On annonce souvent les magasins comme étant en grand difficulté face au e-commerce et que l’avenir du retail se jouera désormais en ligne.

Pourtant, cette année encore, les ouvertures de points de vente physiques restent trois fois plus nombreuses que les fermetures…


La chute du commerce de détail est une notion qui a été largement surévaluée ces dernières années.

Ce concept fait référence à la situation délicate du secteur de la vente au détail aux États-Unis, où plus de 12 000 magasins ont fermé depuis 2010, et dont le principal exemple est la faillite de Toys’R’Us en 2018, l’une des plus importantes chaînes de magasins de jouets dans le monde.

Le temps de l’adaptation

Cependant, les conséquences du phénomène ont été vécues de manière inégale en Europe.

S’il est vrai que le commerce de détail français n’a pas connu de débâcle comparable à celle qui a affecté le commerce de détail américain, les détaillants ont dû faire face à la redéfinition des concepts traditionnels pour continuer à attirer leurs clients.

C’est le cas des magasins physiques, des canaux indispensables pour les consommateurs qui, sans renoncer au offline, sont très conditionnés par l’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies.

Les marques misent sur les concepts-stores 

L’approche nouvelle des pures players vis-à-vis des espaces physiques, l’ouverture de nouveaux fleurons et l’adaptation de grands espaces à un environnement plus urbain sont trois des principales tendances de cette année déjà observées en 2018.

Par exemple, Spartoo compte déjà une douzaine de magasins en France. De même, H&M a renforcé sa présence dans le pays avec le flaship inauguré l’été dernier à Paris.

Pour sa part, IKEA a inclus la capitale française dans sa stratégie de magasins éphémères avec laquelle elle cherche à tester un nouveau modèle d’établissements, plus central et avec un stock plus petit.

Ces nouveaux concepts séduisent de nouveaux consommateurs et permettent aux détaillants français de maintenir leur engagement dans les magasins physiques, car il existe une croissance soutenue, qui reflète la stabilité du secteur.

Un marché loin d’être moribond

Entre janvier et décembre 2018, le nombre de magasins physiques destinés aux grands détaillants a augmenté de 2%.

Selon les données de Tiendeo.fr, les magasins Bazar (16%) et les grandes surfaces (5%) sont ceux qui ont connu la plus forte croissance en 2018.

Malgré la croissance de ces deux catégories, d’autres secteurs se maintiennent en tête du marché des points de vente physique.

Les concessions automobiles (15%), les établissements bancaires et d’assurances (14%) et les boutiques de mode (11%) sont les plus présents sur le territoire.

Par ailleurs, comme l’indiquent les données de Tiendeo.fr, les points de vente physiques ont consolidé leur croissance, au point que les ouvertures sont trois fois plus nombreuses que les fermetures.


2019 année de transition

En bref, 2019 sera l’année des premières étapes dans le développement de canaux de vente intégrés, qui tireront parti des canaux en ligne et hors ligne, en minimisant les inconvénients et en augmentant le volet expérientiel des établissements conventionnels.

Dans ce contexte, les détaillants repensent avec soin leur stratégie d’ouverture de points de vente physiques afin d’éviter les erreurs pouvant affecter leur chiffre d’affaires, ce qui facilite l’apparition de nouvelles tendances en matière de points de vente physiques…





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