L’intelligence artificielle s’est rapidement installée au cœur des usages quotidiens et le e-commerce figure parmi les premiers secteurs transformés.
Pour mesurer l’ampleur de cette transformation, Packlink vient de publier les résultats de son Ecommerce Delivery Benchmark 2026, une étude qui analyse l’impact croissant de l’IA sur l’écosystème du e-commerce, tant du côté des consommateurs que des commerçants .
Un quart des Français achète déjà avec l’IA
Selon cette étude menée auprès de plus de 8 000 consommateurs sur huit marchés internationaux, 25 % des Français déclarent avoir utilisé l’intelligence artificielle pour effectuer des achats en ligne au cours des douze derniers mois.
Cette adoption est particulièrement marquée chez les moins de 45 ans (31 %), mais elle s’étend progressivement à l’ensemble de la population (21 % chez les plus de 45 ans). Un signal fort qui confirme que l’IA s’inscrit durablement dans les habitudes de consommation.
Dans les faits, les usages sont très concrets et orientés performance :
- Gain de temps (48 %) : automatisation de la recherche et simplification des parcours
- Identification des meilleures offres (47 %) : chasse aux promotions optimisée
- Comparaison de produits (36 %) : aide à la décision plus rapide et plus éclairée
- Découverte de nouveaux produits (34 %)
- Personnalisation de l’expérience (22 %)
L’IA est donc avant tout perçue comme un assistant d’achat intelligent, capable d’agréger, filtrer et prioriser l’information à grande échelle. Une évolution qui redéfinit profondément les étapes classiques du funnel e-commerce.
Côté marchands : l’urgence d’une transformation sous contrainte
Si les consommateurs adoptent l’IA à leur rythme, les marchands eux font face à une équation plus complexe.
Plus d’un tiers d’entre eux (36 %) placent l’adoption de l’IA et des technologies émergentes en tête de leurs défis pour rester compétitifs.
Un chiffre qui illustre à la fois la prise de conscience et la pression ressentie.
Car cette transformation ne s’opère pas dans un contexte serein : 28 % des répondants pointent la hausse des coûts opérationnels et logistiques, tandis que 28 % évoquent une concurrence en ligne qui risque de s’intensifier avec l’intégration des outils d’IA.
À cela s’ajoutent des défis structurels tels que l’augmentation des coûts d’acquisition et de fidélisation client (24 %), la montée des risques liés à la cybersécurité et à la fraude (24 %), ainsi
que la nécessité de répondre à des attentes croissantes en matière de livraison rapide et flexible (24 %).
Autant de facteurs qui complexifient l’intégration rapide de solutions innovantes, tout en renforçant leur caractère indispensable.
L’IA agentique, prochain tournant ?
L’étude ouvre également une perspective à plus long terme : d’ici 2030, 70 à 80 % des consommateurs et des marchands anticipent que des agents IA deviendront un élément central de l’expérience d’achat.
Un chiffre ambitieux, mais cohérent avec la trajectoire actuelle d’adoption.
Pour Axelle Fossier, Responsable des ventes pour l’UE chez Auctane (maison mère de Packlink), le message est clair :
« L’enjeu aujourd’hui n’est plus de savoir s’il faut intégrer l’IA, mais comment le faire rapidement et efficacement pour rester compétitif dans un environnement en constante évolution. »
Ce que cela change pour les professionnels du marketing et du e-commerce
Pour les équipes marketing et les décideurs e-commerce, ce rapport envoie plusieurs signaux à prendre au sérieux :
Le SEO et le discovery évoluent.
Si les consommateurs utilisent l’IA pour comparer et découvrir des produits, les marques doivent optimiser leur présence dans les réponses générées par ces outils — un défi qui dépasse le référencement traditionnel.
La personnalisation n’est plus optionnelle.
Avec 22 % des utilisateurs qui attendent une expérience sur-mesure via l’IA, les plateformes qui ne proposent pas de personnalisation avancée risquent de décrocher.
La course à la compétitivité prix est amplifiée.
L’IA facilitant la comparaison des offres et la chasse aux promotions, la pression sur les marges pourrait s’accentuer pour les acteurs qui ne se différencient pas sur d’autres critères (service, expérience, engagement).
Méthodologie :
L’Ecommerce Delivery Benchmark 2026 de Packlink repose sur une enquête consommateurs menée en novembre 2025 auprès de plus de 8 000 répondants sur huit marchés (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Canada, Australie, Italie, Espagne), complétée par une étude B2B auprès de 400 décideurs seniors d’entreprises e-commerce réalisant plus de 12,5 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel.
