26 juin 2017

Selon l’Insee, alors qu’à peine 15 % des sociétés françaises proposent la vente de biens ou services sur Internet, le e-commerce représente une part croissante de l’activité et pèse désormais 3,7% du total des ventes en France…

En 2014, 15 % des sociétés de plus de 10 personnes installées en France vendent leurs produits ou services en ligne.

Le montant des transactions qu’elles ont réalisées par internet, quel que soit le support, a atteint 3,7% du total des ventes réalisées par l’ensemble des entreprises de plus de 10 personnes en 2013.

En cinq ans, le poids de l’e-commerce dans l’économie française a grimpé de 0,9 point, principalement porté par les ventes réalisées auprès des particuliers.

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Ces ventes BtoC atteignent ainsi quasiment la moyenne européenne (1,9%) mais restent loin derrière le Royaume-uni, (3,6%). Elles dépassent également celles de l’Allemagne (1,2%). Mais, si l’on ajoute les ventes aux entreprises et aux administrations, les entreprises d’outre-Rhin sont un peu plus actives en ligne (3,9% des ventes au total).

 

Le e-commerce se développe dans tous les secteurs

La vente en ligne touche un nombre croissant de secteurs. Ainsi, le secteur de la vente à distance pèse de moins en moins dans les ventes en ligne aux particuliers, 16 % en 2013 contre un tiers dix ans plus tôt, malgré la hausse de leur activité sur Internet.

De plus, la moitié des sociétés de la vente à distance disposant d’un site web marchand propose ce service depuis plus de neuf ans alors que, tous secteurs confondus, la moitié des acteurs de la vente en ligne a débuté cette activité dans les quatre dernières années.

La vente sur Internet concerne plus fréquemment les plus grandes sociétés : 29 % des sociétés de plus de 500 personnes occupées proposent la vente de biens ou services via un site web, qui représente 5,0 % du chiffre d’affaires des sociétés de cette taille, contre respectivement 14 % et 1,2 % pour les sociétés occupant entre 10 et 19 personnes. Ces grandes sociétés ont ainsi capté 60 % des ventes sur Internet en 2013.

 

Mais la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous

Le chiffre d’affaires en ligne a beau augmenter, la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous. Si 17% des sociétés concernées déclarent avoir profité de ces opérations, 14% d’entre elles estiment ainsi que leurs marges se sont réduites au cours de l’année précédant l’enquête.

En réalité, la rentabilité, au moins à court terme, n’est pas forcément un but. Une entreprise sur deux qui vend des biens ou des services en ligne n’y songe même pas. L’objectif peut-être d’accroître sa notoriété, de fidéliser ses clients ou d’augmenter le nombre de références mis à disposition des clients.

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Le web comme axe de développement

La vente sur Internet s’inscrit plutôt dans une stratégie globale de l’entreprise permettant d’étendre sa clientèle : pour 45 % des acteurs, celle-ci a augmenté au cours de l’année passée grâce aux ventes web, alors que seulement 3 % déclarent l’inverse.

La vente en ligne a aussi un effet positif sur l’activité des points de vente physiques existants pour 19 % des acteurs multicanaux, et négatif pour seulement 9 % d’entre eux. Par ailleurs, elle aurait amélioré l’emploi dans les douze mois précédents l’enquête pour 13 % des acteurs, mais l’aurait détérioré pour 5 % d’entre eux.

Pour développer leurs ventes web, rendre le site plus visible est l’un des deux principaux axes stratégiques pour plus de la moitié des acteurs de la vente en ligne. L’amélioration de la relation client est également un enjeu prioritaire pour la moitié des sociétés ; c’est même le plus important dans le commerce de détail, où il est cité par près de six acteurs sur dix.

 

Le détail de l’étude est consultable ici

 

 

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