (plus de 150.000 sites), est passé de 65,5 € à 61,6 €, soit une baisse de 5€ en un an. Et si l’on tient compte uniquement des commandes de produits, la moyenne se situe désormais en dessous de 60€.

Alors, comment interpréter une telle chute globale de plus de 6% en si peu de temps ?

Tout d’abord, il convient de préciser que celle-ci s’inscrit dans une tendance de fond qui anime le e-commerce depuis plusieurs années, puisqu’il s’agit là de la 8ème année consécutive de baisse.

En fait, celle-ci correspond, ni plus ni moins, à une banalisation progressive de l’achat sur internet.

Ainsi, la commande moyenne qui, il y a 10 ans, tournait autour de 90€ se rapproche maintenant de plus en plus du panier moyen en magasin.

Cette évolution doit être rapprochée de celle observée au niveau du « mix produit » sur internet.

Pour rappel, depuis plus de 10 ans, le nombre de sites marchands actifs augmente en moyenne, chaque année, de plus de 10%. Cette baisse du panier moyen est donc en premier lieu le résultat d’une augmentation de la diversification de l’offre sur internet.

Il est vrai cependant que cette tendance s’est accélérée ces trois dernières années avec le développement du « clic & collect» et surtout celui des offres avec livraisons illimitées, lesquelles ont considérablement boosté les commandes de faible montant, autrefois inenvisageables en raison de l’effet particulièrement dissuasif des frais de livraison sur ce type d’achat.

Enfin, plus récemment, le succès des plateformes proposant des produits d’importation en provenance d’Asie, est venu renforcer le mouvement.

 

Faut-il s’inquiéter de cette nouvelle baisse du panier moyen ?

D’une manière générale, doit-on s’alarmer de cette tendance baissière pour l’avenir du e-commerce ? La réponse est clairement non.

Car celle-ci, jusqu’à présent, a toujours été compensée par une hausse de la fréquence d’achat.

Ainsi, comme le montre le dernier bilan annuel du e-commerce, si le chiffre d’affaires des sites a progressé de 13,5% en 2018, le nombre de commandes a, lui, bondi dans le même temps de plus 20%.

L’an dernier, les Français ont passé plus d’un milliard et demi de commandes sur internet, soit l’équivalent de 3 commandes par mois et par cyberacheteur. C’est deux fois plus qu’il y a quatre ans !

Et selon les projections de la Fevad, cette tendance devrait se poursuivre sur les prochaines années, de sorte que le panier moyen sur internet devrait bientôt finir par ressembler à celui des magasins…

 

 

 

Source : Blog de la Fevad

 

 

 

 

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38% des ventes en ligne se feront via mobile d’ici 2020

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Les ventes sur smartphone vont atteindre 17,5 milliards d’euros en France, soit + 95% de croissance des ventes depuis 2018…

 

RetailMeNot (éditeur des sites  Ma Reduc et Poulpeo) dévoile son dernier rapport réalisé avec le Centre for Retail Research (CRR) sur les chiffres et les tendances du e-commerce et m-commerce en France et 5 autres marchés clés en Europe : Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie et Pays-Bas.

L’étude analyse les ventes de détail depuis 2017 et se projette sur les 3 prochaines années. Les ventes en ligne vont atteindre 53,7 milliards d’euros en France en 2019, puis 68 milliards en 2021.

Les ventes sur mobile sont le principal moteur de croissance du e-commerce dans les prochaines années.

 

La croissance du e-commerce ralentit en 2019

Les ventes en ligne vont représenter 10.9% des ventes du retail en France en 2019, soit une augmentation très faible par rapport à 2018 (10.1%).

Il n’y a pas eu d’effet « gilets jaunes » sur les ventes de Noël en ligne comme escompté par le secteur. Après des années fastes avec de très fortes progressions, la consommation ralentit et touche maintenant le e-commerce.

En 2012, les ventes en ligne représentaient 5.4% des ventes, et ont doubler pour atteindre 10.1% en 2018. Elles devraient représenter 13.3% en 2021 avec un total de 68 milliards d’euros de ventes dans l’Hexagone.

La France arrive à la troisième place du podium des champions du e-commerce en Europe, derrière le Royaume-Uni avec 87.6 milliards d’euros en 2019 et l’Allemagne, avec 78.8 milliards d’euros.

 

 

Entre 2018 et 2020, les ventes sur mobile vont augmenter de + 95% en France

Le commerce sur mobile est le dernier facteur de croissance majeure du e-commerce sur les prochaines années. Les dépenses en ligne sur mobile, tablette ou smartphone vont augmenter de 26.6% en 2019 en France.

En 2019, les ventes sur mobile vont s’élever à 20.386 milliards d’euros, dont 12.7 milliards d’euros sur smartphone, et 7.6 milliards pour les tablettes.

Néanmoins, les ventes sur PC dominent toujours les ventes en ligne avec 33.4 milliards d’euros qui seront dépensés en 2019, mais le pourcentage de croissance est de plus en plus faible d’une année sur l’autre : +3% seulement en 2019.

 

 

  • Zoom sur le smartphone

Le smartphone représente à lui seul près de 42% de croissance en 2019, contre 7% pour les tablettes.

Les smartphones deviennent de plus en plus puissants avec des écrans toujours plus larges qui permettent aux acheteurs, non seulement de rechercher les meilleurs produits, mais aussi de passer directement à l’achat, notamment grâce au développement des applications des marchands qui facilitent le parcours d’achat sur mobile.

Les prévisions de croissance pour les deux prochaines années à venir sont fulgurantes pour les smartphones.

En 2020, les ventes sur mobile vont atteindre 17.5 milliards d’euros, soit +95% de croissance entre 2018 et 2020.

C’est un chiffre record, loin devant les tablettes (+16%) et les PC (+8%). En 2018, les ventes sur smartphones s’élevaient à 8.9 milliards d’euros, puis sont estimées à 12.7 milliards d’euros en 2019 et 17.5 milliards d’euros en 2020 pour représenter alors 28.8% des ventes en ligne (contre 13.2% en 2017).

En Europe aussi, le smartphone affiche une croissance record sur les deux prochaines années, avec l’Espagne en tête et +119% de croissance des ventes entre 2018 et 2020, et +96.9% en Italie.

 

 

 

Les acheteurs français dépenseront 720€ sur leur mobile en 2019

Aujourd’hui, 68% des Français ont accès à un smartphone. Les acheteurs sur mobile représentent 61% des acheteurs en ligne en 2019, contre 34% en 2017.

L’un des facteurs de cette croissance tient notamment au développement des infrastructures et des équipements (4G et bientôt 5G, appareils et sites web plus adaptés, applications dédiées etc…).

L’étude prévoit ainsi qu’en 2020, les acheteurs sur mobile représenteront 70% des acheteurs en ligne, soit 51% de la population française.

Selon l’étude RetailMeNot, les prévisions de croissance du m-commerce par utilisateur est de 11% pour 2019.

Les acheteurs français favorisant le mobile dépenseront chacun 720€ sur mobile, soit une moyenne de 50€ par transaction pour 2019.

 

Selon Thomas Sauzedde, Directeur Général France chez RetailMeNot :

« L’e-commerce poursuit sa croissance de manière stable après des records atteints ces dernières années, il est désormais tiré par les ventes sur mobile. Le temps que les consommateurs passent sur leur smartphone a radicalement modifié la dynamique d’achat et a brisé les barrières entre achat en ligne et commerce physique.

L’étude a analysé les raisons principales qui poussent les acheteurs à privilégier ce canal. 63% des répondants le trouve plus pratique, 40% prônent la flexibilité de pouvoir réaliser leurs achats à n’importe quel moment, mais aussi la possibilité de profiter d’offres spécifiques et de bons plans plus rapidement pour 36% des français.

C’est également ce que nous avons constaté chez RetailMeNot, où plus de 51% du trafic de nos sites Ma Reduc et Poulpeo, est mobile.

Les résultats de notre étude soulignent l’importance pour les commerçants français d’optimiser leur performance en ligne en investissant notamment sur des stratégies d’offres promotionnelles conçues pour le mobile afin de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation. »

 

 

 


Méthodologie

Ce rapport indépendant sur les ventes au détail sur Internet pour la période 2017-2021 a été commandité par RetailMeNot et réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) établi à Nottingham, en Angleterre.

L’étude analyse le bilan et les prévisions de l’e-commerce dans 6 pays européens. Les pays européens sur lesquels porte l’étude sont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Des entretiens ont été menés avec des échantillons représentatifs dans les 6 pays européens en octobre et novembre 2018 avec 5 500 acheteurs et 300 détaillants au total. Nous avons également utilisé des données publiées par des agences de statistique gouvernementales, des départements nationaux de l’économie et des finances, des bureaux d’études, des analystes et des groupes de recherche.

 

 

 

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Avis d'experts

Le mariage de raison des magasins et du e-commerce

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Avec le commerce omnicanal, points de vente et e-commerce additionnent leurs forces historiques pour relever leurs challenges respectifs. Le magasin devient un entrepôt de proximité dont il convient d’optimiser l’organisation et le fonctionnement.

 

 


Une tribune de Pauline Poissonnier, consultante avant-vente chez Hardis Group


 

 

e-commerce : livrer toujours plus vite au moindre coût

En quelques années, les géants du e-commerce ont imposé la livraison à J+1, voire la livraison en moins de deux heures dans les zones urbaines, comme des standards du marché.

Mais pour la majorité des distributeurs, cette promesse client est (trop) coûteuse, voire intenable compte-tenu de leur organisation logistique.

Ce qui les conduit à réfléchir à de nouveaux moyens de livraison et de mise à disposition des produits et qui les amène à repenser leurs schémas logistiques, en orchestrant différemment les commandes et en utilisant tous leurs points de stock – entrepôts, stocks des fournisseurs, plateformes logistiques en zones péri-urbaines pour livrer dans des délais très courts en centre-ville et points de vente – comme des dépôts logistiques.

 

Renouer avec une croissance des ventes en magasins

De leur côté, les magasins font face à une moindre fréquentation et à une baisse significative de leur chiffre d’affaires.

Non pas que l’acte d’achat physique soit devenu impopulaire, mais les arguments du e-commerce séduisent : choix inégalé de produits accessibles en quelques clics, possibilité de passer commande tous les jours et à n’importe quelle heure…

Toutefois, les magasins, de part leur proximité, peuvent servir la promesse du e-commerce : mettre à la disposition des consommateurs, dans des délais très courts et à un moindre coût, un nombre exponentiel de références.

 

Commerce omnicanal : additionner les forces des magasins et du e-commerce

C’est la raison pour laquelle les enseignes multiplient, depuis quelques années, des services web-to-store (click-and-collect, drive, e-réservation…) ou ship-from-store (commande en magasin avec livraison à domicile).

Le commerce omnicanal permet, en effet, d’additionner les forces historiques des canaux physiques et digitaux : les points de vente et le site e-commerce ne sont plus limités par le stock disponible dans l’entrepôt dédié ou dans les magasins.

Les délais de mise à disposition des articles sont raccourcis, tout en réduisant les coûts de transport.

En invitant le consommateur à se rendre au point de vente de son choix, le magasin gagne en fréquentation et en chiffre d’affaires, le panier moyen d’un client « omnicanal » étant deux à trois fois supérieur à celui d’un client « monocanal ».

 

Le magasin, un « entrepôt de proximité » à optimiser

Ces nouveaux services omnicanal transforment le magasin en un « entrepôt de proximité », ce qui implique de s’organiser, voire de reconfigurer le point de vente, pour gérer ces nouvelles tâches logistiques.

Le personnel du magasin doit pouvoir, par exemple, identifier rapidement l’emplacement des articles d’une commande click-and-collect ou d’une e-réservation afin de réduire le temps de préparation ou d’attente des clients, connaître le niveau de stock en réserve et en magasin, gérer les exceptions (par exemple, un client en magasin qui prend la dernière pièce alors qu’elle était réservée depuis le site) ou encore gérer facilement les retours de commandes e-commerce.

 

Ces nouveaux services peuvent imposer une reconfiguration des magasins, avec, par exemple, des espaces dédiés à la préparation et à la délivrance des commandes ou réservations issues de canaux digitaux. Ils nécessitent de mettre à disposition des vendeurs de nouveaux outils, utilisables partout dans le point de vente, pour simplifier leur prise en charge.

Ce qui conduit aussi à faire évoluer les compétences des vendeurs afin de leur permettre de rester performants dans leur mission première – la vente – tout en leur facilitant la réalisation de tâches logistiques au sein d’un magasin devenu mini-entrepôt…

 

 

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